4 avr. 2012

{Test#491} Neon, le petit nouveau dans les kiosques

Je ne sais pas si vous êtes des habitués des kiosques, mais sachez que depuis quelques jours, un petit nouveau essaie de se faire une place dans les piles de journaux de vos libraires préférés. Il s'appelle Néon, et débarque en France sur un concept allemand.


S'adressant aussi bien aux hommes, qu'aux femmes, fait suffisamment rare en terme de presse pour qu'il soit mentionné, son cœur de cible est citadin(e), jeune (30-35 ans), actif et curieux. Donc je suis dans la cible, quoi. Et vous aussi, j'en suis sûr.

A seulement 1,50€ (prix de lancement) pour une parution bimestrielle, j'ai lu Neon.

Ce qui m'a le plus touché, dès le début du magazine, c'est le côté proche du lecteur. On a l'impression tout de suite de faire partie de l'équipe. Le ton est enlevé et il est archi facile de s'identifier dans la lecture. Et c'est important.

Les sujets ensuite sont super bien choisis. Entre le tourisme à Bruxelles, un dossier sur comment laver nos fringues, un autre sur l'absinthe, une interview de Kyan Khojandi (le héros de bref) côté philo, une galerie d'images de holds-up par vidéo surveillance, chaque papier m'interpelle.

On y apprend aussi que se mettre un tampon dans l'anus gorgé de vodka comme chez les Ricains ça peut être dangereux, ou encore que les vaches qui portent un nom font plus de lait dans la très bonne rubrique des savoirs inutiles.

Néon c'est aussi un magazine où les journalistes se mouillent. Julien Chavannes a testé et raconte (de manière très sympa) ses 80 heures sans dormir. Lara Fritzsche de son côté a investigué, et goûté les insectes comestibles.

Rien d'ultra novateur, mais ça fonctionne plutôt bien, et c'est frais dans la manière d'aborder les angles. 

Un ton plutôt juste, des sujets un peu funky sans être trash, un prix attractif, Néon est une bonne nouveauté. A surveiller par la suite, pour voir si ça tient la route sur le long terme.

Numéro 1. 1,50€ Avril-mai 2012. Dans les kiosques.