Avec mon mec un truc qu'on adore faire le week-end, c'est se promener chez Truffaut. Et apparemment, on est pas le seul couple de gays qui a mis cette activité passionnante au programme des dimanches. Mais toujours est-il qu'on trouve toujours quelque chose à acheter là-bas.
Que ce soit pour Coupine, ma chienne, pour les poissons, dont je vous parlerais bientôt, ou pour les dizaines de plantes qui peuplent ma cour, on a toujours un truc à glâner là-bas. Ce qui nous donne du coup une raison d'y retourner.
Bref, il y a quelques semaines, au détour d'un rayon, alors qu'on se demandait ce que l'on allait bien pouvoir acheter cette fois, nous nous décidons pour un truc radical pour chasser les pucerons, parce que de mon rosier ils sont passés sur le jasmin, les fraisiers, le framboisier, et ça commence à bien faire. Rien n'y fait.
Un anti-tout pulvérisé qui ne fait que rendre les feuilles blanchâtres, un autre produit, anti-pucerons extrème, qui pue très très fort. Le résultat semble correct, mais quelques semaines plus tard, elles reviennent. Terminé les remèdes de gonzesse, je veux trouver un truc qui les chasse une fois pour toutes.
Et là, tandis que je suis en train d'étudier avec attention les étiquettes de tous ces produits de mort, tentant de trouver celui avec le moins de trucs nocifs pour mes pauvres plantes, j'entends le vendeur répliquer à un client qui s'intéressait aux mêmes produits que moi : "Si vous avez quelques jours, revenez jeudi, je vais recevoir des larves de coccinelles, il n'y a rien de mieux..."
Je m'enfuie du coup à la recherche de mon mec qui regardait avec envie un pied de courgettes, lui révélant sur le ton du secret : "Il faut revenir ici jeudi chercher des larves de coccinelles, et non nous n'avons pas la place pour un pied de courgettes !!"
Le jeudi nous revenons et achetons les précieuses larves de chasseresses. Le mode d'emploi nous explique tout, cela semble assez simple :
Les larves ont un certain nombre de stades. Il faut attendre que les miennes atteignent le stade 2 pour les faire côtoyer les pucerons. D'ici là il faut laisser dans leur boîte à température ambiante (elles étaient jusque là à 5°C, ralentissant leur croissance), où elles ont assez d'air et de pop corn (c'est apparemment leur nourriture préférée) pour tenir un siège.
Les larves atteignent dond leur stade 2, je peux les déposer sur les colonies de pucerons. Il faut en mettre une pour 15 à 20 pucerons. Je répartis donc mes petites protégées à l'aide d'un petit pinceau, pour ne pas les écraser, et au moment même où je les pose, elles se dirigent fièrement vers les pucerons, d'un pas plutôt décidé.
Après les avoir observées quelques minutes, les encourageant du mieux que je peux, je les quitte, et le lendemain, plus un puceron à l'horizon. C'est un carnage qui a eu lieu cette nuit. De larve je n'en vois plus non plus, sinon une ou deux, l'air perdues, et bien plus grasses que la veille. Les autres se sont cachées pour digérer.
Quelques semaines plus tard, les feuilles de mes plantes accueillent des coccinelles, d'une couleur un peu strange, orange et blanches, mais elles sont là, mes vaillantes guerrières, et si il reste un puceron, elles s'en feront un plat de premier choix.
Depuis, pas un puceron n'a refait surface. J'ai pu constater l'efficacité d'utiliser des larves de coccinelles. Comme le disait le vendeur, il n'y a rien de mieux, et puis ça fait franchement plaisir de savoir que ce sont des petites coccinelles qui ont oeuvré pour moi, à la place d'un insecticide qui ce serait retrouvé dans mes fraises.
Coccibelle, à usage unique, aux alentours de 12 €, chez Truffaut et, certainement les autres enseignes de jardinage.



