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10 déc. 2014

#512. J'aurais voulu être un hobbit !

Hier soir, je m'étais inscrit pour aller voir le troisième acte du Hobbit en avant-première sur le site Mk2. La séance est à minuit, et le film dure 2h25, je vous laisse vous figurer mon état ce matin.

Je m'étais imaginé, étant donnée l'heure de la projection, une séance pleine de geeks avec des gens habillés en hobbits ou d'autres en Gandalf le gris... Enfin c'est ce que j'imaginais seulement. 


Récit d'une soirée.

22:04. Nous voilà attablés au Frog Bibliothèque juste à côté du Mk2. Une pichet de bière va bientôt arriver. Espérons que ça ne nous endorme pas pendant le film... Le pichet est quand même pas mal énorme. 

23:41. Nous sommes dans la file d'attente pour récupérer nos places. Pas de hobbit en vue je suis assez déçu. En fait d'une avant-première, c'est plutôt une première. Impossible de récupérer nos places en avance, car la caisse ouvre à minuit. Tout le monde se rue donc sur les caisses et bornes. Je sens que ça va être épique. 

00:20. Nous sommes enfin dans la salle avec nos lunettes 3D, et en y regardant bien quelques nerds aux cheveux longs et fileux passeraient facilement pour des elfes. Cela me remonte un peu le moral. Malgré le nombre de gens dans le hall tout à l'heure la salle est super grande et pas remplie, nous sommes bien placés.

00:30. C'est parti ! Enfilons ces lunettes. 


01:28. Mes lunettes me font mal au nez et derrière les oreilles. Et je résiste à la tentation de m'endormir... 

02:45. Le film se termine. Pas un applaudissement. Pas un nain armé jusqu'aux dents qui ne monte sur la scène. Mais où sont les fans? Certainement couchés et je me dis que j'aurais du faire de même...

Moi qui regarde la trilogie du Seigneur des Anneaux au moins deux fois par an, moi qui avais aimé le Hobbit épisodes 1 et 2, je suis terriblement déçu. Mais j'y viens. 


Commençons par le positif. On retrouve les personnages qu'on a aimé et qu'on aime encore. Gandalf, Legolas, Bilbon. Pas de mauvais acteur dans le casting. Paysages grandioses, batailles épiques, vues du ciel imprenables pendant l'épisode du dragon, le visuel est beau et mérite (ce qui est assez rare) d'être vu en 3D. 

Cependant, ce troisième volet est dans l'ensemble assez nul. Le scénario est plié en moins d'une heure. Tout le reste n'est qu'une bataille interminable, des adieux à certains personnages longs comme le bras ou un épilogue, retour en Comté qui prend trois plombes. 

Le film qui dure près de 2 heures et demie aurait pu durer une heure de moins facilement si toutes les scènes trop longues avaient été coupées. Quelques énormités au niveau des effets spéciaux, de quelques dialogues ou même du scénario qui ont fait rire toute la salle. 

Résultat : je suis crevé et même pas pour la bonne cause. Merci Peter Jackson !

22 oct. 2014

#506. Le labyrinthe (The Maze Runner). J'ai douze ans, faites moi peur !

Ce week-end je suis allé voir Le labyrinthe (The Maze Runner), le dernier film pour ados.

Bon, et ben faut l'avouer, je n'ai plus 12 ans et en effet, c'est le genre de films à la Twilight, Hunger Games ou Deviant qui se regardent bien le dimanche soir sous la couette en mangeant des tranches de jambon et de fromage (no judgment, please), mais pas tant au ciné où, permettez-moi de le dire, le prix d'une place est devenu une vraie fortune.



Bon, les éléments sont là. Les acteurs sont dans un huis clos. Il y a le petit gros, le chef black, le méchant, et le petit nouveau, rebelle et beau gosse. Et hop, arrive une fille, LA fille, qui - à mon avis - a été castée pour sa ressemblance flagrante avec Kristen Stewart.

Le beau gosse, Dylan O'Brien est choupi, admettons le, bien qu'il a l'air de n'être majeur dans aucun pays du monde. L'intrigue est assez simple, et devient un peu grotesque au dénouement, nous laissant plein d'interrogations (porte ouverte sur le numéro 2) mais surtout plein d'incohérences.

On retient les monstres, plutôt bien faits, et les décors apocalyptiques du labyrinthe. Mais dommage, un monstre dupliqué 400 fois, ça fait toujours un monstre. Les scènes d'action en revanche sont insupportables, avec les mouvements de caméra ultra speed et saccadés. On ne voit rien, et c'est certainement le but.

Vous l'aurez compris, ce n'est donc pas le film de l'année (bien qu'il ait l'air de faire un fric fou) que je ne vous conseillerais que, quand il sera disponible, chez vous un jour où vous n'aurez rien d'autre à faire.

16 mai 2011

{Test#440} Priest, un prêtre qu’il faut pas trop chercher.

Après le dernier des templiers, avec Nicolas Cage, pour continuer dans mon trip clérical, je suis allé voir hier soir Priest, ou en français le Prêtre. Loin de l’image qu’on se fait de la religion, ce prêtre là n’est pas un commode, il a été entraîné pour tuer des vampires. Synopsis.


Dans un monde ravagé par des siècles de guerre entre l'homme et les vampires, un prêtre guerrier se retourne contre l'église afin de traquer une bande de vampires meurtriers qui ont kidnappé sa nièce.

Sur fond de Western et d’histoires de vampires, cette histoire se déroule dans un temps qui n’existe pas, entre passé et futur, avec des personnages à la Petite Maison dans la prairie, et des motos solaires ultra futuristes.


Et ce n’est pas sans rappeler Bloodsilver, un livre que j’ai lu l’été dernier, où le mélange de ces styles avait déjà été tenté pour un résultat assez surprenant.

On note la présence du personnage secondaire, le jeune Sheriff Hicks, joué par le beau Cam Gigandet (Burlesque, Twilight), très sexy en cowboy, mais un peu trop préparé aux UV pour le rôle, et l’apparition de Stephen Moyer (True Blood) qui du vampire passe au gentil l’espace de quelques minutes.


Un tableau plutôt réussi avec des images post-apocalyptiques convaincantes et un scénario réussi aux rebondissements qui fontionnent. Juste très déçu par la fin qui ne se cache absolument pas d’être baclée, préparant purement et simplement le film numéro 2. Non pas que je sois contre, mais quand c’est si mal amené, et au dépend d’une véritable chute dans le film qu’on est en train de voir, je trouve ça abusé.

Mais des vampires aux allures d’aliens qui dégoulinent, des cowboys sexys, des prêtres qui n’hésitent pas à trucider les méchants, et une critique de fond de la société, ça fait pour ce film un programme suffisamment chargé pour que je vous le conseille. Go !


Allociné
© Photos : Sony Pictures Releasing France

10 mai 2011

{Test#435} Le dernier des templiers avec Nicolas Cage

Hier soir, c'était soirée DVD pour chéri et moi. Après la déception de notre dernier film vu au ciné, c'est cette fois devant un plateau TV qu'on s'est maté le dernier film avec Nicolas Cage : Le Dernier des Templiers.


Synopsis* : Après des années de croisade en Terre Sainte, le templier Brehmen et son fidèle compagnon Felson reviennent en Europe désabusés. Alors qu'ils aspirent à une vie paisible, ils découvrent leur pays ravagé par la peste noire (...)


Accusés d'avoir déserté, ils n'ont d'autre choix que d'accepter une étrange mission du cardinal. Ils doivent escorter une mystérieuse jeune femme, désignée comme la sorcière responsable de l'épidémie, jusqu'à un lointain monastère où elle sera jugée (...)




Brehmen, Felson et leurs compagnons se lancent dans le plus dangereux et fascinant de tous les périples, où d'étranges phénomènes se produisent. Tous ne vont pas tarder à découvrir les effroyables forces qui les attendent...

L'inquisition, des chevaliers, une sorcière, des moines, le film est plutôt bien parti et regorge d'éléments pour en faire le genre de séquences que j'aime bien.


Nicolas Cage joue son rôle de chevalier dont la foi vacille à merveille, on note également la présence de Ron Perlman pour jouer Felson, une gueule du cinéma, qu'on a déjà vu dans Sons Of Anarchy, Hellboy ou Blade.

Un petit bémol tout de même pour les effets spéciaux, notamment la scène avec les loups. Non pas que ce soit franchement mal fait, mais on est en 2011 les mecs, Buffy contre les vampires c'est vieux maintenant. Heureusement que c'était pas en 3D, j'aurais hurlé.


Un bon casting pour un bon scénario, et une ambiance d'épouvante plutôt bien amenée, le tout dans des paysages médiévaux. Il n'en faut pas plus pour me convaincre.

*Source : Allocine
Photos : Metropolitan FilmExport

3 mai 2011

{Test#432} Thor, des biscotos et des yeux bleus


Hier soir cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé, j'avais à la fois un peu de temps à passer avec mon mec en tête à tête et en plus des places de ciné mk2. Les conditions propices à un ciné en amoureux.

Je demande donc à mon cher et tendre quel film le tente le plus. Et je vous avoue que sur ce point nous sommes assez pareils : nous aimons les blockbusters, les films d'horreur, et ceux de minettes. C'est donc à peu près sans surprise que sa réponse est : Thor, le dernier né des Marvel.


Première déception (et vous allez voir, il n'y en a pas qu'une), le film est uniquement en 3D. Et ben moi j'avais pas envie de voir ce film en 3D. J'avais pas envie non plus de rajouter 3€ chacun pour avoir des lunettes qui font mal au nez.


Sauf que j'ai pas le choix. Et la suite me donnera raison, ce film n'a aucun intérêt à être vu en 3D. Aucun effet digne d'être signalé.


Les premières images sont lancées, et là, deuxième déception : dans ce film, comme dans 99% des films qui sortent en ce moment, qui trouve t'on au détour d'une caméra ?

Je vous le donne dans le mille - après Black Swan, après Dior, après les cérémonies diverses aux tapis rouges - c'est Natalie Portman, ok on l'aime bien elle est jolie et cool, mais overdose quoi !


A ce moment là du film, je suis déjà passablement difficile à convaincre, faut pas me chercher. 

Sauf que le scénario, c'est pas vraiment The argument du film. Des méchants. Des gentils. Une histoire d'amour. Des effets spéciaux. Un monde fantastique (à peu près le seul bon point du film). Des agents du FBI.


Classique. Classique. Classique. Mais j'aurais dû m'en douter...

Je sors donc, après 1h54 de film assez blasé, en gardant en tête que les gros plans de Thor, alias Chris Hemsworth mettent en valeur ses beaux yeux bleus, mais qu'il a un peu forcé sur le crayon Kôhl, et que ça, c'est pas méga viril.


Heureusement, quatre kilos de pecs de chaque côté remettre la balance en équilibre. L'honneur est sauf. 


© Photos : Paramount Pictures France

15 févr. 2011

{Test#391} Le livre des mots, de J.V. Jones

Une collègue m'a passé une trilogie fantasy, dont je ne suis qu'à la fin du premier tome. Mais je ne résiste pas à l'envie de vous en parler dès maintenant. Il s'agit du Livre des mots, de J.V. Jones, dont le premier tome en question est L'enfant de la prophétie.


Synopsis : Simple apprenti boulanger au Château Harwell, fief du souverain des Quatre Royaumes, le jeune Jack mène une triste existence qu'il partage entre cuisson quotidienne des pains et rêves d'aventures. Mais la découverte fortuite de ses pouvoirs magiques latents va le contraindre à quitter en toute hâte le château ; car Baralis, le maléfique chancelier du roi, voit en lui sinon une potentielle menace, du moins un mystère à résoudre. Accompagné de Melliandra, la fille du puissant seigneur Maybor qui s'est enfuie pour éviter un mariage forcé avec l'étrange prince Kylock, le jeune homme va dès lors se retrouver impliqué dans une succession d'événements extraordinaires et tragiques qui le mèneront, peut-être, à inscrire ses pas dans l'antique prophétie de Marod, celle qui jadis évoqua la venue d'un puissant magicien capable de changer la face des Terres connues...


Un peu comme les chroniques de Robin Hobb, L'assassin royal, dont j'avais déjà parlé ici, on nage avec cette trilogie en pleine Heroïc fantasy. La scène se déroule au Moyen-Age, on parle de chevaliers, de châteaux forts, de mercenaires et de labyrinthes sous le château.

Ce genre de livres me plait pour son univers qui nous emporte, comme dans les contes de capes et d'épées. Et c'est un peu comme un grand enfant que je me laisse bercer par les lignes, me rendant souvent compte que je ne suis plus là, mais en train de m'imaginer de véritables scènes d'action.

Les personnages sont étoffés, à peine à la moitié du premier tome on s'y est déjà attaché. L'intrigue est elle aussi très bien nouée. Je regrette peut-être juste quelques répétitions, parfois inutiles, comme le fait que Baralis, le méchant vilain, ait les mains complètement pourries à force de concocter des poisons. Je ne calcule plus le nombre de fois ou il est dit dans le livre qu'il a les doigts qui le font souffrir.

De même, si l'intrigue est complexe et mets un certain temps, tout à fait légitime à se mettre en place, j'ai tout de même trouvé quelques lenteurs dans les actions. Mais le style est très fluide, la traduction est très bonne, et on entre très vite dans l'histoire.

Et pour une fois que je ne commence pas une série de bouquins par le milieu, je peux vous dire que dès ce soir, je m'attaque au deuxième tome.

Le livre des mots. En vente sur Amazon. 24 €

24 sept. 2010

{Test#264} Resident Evil : Afterlife en 3D

A notre retour de vacances, nous nous sommes doucement remis dans le bain, ouvrant le courrier en retard ou regardant les prochains films à l'affiche.

" Steuplé, steuplé, steuplé, steuplé, on va voir Resident Evil, la semaine prochaine ?
- Grmpf. Mouais stu veux"

Si vous n'avez pas reconnu, c'était mon mec, très enjoué. Et moi d'une humeur massacrante.


Hier soir c'était décidé, nous allions au cinéma, chose promise, chose due. Et alors attention les yeux, Resident Evil : Afterlife, ça donne ça :


Et cette fois-ci, la 3D est archi importante dans ce film (sinon il ne reste plus grand chose). En effet, la technologie ultra à la mode 3D est utilisée ici à son paroxysme, et ça apporte vraiment un plus. Les effets sont saisissants.

A tel point d'ailleurs que passée la première demi-heure, donc chaque détail est calculé, réfléchi et fignolé, on se demande parfois un peu si ce n'est pas juste un étalage de technique, une démonstration grandeur nature de 3D de ouf.


Des slow motions qui se succèdent, de la pluie en 3D, des balles qui fusent vers le spectateur au ralenti, du sang qui gicle sur les lunettes 3D (pour de faux, hein...), ça n'arrête pas.

Je ne suis pas un spécialiste des Resident Evil (au contraire de mon mari), et si j'en ai vu un, ou peut-être deux, je n'en ai pas gardé de souvenirs impérissables. Je voyais donc ce film avec un oeil (presque) vierge.


Et finalement, Resident Evil possède tous les ingrédients d'un film de zombie de base :

Des survivants (peu nombreux) face à une armée de zombies. Au long du film ils se font tous prendre un par un, il ne reste plus que l'héroïne et quelques autres personnages, dont certains qui se sont avérés être des pourris.

De la musique rock and roll, des coups sourds de basse qui scandent les battements d'un coeur. Un rythme assez rapide, et pas mal de "coups de stress".


Des zombies dégueus, avec des membres en moins ou des faces ravagées. Cette fois ils ont des bestioles à tentacules qui leur sortent de la bouche. Quand ils se font exploser, ils sont désagrégés, ça fait un bruit de ragoût qu'on lance par terre, c'est affreux, mais ça fait partie du spectacle.

Une fin en tire-bouchon. On ne sait en général pas trop à la fin si le méchant est bien mort - la technique, de manière générale dans les films d'horreur, reste de couper la tête - ce qui annonce une suite. Cette fois la suite n'est pas cachée du tout : une action débute et ne se termine pas. Ils auraient pu marquer "la prochaine fois", que ça aurait été pareil.


On m'expliquera tout de même pourquoi, dans une scène, on retrouve une bataille avec un espèce de troll dans une salle de bains qui défonce tout (Harry Potter a vraiment des actions partout !)

Pour résumer, je n'ai pas franchement adoré ce film. Rien de nouveau sous le soleil, mis à part une technique excellemment maîtrisée. Mais j'allais pas au salon de la 3D. Heureusement que Mila Jovovitch et ses tenues (qu'elle dessine elle même) est là ! Trop classe l'héroïne !


© Sony Pictures Releasing

23 sept. 2010

{Test#263} La trilogie des elfes de Jean-Louis Fetjaine

Il faut bien se rendre à l'évidence, les vacances sont belle et bien terminées. J'ai beau essayer de faire durer cette série sous le soleil, en me remettant difficilement dans mon rythme effréné de ma vie parisienne, je dois vous l'avouer, c'est fini.

Loin sont les plages, la sensation du sable entre les doigts de pieds et du vent sur la quéquette. Une chose est bien, tout de même, pendant les vacances, et surtout sur la plage, j'en parlais la semaine dernière, c'est d'avoir plus de temps pour lire.

Et mise à part l'histoire de zombies que j'ai trouvé un peu tirée par les cheveux, j'ai eu l'occasion et le temps de lire La trilogie des elfes, par Jean-Louis Fetjaine.


4ème de couv : Il y a bien longtemps, avant même Merlin et le roi Arthur, le monde n'était qu'une sombre forêt peuplée d'elfes et de races étranges dont nous avons aujourd'hui perdu jusqu'au souvenir. Dans ces temps anciens, les elfes étaient un peuple puissant et redouté des hommes. 
Voici le récit de leurs dernières heures, depuis la rencontre du chevalier Uter et de Lliane, la reine des elfes. L'histoire d'une trahison et de la chute de tout un monde, d'un combat désespéré et d'un amour impossible. 

Pour une fois, j'ai fait les choses comme il fallait puisque je n'ai pas commencé une trilogie par la fin. Car cette "intégrale" rassemble les trois tomes de Jean-Louis Fetjaine : Le Crépuscule des elfes, La nuit des elfes, et L'heure des elfes.

Ce qui paraît évident quand on commence le premier tome, c'est le rapprochement que l'on peut faire avec un des maîtres du genre, Tolkien et son Seigneur des Anneaux. Il est ici question d'une assemblée entre les représentants des races des elfes, des nains, et des hommes.


Un danger pèse sur eux, et sur le monde car le grand méchant dont-on-ne-peut-citer-le-nom (hop, un coup de pub à Harry Potter), aurait volé le talisman des nains : rien de moins que la fameuse épée Excalibur. Une construction qu'on a déjà vu quelque part !

Malgré cela, le récit est très agréable à lire, les actions se succèdent très bien, et si on a un peu de mal à s'attacher aux personnages, à cause d'un manque d'approfondissement de leurs caractères, je me suis laissé emmené dans le monde merveilleux des elfes qui parlent aux arbres, des nains et des gnômes.

Ce qui est très original dans cette trilogie, c'est que rapidement, le récit prend une nouvelle dimension en mélangeant à ce type "fantasy" un côté très "heroic médiéval", en incorporant de manière assez judicieuse les histoires de Merlin, Morgane la fée, Excalibur et Arthur, ainsi que l'arrivée du christianisme et sa façon de supplanter le paganisme.


Du classique revisité, avec des éléments peu banals, comme par exemple les elfes qui sont bleus. Durant toute ma lecture, mon esprit imaginait une des Nav'vi de l'Avatar de James Cameron... Vous me direz, c'est mieux que la Schtroumpfette.

Une lecture distrayante, captivante, et facile à lire. Parfait pour les plages.

23 juil. 2010

{Test#204} Inception

Est-ce que vous aussi vous avez remarqué que les gens vont aujourd'hui beaucoup plus au cinéma qu'avant? Hier soir, pour ne pas me retrouver comme un con devant un cinéma blindé, je réserve et achète mes places sur internet. Je dois me pointer 10 minutes avant la séance pour récupérer mes places. Ok.


Sauf qu'arrivé devant le ciné, c'est une bonne centaine de personnes qui apparemment ont fait la même chose que moi. Certainement les prix cassés sur le net*, enfin toujours est-il que le guichet ne s'ouvrira pas pour les pauvres gens qui n'ont pas réservé ; et que moi je me retrouve au bout d'une file d'attente qui fait trois pâtés de maisons.

Enfin tout ça pour voir le film tant annoncé de Christopher Nolan, Inception, avec Leonardo DiCaprio et  Marion Cotillard. Mon avis juste après la bande annonce :


Alors que le magazine les Rolling Stones dit du film que c'est la rencontre de "James Bond et Matrix", j'ai été quant à moi un peu déçu. Un peu seulement.


Tout d'abord commençons par le négatif :

Je n'ai pas aimé dans ce film le doublage (oui, parce que j'ai pas payé cher, mais la salle était blindée et c'était en français !), notamment celui du Chinois, on ne comprend rien à ce qu'il raconte...
Je n'ai pas aimé le début du film, trop long à se mettre en place.
Je n'ai pas aimé certaines longueurs et l'impression générale que le concept étant trop "compliqué" pour nous, l'équipe du film en ai fait quelque chose d'assez fastidieux dans l'explication.
Je n'ai pas aimé, mais ça c'est dans énormément de films la surenchère à l'américaine : des passages où 1800 cartouches de mitraillettes fusent pendant que 600 fenêtres explosent et 36 voitures font crisser leurs pneus entre 45 explosions.
Je n'ai pas trop aimé non plus notre pouliche française, qui est assez antipathique (mais c'est son personnage), un peu énervante, avec son ton toujours lancinant.


Mais en revanche,

J'ai aimé le concept du film. C'est bien trouvé, et ça nous transporte dans les recoins de notre imagination, ça repousse les frontières du possible, et ça c'est cool.
J'ai aimé aussi me perdre dans les méandres du scénario. Celui ci est en effet conçu pour qu'on se perde, qu'on ne sache jamais trop dans quelle strate du réel on se trouve (je n'en dis pas plus).
J'ai aimé les passages tournés à Paris, parce que c'est ma ville et parce que j'aime toujours la voir dans des films américains.
Et enfin j'ai aimé la fin qui nous laisse sans réponse. Et surtout la tête des gens lorsque les lumières se rallument, et les conversations qui vont bon train. C'est le genre de films dont on s'explique en sortant ce qu'on a compris, et je vous assure que tout le monde ne comprend pas la même chose ! A ce propos, si vous avez vu ce film, mais que vous n'êtes pas sûr d'avoir bien tout compris, faites un tour ici.



C'est donc avec un avis assez mitigé que je suis sorti de la salle. Je vous conseillerais donc une seule chose, c'est de vous faire le vôtre, il n'y a que ça de vrai.

* Les places au Gaumont Gobelins (uniquement) ne sont qu'à 4,90€ tarif plein et 3,90€ pour les moins de 26 ans en les achetant sur le net, pour tous les films et toutes les séances, hors 3D

Source : allociné
Crédit photos : © Warner Bros, France

8 avr. 2010

{Test#105} Le choc des titans


Comme vous aurez pu le constater à travers mes critiques, je suis quelqu'un d'assez bon public. Mis à part Nine, ces derniers temps, vous ne m'avez pas encore vu dire d'un film que je ne l'avais pas aimé du tout. Et bien voilà, c'est chose faite avec Le Choc des Titans. Et je suis d'autant plus déçu que j'attendais ce film qui m'avait l'air super.

En fait l'histoire est un mélange de celle, mythologique de Persée comme par exemple le combat avec la Gorgone Méduse, des apparitions de mythologie scandinave (avec le monstre Kraken qui n'est pas du tout grec), des cafouillages énormes dans les arbres généalogiques, et si on prend un peu de recul, c'est surtout un scénario édulcoré qui ressemble à s'y méprendre au Hercule de Disney.

Le personnage principal de Persée, donc, est joué par un beau gosse, Sam Worthington, qu'on a pu voir dans Avatar, et qui n'a malheureusement pas bénéficié de très bons dialogues, ou qui n'a pas su par son jeu les mettre en valeur. Parce qu'à ce niveau là, ça ne vole pas très haut.


Pour faire une pause dans mes critiques, voici les points positifs du film : de beaux paysages, des effets spéciaux pas mauvais, la présence du petit minet Nicholas Hoult dans le rôle d'Eusabios, compagnon d'arme de Persée, qu'on a pu voir il y a peu dans A Single Man .

Un scénario pas top, des jeux d'acteurs pas très bons, et c'est pas fini ! Le film comporte des longueurs tandis que la fin est expédiée, et tout un tas d'actions sont tellement prévisibles et peu probables qu'elles ont suscité des murmures réprobateurs dans la salle pourtant comble.

Toutefois, ce n'est que mon avis, et comme je le disais pour Alice au pays des Merveilles, rien ne vaut mieux que se forger sa propre opinion. Peut-être que j'attendais un peu trop ce film pour en être à ce point déçu.

1 avr. 2010

{Test#98} Alice au pays des merveilles de Tim Burton


Je ne voulais pas parler du dernier Tim Burton, car je n'ai pas pu le voir très rapidement, et les critiques se trouvent à foison sur les blogs. Et puis, en y allant hier soir, je me suis dit que finalement, face à tous ces avis plutôt pas très bons que j'ai pu lire à droite et à gauche, il fallait nuancer tout ça. Et puis j'ai un avis sur tout, après tout !

Alice au Pays des merveilles, on l'attendait depuis un moment. Un nouveau Disney, un nouveau Tim Burton, une histoire géniale, une comparaison évidente avec un premier Disney sur le même thème, et une com' bien tournée avec des bandes annonces alléchantes, ça faisait beaucoup de raisons de se planter là et de l'attendre au tournant.

Alors on peut ne pas tout à fait reconnaître l'esprit de Tim Burton, plus lugubre, plus sombre, et se demander, si c'est Disney qui a voulu édulcorer tout ça, pourquoi des scènes - comme la petite souris qui plante son aiguille dans l'oeil du chien-monstre, ou la tête tranchée qui dévale les marches pendant un long moment - sont encore là.


On peut aussi lui reprocher des lenteurs et à contrario des moments clés du film passés un peu rapidos. L'ensemble donne un film plus plat que ce qu'il aurait pu être. En sortant je me suis dit que j'avais trouvé ce film sympa, mais pas génial comme un Tim Burton.

Pour ce qui est de la 3D, je trouve qu'elle apporte beaucoup dans ce genre de films. On est au début d'une nouvelle ère, où les cinéastes vont intégrer de plus en plus cette technique pour faire de nouveaux effets, inventer de nouveaux moyens de communiquer avec les spectateurs. Pour l'instant, ce qu'on voit de la 3D, ce ne sont que les balbutiements. Mais entrer dans un univers fantastique avec cette nouvelle dimension, je trouve que c'est vraiment une valeur ajoutée (et les cinés ne s'y trompent pas avec les quelques euros de plus !) Et comme me le disait mon homme : "qu'est ce que ce sera quand ils tourneront des films d'horreur en 3D".


Pour ce qui est du scénario, j'ai trouvé que le coup du Alice-avait-oublié-être-déjà-venue-quand-elle-était-petite n'est pas amené très subtilement, mais que l'ouverture un peu plus grande au monde de Lewis Carroll avec la reine Blanche, par exemple était intéressant. Les personnages des deux reines en passant, sont très marrants, et notamment Anne Hattaway, très drôle dans son rôle.

Pour finir et synthétiser, j'ai été un peu déçu, par ce que j'aurais pu imaginer du film tout seul. Beaucoup moins en revanche après avoir lu bien trop de critiques. Conclusion : rien ne vaut mieux que de se faire son avis par soi-même.

Crédits photos : © Walt Disney Studios Motion Pictures France

30 mars 2010

{Test#96} L'assassin royal de Robin Hobb


Je suis en ce moment en train de lire un bouquin dans lequel je suis entré la tête la première. Cela faisait un moment que je n'avais pas eu cette sensation d'être en manque d'un livre. D'avoir hâte, à l'approche de ma pause déjeuner d'y être, non pas pour manger des super salades, ou des ravioles vapeurs, mais pour pouvoir me retrouver tout seul dans mon open space, avec un sandwich, et mon bouquin. Et y retrouver les personnages qui font voltiger mon imaginaire ces derniers jours.

Le livre dont il est question est le tout premier d'une série, mais je ne l'ai découvert qu'en l'ouvrant. Il s'agit de L'apprenti assassin, de la saga L'assassin Royal, en 13 tomes. Autant dire que je ne fais que commencer.

Quatrième de couverture : Au Royaume des Six-Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant, renonce à devenir roi-servant le jour où il apprend l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'autorité de Burrich, le maître d'écurie. Mais le roi Subtil impose que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L'enfant découvrira bientôt que le véritable dessein du monarque est tout autre : faire de lui un assassin au service du pouvoir royal. Et tandis que les attaques de Pirates Rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame. 

Alors, alors, ça a l'air bien, non? De la fantasy médiévale, ça change ! Les personnages sont bien ficelés, l'écriture de Robin Hobb est facile d'accès et la traduction est bonne. Il faut juste passer une intro un peu longue, et les choses se mettent assez vite en place et les intrigues deviennent palpitantes. Le genre de bouquins qu'on imagine très bien adaptés en film. Qui sait ?

22 janv. 2010

J'ai testé... Le livre d'Eli



Le livre d'Eli est un film de Albert et Allen Hughes, avec Denzel Washington. Lorsque j'ai vu l'affiche il y a quelques jours sur un cul-de-bus, je me suis dit que c'était vraiment un film à voir. L'accroche notamment, m'a beaucoup séduit : "Certains tueront pour le posséder. Lui, tuera pour le protéger".

Je suis donc allé hier soir le voir dans une salle obscure. Et j'étais assez déçu. La bande annonce, qui compile tous les moments d'action du film, est mieux construite que le film. Lorsqu'on sort de la salle, on ne sait pas trop si on a aimé ou pas, mais une chose est sûre, ce film ne restera pas dans les annales. En fait, il n'y a pas de gros défaut, mais rien n'est exaltant. Pas de grandes émotions, pas un scénario exceptionnel, pas un personnage fantastique.



Pour souligner les points positifs, les décors, post apocalyptiques sont très sympas ainsi que les couleurs ; le dénouement est original, mais certains détails sont peu probables, les dernières images sont une vraie surenchère, à l'américaine...

On relève aussi la présence de la très jolie Mila Kunis, dans le rôle de Solara, non que ce soit un personnage intéressant, mais parce qu'elle est trop classe avec ses Ray-ban, et bien entendu Denzel Washington, qui colle a la perfection au personnage.

C'est donc un avis en demi-teinte que je vous donne aujourd'hui sur ce western des temps modernes.

© Metropolitan FilmExport