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30 nov. 2010

{Test#327} The Beginning des Black Eyed Peas

On l'attendait depuis un moment ! Il est sorti il y a quelques jours en numérique, et aujourd'hui dans les bacs, il s'agit du dernier album des Black Eyed Peas, The Beginning.


Un album bien étonnant, car leur dernier album The E.N.D. à peine consommé, il reviennent avec The Beginning, faisant du coup les choses à l'envers et mettant la fin avant le début ! Ou plutôt c'est un peu comme si The E.N.D. fermait une époque, et que The Beginning en ouvrait une nouvelle.

Une nouvelle ère, où les Black Eyed Peas se posent en tant que bougeurs de dancefloors, portés par leur tube interplanétaire, I gotta Feeling, qui a bien dû faire danser la moitié de la planète. J'ai dû l'entendre à des fêtes de clubs de troisième âge, des mariages beaufs, des before tendances, des afters grunges, chacun se ré-apropriant cette musique universelle.

Dans ce nouvel opus, les Black Eyed Peas arrivent avec tout un tas de samples des années 90, beaucoup de rythmes qu'on-a-déjà-entendu-ici-où-là. Mais ça marche plutôt bien, et finalement, même si tout n'est pas parfait, leur trip électro, hip hop, R&b, pop et dance fonctionne avec la Black Eyed Peas touch', un peu comme ce bonhomme qui transformait tout ce qu'il touchait en or*.

Et leur album débute fort avec un ovni, The time, un revival du célébrissime (I've had the) Time of my life, de Dirty Dancing, single résolument dancefloor. Dans leur clip, les BEP mélangent le pixel, le plus petit dénominateur commun, à des technologies nouvelles comme la réalité augmentée... on attend la suite !


Sachez en attendant que tout renouveau nécessite un nouveau logo, et c'est le cas pour les Black Eyed Peas avec ce nouvel album. Et plus je l'écoute, cet album, plus je le trouve chouette !

The Beginning. 11,99€ sur Itunes version Deluxe (15 morceaux dont 3 bonus tracks)
En écoute sur deezer
Sources Aceshowbiz
The Black Eyed Peas Official


*le roi Midas, pour les incultes

4 mars 2010

J'ai testé... Nine

00:15 - Je sors du cinéma. Le seul mot que j'ai en tête est "dommage".


Synopsis : Guido Contini est le plus grand réalisateur de son époque. Vénéré par les critiques et adulé par le public, il n'a qu'un seul point faible : les jolies femmes ! Tiraillé entre sa sublime épouse et sa sulfureuse maîtresse, harcelé par une séduisante journaliste, subjugué par la star de son prochain film, Guido ne sait plus où donner de la tête. Soutenu par sa confidente et sa mère, parviendra-t-il à résister à toutes ces tentations?

J'attendais vraiment le film Nine. Pour beaucoup de choses. Parce que depuis Moulin Rouge, j'adore les films Comédie Musicale ; parce que le casting a l'air étonnant ; parce que les images semblent belles. Et finalement, j'ai été déçu. Pour beaucoup de choses.

Commençons par le positif : les parties chantées du film sont très bien, même si le principe, où les images de l'imagination de Guido se mélangent aux scène cabaret, est redondant pendant tout le film. Les chansons ne sont pas en soit exceptionnelles, mais ces scènes donnent un rythme intéressant au film.

Les images sont effectivement belles. Nous sommes loin de l'esthétisme de A Single Man . On se rapproche plus des lumières, des couleurs de Baz Luhrmann dans Moulin Rouge. Les lumières rasantes, les contre-jours, les fonds bleutés dans le noir, tout ça c'est très joli, ça fonctionne.


Pour ce qui est du casting, mon avis est mitigé.

Marion Cotillard était annoncée comme la révélation. Du coup, on l'attend au tournant. Et franchement, dans sa première chanson, qui est une des plus chiante, je me suis dit que "ouais, bof, c'était certainement surfait". Et puis, là voilà qui revient dans une deuxième chanson où elle joue la femme bafouée, blessée. Et là, on se prend une vraie claque, tellement l'émotion est exacte.

Nicole Kidman, soit on la voit trop, soit pas assez. Au tout début de sa chanson, avec la lumière bleutée derrière, on se demande si il n'y a pas eu un échange de bandes." On est dans Moulin Rouge, là, non? ". Ah, non. Le rapprochement, on le fait, forcément. L'actrice tarde à arriver dans le scénario, et c'est dommage.

Pénélope Cruz. Alors là, c'est une vraie catastrophe. Elle joue mal, elle chante mal, elle est même pas ultra jolie (on l'a déjà vue mieux, franchement c'est quoi ces mèches??). Erreur flagrante de casting, et malheureusement c'est pas la seule.


Fergie, c'est la bonne surprise. Bien en chair, elle nous époustoufle dans le petit rôle de putain, sa chanson dans le théâtre où elle fait voler du sable est la meilleure, et sa voix nous tient en haleine.

Sophia Loren, je n'ai pas du tout compris. Ressemblant de plus en plus à un chat à force d'opérations successives, j'ai fini par comprendre que ce n'était pas elle qu'il fallait voir, mais l'esprit de l'Italie. Qui mieux que Sophie peut représenter l'Italie comme on l'imagine dans les vieux films? J'ai la réponse, et ça aurait coûté moins cher : une bouteille de San Pelegrino.

Enfin, le vrai point négatif : l'histoire. Ce qui est assez énervant c'est que les moyens sont là, le casting, mis à part quelques erreurs est pas mauvais, les images sont belles, il y a beaucoup d'ingrédients pour faire un bon film. Mais non, l'histoire est nulle. C'est l'histoire d'un mec qui sait pas quoi faire comme film. Non, mais vous y croyez vous?

Comme quoi, un bon film, ce ne sont pas que des belles images, et des actrices connues et reconnues. Guido, le personnage principal, cherche son script durant tout le film, sans jamais trouver l'inspiration. Et peut-être qu'avec un bon script, ce film aurait été meilleur.

© SND.