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5 déc. 2014

#510. Crazy fringues chez Cool Shit (Hungry Castle)

Histoire étonnante que cette découverte de Cool Shit. Laissez-moi vous raconter. Avec des amis, pendant la dernière saison de Game of Thrones, nous avions un jeu à boire. A chaque fois que quelqu'un disait #Hodor, nous devions boire un coup. Il faut avouer que certains épisodes (où le personnage n'était pas présent), on ne buvait pas grand chose, et d'autres où nous étions carrément pompette.

Pour rigoler, j'ai trouvé sur le net et posté sur le mur Facebook desdits amis cette vidéo complètement loufoque :


Tellement du grand n'importe quoi, que ça a piqué ma curiosité. Qui avait bien pu faire un truc pareil ? La réponse c'est Hungry Castle.

Hungry Castle, c'est un collectif d'artistes espagnols, Barcelonais pour être exacts, spécialisé dans le street art et le fashion. Comme leur site internet nous le précise, c'est "leur art qui inspire le fashion, mais c'est le fashion qui pourvoit à leur art". Ainsi en achetant une casquette ou un T-shirt de leur collection, Cool Shit, vous patronnez un de leurs projets artistiques.

Génial !


Je me suis donc rué sur un super T-shirt hamburgers, que j'adore. Un de mes plus beaux, avec ceux licornes... Pas très cher, je le reçois quelques jours après, et le T-shirt est bien imprimé, sur un tissu très agréable, on est loin des vieux produits que l'on trouve souvent, mal réalisés dans les projets de ce genre.

Les promos sont fréquentes et les produits pas super chers, les T-shirts entre 20 et 35 € et les casquettes entre 25 et 30 €. Mon premier contact avec Cool Shit a été de m'inscrire à leur Newsletter, et de recevoir en échange un lot de stickers gratuits.

La boutique Cool Shit ici. 


Sympa...

Concernant leur street art, il s'agit souvent d'installations géantes en 3 dimensions, inspirées du travail de Jeff Koons, avec un quelque chose d'interactif en plus. Je suis super fan de leur travail.

Quelques unes de leurs installations ici. 


Ajoutons que les tirages de leurs fringues sont limitées. Ce qui donne un caractère encore plus sympa aux pièces qu'on y achète. Après, je le concède, ce n'est pas du discret-discret... Tendance, oui, mais voyant. Il faut assumer.

Pour en savoir plus sur le boulot de ces artistes, faites un tour sur leur blog. 

Vous en pensez quoi ? Dément, non ?

3 juil. 2011

{Test#475} Who is Black Spark ? Quand le porno et l'art se mélangent

Quand je suis tombé sur ce site, je n'en croyais pas mes yeux. Etait-ce de l'art ? Etait-ce du porno ? Un savant mélange des deux ? Mais Who (the fuck) is Black Spark ?

Si l'on en croit cette interview dans The Sword, à la base, Black Spark est un artiste, qui travaille dans le milieu de la vidéo, et qui est tellement sexuel que ce travail qui lui fait gagner sa vie, le contraint à être quelqu'un de beaucoup trop coincé.

Alors un jour il s'est dit qu'il pouvait se lancer dans des vidéos sur Xtube, se montrant dans des positions très hot, en ajoutant sa valeur artistique. Et ça a super bien marché. Les fans affluent, et tout le monde cherche à savoir qui est ce jeune homme, sexy à souhait, fait comme un Dieu, aux arguments plus qu'impressionnants.

Il faut dire qu'entre son anatomie avantageuse, son côté exhib, et ce brun de mystère qu'il cultive avec le masque ou le bandana devant son visage, ces prises de vues qui changent du porno habituel, les lumières avec lesquelles BlackSpark joue, on est très loin de ce qu'on connaissait déjà.

Si BlackSpark se cache, il le dit lui même, c'est parce qu'il ne souhaite pas être reconnu de sa famille. Mais c'est aussi devenu un jeu. Cela apporte encore plus de sexy dans ces vidéos. Le projet prenant de l'ampleur, Blackspark s'est fait aider d'amis, et d'amis d'amis, les Sparks sont 5 et tous aussi bien gaulés les uns que les autres.

Où est BlackSpark? Un peu entre Chicago, Tennessee, New York ou Los Angeles. Et il a l'air d'être quelqu'un de simple, qui aime ceux qui aiment son travail, et qui rencontre volontiers ses fans au cours de ses voyages. Sans le masque.


Et moi, ce que fait BlackSpark, ça m'excite, ça me rend fou, et ça m'émeut, et me touche. Du porno 3.0, qui fait marcher plus d'un muscle à la fois. Et ça fait du bien. 

Blackspark, le tumblr, le facebook, le Xtube (interdits aux moins de 18 ans)
© Blackspark

5 janv. 2011

{Test#359} Rencontre avec la photographe Pauline Darley

Vous l'avez remarqué, depuis quelques mois mon blog a un nouveau look. Et un des éléments les plus importants de cette nouvelle interface, c'est la photo de la bannière. Lorsque j'ai changé tout ça, je savais exactement ce que je voulais. Il fallait juste trouver la personne capable de le faire.

J'ai rencontré Pauline Darley grâce à mes voisins maquilleurs. Ils connaissent tout un tas de monde dans ce milieu, dû à leur métier. La jeune fille semble toute fragile. Sa voix est fluette et il se dégage d'elle quelque chose de précieux, un peu comme le cristal.


J'ai commencé à m'intéresser à ses travaux et chaque fois, je peux vous dire que j'ai été assez bluffé. Il se dégage de ses photos une grande maturité et une sensibilité très forte. C'est donc tout naturellement que je lui ai demandé de faire cette photo. Sans hésiter une seconde, elle m'a dit oui.

Le jour de la séance photo, nous avons parlé environ 2 minutes, et j'ai tout de suite vu qu'elle avait compris ce que je voulais. Deux essais plus tard, j'avais ma photo. C'est une grande qualité chez un photographe de saisir son modèle, comprendre sa personnalité et la retranscrire en photo.


C'est assis chez Clément pour un déjeuner, il n'y a pas très longtemps, que j'en ai appris un peu plus sur elle.

La demoiselle ne pratique cet art que depuis quelques années, et cela fait moins de temps encore qu'elle en a fait son métier. En fait, c'est la rencontre de son copain, Maxime lui aussi photographe, qui l'a amenée jusque là.

"Il m'a énormément appris à travailler la lumière, et moi je lui donne un avis artistique sur son travail. On se complète beaucoup."


Une pièce de leur appartement parisien est d'ailleurs consacrée à la photo. Un fond gris, "aussi dense que le noir, mais pas tout à fait ; le vrai fond parfait", recouvre un mur de cette pièce la transformant en véritable studio, tandis que des fils, des lumières, des objectifs jonchent le sol et les étagères.

Une autre étape de sa vie de photographe est la rencontre avec la blogueuse de mode Louise Ebel, alias miss Pandora. Le courant est très vite passé entre les deux jeunes filles et les collaborations toujours plus créatives leur rapportant, à l'une comme à l'autre un peu plus de notoriété.


Et si dans dix ans, la jolie photographe se voit bien dans un loft à New York, entourée de mannequins célèbres et d'appareils dernier cri, elle est (pour le moment) à Paris. Profitez-en donc, si vous avez envie de vous prendre pour une star le temps d'une séance photo, avant qu'elle ne soit trop connue.

Ses travaux sur son site internet. Jetez aussi un oeil à son blog.
Les tarifs sur demande, juste ici.

23 nov. 2010

{Test#321} Kiss the Past Hello de Larry Clark

Jeudi dernier, je suis allé voir l'expo de Larry Clark, Kiss The Past Hello, avec le grand Tto. Elle se trouve au Musée d'Art Moderne de Paris, près du Palais de Tokyo, ce jusqu'au 2 janvier 2011.

©Larry Clark

Si vous voulez savoir comment j'ai attendu pendant près d'une heure dans le froid et en avançant pas à pas, inlassablement dans une file d'attente aussi longue qu'à un concert de Justin Bieber, alors lisez l'article de Tto à ce sujet (juste ici), qui raconte tout très bien, et en détail.

Mais une fois le Tto arrivé, nous avons pu enfin accéder à la fameuse exposition. Et à bien observer les gens, certaines personnes ne viennent là que par ce scandale que l'expo suscite, et la restriction d'accès aux mineurs dont elle fait l'objet.


L'expo de Larry Clark commence par quelques clichés de sa mère (ses parents étaient tous deux photographes). Puis on découvre son travail sur l'ennui ou la violence. Tout en vaquant dans l'exposition, nous discutons avec Tto de ce que ces clichés nous suggèrent. Je lance Nan Goldin, une autre photographe qui m'a marqué, il rétorque Ken Park, un film du photographe (à voir absolument).

Et la pièce suivante ira dans ce sens, car on retrouve à travers le travail de l'artiste - qui se mèle à des groupes d'adolescents défavorisés, désabusés - certains des acteurs du film. Le ton est donné, nous parlons de choses et d'autres, de l'exposition, un peu de son Zolimari, et moi du mien.


Les clichés défilent et nous entrons dans l'intimité la plus complète des modèles. Pour la plupart nus, souvent en plein acte sexuel, parfois en train de se droguer, les thèmes majeurs du photographe sont violents et crus, et tournent tous autour de la fin de l'adolescence, période de la vie qui le fascine.

Mais de voyeurisme il n'y en a pas. Parce que l'artiste s'est fait accepter dans cette intimité. Et si quelqu'un dans l'histoire est voyeur, c'est bien le spectateur qui est venu voir un bout de quéquette. C'est sur ce sujet que nous dissertons avec Tto en entrant dans la librairie qui suit l'expo (qui est décidément trop courte).


Ce que j'aime beaucoup dans les rencontres avec des blogueurs, c'est qu'on connaît déjà l'image que chacun veut donner de soi. Dans un blog, celle-ci est travaillée, perfectionnée. Rien ne sert de s'attarder sur des banalités.

Ce qui est intéressant, dans une vraie rencontre c'est de tout de suite chercher ce qui n'est pas le blogueur, mais la personne. Et Tto, le sûr de lui à l'égo géant, la star blogosphérique est un garçon tout naturel, à la conversation facile et aux références multiples. Quelqu'un de bien, derrière le fanfaron, et surtout, un costume impeccable.


Quant à l'expo, elle dure donc jusqu'au 2 janvier, et est interdite aux mineurs (ce qui donc, n'est pas une raison suffisante pour aller la voir).
Au Musée d'Art Moderne. Nocturne le jeudi soir.
Plein tarif : 5€. Toutes les infos sur le site du musée.

13 oct. 2010

{Test#282} Flateurville, une utopie d'artiste

Depuis quelques semaines, fleurissent sur les murs Facebook de mes copains des statuts étranges, du mercredi au vendredi : "Demain, tous à Flateurville ?" ; "Qui vient à Flateurville avec moi ce soir ?" ; "Hier soir Flateurville : génial comme toujours".


Vous commencez à me connaître, ma curiosité est assez grande, alors un lieu qui fait l'unanimité, qui a l'air sympa et qui porte un nom bizarre, ça m'intéresse fortement ! Mais qu'est ce que c'est donc, Flateurville ?

Flateurville c'est avant tout une association loi 1901. Cette association est portée vers l'art sous toutes ses formes, et une manière de considérer l'art autant utopique que novatrice. Et à la tête de cette association, il y a Laurent Godard. Un rêveur, un artiste plasticien, un grand enfant qui a inventé son monde parfait à lui (comme Ilona à une époque)


Quand on arrive à Flateurville, à la salle de jeux, on se demande si c'est bien là. Le squat d'artiste est peu accueillant, presque lugubre. Mais sitôt la porte franchie on est dans un autre monde. Fausse végétation luxuriante pour un jardin fictif et sa scène de concerts, chambre d'enfant, bar, tout est pensé et les objets les plus hétéroclites se côtoient.


La grande salle ressemble à un atelier (l'endroit était en fait les anciennes imprimeries du Parisien d'une superficie de 600 m2). Les oeuvres de Laurent Godard y sont exposées, et on peut tout aussi bien s'affaler dans un fauteuil club pour écouter une cantatrice chanter Carmen, accoudée sur le piano, ou boire une bière dans une vieille Fiat 500 au fond de la pièce.


Chacun fait sa vie à Flateurville, et si l'on veut se poser dans le "jardin" pour écouter un guitariste aux chansons très, très tristes, on peut le faire. Mais si on préfère rentrer à 8 dans un cube de tôle de 2m de large, pour faire des photos inspirées avec une lampe de chantier, on peut aussi.


Si on veut s'installer au bureau, et prendre une feuille de papier pour écrire à la machine, c'est encore une autre possibilité. Mais attention, la touche espace ne marche pas très bien. Un endroit ou chacun déambule, et par sa simple présence marque son passage, d'une manière ou d'une autre, dans un endroit qui vit, qui est en perpétuel changement.


Chaque jeudi, l'endroit est ouvert au public, et chaque fois, de nouveaux événements : expo photos, projections vidéos, défilés de mode, concert, récital ou cours de danse, on ne peut pas prévoir la prochaine visite à Flateurville.


Pour faire partie du monde de Laurent Godard, il faut faire sa carte d'identité. Elle coûte 10 €, est plastifiée "comme une vraie", et vous donne accès au bar où les consommations sont vraiment pas chères. Si vous souhaitez tester l'endroit une fois comme ça, vous pouvez vous faire "tamponner" pour 3 €.


Flateurville, c'est un monde en expansion. Il n'y a pas que la salle de jeu, mais aussi la piscine Molitor, dans le 16è, et on dit qu'il y a un atelier à Montmartre, un entrepôt à Auxerre, et même d'autres Flateurville dans le monde, jusque New York !


Si vous voulez découvrir le monde rêveur et artistique de Laurent Godard, ça se passe le jeudi soir, au 24, cour des Petites Ecuries, et ça vaut le détour.


Sources : flateurville, artistikrezo, arg.free.fr
Merci à Céline Cee et Wil pour les photos, et à Seb pour avoir pensé à l'appareil photo!