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23 avr. 2015

#561 Dans la peau de Michael Scofield dans TeamBreak

J'avais essayé il y a quelques mois un premier Escape Game : Hinthunt. Le week-end dernier, dans l'optique de tester les nombreux autres qui commencent à fleurir à Paris, nous avons participé, avec mon groupe de potes à un nouveau jeu : TeamBreak.


Tout comme le premier Escape Game, le but est simple : nous sommes enfermés dans un univers clos pendant une heure, et nous devons en sortir en résolvant des énigmes qui s'emboîtent. Chez TeamBreak, 3 univers sont proposés : Contagion, Mission Impossible, et Lost.

Contagion, c'est une histoire de labo, d'antidote et de zombies. Dans la Mission Impossible on est des agents double face à une bombe à désamorcer. Quant à Lost, celle que nous avons faite, nous sommes des prisonniers en transfert dans un avion qui se crashe.

Le jeu commence à l'interphone du 15-17 rue des Martyrs. "Vous avez le mot de passe ? " "Oui" répond F. "Seize jacinthes sèchent dans seize sachets secs". Nous entrons dans une salle d'attente où sont déjà installés les 5 ados composant une autre équipe.


Une animatrice entre et nous apprend les règles du jeu, on nous donne des vilains T-shirts jaunes rayés de noir, et nous entrons dans une petite carlingue d'avion, menottés à nos sièges d'avion. Le grand jeu.

Car ce qui est sympa dans cette version, c'est que les décors sont recherchés. L'avion est pas mal fait, il y a même des fumigènes et des stroboscopes pour simuler le crash. L'île déserte sur laquelle on atterrit, elle aussi est bien faite. Un hamac, un palmier, une cabane, autant d'objets et d'éléments à fouiller.

C'est très sympa. Ce qui l'est un peu moins, comparé au premier jeu d'Escape game que nous avions testé, c'est la logique. L'histoire ne tient pas tout à fait debout. On est sensés se crasher sur une île, mais il y a déjà une cabane. Et l'enchaînement des énigmes est moins en "poupées russes" que chez le concurrent.


De même pour la fin que nous n'avons tout simplement pas comprise. Nous sommes sortis, ayant apparemment terminé les énigmes, mais sans bien saisir comment nous avons fait. Petit sentiment de frustration à la fin. Ceci dit nous étions contents de terminer l'épreuve.

Pour les prix, il faut compter, selon les missions (d'une heure) :
Contagion. Entre 26 et 35 € pour 2 à 4 joueurs
Mission Impossible ou Lost. Entre 25 et 32 € pour 3 à 6 joueurs.

Soit un peu plus cher que HintHunt car pas de prix en fonction du jour.

En conclusion, pour le prix, la logique, je classe pour le moment TeamBreak derrière Hinthunt.

16 mars 2015

#552. Mr Mercedes. Stephen King est revenu

Des souvenirs ont surgi en moi l'autre jour quand je me promenais dans les couloirs de Gare de Lyon, en repérant l'affiche annonçant le dernier Stephen King. Mr Mercedes.

Toute mon enfance, bercée par les livres-qui-font-peur de Monsieur King. Des heures passées à lire et relire sous la couette avec une lampe de poche ces bouquins, autant de classiques.


Christine, Cujo, Carrie, La ligne verte, Shining, Ça, Misery, Marche ou crève, DreamCatcher, tout autant d'univers macabres et électrisant qui m'ont accompagnés au moment où j'avais mes premiers poils au menton.

Je me suis donc procuré Mr Mercedes, histoire de voir ce que ça donne, quelques années après... et j'ai été déçu.

Pas déçu comme quand tu regardes 10 ans après l'Histoire sans fin... Ce film qui te paraissait magique, géniallissime, incontournable, grandiose, qui est finalement long, un peu culcul et avec des effets spéciaux des années 30.

Non, plutôt déçu comme quand les frites de ton McDo préféré sont pas assez cuites et en plus pas salées.

Parce que Stephen King, avec Mr Mercedes nous fourni un bon livre. Un bon livre fade. Une histoire qui se lit très facilement, qui est plutôt bien ficelée. Un polar comme on en a lu 100. Ça pourrait tout aussi bien être n'importe quel autre écrivain.

Il n'y a qu'à lire le résumé de la page Wikipédia pour vous faire une idée :

Un criminel ayant tué plusieurs personnes en les écrasant avec sa voiture nargue le policier à la retraite qui était chargé de l'affaire. 

Emballé c'est pesé. L'officier à la retraite, classique. Le méchant qui a un énorme problème d'Œdipe, classique. Le jeune informaticien gentil qui devient le Watson de notre officier, classique. L'histoire d'amour fugace au milieu du bouquin, classique.

Un classique, vous l'aurez compris. Dont on se serait satisfait chez d'autres. Mais pas chez Mr King.

Mr Mercedes, aux éditions Albin Michel.

28 janv. 2015

#532. Les stars au théâtre Saint-George

La semaine dernière un pote me propose d'aller au théâtre. Ok. Je ne regarde pas trop ce qu'on va voir, ni où c'est, et c'est à la dernière minute que je m'excite à trouver l'adresse et tout le bordel. Il n'est pas encore là... Je l'attends au café d'en face.

Armé d'un Perrier rondelle, je vois débarquer un car, certainement directement depuis la maison de retraite de Bonneuil-le-bon, empli de têtes blanches et de déambulateurs dans le même bar, commandant des chocolats chauds à foison. La connexion se fait dans mon esprit. Et Whaaaaat ? Qu'est ce que c'est que cette pièce ?


Le site du théâtre Saint-Georges m'apprend :
De : Neil Simon
Mise en scène : Pierre Laville
Avec : Benjamin Boyer, Bérangère Gallot, Daniel Prévost, Jacques Balutin

Willie Clark (Daniel Prévost) et Ted Lewis (Jacques Balutin), un des plus célèbres duos d’humoristes que l’Amérique ait connus, ont triomphé pendant de longues années. Plus leurs succès grandissait, plus ils se détestaient… Onze ans plus tard, une grande chaîne de télévision souhaite réunir ce duo mythique… Il faudra gérer les humeurs de ces deux égos

Daniel Prévost. Jacques Balutin. Me voici replongé des années en arrière aux temps de soupers avec mes parents, Benny Hill sur FR3. Bon, ne faisons pas mauvais gré. Nous entrons.


La salle. Moyenne d'âge : 102 ans et demi. Mais elle est comble. Le parterre, les corbeilles, l'orchestre. Tout est plein. Chose assez rare.

Le spectacle commence. Daniel Prévost sur la scène. Premiers applaudissements. Jacques Balutin entre en scène, seconds applaudissements. Et chacun y va de son commentaire pendant toute la pièce. Parce qu'une personne âgée, ça commente.

"Ah ben il arrive pas à ouvrir la porte, tiens..." ; "Oulala 4 cuillères de sucre dans son thé, ça fait beaucoup" ; "Qu'est-ce qu'il a dit ?"


Sans compter notre voisine, qui sort de son sac un demi-kilo de chouquettes qu'elle s'encaisse avec délectation avant de s'endormir profondément, ronflements gratuits. Ou celle juste devant, qui se tourne vers son mari à chaque blague, riant encore plus fort quand lui aussi ri.

Vous comprendrez que pour nous, le spectacle était autant dans la salle que sur la scène. Ceci dit, les décors sont très bien, les moyens beaucoup plus important que sur Deux garçons, la mer que j'ai vu il y a quelques jours.

Et les deux têtes d'affiches, malgré quelques cafouillages dans le texte pour Daniel Prévost, sont de très bons comédiens qui incarnent parfaitement leurs personnages dans cette pièce que j'aurais trouvé au final divertissante mais pas démente.

Ceci dit, c'est à mon avis un cadeau parfait à faire à mamie ou papi pour son anniversaire.

Les stars, au théâtre Saint-Georges. Jusqu'au 30 avril 2015.
Réservation ici. 1ère catégorie : 49€. 2ème catégorie : 39€. 3ème catégorie : 19€

© Photos Billetreduc

16 janv. 2015

#527. Deux garçons, la mer

Mercredi soir j'étais près de Pyrénées dans le 19ème arrondissement, dans le tout petit théâtre Clavel pour une des premières représentations de la pièce Deux garçons, la mer, adapté d'un roman (At Swim two boys de Jamie O'Neill)


Petite troupe, petit théâtre, décors minimalistes. La pièce commence. Dans les premières secondes, je ne suis pas convaincu. Et puis vient la première scène entre Jim (Thomas Cauchon) et Doyler (Philippe LeGall). Les deux comédiens, ils le démontreront dans toute la pièce, sont excellents, et nous entraînent avec eux dans leur histoire, que voici :

Dans une Europe en guerre, alors que l’Irlande est assujettie à la couronne britannique, deux garçons se retrouvent tous les matins au Forty Foot dans la baie de Dublin pour nager. Jim, timide et réservé et Doyler, rebelle et indépendant, se lancent le défi de rejoindre un îlot en pleine mer l’année suivante afin d’y planter le drapeau de leur liberté.  Au fil de leurs entrainements, un sentiment nouveau s’éveille en eux. Comme leur nation, ils se révèlent peu à peu à eux-même. (...)


C'est une histoire d'amour à une époque où les mœurs homo ne sont pas vraiment des plus faciles à assumer. Mais c'est aussi une pièce sur l'histoire Irlandaise, qui fait notamment référence au soulèvement de l'Irlande contre l'Angleterre pour son indépendance.

Ce double sujet en fait une pièce intéressante dans son écriture car cela donne du rythme, on passe de l'amour à l'histoire constamment. Le parallèle est intrigant.

Les personnages sont riches, et je me répète très bien joués. Thomas Cauchon est très convaincant (et a de beaux mollets), tout comme Philippe Legall, bien que le casting lui fasse jouer un amant de 16 ans (je ne suis pas dupe il en a bien le double, au moins).


On notera aussi la très bonne prestation de Matthieu Gibert dans Mister McMurrough, un personnage étrange et vraiment captivant, tantôt pervers, tantôt amoureux, jaloux, fataliste, engagé...

La mise en scène par Christophe Garro est également plaisante, avec une belle mise en lumière et des entrées/sorties des personnages qui animent bien la pièce. J'étais un chouïa déçu par les choix de certaines musiques et la scène du soulèvement à laquelle on ne croit pas du tout.


Mais je dois vous avouer que certaines répliques, ou encore la fin, abrupte et triste, m'ont laissé dans un tel émoi que quand les lumières se sont rallumées, les comédiens faisant leur salut, j'ai eu du mal à cacher que j'avais les yeux plein de larmes...

Une pièce que je conseille donc, avec une troupe vraiment douée et qui mérite d'être connue.

La pièce se joue les mardis et mercredis à 21h30 au théâtre Clavel jusqu'au 25 février et si vous réservez pour la semaine prochaine (le 20 ou 21 janvier) sur le site internet avec le code JIM, vous aurez le tarif réduit de 10 € (au lieu de 14 €).

© Photos : deuxgarconslamer.com ou sur le Facebook

3 déc. 2014

#509. Kinship, quand Isabelle Adjani se prend pour la rédac chef

La semaine dernière un ami m'a invité à aller voir Kinship au théâtre de Paris. Il s'agit de la dernière pièce où joue Isabelle Adjani. C'était l'argument pour y aller. Je n'avais jamais été voir Madame Adjani au théâtre, et mis à part la Reine Margot ou Pull Marine, je n'étais pas un grand connaisseur de sa carrière. L'occasion de remédier à ça.


Le pitch : {...} Kinship nous raconte l'histoire passionnelle qui se tisse entre une femme d'influence, rédactrice en chef (Isabelle Adjani), et un jeune reporter (Niels Schneider) qui travaille sous ses ordres et l'obsède de plus en plus. Mêlant inexorablement la vie intime et la sphère professionnelle, ces deux êtres sont pris dans la mailles d'une relation complexe, {...} sous le regard complice et parfois envahissant d'un troisième personnage (Vittoria Scognamiglio), meilleure amie de la première et mère possessive du second. {...} L'intrigue de Kinship se noue et se dénoue, au fil de vingt-deux scènes aussi drôles qu'émouvantes.*

Tout d'abord une visite sur Google nous apprend que Kinship veut dire "parenté". C'est un bon point, je dormirais moins idiot.

Le rideau se lève sur une scène presque vide. Deux chaises et une table, le fond de la scène est habillé par des images rétroprojetées. Minimaliste. 3 acteurs seulement, et une danseuse. Les scènes sont très courtes. De la à être drôles comme le dit le pitch, pas sûr.

(Photo ©San Bartolomé)

Une chose rigolote est que les personnages ne portent pas de nom. Il y a Elle, et Lui, et enfin l'Amie, ou la Mère. Je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'à ce que je me penche le lendemain de la pièce dans le livret.

La part belle est faite au jeu des acteurs. C'est tout à l'honneur d'Isabelle Adjani, qui joue parfaitement juste, alors même que parfois la traduction n'est pas à la hauteur. Niels Schneider quant à lui a un jeu juste, mais c'est tout. Enfin Vittoria Scognamiglio, l'amie est selon moi le personnage le plus intéressant. Au centre de l'intrigue, elle a un jeu varié et plus actif que celui des deux autres personnages.

(Photo ©San Bartolomé)

En sortant de la pièce, un ami revient sur le jeu de cette dernière, en nous faisant remarquer la similitude avec Carmen Maura, une des muses de Pedro Almodovar. Et c'est très juste car nous ne le savions pas à ce moment, mais Carmen était sur le casting original, s'étant désistée quelques jours avant la première, trop fatiguée.

Ce n'est pas la pièce du siècle. Loin de là. L'histoire n'est pas exaltante et les dialogues parfois un peu pauvres. Certainement dû au fait qu'il s'agit d'une traduction d'une pièce américaine, par Carey Perloff. Néanmoins les jeux sont bons, et la mise en scène pas mal du tout.

Quand on sait que sur cette oeuvre Isabelle Adjani est la directrice artistique, et qu'elle joue le rôle d'une rédactrice en chef, l'homme de presse en moi en pert son latin.

Kinship, au Théâtre de Paris, jusqu'au 25 janvier 2015. Du mardi au samedi à 21h00. Le samedi à 16h00. Le dimanche à 15h30. Places de 22 à 70€ (hors frais).

* source Théâtre de Paris

1 déc. 2014

#508. J'ai écouté le dernier album de mister Willem, Paraît-il...

Nonon, ce n'est pas une rumeur, j'ai bien écouté le dernier album de Christophe Willem. Ok c'est juste un jeu de mot pourri dans mon titre, puisque cet album porte le titre Paraît-il. Voilà...

Toujours est-il que cet album est sorti aujourd'hui, après deux ans de boulot. Vous l'entendrez partout, mais je vous le dis quand même, Willem s'est sacrément bien entouré sur cet opus. Son amie Zazie a écrit plusieurs textes, et chante en duo sur un de ses titres, La règle du jeu.


Carla Bruni fait elle son apparition en signant deux titres, dont Le chagrin, premier single de l'album. On trouve également dans les signatures de l'album Jean-Jacques Goldman. Et pas besoin de le savoir pour reconnaître la patte de ces artistes. Du lourd, je vous dis.

Entre balades très personnelles, sur la sexualité ou l'amour, et rythmes plus dancefloor, comme le très bon titre Faute et Plaisir, on sent vraiment que l'album est réfléchi. Plus mature ou plus vrai, je ne sais pas trop, en tous cas les émotions qu'on ressent à l'écoute de ces titres nous assurent que c'est un boulot très personnel, où Christophe a certainement mis de ses tripes.


Et du coup, ben on aime.

Ajoutons une jolie pochette ou la Tortue se dévoile sous un jour où on ne le connait pas, sexy en ange, torse nu à moitié dans l'eau. Surprenant jusqu'au bout !

Découvrez son album sur le nouveau site officiel de mister Willem 

19 mars 2012

{Test#489} Avenue Q au théâtre Bobino

Il y a quelques jours, je suis allé voir avec une bande d'amis Avenue Q au théâtre Bobino. Aucune idée de ce dont ça parle, de quoi ça retourne, je suis un peu le mouvement. Ma seule vraie info, c'est qu'il y a des marionnettes... Je crois


Première info, et non des moindres, nous nous sommes retrouvés un peu avant, pour boire l'apéro. Et je ne saurais que trop vous conseiller L'Entracte, petit bar de la rue de la Gaité, où le plus réside dans les bonbons, popcorn, cacahuètes, Dragibus, sucettes et autres douceurs, distribués petit à petit pendant l'apéro.

Une Deux pintes plus tard, nous voici placés. Les lumières s'éteignent et le spectacle commence... sur deux écrans par une animation pas terrible... Deux acteurs entrent en scène, portant à bout de bras des marionnettes et se mettent à chanter.


Grand moment de solitude quand je me demande ce que nous faisons ici et tentant de me rappeler qui, de mes amis a eu cette fameuse idée que de nous traîner ici. Forcément celui qui rit déjà comme une baleine.

A peine 3 minutes plus tard, je me surprends moi-même à trouver une blague drôle. Puis une autre. C'est à peine croyable, mais je commence même à trouver les marionnettes attachantes. Et lorsque commence la chanson "Internet c'est pour le cul", je suis dans le spectacle à 100%.

"Prends ta bite et double-clique"

Ah oui parce que, au contraire de ce que je pensais, ce spectacle n'est absolument pas pour les enfants (il est d'ailleurs interdit aux moins de 12 ans). Il parle de cul, il parle d'homosexualité et de coming-out, il parle de racisme mais aussi d'amour. Le tout avec beaucoup de légèreté, d'humour et d'auto-dérision.

En deux mots l'Avenue Q, c'est un quartier un peu cheap de New-York où se retrouvent tout un tas de personnages un peu paumés, des rêves plein la tête, et des emmerdes jusqu'au cou. Chacun donnant ou du moins essayant de donner son sens à sa vie.

On sort de là avec la patate, la banane, la pêche (mangez 5 fruits et légumes par jour) et surtout bien content d'avoir écouté celui de mes potes qui rigolait dès les 5 premières minutes comme une baleine, parce que finalement, il a bien fait de vous traîner là.

Réservation dans les points de vente habituels ou au 08 2000 9000 (numéro Bobino, 0,09€/mn)
A partir de 19,90€. Du mardi au samedi à 20h30.
Le samedi et dimanche à 17h00.

24 juin 2011

{Test#470} Hair, au Palace

Il y a des classiques dont on connait tous le nom et des extraits, mais pas l'ensemble de l'oeuvre. C'est ainsi qu'il y a peu, à l'occaz' d'une représentation d'école de comédie musicale, j'ai découvert l'ensemble de la pièce West Side Story, dont je ne connaissais que le fameux "I like to be in America". C'est ainsi également que j'ai découvert hier soir la comédie musicale Hair, au Palace.

Hair, c'est une comédie créée en 1967 (1969 en France) surfant à l'époque sur la vague New Age, et se voulant radicalement différente des autres comédies musicales, en proposant du coup un spectacle sans intrigue, et avec des scènes n'ayant pas de rapport les unes avec les autres.

Et mieux vaut savoir cela avant d'y aller, parce que démuni de cette info, je me suis gravement fait chier tout le début du spectacle, attendant indéfiniment un scénario qui ne venait pas... Enervant.

Le spectacle commence dès votre entrée dans la salle. Tous les comédiens arrivent sur scène au fur et à mesure, squattant la scène, parlant et plaisantant avec les spectateurs, le tout contribuant à mettre une ambiance hippie festive.

Hair c'est aussi une scène d'orgie où tous les comédiens, dans une ombre chinoise, simulent des actes sexuels variés, pour se révéler à la fin au public, dans un nu frontal aussi fugace qu'un battement de cils. Cette scène avait à l'époque de la sortie de la comédie musicale fait beaucoup parler d'elle. 

Mais mieux vaut savoir cela avant d'y aller, parce que si vous y aller, quand vous verrez les comédiens se mettre en rang d'oignon, repérez de dos celui ou celle que vous trouviez canon, comme ça quand la lumière s'allumera, la persistance rétinienne sera des plus agréables.

Si on met de côté ce manque cruel d'histoire qui m'a fortement dérangé, je ne peux qu'applaudir la performance vocale (plus que théâtrale d'ailleurs) des comédiens, qui chantent tous divinement bien, ainsi qu'une musique en live, par 4 musiciens méga doués.

On notera par exemple la présence de Philippe D'Avilla (il me disait quelque chose) qui chantait il y a quelques années dans le trio de Roméo Et Juliette, Les Rois du Monde (nousonfaitl'amouronvitlaviejouraprèsjournuitaprèsnuit)

La mise en scène et les effets de scène sont malheureusement très inégaux, avec une première partie vraiment plus pauvre que la deuxième, nous laissant heureusement sur une note positive, alors que la pièce se termine (vraiment bien) sur le fameux titre "Let the sunshine in".

Un spectacle donc tout en nuances, avec des points positifs et des points négatifs, sortie directement des années peace and love. Un revival au profit du Sidaction, il faut le noter. A aller voir dans un mood super zen et open !

Jusqu'au 30 juillet 2011, au Palace.
8 rue du Faubourg Montmartre
75009 Paris
Toutes les infos sur le Site officiel, faiteslamour.fr, page Facebook
Sources : Wikipedia, regardencoulisses, musicalavenue.

31 mai 2011

{Test#452} Une journée au parc Astérix

Ce week-end, je suis allé avec ma bande de potes au parc Astérix. En plus d'un temps superbe, ce genre de sorties sont l'occasion de passer de super moments laissant de très bons souvenirs. C'est toujours comme ça, avec sa vraie bande de potes.

La journée commence tôt le matin, avec une navette qui doit nous amener directement du Louvre au parc. Le départ est prévu pour 8:45, nous prenons un peu de marge.

Et bien nous a pris. Entre la ligne 1, en ce moment en travaux, et l'emplacement exact du car (que l'on trouvera finalement au parking de la galerie du Caroussel, près de l'Apple Store), nous sommes juste à l'heure.

Le fait d'être dans un car met tout de suite en vacances. Ambiance colonie de vacances entre les binômes qui se forment pour la durée du voyage et se parlent à travers le car.

Nous arrivons à l'ouverture et passerons toute la journée sur un même style : no stress. Nous allons d'une attraction à l'autre sans se poser de question, ni en courant dans le parc dans tous les sens.

Les attractions justement sont plutôt classiques : tasses tournantes (ici les chaudrons qui rendent malades), chaises volantes (sympa et tranquille), grand 8 (que je n'ai pas fait en qualité de flipette, j'avoue), ou manoir hanté (nullissime), cela fonctionne sans être révolutionnaire.

Mention spéciale tout de même à l'attraction phare, Tonnerre de Zeus, une attraction tout en bois, franchement pas rassurant quand on regarde les wagons foncer sur les rails alors que l'armature grince. Sensations assurées, c'est une chouette attraction.

Ce qui est propre à ce parc, par rapport à celui de Mickey, ce sont les attractions d'eau. Entre Menhir express, Le Grand Splatch, et les deux parcours de bouées, c'est idéal quand il fait beau et chaud pour se rafraichir.

En revanche, là ou j'ai été déçu, c'est concernant l'enrobage, la déco, l'univers crée autour des attractions. Rien de cohérent, d'un bout a l'autre du parc.

Mis a part le village Gaulois, ou nous sommes bien en effet dans l'univers de Goscinny et Uderzo, tout le reste du parc tourne autour de l'Egypte, le Paris du 18eme, les Châteaux du Moyen-Age, etc. On pourrait tout aussi bien être dans un autre parc, on n'y verrait pas la différence !

Comme ailleurs, tous les plus produits : boissons, bonbons, souvenirs, sandwichs sont horriblement chers. Ici par contre il est autorisé de ramener son sandwich.

La grande différence avec le parc de la souris aux grandes oreilles, c'est le prix de l'entrée. A tarifs pleins, Asterix coute 25€ tandis que Mickeyland coute 40€ (sauf promotions, etc)!

Pour conclure, le parc Asterix, c'est un parc un peu moins fait pour les tous petits que Disneyland Paris, peut-être aussi un peu moins "pousse à la vente".

Les beaux jours approchant, c'est une très bonne idée pour y passer un jour de congé. En plus à partir de demain, Lutèce plage, une version romaine de Paris Plage est installée, avec des jeux d'eau, des jets, et du sable au bord du lac.

Mais une chose est sûre, si vous souhaitez y passer un super moment, entourez vous bien ! Parce que ce n'est pas le lieu qui y fera, mais bien les gens avec lesquels vous vous y rendrez !

Parc Asterix, le site internet, avec toutes les infos.

25 mars 2011

{Test#415} Nouveau bar dans le Marais : le Spyce

Pour moi, le 23 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie a toujours été le Mixer bar. Un endroit étrange avec une mezzanine un peu trop basse, et les banquettes, déchirées depuis toujours a l'étrange odeur d'alcool mélangé à des choses plus obscures encore.

J'y ai passé mes premières heures de gay parisien, lorsqu'à 17 ans j'ai connu le Marais comme ma poche et que, toujours accompagné de ma bande de copains, nous allions de bar en boîte en after, sillonnant ces quelques rues comme les couloirs de mon appart.


Et puis le Marais m'a lassé, m'a déçu assez vite. J'ai compris que mis à part des somnambules qui finissaient immanquablement par travailler dans tel bar ou tel centre de bronzage, il fallait éviter les nombreux écueils : drogues, alcool, et comme tous les milieux fermés, les guerres intestines.

Car à traîner souvent dans le Marais, des ennemis autant que des amis tu te fais, surtout si t'as 17 ans, un look de minet, et que tu collectionnes les aventures. J'ai donc grandi et j'ai décidé de ne sortir dans le ghetto gay parisien 3 fois l'année, ce qui me conviens beaucoup mieux ! On se fait vieux...

Quelle ne fut donc pas ma surprise, il y a quelques semaines quand, passant dans cette fameuse Ste-Croix, je me suis aperçu que de Mixer il n'y avait plus ! Le bar a été remplacé ! Par un autre bar bien entendu, du nom de Spyce.


Et ce jour là cette nouvelle adresse fut l'occasion d'une autre étape de la tournée des bars en amoureux que nous faisions justement. Nous sommes donc entrés.

Plus de mezzanine, mais un bar haut de plafond. Plus de couleurs sombres, mais du blanc partout, du neuf, du propre. Tout droit devant en entrant, un mur rempli de leds nous redonne en lettres de lumière le nom de ce bar, pour le retenir à tout prix.

Des écrans géants, des marches qui s'éclairent d'un bandeau de couleur, si le Mixer s'était laissé aller pendant une décennie, le Spyce rattrape le retard ! Mais attendez, ce n'est pas le mieux.


Les serveurs, qui autrefois ressemblaient à ceux qu'on voit un peu partout, sont cette fois torse nu et nous servent les cocktails (pas très chers) le téton si près du verre que c'en est indécent, leurs pectoraux galbés prenant décidément trop de place.

Pour peu qu'on vienne en période d'affluence, un vendredi ou samedi soir, des danseurs et danseuses montent derrière le bar, juste devant le mur de lumière, pour faire un show comme si vous étiez dans une boîte de nuit. L'inconvénient : l'endroit est pas immense, et donc vite blindé.

En revanche, pas de place pour se poser, il n'y en a pas assez. Ici on reste debout. Mais en bas, un vestiaire vous permet de vous débarrasser de vos fringues et un fumoir... de fumer.


La musique est chouette et pulsée, vous pouvez danser tout votre soûlL'inconvénient : elle est carrément super forte alors n'imaginez pas tenir une conversation ici. Tout juste échanger un prénom et ou un numéro de téléphone.

En gros le Spyce, c'est le bar gay avec toutes les options : musique, beaux gosses, lumières, shows, cocktails pas chers. Un peu comme le Raidd, mais en encore plus neuf. Un endroit simple et pratique pour draguer/bouger/boire.

Le site officiel du Spyce devrait ouvrir sous peu ici.
En attendant toutes les infos sont sur la page facebook du bar.
Le Spyce, 23 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, 750004 Paris.

3 mars 2011

{Test#405} La féline, dans le 20è arrondissement


En sortant du théâtre l'autre jour, nous avons eu envie de boire une bière dans le quartier. Sauf qu'entre bars de pébrons et cyber cafés, rien ne nous plaisait vraiment dans le coin. Et puis, au détour d'une rue, nous sommes tombés devant ce bar, où il semblait y avoir un peu d'agitation : La Féline.

Devant le bar, un garçon en leggings rouges à paillettes fume une cigarette en papotant avec le videur, un bonhomme imposant à la coupe punk. Nous entrons, l'endroit est super blindé. Le contraste avec le reste du quartier est saisissant.


Après quelques minutes, habitué au brouhaha et à l'agitation, je commence à observer l'endroit où je suis : il s'agit d'un bar rock'n roll garage punk. Les gens assis sont éclectiques tout de même. Les murs sont recouverts de photos de femmes ligotées. Un projecteur en projette d'autres sur un mur. Ambiance lesbienne fétichiste.

Et puis, après avoir commandé des bières qui nous seront servies dans de grands verres en plastique, de la fumée commence à envahir l'espace. Ça sent le fumigène. Quelques lumières jouent à travers les volutes. Un accord, et un claquement de cymbale. Le concert commence.


Le jeune homme en leggings rouge joue de la basse, tandis qu'une fille affublée de petites oreilles de chats sur la tête miaule et gémit, pour le plus grand bonheur de son public. Rock'n roll !

Nous ne sommes pas restés très longtemps. Le manque de place, et le bruit assourdissant nous ont un peu empêché de tenir une quelconque discussion. Mais j'ai adoré tomber, par le plus grand des hasards, dans cet endroit où je ne serais jamais allé de moi-même.


Une ambiance étonnante, une musique inédite, des gens dans leur monde, mais qui n'en étaient certainement pas moins sympa, c'est le genre de hasard qui rendent une soirée inoubliable.

Et si parmi vous il y avait des lesbiennes fétichistes, ou des gens curieux, alors allez faire un tour à La Féline. Ça vaut vraiment le détour.


La Féline, c'est au 6 rue Victor Letalle dans le 20è.
Myspace officiel.

6 déc. 2010

{Test#333} Nouveau à Paris : Le Culture Hall

Le Culture Hall c'est LE nouveau lieu à Paris. Il faut dire que de nouveau lieu, ça fait un moment qu'il n'y en a pas eu dans la capitale. Depuis quelques années en effet, les parisiens sont témoins d'un nouveau mode de sortie : on suit les soirées, et pas les clubs.


Et que de fois les soirées que l'on aime s'installent dans les boîtes les plus improbables, qui quelques années avant étaient complètement has been. Mais cette fois, c'est du neuf, et ça fait du bien.


Enfin, pas tout à fait neuf, car le Culture Hall prend ses aises dans une ancienne boîte de nuit, qui s'appelait le Plaza Madeleine. Quelques mois de travaux et hop, nouveau nom, nouvelle direction artistique, le club en sous-sol revêt désormais des airs de bibliothèque/loft New Yorkais. Une déco originale pour un club qui m'a convaincu.


Si j'y ai été faire un tour, c'est que la Doctor Love, la soirée de Mylène Pradelle, dont j'avais déjà parlé ici y a pris ses quartiers. Finie la dimension industrielle de la soirée que lui conférait la taille énorme du Mix Club, c'est un retour à une taille plus humaine.


Car le Culture Hall n'est pas de dimension immense. L'ambiance y est sympa, mais ça, ça dépend plus des soirées qui s'y passent. Et quand on regarde la programmation, entre la fameuse Doctor Love, la présence de Miss Kittin à l'ouverture, et un afterwork tous les jeudis, ça promet !


Gardez ce nom en mémoire, je suis persuadé que ce club va devenir un lieu incontournable de Paris dans les prochains mois.

Si vous voulez y faire un tour, le Culture Hall c'est au métro Madeleine.
8 Boulevard de la Madeleine. 75009 Paris.
www.culture-hall.com

13 nov. 2010

{Test#312} Le salon Papilles en fête à la Villette

Jeudi matin, ceux qui étaient réveillés on pu constater sur Facebook ou Twitter qu'à à peine 11heures j'étais déjà pompette. Oui, mais j'avais une bonne raison. 


En effet, mon cher et tendre mari participe cette année en tant que chef (rappelez-vous j'en parlais ici) au salon Papilles en fête. Il se tient à la grande Halle de la Vilette du 11 au 14 novembre, soit jusque demain. L'entrée est à 5 €, toutes les infos pratiques sont ici, et je vais vous donner 5 bonnes raisons d'y aller :


1. Il fait un temps de merde. Et oui ce n'est pas une grande nouvelle, il fait un temps pourri depuis plus d'une semaine. Et quitte à tourner en rond, autant aller dans un endroit sympa, et le salon Papilles en fête en est un.


2. De nombreux stands présentent des produits régionaux. Du pâté à n'en plus finir, du vin, des olives, du foie gras, c'est l'occasion d'acheter de très très bons produits. Je vous recommande chaudement le stand venu de la Guadeloupe et notamment leurs fantastiques punchs qui arrachent la gueule.  


3. Si vous êtes en couple, ça vous fera une sortie qui change de l'ordinaire. J'en ai vu des tas (de couples), et pas que des hétéros. Allez choisir le Champagne de votre futur Pacs, ça va vous rendre le samedi plus beau. Si vous êtes célibataire, c'est peut être l'occasion de rencontrer quelqu'un. J'en ai vu des tas (des célibataires), et pas que des hétéros. Et rencontrer un mec sur un stand de saucisson, ya pas plus romantique.


4. Promenez-vous, et ayez un oeil aguicheur sur la bouffe, vous verrez les exposants vous sauteront dessus pour vous faire tout goûter. Le côté économique, c'est qu'en se débrouillant bien, on sort rassasié, et que du coup pour 5 € et des bons produits, la place est vite rentabilisée.


5. Je suis en finale ! Si j'étais pompette jeudi, c'est qu'après une initiation aux accords mets et vins (que j'ai assidûment suivi), j'ai participé à un concours de cuisine avec la FFCA (Fédération Française de Cuisine Amateur). Je représentais mon mari, j'étais un peu son poulain, quoi. Et j'ai gagné jeudi, ce qui veut dire que je serais dans les parages toute la journée, pour disputer la finale. Vous pouvez pas louper le stand, il est en face de l'entrée, et c'est le plus grand !


Si avec toutes ces raisons vous n'avez pas envie de courir à la Villette, je ne comprends pas, moi !

10 nov. 2010

{Test#309} Buried un film qui rend claustro

Hier, pendant ma pause dej, j'ai regardé Buried. C'est le film de Rodrigo Cortes qui rend n'importe qui claustro en 90 minutes top chrono.


Synopsis : Ouvrez les yeux. Vous êtes dans un espace clos, sous 1 tonne de terre irakienne avec 90 minutes d'oxygène et pour seule connexion vers l'extérieur un téléphone portable à moitié rechargé. Tel est le destin de Paul, entrepreneur Américain pris en otage et enfermé dans une boîte. Le temps file et chaque seconde qui passe le rapproche d'une mort certaine...

Ce que je tiens à souligner, dans ce film, c'est que malgré trois bouts de ficelle, le film se tient complètement. Même si ce n'est pas le film du siècle, il faut tout de même prendre en compte que tout le film se déroule dans une boîte.


Pas un seul plan de l'extérieur, l'équipe technique a dû jouer de multiples ruses et cadrages pour ne pas rendre le film complètement mortel, et franchement, à part vu de haut, de côté, de l'arrière, de l'avant, il faut être malin pour se renouveler à chaque plan.

De même, Paul est enfermé dans un cercueil de bois. Pas de lumière naturelle, voire pas de lumière du tout pendant de longues minutes. C'est donc uniquement à la lueur d'un Zippo, d'un écran de portable et d'un tube fluorescent qu'est tourné le film.


Parce que finalement, pendant 90 minutes, Paul passe son temps au téléphone. A recevoir des MMS ou a passer des appels, à expliquer maintes et maintes fois sa situation, à essayer de dealer avec le terroriste ou trouver une solution avec le FBI qui, finalement ne l'aide pas franchement... Quel geek ce Paul !

Toujours pour cette même contrainte, après l'unité de lieu et la lumière pauvre, il faut savoir que dans ce film, on ne voit que Paul, enfermé dans sa boîte. Paul est incarné par le beau Ryan Reynolds, qu'on a déjà vu dans X-Men Origins ou Blade Trinity. Il fallait bien ça. 


Au final, cela donne un film certes pas ultra vivant, mais le but est atteint, je suis resté scotché, partageant l'angoisse de Paul, dans ce cercueil. Comme quoi, il ne faut pas forcément des millions pour faire de bons films.

©Rezo Films
Sources : allocine

13 oct. 2010

{Test#282} Flateurville, une utopie d'artiste

Depuis quelques semaines, fleurissent sur les murs Facebook de mes copains des statuts étranges, du mercredi au vendredi : "Demain, tous à Flateurville ?" ; "Qui vient à Flateurville avec moi ce soir ?" ; "Hier soir Flateurville : génial comme toujours".


Vous commencez à me connaître, ma curiosité est assez grande, alors un lieu qui fait l'unanimité, qui a l'air sympa et qui porte un nom bizarre, ça m'intéresse fortement ! Mais qu'est ce que c'est donc, Flateurville ?

Flateurville c'est avant tout une association loi 1901. Cette association est portée vers l'art sous toutes ses formes, et une manière de considérer l'art autant utopique que novatrice. Et à la tête de cette association, il y a Laurent Godard. Un rêveur, un artiste plasticien, un grand enfant qui a inventé son monde parfait à lui (comme Ilona à une époque)


Quand on arrive à Flateurville, à la salle de jeux, on se demande si c'est bien là. Le squat d'artiste est peu accueillant, presque lugubre. Mais sitôt la porte franchie on est dans un autre monde. Fausse végétation luxuriante pour un jardin fictif et sa scène de concerts, chambre d'enfant, bar, tout est pensé et les objets les plus hétéroclites se côtoient.


La grande salle ressemble à un atelier (l'endroit était en fait les anciennes imprimeries du Parisien d'une superficie de 600 m2). Les oeuvres de Laurent Godard y sont exposées, et on peut tout aussi bien s'affaler dans un fauteuil club pour écouter une cantatrice chanter Carmen, accoudée sur le piano, ou boire une bière dans une vieille Fiat 500 au fond de la pièce.


Chacun fait sa vie à Flateurville, et si l'on veut se poser dans le "jardin" pour écouter un guitariste aux chansons très, très tristes, on peut le faire. Mais si on préfère rentrer à 8 dans un cube de tôle de 2m de large, pour faire des photos inspirées avec une lampe de chantier, on peut aussi.


Si on veut s'installer au bureau, et prendre une feuille de papier pour écrire à la machine, c'est encore une autre possibilité. Mais attention, la touche espace ne marche pas très bien. Un endroit ou chacun déambule, et par sa simple présence marque son passage, d'une manière ou d'une autre, dans un endroit qui vit, qui est en perpétuel changement.


Chaque jeudi, l'endroit est ouvert au public, et chaque fois, de nouveaux événements : expo photos, projections vidéos, défilés de mode, concert, récital ou cours de danse, on ne peut pas prévoir la prochaine visite à Flateurville.


Pour faire partie du monde de Laurent Godard, il faut faire sa carte d'identité. Elle coûte 10 €, est plastifiée "comme une vraie", et vous donne accès au bar où les consommations sont vraiment pas chères. Si vous souhaitez tester l'endroit une fois comme ça, vous pouvez vous faire "tamponner" pour 3 €.


Flateurville, c'est un monde en expansion. Il n'y a pas que la salle de jeu, mais aussi la piscine Molitor, dans le 16è, et on dit qu'il y a un atelier à Montmartre, un entrepôt à Auxerre, et même d'autres Flateurville dans le monde, jusque New York !


Si vous voulez découvrir le monde rêveur et artistique de Laurent Godard, ça se passe le jeudi soir, au 24, cour des Petites Ecuries, et ça vaut le détour.


Sources : flateurville, artistikrezo, arg.free.fr
Merci à Céline Cee et Wil pour les photos, et à Seb pour avoir pensé à l'appareil photo!