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23 mai 2011
{Test#445} Expo Kubrick, à la cinémathèque de Bercy
Ce week-end, entre autres sorties je suis allé avec une copine voir l'expo sur le travail de Kubrick à la cinémathèque de Bercy. C'était la première fois que j'y entrais, depuis le temps que je passe devant le week-end en me dirigeant vers le Starbuck Saint-Emilion...
L'expo propose une rétrospective des films de Kubrick, depuis ses premiers courts-métrage pour des agences de presse à ses films devenus cultes, 2001, L'Odyssée de l'Espace, Orange Mécanique, Barry Lindon, Full Metal Jacket et j'en passe.
L'expo est assez intéressante, et nous montre des documents "backstage" : des scénarios griffonnés de la main du réalisateur, des éléments de décor, comme la table basse érotique de Orange Mécanique, les masques d'Eyes Wide Shut...
On y voit également des documents très techniques sur la construction et l'organisation de films ou des travaux préliminaires, comme la création complète d'un village du Vietnam pour Full Metal Jacket dans des ruines aux Etats-Unis.
L'ensemble est construit et la scénographie est simple et efficace. Mais il y a quelques petits points noirs :
Le premier, dû au lieu réside dans le fait que l'expo se déroule sur deux étages, ce qui n'est pas pratique du tout. En plein milieu de l'expo on doit prendre l'ascenseur, montrer de nouveau le ticket, etc... Pas bien pensé du tout.
Ensuite, la fin de l'expo est assez brouillonne. Alors que l'ensemble est très clair et construit, chaque salle portant sur un film, chaque film ayant sa couleur, on termine l'expo sur une boutique, mais il y a encore des choses à voir après.
L'impression, c'est que tout ce qu'ils ne pouvaient classer a été casé à la fin : les influences de Kubrick dans le cinéma aujourd'hui, les objectifs (de caméras) du réalisateur, des projets inachevés, la fin est un genre de fourre-tout qui laisse une mauvaise dernière impression.
Malgré tout, c'est une expo que je conseille, si vous aimez le cinéma, Kubrick ou ses films. Et en tous cas, ça donne envie de revoir tous ces chefs-d'oeuvres.
Ça se passe jusqu'au 23 juillet, à la Cinémathèque de Paris, tous les jours sauf le mardi, nocturne le jeudi. Plein tarif : 10 €. 51 rue de Bercy, Paris 12è
Tous les tarifs et infos sur le site de la cinémathèque.
23 nov. 2010
{Test#321} Kiss the Past Hello de Larry Clark
Jeudi dernier, je suis allé voir l'expo de Larry Clark, Kiss The Past Hello, avec le grand Tto. Elle se trouve au Musée d'Art Moderne de Paris, près du Palais de Tokyo, ce jusqu'au 2 janvier 2011.
Si vous voulez savoir comment j'ai attendu pendant près d'une heure dans le froid et en avançant pas à pas, inlassablement dans une file d'attente aussi longue qu'à un concert de Justin Bieber, alors lisez l'article de Tto à ce sujet (juste ici), qui raconte tout très bien, et en détail.
Mais une fois le Tto arrivé, nous avons pu enfin accéder à la fameuse exposition. Et à bien observer les gens, certaines personnes ne viennent là que par ce scandale que l'expo suscite, et la restriction d'accès aux mineurs dont elle fait l'objet.
L'expo de Larry Clark commence par quelques clichés de sa mère (ses parents étaient tous deux photographes). Puis on découvre son travail sur l'ennui ou la violence. Tout en vaquant dans l'exposition, nous discutons avec Tto de ce que ces clichés nous suggèrent. Je lance Nan Goldin, une autre photographe qui m'a marqué, il rétorque Ken Park, un film du photographe (à voir absolument).
Et la pièce suivante ira dans ce sens, car on retrouve à travers le travail de l'artiste - qui se mèle à des groupes d'adolescents défavorisés, désabusés - certains des acteurs du film. Le ton est donné, nous parlons de choses et d'autres, de l'exposition, un peu de son Zolimari, et moi du mien.
Les clichés défilent et nous entrons dans l'intimité la plus complète des modèles. Pour la plupart nus, souvent en plein acte sexuel, parfois en train de se droguer, les thèmes majeurs du photographe sont violents et crus, et tournent tous autour de la fin de l'adolescence, période de la vie qui le fascine.
Mais de voyeurisme il n'y en a pas. Parce que l'artiste s'est fait accepter dans cette intimité. Et si quelqu'un dans l'histoire est voyeur, c'est bien le spectateur qui est venu voir un bout de quéquette. C'est sur ce sujet que nous dissertons avec Tto en entrant dans la librairie qui suit l'expo (qui est décidément trop courte).
Ce que j'aime beaucoup dans les rencontres avec des blogueurs, c'est qu'on connaît déjà l'image que chacun veut donner de soi. Dans un blog, celle-ci est travaillée, perfectionnée. Rien ne sert de s'attarder sur des banalités.
Ce qui est intéressant, dans une vraie rencontre c'est de tout de suite chercher ce qui n'est pas le blogueur, mais la personne. Et Tto, le sûr de lui à l'égo géant, la star blogosphérique est un garçon tout naturel, à la conversation facile et aux références multiples. Quelqu'un de bien, derrière le fanfaron, et surtout, un costume impeccable.
Quant à l'expo, elle dure donc jusqu'au 2 janvier, et est interdite aux mineurs (ce qui donc, n'est pas une raison suffisante pour aller la voir).
Au Musée d'Art Moderne. Nocturne le jeudi soir.
Plein tarif : 5€. Toutes les infos sur le site du musée.
©Larry Clark
Si vous voulez savoir comment j'ai attendu pendant près d'une heure dans le froid et en avançant pas à pas, inlassablement dans une file d'attente aussi longue qu'à un concert de Justin Bieber, alors lisez l'article de Tto à ce sujet (juste ici), qui raconte tout très bien, et en détail.
Mais une fois le Tto arrivé, nous avons pu enfin accéder à la fameuse exposition. Et à bien observer les gens, certaines personnes ne viennent là que par ce scandale que l'expo suscite, et la restriction d'accès aux mineurs dont elle fait l'objet.
L'expo de Larry Clark commence par quelques clichés de sa mère (ses parents étaient tous deux photographes). Puis on découvre son travail sur l'ennui ou la violence. Tout en vaquant dans l'exposition, nous discutons avec Tto de ce que ces clichés nous suggèrent. Je lance Nan Goldin, une autre photographe qui m'a marqué, il rétorque Ken Park, un film du photographe (à voir absolument).
Et la pièce suivante ira dans ce sens, car on retrouve à travers le travail de l'artiste - qui se mèle à des groupes d'adolescents défavorisés, désabusés - certains des acteurs du film. Le ton est donné, nous parlons de choses et d'autres, de l'exposition, un peu de son Zolimari, et moi du mien.
Les clichés défilent et nous entrons dans l'intimité la plus complète des modèles. Pour la plupart nus, souvent en plein acte sexuel, parfois en train de se droguer, les thèmes majeurs du photographe sont violents et crus, et tournent tous autour de la fin de l'adolescence, période de la vie qui le fascine.
Mais de voyeurisme il n'y en a pas. Parce que l'artiste s'est fait accepter dans cette intimité. Et si quelqu'un dans l'histoire est voyeur, c'est bien le spectateur qui est venu voir un bout de quéquette. C'est sur ce sujet que nous dissertons avec Tto en entrant dans la librairie qui suit l'expo (qui est décidément trop courte).
Ce que j'aime beaucoup dans les rencontres avec des blogueurs, c'est qu'on connaît déjà l'image que chacun veut donner de soi. Dans un blog, celle-ci est travaillée, perfectionnée. Rien ne sert de s'attarder sur des banalités.
Ce qui est intéressant, dans une vraie rencontre c'est de tout de suite chercher ce qui n'est pas le blogueur, mais la personne. Et Tto, le sûr de lui à l'égo géant, la star blogosphérique est un garçon tout naturel, à la conversation facile et aux références multiples. Quelqu'un de bien, derrière le fanfaron, et surtout, un costume impeccable.
Quant à l'expo, elle dure donc jusqu'au 2 janvier, et est interdite aux mineurs (ce qui donc, n'est pas une raison suffisante pour aller la voir).
Au Musée d'Art Moderne. Nocturne le jeudi soir.
Plein tarif : 5€. Toutes les infos sur le site du musée.
10 janv. 2010
{Test#15} L'expo D'Hermes au SMS au musée de la Poste
Je suis allé hier à l'exposition D'Hermes au SMS... ou "La saga du message", qui se tient en ce moment au musée de la Poste, et ce jusqu'au 6 mars 2010.
Toute l'expo est vraiment bien construite. Elle est interactive et intéressante, une vraie exposition "nouvelle génération", et écolo qui plus est. Impressions...
"Peut-on imaginer un monde sans communication? Une vie sans échange de nouvelles? D'informations? Un Noël sans lettre au père Noël? De l'antiquité grecque jusqu'à la révolution numérique et électronique, le message n'a cessé d'évoluer dans sa forme et sa transmission."
En entrant dans l'exposition, un écriteau nous prévient que la scénographie est entièrement faite de carton recyclé. Depuis les cadres des tableaux, jusqu'aux socles des objets, et même des bancs en carton pour se reposer. Et en plus, c'est joli, et original. De même, la dernière pièce de l'expo temporaire nous montre les moyens mis en oeuvre aujourd'hui par La Poste dans le domaine écologique, que ce soit avec les vélos à assistance électrique des facteurs, ou l'utilisation de papier recyclé. Le côté responsable est bien mis en avant.
L'ensemble des pièces est bien éclairé, les explications suffisantes mais pas écrasantes, claires, le parcours est simple, mais complet.
Parmi les choses remarquables ou émouvantes de l'exposition : les lettres jetées par des déportés juifs depuis les wagons qui les amenaient en Allemagne, les lettres des petits enfants de tous âges au père Noël, les messages codés et autres télégraphes de guerres.
L'autre bonne surprise de cette sortie, c'est le côté 2.0 ; tout au long des salles, des activités, ludiques et interactives sont proposées au public. Pliage de lettres comme au 17è siècle, test de codages de lettres, réalité augmentée avec une carte postale, envoi gratuit d'un MMS avec un stylo numérique, livret de jeu pour les enfants, les activités sont diverses et variées et apportent un vrai plus.
Enfin, avec le ticket d'entrée à l'exposition temporaire, on a accès gratuitement à la partie permanente, qui permet d'aller plus loin avec toute l'histoire de la distribution du courrier. Cette fois encore sont prévues des activités qui viennent ponctuer chaque salle.
Infos pratiques :
L'adresse Musée de la Poste.
34, boulevard de Vaugirard - Paris 15è
Métro Montparnasse-Bienvenue
De 10h à 18h, sauf dimanche et jours fériés
Tarif : 6,50 € - Tarif réduit : 5 €
Gratuit pour les moins de 13 ans
Tel : 01 42 79 24 24
www.ladressemuseedelaposte.fr
Toute l'expo est vraiment bien construite. Elle est interactive et intéressante, une vraie exposition "nouvelle génération", et écolo qui plus est. Impressions...
"Peut-on imaginer un monde sans communication? Une vie sans échange de nouvelles? D'informations? Un Noël sans lettre au père Noël? De l'antiquité grecque jusqu'à la révolution numérique et électronique, le message n'a cessé d'évoluer dans sa forme et sa transmission."
En entrant dans l'exposition, un écriteau nous prévient que la scénographie est entièrement faite de carton recyclé. Depuis les cadres des tableaux, jusqu'aux socles des objets, et même des bancs en carton pour se reposer. Et en plus, c'est joli, et original. De même, la dernière pièce de l'expo temporaire nous montre les moyens mis en oeuvre aujourd'hui par La Poste dans le domaine écologique, que ce soit avec les vélos à assistance électrique des facteurs, ou l'utilisation de papier recyclé. Le côté responsable est bien mis en avant.
L'ensemble des pièces est bien éclairé, les explications suffisantes mais pas écrasantes, claires, le parcours est simple, mais complet.
Parmi les choses remarquables ou émouvantes de l'exposition : les lettres jetées par des déportés juifs depuis les wagons qui les amenaient en Allemagne, les lettres des petits enfants de tous âges au père Noël, les messages codés et autres télégraphes de guerres.
L'autre bonne surprise de cette sortie, c'est le côté 2.0 ; tout au long des salles, des activités, ludiques et interactives sont proposées au public. Pliage de lettres comme au 17è siècle, test de codages de lettres, réalité augmentée avec une carte postale, envoi gratuit d'un MMS avec un stylo numérique, livret de jeu pour les enfants, les activités sont diverses et variées et apportent un vrai plus.
Enfin, avec le ticket d'entrée à l'exposition temporaire, on a accès gratuitement à la partie permanente, qui permet d'aller plus loin avec toute l'histoire de la distribution du courrier. Cette fois encore sont prévues des activités qui viennent ponctuer chaque salle.
Infos pratiques :
L'adresse Musée de la Poste.
34, boulevard de Vaugirard - Paris 15è
Métro Montparnasse-Bienvenue
De 10h à 18h, sauf dimanche et jours fériés
Tarif : 6,50 € - Tarif réduit : 5 €
Gratuit pour les moins de 13 ans
Tel : 01 42 79 24 24
www.ladressemuseedelaposte.fr
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