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6 avr. 2011

{Test#422} Je mange des graines, comme les volailles


Dimanche dernier, avec mon mari, nous avons tenté un truc de fou : nous ne sommes pas allés au Truffaut Quai de la Gare, non ! On y va tous les dimanches, y'a un moment, même les vendeurs commencent à nous connaître. Nous avons beaucoup pris sur nous, mais nous n'y sommes pas allés.

En fait on a été découvrir un autre Truffaut, celui des quais d'Ivry. Approximativement à 5 minutes de plus en scooter, il est tout au bord de Paris, et fait partie d'un complexe de magasins, avec Leroy Merlin en face, des cinés et quelques restos.


Et ben je peux vous dire que ce Truffaut, c'est pas un truc de midinette. 4 ou 5 étages, je ne me souviens plus trop, avec des plantes, des graines, des lumières d'extérieur, un rayon animaux immense, des tondeuses à gazon, tout est plus grand, et on voit bien que de l'autre côté du périph', c'est plus des jardins que l'on soigne que des terrasses.

Un peu perdus dans cette jungle, nous avons tout de même trouvé pas mal de choses, dont un germoir à graines, et des graines à faire pousser. On se lance dans les graines germées comestibles !


Le principe est très simple. La première étape consiste à ramollir les graines, en les laissant une nuit dans l'eau. Puis on les place sur les étages du germoir.

La deuxième étape consiste à les entretenir. Chaque jour, on rince les graines à l'eau claire, et on égoutte au maximum pour laisser le moins d'eau stagnante, il faut éviter que les graines ne pourrissent.


Entre 2 à 7 jours les graines germent et commencent à pousser. Elles sont alors bonnes à manger. Une fois suffisamment grandes, on peut les conserver dans une boîte hermétique, quelques jours au frigo.

Pour tester, nous avons pris des graines de radis et de betterave. Le radis est poussé à vitesse grand V tandis que les graines de betterave prennent leur temps, et ne sont pas encore prêtes. Une fois poussés, les germes de radis ont un goût de radis noir très prononcé et piquant, c'est super bon.


En fait, quelques graines germées sur une viande, ou même avec du fromage, et cela relève un plat, un peu comme le ferait un condiment. Je ne mangerais pas de ça tout seul, mais en accompagnement d'un légume, d'une viande, dans une salade, c'est très sympa et donne du caractère au plat.

Surtout que ce n'est pas grand chose à faire, que la pousse des germes se fait très vite, et que ça ne coûte pas grand chose (le germoir a coûté moins de 5 €.)


Pour les graines, je ne vous conseille pas Truffaut en revanche, où les sachets sont presque au prix du germoir, mais Biocoop qui propose aussi des graines à germer, pour moins cher.

Truffaut Ivry

14 févr. 2011

{Test#390} Moulibox, le lombricomosteur... de cuisine

Une amie m'a offert il y a peu de temps un objet étonnant que j'avais repéré sur internet : Mouliox, le lombricomposteur de cuisine.


Alors le lombricompostage, c'est une manière de recycler des déchets comme des pelures de légumes, du marc de café ou des sachets de thé, en les donnant à manger à des vers de terre.

Cette technique qui se répand depuis quelques années nécessite en général l'achat d'un lombricomposteur, une sorte de boîte, avec des étages, d'où on extrait d'un côté de l'engrais liquide, et de l'autre du compost pour les plantes. Pratique pour mettre dans un jardin, cela prend un peu de place.


Avec Moulibox, c'est le même principe, mais sans avoir tout cet attirail. La boîte est en métal coloré, plutôt sympa. La mienne est rose (comme par hasard). Dans la boîte, on met du terreau, fourni dans un sac avec des dizaines de vers de terre. Un peu effrayant au premier abord, tous ces trucs qui rampent.

Pas beaucoup d'entretien, il faut placer la boîte dans un endroit tempéré (pas au soleil directement, ni en plein froid). Toutes les semaines, une poignée de déchets suffit, les vers mangent assez lentement. Si la terre sèche, il suffit de vaporiser un peu.


Au dessus de la boîte, un filtre permet de laisser l'air circuler entre la boîte et l'extérieur, sans que les odeurs ne passent. Au bout de quelques mois (3 ou 4), le compost est prêt. Il faut alors faire migrer les vers dans un coin de la boîte, en les affamant quelques jours et en leur plaçant ensuite de la nourriture dans ce coin. On peut alors prélever le compost et leur mettre du nouveau terreau.

Cela fait quelques semaines que j'ai cette boîte qui, effectivement n'a aucune odeur. Les vers ne peuvent s'échapper de la boîte, c'est assez facile d'utilisation, et écolo. Par contre n'imaginez pas recycler toutes vos épluchures, à raison d'une poignée par semaine, c'est toujours ça, mais c'est plus fun que réellement utile.


La Moulibox existe en vert, noir ou rose. Elle vous coûtera 35 €. Un peu cher pour une boîte avec des vers dedans. Si vous vous sentez de partir à la chasse aux lombrics dans le jardin de papa, c'est plus rentable. Mais l'initiative est plutôt chouette !

En vente sur le site de Moulibox.

29 juil. 2010

{Test#210} Andréa, un purificateur d'air au naturel

Connaissez-vous Andréa, le purificateur d'air ? Non, ce n'est pas un jeune éphèbe qui vient chez vous, agitant les bras pour assainir votre intérieur. Andréa, c'est un objet design, qui renouvelle l'air de votre appartement en le filtrant, au travers d'une plante dépolluante*.


Le principe est assez simple. Il a été prouvé depuis longtemps qu'un certain nombre de plantes, mises dans votre intérieur, avaient tendance à dépolluer l'atmosphère*, réduisant la quantité des gaz toxiques, et notamment le formaldéhyde, un des plus toxiques de nos apparts.

Et Andréa ne fait qu'amplifier le pouvoir dépolluant de ces plantes, en forçant l'air à emprunter un passage à sens unique : il entre tout d'abord par une cloche, où se trouve la plante dépolluante. Pour sortir, l'air doit passer par la plante, la terre et les racines, pour arriver dans une deuxième chambre, sous la plante, et sortir, expulsé par un ventilateur, tout purifié. Vous suivez ?


Le plus simple, c'est de se fier au superbe schéma que j'ai vachement bien dessiné, même si j'ai un peu copié sur le site internet.

Pour ce qui est des fonctionnalités de cet objet, il faut noter que c'est ultra simple d'utilisation : une fois la plante installée dans le pot fourni, il faut juste vérifier, en gros une fois par semaine que le tiroir encastré en bas de l'objet est rempli d'eau. Des mèches dans le pot vont tremper dans l'eau et irriguer au fur et à mesure la terre.

Pour mettre en route l'appareil, il faut juste tourner le bouton et régler la puissance. Le ventilateur est super silencieux jusqu'à la vitesse moyenne, après je trouve qu'il fait un peu de bruit. En revanche, même à puissance moyenne il suffit de mettre la main derrière le ventilo pour se rendre compte que la quantité d'air filtrée est assez importante.


Un plus assez sympa à cet objet, c'est qu'il suffit d'appuyer sur le bouton, toujours le même, pour mettre en route des Leds qui illuminent l'objet de l'intérieur, le rendant presque "magique".

Les petits moins : même si l'appareil ne consomme que très peu d'électricité, il n'est pas équipé d'une batterie, et doit donc être sur secteur en permanence... Le fil électrique au milieu d'une pièce c'est pas terrible, du coup.
Le deuxième c'est le prix : 149 € (8 € de plus pour le modèle noir), c'est pas donné. Mais quand on se dit que ça fait purificateur d'air et objet de déco en même temps...

Andréa, en vente sur Laboshop,  Nature et Découvertes, BHV entre autres.
* Sur le site de Truffaut, un guide très bien détaillé sur les plantes dépolluantes, conseillant notamment l'utilisation de Spathiphyllum, Antherium, Scindapsus ou Sansevieria

21 juil. 2010

{Test#202} Coccibelle, l'anti pucerons on ne peut plus naturel

Avec mon mec un truc qu'on adore faire le week-end, c'est se promener chez Truffaut. Et apparemment, on est pas le seul couple de gays qui a mis cette activité passionnante au programme des dimanches. Mais toujours est-il qu'on trouve toujours quelque chose à acheter là-bas.


Que ce soit pour Coupine, ma chienne, pour les poissons, dont je vous parlerais bientôt, ou pour les dizaines de plantes qui peuplent ma cour,  on a toujours un truc à glâner là-bas. Ce qui nous donne du coup une raison d'y retourner.

Bref, il y a quelques semaines, au détour d'un rayon, alors qu'on se demandait ce que l'on allait bien pouvoir acheter cette fois, nous nous décidons pour un truc radical pour chasser les pucerons, parce que de mon rosier ils sont passés sur le jasmin, les fraisiers, le framboisier, et ça commence à bien faire. Rien n'y fait.

Un anti-tout pulvérisé qui ne fait que rendre les feuilles blanchâtres, un autre produit, anti-pucerons extrème, qui pue très très fort. Le résultat semble correct, mais quelques semaines plus tard, elles reviennent. Terminé les remèdes de gonzesse, je veux trouver un truc qui les chasse une fois pour toutes.


Et là, tandis que je suis en train d'étudier avec attention les étiquettes de tous ces produits de mort, tentant de trouver celui avec le moins de trucs nocifs pour mes pauvres plantes, j'entends le vendeur répliquer à un client qui s'intéressait aux mêmes produits que moi : "Si vous avez quelques jours, revenez jeudi, je vais recevoir des larves de coccinelles, il n'y a rien de mieux..."

Je m'enfuie du coup à la recherche de mon mec qui regardait avec envie un pied de courgettes, lui révélant sur le ton du secret : "Il faut revenir ici jeudi chercher des larves de coccinelles, et non nous n'avons pas la place pour un pied de courgettes !!"

Le jeudi nous revenons et achetons les précieuses larves de chasseresses. Le mode d'emploi nous explique tout, cela semble assez simple :


Les larves ont un certain nombre de stades. Il faut attendre que les miennes atteignent le stade 2 pour les faire côtoyer les pucerons. D'ici là il faut laisser dans leur boîte à température ambiante (elles étaient jusque là à 5°C, ralentissant leur croissance), où elles ont assez d'air et de pop corn (c'est apparemment leur nourriture préférée) pour tenir un siège.

Les larves atteignent dond leur stade 2, je peux les déposer sur les colonies de pucerons. Il faut en mettre une pour 15 à 20 pucerons. Je répartis donc mes petites protégées à l'aide d'un petit pinceau, pour ne pas les écraser, et au moment même où je les pose, elles se dirigent fièrement vers les pucerons, d'un pas plutôt décidé.

Après les avoir observées quelques minutes, les encourageant du mieux que je peux, je les quitte, et le lendemain, plus un puceron à l'horizon. C'est un carnage qui a eu lieu cette nuit. De larve je n'en vois plus non plus, sinon une ou deux, l'air perdues, et bien plus grasses que la veille. Les autres se sont cachées pour digérer.


Quelques semaines plus tard, les feuilles de mes plantes accueillent des coccinelles, d'une couleur un peu strange, orange et blanches, mais elles sont là, mes vaillantes guerrières, et si il reste un puceron, elles s'en feront un plat de premier choix.

Depuis, pas un puceron n'a refait surface. J'ai pu constater l'efficacité d'utiliser des larves de coccinelles. Comme le disait le vendeur, il n'y a rien de mieux, et puis ça fait franchement plaisir de savoir que ce sont des petites coccinelles qui ont oeuvré pour moi, à la place d'un insecticide qui ce serait retrouvé dans mes fraises.

Coccibelle, à usage unique, aux alentours de 12 €, chez Truffaut et, certainement les autres enseignes de jardinage.

12 juil. 2010

{Test#193} Deux arrosoirs rigolos chez Dom


Voici des accessoires que j'ai trouvé chez Dom qui va à la perfection avec mon super kit de jardinage : il s'agit d'arrosoirs super kitchs en forme de roi grenouille, et de cochon volant. N'empêche, je vous entend vous moquer, mais ma voisine est d'accord avec moi, ils sont tellement beaux ces arrosoirs qu'on les expose sur la rambarde entre chez nous deux.

Les deux animaux ont des yeux qui bougent, c'est plutôt marrant, le cochon possède des ailes dorées du plus bel effet, tandis que la grenouille est affublée d'une couronne. J'ai essayé, rien ne se passe en l'embrassant sur la bouche. J'ai déjà mon prince charmant, mais j'aurais pu en filer un à un ami !



Le trou pour insérer l'eau est suffisamment large pour entrer un robinet, c'est donc pratique. En revanche le trou qui distribue l'eau est un chouïa trop étroit, et si vous avez beaucoup de plantes à arroser ça vous prendra quelques heures. D'autant plus que ces arrosoirs n'ont pas une contenance énorme puisqu'ils font respectivement 2,3L pour le cochon, et 2L pour la grenouille.

C'est donc bien un accessoire de balcon et pas d'agriculteur, on est d'accord, mais ça reste super abordable pour un effet sans conteste. Chacun des arrosoirs est à seulement 6,95 €, chez Dom. A offrir ou se faire offrir, seulement si vous êtes fun !


Dom , 21 rue Sainte Croix de la Bretonnerie.
Ou sur le site internet
Numéro Lecteurs : 01.42.71.08.00

30 juin 2010

{Test#181} Le mur végétal


Ce cadeau remonte à quelques années. Pour mon anniversaire, mes amis m'avaient acheté entre autres merveilles un truc tout nouveau à l'époque (pour dire, ils s'étaient même démerdés pour me trouver un truc pas encore sur le marché) qui allait devenir très tendance : le mur végétal.


Depuis ces quelques années, les murs floraux se sont multiplié, il en existe de différentes sortes, tailles, matériaux. Aujourd'hui, je vous présente le mien, le carré mur floral de chez Flowall.



En fait ce carré de plastique vert qui contient 16 petits pots n'est qu'un simple module. Je n'en ai pas d'autres, mais il est possible de les assembler entre eux pour faire un mur d'autant plus grand, carré, rectangulaire ou en pyramide, c'est à vous de voir.

Les petits pots se clipsent sur le tableau, ce qui permet de placer les plantes plus aisément. Sachez cependant que la contenance est vraiment très petite et qu'il ne faudra pas mettre de grosses plantes, ni des plantes fragiles. 

L'épaisseur du tableau est rempli d'une sorte de feutre. En haut à gauche du tableau on trouve une ouverture permettant de verser de l'eau, et en bas à gauche un trou pour évacuer le trop-plein. L'eau reste ainsi gorgée sur le feutre et irrigue les plantes en diffusant au long des jours. 

Malgré cela, il faut savoir que les plantes qui se trouvent en haut seront moins bien irriguées que celles du bas. Privilégiez donc les plantes qui ont le moins besoin d'eau (cactus ou plantes très grasses) en haut et les autres vers le bas. 

Après l'avoir rempli un certain nombre de fois à cause d'une mortalité importante, j'ai pu observer que les plantes qui ont besoin de moins d'attention sont celles qui résisteront le mieux dans ce mur. En effet elles sont soumises à des conditions difficiles : peu de terre, qui sèche vite et peu d'espace pour se développer. Il faut donc leur apporter de l'engrais régulièrement. 

Mais malgré tout, ce cadre que j'ai déménagé de l'intérieur (il est hermétique, mais surtout, faites gaffe au trou du trop-plein, j'ai fait l'erreur), à l'extérieur est assez sympa, car avec un peu d'entretien, cela fait un tableau de verdure, original et franchement mignon.

Depuis, ils ont décliné le tableau en noir, terracota, vert tilleul et blanc, il existe même un pot qui prend la place de 4 petits, pour varier les plaisirs. L'objet reste tout de même pas super donné, chaque kit quelle que soit sa couleur, étant à 49 €.

En vente sur le site Flowall.

25 juin 2010

{Test#176} Le kit Lady Garden

Encore un objet aussi indispensable que gadget, aujourd'hui c'est le kit Lady garden que je vous présente. Et qui sait, il vous servira peut-être demain, pour la gay Pride de Paris.


Ce qui frappe à première vue, c'est la couleur. Si vous n'aimez pas le rose, passez votre chemin. Car si c'est pas féminin, c'est super queer, tout est rose fluo dans ces accessoires prévus pour le jardin. So gay parisien ! Ou plutôt comment avoir l'air cruche au jardin ?



Le kit comprend : une petite pelle, un sécateur, une mini fourche, des gants à pois blancs magnifiques, un plantoir, une bobine de fil, des petites étiquettes pour plantations et un panier pour ranger tout ça.


Mis à art la couleur, qui ne fait franchement pas paysan, les outils sont de bonne facture, et ils sont donc autant utiles qu'agréables. La pelle et la mini fourche ne me servent qu'assez occasionnellement (quoiqu'ils peuvent être utiles pour aérer la terre des pots de fleurs), mais par exemple, le sécateur possède une très bonne lame, et que ce soit pour mes rosiers ou mon olivier, c'est parfait.

Une petite interrogation, tout de même sur le plantoir, en photo ci dessous, qui ressemble sincèrement à s'y méprendre à un plug, certainement le fruit de la reproduction d'un stimulateur prostatique et d'une queue de chien plug...


Les gants ne sont pas nécessaires à chaque opération de jardinage, surtout à Paris, mon entretien relevant plus de l'arrosage et de la coupe sommaire, mais si besoin, c'est assez pratique d'en avoir, mais qui a dit qu'on ne pouvait pas être mode et jardin à la fois?

Je ne sais pas, messieurs, si ce kit ravira vos âmes queer autant que moi, mais à toutes les filles qui me lisent, je suis sûr que vous trouverez ces instruments de jardinages aussi choupi qu'utiles à la fois, et que vous trouverez un moyen de persuader votre homme de vous l'offrir à une quelconque occasion. I'm a Barbie girl ?

 

Kit d'accessoires de jardin Lady Garden, chez La Chaise Longue, 34,90 €

31 mai 2010

{Test#157} Un après-midi avec les abeilles


Ce qui est étonnant à la campagne, c'est que tout se sait avec une vitesse prodigieuse. Et lorsque ce matin le voisin est venu me trouver en me saluant par un "c'est vous le parisien ?", je n'étais pas surpris outre mesure.
Le voisin en question, c'est le Mathieu. La particule est importante et ici tout le monde la porte. Le Mathieu, donc est apiculteur, et nous propose de se rendre l'après-midi même faire un tour de ses ruches. C'est avec plaisir que nous acceptons.


Nous partons donc dans un fourgonnette rouge, mon mec sur le siège passager, et moi à l'arrière assis sur une ruche, la chienne sur mes genoux, à travers des routes de campagnes. Un premier arrêt et nous en découvrons une dizaine. Le Mathieu nous fait passer derrière, pour ne pas se retrouver sur le chemin des sentinelles qui gardent les ruches. Et puis nous partons vers un autre coin où le voisin a rassemblé une autre dizaine.

C'est la première fois pour moi que j'en vois de si près, et des abeilles en si grand nombre. C'est assez marrant de les voir faire leurs allers et retours entre les fleurs d'acacias qui nous entourent et leur refuge.


Nouveau départ, cette fois pour le Mas du voisin, où, nous dit-il s'est installé un essaim dans une fenêtre qu'il veut déloger, si nous voulons voir ça. En effet, l'essaim d'abeilles s'est rassemblé entre un volet fermé et une fenêtre, créant des alvéoles et construisant petit à petit leur nid. C'est impressionnant.


Le Mathieu commence par préparer de la fumée, en faisant brûler partiellement de la lavande dans un enfumoir. Puis il s'équipe à l'aide d'une vareuse, ce voile/chapeau qui permet de voir sans se faire piquer. Ensuite, direction le nid, où il entrouvre la fenêtre et diffuse de la fumée qui rend les abeilles plus calmes. Il récupère les rayons d'alvéoles et les dispose sur des cadres qu'il insère dans la ruche. De même il fait entrer le maximum d'abeilles entre les rayonnages préparés à recevoir les futures alvéoles.


Une fois que les abeilles sont dans la ruche, et surtout la reine, le Mathieu la ferme par le dessus. C'est terminé pour aujourd'hui. D'ici quelques heures celles qui sont encore sur les murs descendront se coucher dans la ruche, près de la reine, pour la nuit. Dès demain, elles commenceront leur nouvelle vie dans leur nouvelle demeure toute neuve. Et d'ici quelques jours le Mathieu viendra chercher la ruche et l'amènera (de nuit) près de ses autres.


L'opération était délicate, et le voisin, bien qu'équipé, ne met plus de gants, ce qui lui aura valu deux "petites piqûres, con". C'était très impressionnant d'assister à ça, et je ne sais pas si j'aurais jamais l'occasion d'y assister de nouveau. Le bruit de la ruche qui gronde quand le voisin l'enfumait, ou les quantités d'abeilles qui tournoyaient autour de nous, pour faire le tour de la maison et aller secourir leurs congénères de l'autre côté (car une abeille n'abandonne jamais sa reine), toutes ces sensations sont autant de choses que je ne regrette pas d'avoir vues cet après-midi.


Pour finir je citerais le Mathieu, à qui je demandais - à l'heure où tout le monde ne jure que par la nature, le bio et la sauvegarde de notre environnement - si lui, si près des abeilles, constatait qu'en effet il y avait urgence, et que les abeilles disparaissaient bel et bien. Sa réponse est pleine de bon sens et de simplicité : " Entre les pesticides et Tchernobyl, on ne me fera pas dire qu'il y a pas quelque chose qui va pas".



Même s'il ne me lit certainement pas, je remercie le Mathieu d'avoir été si gentil avec nous, sous ses airs de nounours d'avoir pris le temps de nous expliquer en long et en large tout ce qu'il faisait et d'avoir répondu à mes nombreuses questions. Un ours peut-être, mais gourmand de miel.

26 mai 2010

{Test#152} Un coin de romantisme


Continuons cette semaine les mini jardinages, avec un truc super romantique pour pas très cher. A ma porte d'entrée, j'ai un escalier en bois. Sur la première marche j'ai installé un pot de terre cuite (de la taille de la marche, pour ne pas que ça dépasse) dans lequel j'ai planté un plant de Clématite.

Sur le mur contigu j'ai installé deux treilles sur lesquelles ont grimpé les branches de Clématite que j'ai guidé au moyen de fil métallique de jardin. La plante a rapidement pris de l'ampleur et des boutons sont apparus.

Enfin, j'ai installé autour des deux treilles une lampe solaire constituée de petits lampions Ikea. Celle-ci, au moyen d'un chargeur solaire se recharge toute la journée, avec le soleil, et ne s'allume que lorsqu'il se couche.

Le tout donne un petit coin super romantique juste à l'entrée de chez moi. C'est dire, maintenant quand le soleil se couche, je n'ai plus envie de fermer ma porte. Comme quoi, pas besoin de beaucoup pour donner à son univers une touche de romantisme.

Et le tout pour pas très cher :
Pot en terre cuite et sous-pot : 10 € chez Truffaut
Pied de Clématite : 8,90 € chez Truffaut
Treilles : 2 € l'une, chez Gigastore
Lampions : 19,95 € la guirlande chez Ikea

19 mai 2010

{Test#145} Le mini potager de balcon

La semaine dernière je vous parlais de plantes aux dents acérées comme des piranhas, mais cette semaine, alors que les saints de Glaces sont bels et bien passés depuis quelques jours (pour ceux qui ont les seins de glace, revenez les dimanche, je vous explique comment se réchauffer), entrons dans le vif du jardinage, je vous présente mon petit potager de balcon ou de cour.


Cet article semblera certainement ridicule à tous ceux qui possèdent un vrai jardin digne de ce nom, mais il ne faut pas oublier qu'à Paris, avoir un jardin est un luxe qui se paie en milliers d'euros, et si comme moi vous aimez toucher la terre mais que vous n'avez pas la place d'avoir des rayons de pommes de terre et de carottes, une bonne solution consiste à planter ses légumes et arômates en pots.

J'ai opté pour une solution assez sympa qui consiste à remplir un bac de rangement (assez peu profond et en plastique) qu'on peut trouver dans tous les magasins de bricolage ou de décoration suédoise, pour pas très cher. Il suffit ensuite de faire des trous sous le bac pour que le surplus d'eau puisse s'évacuer, et de le remplir de terreau.


Laissez ensuite libre cours à votre imagination et vos envies pour planter ou semer ce que vous aimez. Avec mon homme nous avons opté pour quelques radis, des pieds de tomates cerise, des aromates, thym, menthe, origan, etc.

Certains semis ont fini par prendre trop de place et nous les avons alors déplacés dans des pots de fleurs séparés, comme une verveine citronnée, ou des plants de tournesols. L'important dans l'histoire ce n'est pas de vous nourrir grâce à votre mini jardin, mais bien plus de se faire plaisir avec une activité qui n'est pas parmi les plus courantes à Paris, le jardinage.


Je vous assure que 10 petites minutes passées à parler à mes plantes le soir en rentrant du boulot valent bien une heure de psy à raconter les déboires de nos vies de psychotiques de la capitale, ça calme et ça coûte moins cher.

12 mai 2010

{Test#138} La boule plantes carnivores

J'avais dans ma cour une boule qui ne servait à rien, récupérée il y a un moment d'une urne en plastique. Passionnant me direz-vous, d'autant que cette boule est restée un long moment dans la fameuse cour sans utilisation, mais que je ne voulais pas jeter, persuadé qu'elle pourrait bien me servir à quelque chose. Et ça y est, j'ai trouvé.


J'ai transformé ma grosse urne en plastique en un pot de fleur pour plantes carnivores ! (Mais où va t'il chercher tout ça?) Regardez plutôt : un bout de plastique noir perforé au fond pour boucher le trou, de la terre à mi-hauteur, une attache à pot de fleurs pour la suspendre et il ne reste plus qu'à planter mes vilaines plantes.

C'est la première fois que je plante des carnivores, je ne suis donc pas du tout un spécialiste. J'ai trouvé la plus célèbre des plantes carnicores, la dionaea, une autre pleine de tentacules couverts de poils, la Drosera, et la dernière qui ressemble à des tubes, la Heliamphora.


Ces plantes ont besoin d'un environnement humide et chaud, elles poussent naturellement dans une terre pauvre et acide, mélange de tourbe et de sable. Première faute puisque je les ai mises dans du terreau. Oups !

Selon mes recherches, les plantes carnivores sont très exigeantes au niveau de l'eau. Elles ne supportent pas l'eau du robinet, et il vaut mieux leur donner de l'eau déminéralisée ou de l'eau de pluie. Et hop ! Deuxième erreur.

Troisième erreur alors que je vois que l'idéal pour l'arrosage est de laisser une soucoupe toujours remplie d'eau sous le pot de fleurs. Je les arrose, moi, avec un vaporisateur qui dépose sur mes petites chéries une fine pluie que je suis sûr qu'elles apprécient. Et vous avez déjà vu une soucoupe qui va sous un globe vous?


Donc, en gros, je ne fais rien de ce qu'il faut pour que mes plantes carnivores croissent et soient heureuses. Mais pourtant elles ont l'air de bien se plaire dans leur boule. Le plastique laisse passer la chaleur comme une serre, la forme ronde force l'humidité à rester. Je suis sûr que je peux y arriver.

En attendant que mes plantes deviennent gigantesques et mangent des gros rats, voici une petite vidéo qui montre le principe de "chasse" de deux plantes carnivores : la Drosera et la Dionaea. C'est flippant !


Sources : karnivores, infoscarnivores

17 mars 2010

{Test#83} Ma plante dans une canette


Une plante dans une canette? Comme vous allez bientôt le constater à l'approche des beaux jours, je suis un amoureux des plantes, et les articles jardin vont certainement également fleurir sur mon blog. C'est pourquoi j'étais un peu sceptique lorsque j'ai vu dans un rayon ces jolies canettes colorées qui vous annoncent qu'il suffit de décapsuler, d'arroser, et d'attendre que ça pousse.

Je prends tout de même trois canettes : Origan, pomme, et orange. La canette s'ouvre en haut comme une boite de conserve. Elle est pleine d'un substrat mélangé à de l'engrais qui ressemble à de la sciure. Dessous, un couvercle en plastique se retire pour trouver les graines dans un sachet. Il faut ouvrir en dessous la capsule comme une canette de soda, pour évacuer l'excédent d'eau.

On sème les graines dans le substrat et on verse en gros un verre d'eau. Le trop plein s'évacue par le trou. Je pose mes canettes sur mon lavabo, juste en dessous d'un puits de lumière. Ne reste plus qu'à attendre.

Quelques jours se passent.

Ma canette contenant de l'origan présente aujourd'hui des petites pousses. Je ne les ai pas arrosées de nouveau encore, car le couvercle en dessous contient encore un peu d'eau. Pour ce qui est des autres canettes, rien n'a encore poussé mais il est écrit sur la notice qu'il faut attendre environ 3 semaines pour ces variétés. Patience donc. Je vous dirais par la suite si ça a poussé.

Les canettes sont, au meilleur prix (sur internet ou dans des magasins discount) à 2 € l'unité. Faites attention où vous les achetez, ça grimpe jusque 5 ou 6 € l'une. L'objet est sympa, ça peut être un petit cadeau clin d'oeil sympa à offrir à vos amis qui ont (ou pas) les pouces verts.

Il existe plusieurs types de canettes : les légumes (radis, carotte, concombre ou tomate), les plantes aromatiques (menthe, basilic, origan, thym), les fruits (orange, pomme, citron et fraise), et les canettes de la chance (trèfles) et à messages (des haricots portant sur leurs feuilles un message parmi 4 au hasard. Je sais qu'ils existent mais ne les ai pas encore trouvés, je ne peux donc pas vous en dire plus pour l'instant).