14 mars 2011

{Test#407} Journal de l'infidèle, de Pierre Salducci

Me revoici, après une semaine de silence sur ce blog. En effet, depuis plus d'un an que j'ai commencé cette longue série de tests, je n'ai jamais eu le temps de prendre du recul. 407 tests plus tard, c'est chose faite. Et ma première constatation, c'est que ce blog est loin d'être fini.

A peine une semaine que je n'ai rien écrit, mais ça m'a terriblement manqué. Et si aujourd'hui je passe plus de temps à faire du sport - natation, vélo, footing - et que ce sont autant de moments, midis ou soirs, ou je pouvais écrire, je trouverais le moyen d'écrire mes articles à d'autres moments de la journée.

Et si je ne suis pas venu ici pendant sept jours, je n'en ai pas pour autant rien fait. Et entre autre tests, j'ai lu le livre de Pierre Salducci, Journal de l'Infidèle.


Pierre, jeune professeur de français, s'ennuie dans sa relation de couple avec Jean. Il ne se résout pourtant pas à perdre la sécurité affective qu'il représente. 


En peu de temps, il rencontre deux garçons : Christophe, un marginal qui vit en communauté, puis Kamel, élève en terminale dans le lycée où il enseigne. Tous deux exercent sur lui la fascination de la nouveauté. Sans le savoir, Jean, Christophe et Kamel vont se retrouver au coeur d'un quatuor amoureux intense et désordonnée. 

Ce livre est intéressant sous de nombreux angles. Le premier, comme Pierre Salducci le soulève dans sa préface, relève du côté "journal intime" du roman. Le livre a en effet été construit sur une base réelle du journal intime de l'auteur, qu'il avait écrit à ses 25 ans. Retrouvé des années plus tard, sans se souvenir de ces événements, il a reprit ses textes pour les romancer et les ordonner. Tout cela a donc un goût de vrai... et ça se sent.


Le deuxième aspect intéressant, c'est que les faits, bien que du milieu des années 80, paraissent à ma lecture  toute récente, aussi actuels qu'ils ont pu l'être il y a 30 ans. Ses différentes descriptions des rapports avec ses hommes, ce qu'il souhaite d'eux, redoute d'eux, attend d'eux, tous ces sentiments sont les mêmes aujourd'hui. Le récit est tellement personnel qu'il en devient intemporel.

Ensuite, le fait est que tout le monde peut s'identifier au roman. Tantôt le héros me faisait grandement penser à un ami, qui vient de se séparer, tantôt à moi, quelques années plus tôt, ou encore à d'autres amis célibataires qui ont peur de s'engager. Finalement, c'est un peu l'histoire de tout le monde, et si l'histoire est simple, les sentiments sont justes.

Enfin je mets un petit bémol pour le style, qui passe d'actions romancées à de longues introspections, des vagabondages de l'esprit à des scènes de sexe, l'ensemble est un peu confus. Comme peut l'être d'ailleurs un journal intime. Le défaut de sa qualité, finalement.

Un roman intéressant, que vous trouverez aux éditions textes gais. En vente un peu partout. A la Fnac pour 14 €

4 mars 2011

{Test#406} Des bébés dans mon aquarium

Quelle émotion, le jour où j'ai constaté qu'au fond de mon aquarium, bien entourés de leurs deux parents, gesticulaient des petit machins transparents ressemblant à des microbes. J'étais (presque) grand-père d'une trentaine de petits cyclidés.


Je dois vous avouer que ce n'est pas la première fois pour moi. Il y a quelques mois déjà, mon couple de cyclidés avait déjà protégé ses oeufs éclos après avoir fait une rumba nuptiale quasi brésilienne. Et j'avais laissé les choses se faire d'elles-même, dans mon microcosme de 60 L.

Sauf que la bande de néons, emmenés par le mutin guppy ont lancé une attaque gargantuesque, bouffant tous les petits sur leur passage. Un repas de friture géant. La lutte tua quelques guppys, les parents cyclidés sont féroces quand on touche à leurs petits.


Je décidais donc cette fois-ci de mettre de côté les petits, dans un pondoir que j'achetais pour l'occasion. Pas cher du tout, ce n'est en fait qu'un cube de plastique que l'on fait flotter dans l'aquarium, permettant ainsi de profiter d'un système d'eau filtrée plutôt équilibrée, tout en mettant les bébés à l'abri.

Les cyclidés sont des poissons au comportement social super intéressant, comme je le disais déjà ici. Bonnie et Clyde sont un vrai couple, et défendent leur amphore qui trône au milieu de leur territoire. Leur enlever les petits ne fut pas mince à faire.


D'autant plus qu'âgés seulement de quelques jours, les petits sont sacrément vivaces, j'ai dû les prélever un par un, leur faisant la chasse à l'épuisette, attaqué en permanence par une Bonnie plus rouge que jamais.

Et dès lors que je les ai mis dans leur pouponnière, la maman a décidé d'établir ses quartiers généraux en apesanteur, juste en dessous du pondoir, pour toujours avoir un oeil sur eux - c'est toujours le cas quelques semaines après.


Depuis ce temps, les bébés ont grandi, il font un peu plus d'un centimètre. Ils se portent à merveille, mis à part quelques pertes, ils sont toujours une bonne vingtaine. Parmi ceux-ci, je compte en garder deux ou trois, et j'en ai une moitié de réservée.

Mais si vous voulez des bébés cyclidés, ils ne demandent qu'un entretien assez simple, je vous en donne volontiers un ou deux. N'hésitez pas, si vous avez des questions à me poser, je vous y répondrais avec plaisir.

Et non, je n'en ai pas assez pour faire de la friture ; et je ne sais pas non plus quel goût ça a !

3 mars 2011

{Test#405} La féline, dans le 20è arrondissement


En sortant du théâtre l'autre jour, nous avons eu envie de boire une bière dans le quartier. Sauf qu'entre bars de pébrons et cyber cafés, rien ne nous plaisait vraiment dans le coin. Et puis, au détour d'une rue, nous sommes tombés devant ce bar, où il semblait y avoir un peu d'agitation : La Féline.

Devant le bar, un garçon en leggings rouges à paillettes fume une cigarette en papotant avec le videur, un bonhomme imposant à la coupe punk. Nous entrons, l'endroit est super blindé. Le contraste avec le reste du quartier est saisissant.


Après quelques minutes, habitué au brouhaha et à l'agitation, je commence à observer l'endroit où je suis : il s'agit d'un bar rock'n roll garage punk. Les gens assis sont éclectiques tout de même. Les murs sont recouverts de photos de femmes ligotées. Un projecteur en projette d'autres sur un mur. Ambiance lesbienne fétichiste.

Et puis, après avoir commandé des bières qui nous seront servies dans de grands verres en plastique, de la fumée commence à envahir l'espace. Ça sent le fumigène. Quelques lumières jouent à travers les volutes. Un accord, et un claquement de cymbale. Le concert commence.


Le jeune homme en leggings rouge joue de la basse, tandis qu'une fille affublée de petites oreilles de chats sur la tête miaule et gémit, pour le plus grand bonheur de son public. Rock'n roll !

Nous ne sommes pas restés très longtemps. Le manque de place, et le bruit assourdissant nous ont un peu empêché de tenir une quelconque discussion. Mais j'ai adoré tomber, par le plus grand des hasards, dans cet endroit où je ne serais jamais allé de moi-même.


Une ambiance étonnante, une musique inédite, des gens dans leur monde, mais qui n'en étaient certainement pas moins sympa, c'est le genre de hasard qui rendent une soirée inoubliable.

Et si parmi vous il y avait des lesbiennes fétichistes, ou des gens curieux, alors allez faire un tour à La Féline. Ça vaut vraiment le détour.


La Féline, c'est au 6 rue Victor Letalle dans le 20è.
Myspace officiel.

2 mars 2011

{Test#404} Dioder, chez Ikea

Je vous en reparlerais certainement bientôt, mais depuis quelques semaines, avec mon mari, nous sommes en pleine réflexion pour refaire une partie de notre studio. Salle de bain, cuisine, j'ai la tête dans les plans, cotes, longueurs de vasques, portes coulissantes, etc.


Et nos passages dans les différents Leroy Merlin, Castorama, ou encore Ikea nous épuisent, certes, mais nous donnent de bonnes idées. Et comme vous le savez, on ne ressort jamais de chez Ikea sans rien avoir acheté.

Une bougie parfumée aux fruits rouge, un cache pot, un spot, oh ! une ampoule (il m'en manquait justement une), un torchon (ils ne sont qu'à 0,79 €), au final on dépasse toujours la facture à 3 chiffres sans trop savoir comment on en est arrivé là.


Et dans le genre achat pas complètement utile, mais qu'on est bien contents d'avoir fait quand même, il y a Dioder. C'est un éclairage décoratif à LED, sous forme de 4 petites baguettes, ou d'une grande, qui change de couleur avec une télécommande. Claaasse.

Le genre de déco lumineuse que jusqu'à peu on trouvait pour très cher chez des spécialistes, maintenant chez Ikea pour seulement 39,95 €. Les LED, qui consomment jusque 80% d'énergie en moins qu'une ampoule et qui durent 25 fois plus longtemps (c'est Ikea qui le dit) sont fixées sur un bandeau de plastique transparent avec une partie collante à l'arrière.


Une fois l'emplacement trouvé (et il peut être courbe, vu que le bandeau est souple), il suffit d'enlever la bande de papier et de coller les LED. Ça colle bien, c'est ultra simple et ça rend vachement bien.

Nous avons décidé de coller Dioder sur un montant du lit. De ce fait ça colore tout le mur qui le longe et donne une ambiance complètement changeante en fonction de la lumière. Le comble du chic : choisir sa couleur en fonction du film qu'on va regarder. Genre : jaune pour 127 heures, ou bleu pour Oceans...


Les petits plus : l'éclairage par LED ne chauffe pas, on peut donc le placer un peu où on veut. Deux programmes sur la télécommande permettent de laisser la lumière changer toute seule de couleur, soit de manière abrupte, soit tout en finesse, en passant par des milliers de nuances.

Alors, franchement, ça claque, non ?




Dioder chez Ikea, 39,95 € existe en blanc, et sans la télécommande

1 mars 2011

{Test#403} Born This Way, Lady Gaga, single + Clip


Ahlala ! Sacrée Lady Gaga. Depuis quelques temps déjà, je trouve qu'elle est tombé de l'autre côté de la barrière. L'artiste complète aux looks déments qui fait parler d'elle toutes les semaines est passée un cran au dessus. Ses trips sont noirs et ses looks plus bizarres qu'excentriques.

Sa prestation aux Grammy était selon moi complètement flippante. Cette coupe étrange, ces vêtements aux allures de peau humaine, la jeune fille serait-elle tombée dans la folie ? En tous cas, j'ai des réticences à aller là où elle veut nous amener. Son univers est trop chelou.


Et puis il y a eu ce dernier single, attendu comme le messie, comme d'ailleurs tout ce que fait Lady Gaga, désormais muni d'un décompte. On en parlait comme "le nouvel hymne des pédés", comme le "super tube universel", mais ce n'est finalement qu'un tube pop qui fonctionne, oui, mais sans rien de vraiment spécial. Ça pouvait tout aussi bien être une autre diva pop.

Et hier dans la journée est apparu, à grand renforts de "Partager sur mon mur" Facebook une déferlante de ce fameux clip, certainement tout aussi attendu que la musique en elle-même. Oui parce que depuis le phénomène Téléphone, Lady Gaga ne fait pas que de la chanson, elle fait aussi des clips.


Et par ce clip, j'ai été plutôt rassuré. Comment vous expliquer ? J'espère, avec ce clip que la diva Gaga est effectivement complètement folle. Sa notoriété, son succès lui permettent aujourd'hui d'explorer tous les replis de sa création. Elle peut oser.

Et du coup elle nous explique les fondements vraiment flippants de sa personnalité. Elle est cohérente. Et ça ça me plait. Je n'ose en revanche penser que tout ça est une pure stratégie commerciale, et qu'au final Lady Gaga n'a pas cette folie, cette noirceur qu'elle revendique. Ça, ce serait naze !


Aujourd'hui peu de gens n'ont pas d'avis sur Lady Gaga. Soit on aime, soit on n'aime pas. La jeune femme déclenche les passions et les débats rien qu'en apparaissant quelque part. Je ne suis pas tout à fait sûr de vouloir la suivre partout. Ce n'est pas parce que c'est du Lady Gaga que c'est bon, la preuve en est de ce single un peu passe-partout.

Mais je reste à l'écoute, et j'admire la folie.

28 févr. 2011

{Test#402} I have No limit, une nouvelle boisson énergisante

Et nous revoici lundi, prêts à affronter une nouvelle semaine pleine d'emmerdes au boulot, de sport pour s'entretenir et de soirées en fin de semaine. C'est fatigant, rien que d'y penser.


Une nouvelle fois, j'ai testé une boisson énergisante, continuant sans relâche ma quête de la potion magique qui me donnera la pêche pour de bon. Après la boisson bio, après les shots à la taurine, après la boisson pour le sport, voici I have No limit, la boisson énergétique des magasins Cora et Intermarché.

Car vous ne le savez peut-être pas, mais chaque enseigne de supermarchés a sa propre marque de boisson énergisante. Le marché est juteux. Cette canette se caractérise par son packaging sympa.


Pas de couleurs bleues et argent qui rappelleraient le leader qui donne des ailes sur le marché. La marque se différencie par un look assez jeune et une typographie sympa. Du noir et de l'orange. Ça attire l'oeil.

Pour ce qui est de la composition, rien de neuf, c'est de la caféine, de la taurine, des vitamines et autres agents de texture, acidifiants et conservateurs. Le goût est très sucré et semblable aux autres canettes du même genre. Un petit goût médicamenteux, qui disparaît assez vite avec un peu d'alcool (mélange à éviter le matin, tout de même).


En revanche, pas de miracle. Après absorption de la canette, pas de boost d'énergie, rien de visible en tout cas. Peut-être finalement ne suis-je absolument pas réceptif à ces ingrédients et ma recherche de la boisson énergétique parfaite sera à jamais infructueuse.

En tous cas je ne désespère pas de trouver THE boisson d'énergie. En attendant, je ne vous conseille pas celle-ci. On peut lui accorder au moins un point positif : c'est son prix. A 0,50€ la canette, c'est loin d'être la plus chère du marché, bien au contraire.

Sources : rayon-boissons, refresco france,