Hier soir débutait la nouvelle télé-réalité de la chaîne M6, une sorte de télé-crochet, à mi-chemin entre la Nouvelle Star (rappelez-vous ici) et l'Incroyable talent : X-Factor.
Le concept, venu du Royaume-Uni, s'inscrit dans la lignée des Pop Idol et autres émissions du genre. Le X-Factor, c'est le petit quelque chose que les vraies stars de la chanson ont en plus. Et ce casting géant vise à trouver chez certains candidats ce fameux truc en plus.
Le moins que l'on puisse dire c'est que la chaîne télé accomplit depuis quelques semaines un battage médiatique autour de cette émission, en faisant un événement intersidéral (au moins). Et c'est vrai qu'en Angleterre, c'est un des programmes préférés des téléspectateurs chaque année.
Mais je n'ai pas été séduit par la version française de ce casting géant. J'avais pourtant mis toutes les chances de mon côté pour en faire une super soirée : des amis langues de p***, des bières, des pizzas maison, mais la sauce n'a pas pris. Et ce pour plusieurs raisons.
La première et certainement la plus importante, c'est le montage. Une amie, présente hier me trouve monomaniaque avec ça, mais sérieusement, l'émission ressemblait au niveau du montage à un best-of plutôt qu'à un prime-time.
On passait d'une journée de casting à l'autre, avec des tenues différentes pour le jury, des phrases tronquées, des bouts de chansons ridiculement courts, le tout en faisant un ensemble assez désordonné. Difficile de garder sa concentration.
Le jury est un des points (pour le moment) plutôt négatif. Olivier Schultheis et Henry Padovani, deux spécialistes de la musique, dont on attend forcément un avis juste et tranché, se pâment devant des prestations médiocres.
La belle Véronic Dicaire, une canadienne (l'accent ne ment jamais) aux yeux exorbités - qui dit à tout le monde quelque chose, sans trop savoir où on l'a déjà vue - se pose en spécialiste des phrases cultes mais nettement étudiées du style "j'ai pas assez de peau pour tous ces frissons", ou encore "tu m'as fait saigner des tympans"... Pas très classe, mais le but, c'est d'atterrir au zapping.
Et enfin, mais pas des moindres, Christophe Willem, qui passe de candidat à juge, cette promotion s'accompagnant on ne sait pas trop pourquoi d'une quantité assez incroyable de crayon Kôhl, lui faisant un regard de chatounette. Christophe, c'est le juge sympa (il faut toujours un) qui s'extasie des performances des candidats à qui mieux mieux.
Justement les candidats, parlons-en. Plus d'une heure et demi d'émission, et franchement c'est pas la gloire. Mis à part Valentin - dont la prestation, bonne j'en conviens passait pour excellente comparée aux nombreuses autres médiocres si ce n'est franchement nulles - un beau gosse qu'il ne fallait pas trop écouter et quelques groupes passables, c'est plus la cour des miracles qu'un casting de chant.
Des brushings loufoques, des fonds de teints (très mal) passés qui camouflent (très mal) des quantités de boutons, des garçons déguisés en filles, c'est gayland, et pas le meilleur cru.
Toutefois, ça reste une émission dont le but est juste de critiquer, et là M6 nous a vraiment facilité la tâche. A noter que dans les extraits on aperçoit Cassandre, dont la prestation sera j'en suis sûr remarquée la semaine prochaine. Parce que oui, bien évidemment, je vais continuer de regarder !
X Factor, le mardi à 20h45 sur M6, pendant encore un certain temps.
© Photos M6.fr








