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9 mars 2015

#549. SheZow, graine de Drag Queen (où comment faire évoluer les mœurs)

J'ai été stupéfait l'autre jour de voir dans mon fil Facebook, puis quelques jours plus tard dans la blogosphère cette info : un nouveau dessin animé où le personnage est un garçon qui devient... une super héroïne !


La série Australo-Canadienne a débuté en décembre 2012, diffusée en Australie puis aux Etats-Unis en 2013 et fraîchement installée chez nous sur CanalJ et Gulli. Elle ne comporte pour le moment qu'une seule saison avec 52 épisodes de 11 minutes. 

Le héros s'appelle Guy Hamdon et à 12 ans est plein de préjugés machistes. Quand il tombe dans le grenier de sa nouvelle maison sur une bague magique qui donne des super pouvoirs, c'est le top ! Sauf que cette bague est sensée être portée par une femme, précédemment sa grand tante Agnès. Il doit donc porter un costume de fille pour que la bague fonctionne. 


Les dessins font penser à ceux du dessin animé Les Super nanas. Chaque épisode est très rapide, et donc très rythmé. C'est plein d'humour et vraiment sympa à regarder. 

Quant au caractère transgenre de l'affaire, bien que des associations bienpensantes se lancent dans la polémique, le créateur de la série, Obie Scott Wade a déclaré "SheZow n'est pas une transgenre. C'est un garçon, son genre ne change jamais, il est juste coincé dans un costume (de fille) débile"*


N'empêche, on ne m'enlèvera pas de la tête que si des jeunes ne trouvent plus ça bizarre qu'un garçon s'habille en fille grâce à ce genre de programmes, il seront peut-être plus ouverts demain aux problèmes de genres dans leur vie d'adulte. Et ça, c'est très bien. Bravo donc à Gulli et CanalJ de diffuser ce genre de dessins animés. 

Et vive les travelos, super héros ou non ! 

*"SheZow is not transgendered. He's a boy, his gender never changes, he's just trapped in a silly costume." Obie Scott Wade. Source Wikipedia

2 janv. 2015

#521. RuPaul Drag Race saison 7, c'est pour bientôt

Mon super coup de cœur de la fin de l'année 2014, c'est RuPaul Drag's Race.

La première fois que j'ai entendu parler de RuPaul, c'était sur un event Facebook il y a deux ou trois ans. Un concours de Drag Queens, dans un bar du Marais. J'y embarque mon homme, et nous nous retrouvons dans un tout petit sous-sol entouré d'une dizaine de drags.


Et en terme de concours, ce n'en est que la diffusion sur écran, d'un épisode d'une émission US, que nous avons loupé, arrivés trop tard. Ce qui ne nous a pas empêché de rencontrer des personnes super sympa et extravaganza.

Quand un de mes meilleurs amis me reparle de ce show télé il y a quelques semaines, je me mets alors à regarder la saison 6 (2013). Le principe : des Drag Queens doivent, chaque semaine faire des épreuves, en groupe, en duo ou solo, et sortir du lot pour être la meilleure, et devenir la next American Drag Superstar.


Les deux moins bonnes de chaque épisode doivent prouver leur valeur dans un duel de "lipsync" où une seule des deux sera repêchée pour continuer l'aventure. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que 3. Vient alors la grande finale.

Le tout est orchestré par Rupaul, mère des Drags, qui chaque fois leur invente des missions loufoques et pailletées, et qui préside un jury dont elle seule a le dernier mot.


Une télé-réalité toute basique, mais avec le piment des Drag Queens. Caractères bien trempés, costumes extraordinaires, perruques invraisemblables, et crêpages de chignons ou alliances à gogo. Le format de l'émission est assez court (40 minutes) et très rythmé. On se prend au jeu.

Après la saison 6 qui se termine par un final grandiose, je me suis donc penché sur les saisons 1 (assez brouillon et rétro), puis 2 et 3 où l'on retrouve déjà à l'époque tous les éléments qui existent encore aujourd'hui.


Car un des attributs de cette émission, ce sont les éléments répétitifs. Chaque semaine, Rupaul a ses phrases cultes : "Gentlemen, start your engine, and may the best woman win !" ; "This is the time for you to lipsync for your life" ; "Good luck, and don't f*** it up !" ; ou encore son sermon de fin : "If you can't love yourself, how the hell are you gonna love somebody else ? Can I get a amen in here ?"*


Un lexique bien particulier qu'on retrouve sur le Rupaul Wiki. Et c'est le bémol de cette émission, qui n'existe pas en sous-titrée français. Accrochez-vous pour tout comprendre l'argot bitchy des Drag Queens...

Vous l'aurez compris, on s'attache très vite chaque saison à tous ces personnages extravagants et Mamma Ru finit par devenir elle même un peu votre mamma à vous aussi. J'attends donc avec grande impatience la saison 7, annoncée pour début 2015, qui sera l'occasion d'une soirée hebdomadaire de retransmission à la maison.


Et je vous suggère également de prendre vos places pour la tournée des drags, Battle of the Seasons -avec Michelle Visage (une des jury permanente) et certaines des drags qui ont ponctué toutes ces saisons - qui passe cette année à Paris, le 9 avril 2015 au Trianon. Toutes les infos sur l'event Facebook.

* "Messieurs, démarrez vos engins, et que la meilleure gagne !" ; "Il est temps pour vous de faire le Playback de votre vie" ; "Bonne chance, et ne merdez pas !" ; "Si vous n'êtes pas capable de vous aimer vous-même, comment diable pourrez-vous aimer quelqu'un d'autre ? Puis-je avoir un Amen par ici ?"