Des souvenirs ont surgi en moi l'autre jour quand je me promenais dans les couloirs de Gare de Lyon, en repérant l'affiche annonçant le dernier Stephen King. Mr Mercedes.
Toute mon enfance, bercée par les livres-qui-font-peur de Monsieur King. Des heures passées à lire et relire sous la couette avec une lampe de poche ces bouquins, autant de classiques.
Christine, Cujo, Carrie, La ligne verte, Shining, Ça, Misery, Marche ou crève, DreamCatcher, tout autant d'univers macabres et électrisant qui m'ont accompagnés au moment où j'avais mes premiers poils au menton.
Je me suis donc procuré Mr Mercedes, histoire de voir ce que ça donne, quelques années après... et j'ai été déçu.
Pas déçu comme quand tu regardes 10 ans après l'Histoire sans fin... Ce film qui te paraissait magique, géniallissime, incontournable, grandiose, qui est finalement long, un peu culcul et avec des effets spéciaux des années 30.
Non, plutôt déçu comme quand les frites de ton McDo préféré sont pas assez cuites et en plus pas salées.
Parce que Stephen King, avec Mr Mercedes nous fourni un bon livre. Un bon livre fade. Une histoire qui se lit très facilement, qui est plutôt bien ficelée. Un polar comme on en a lu 100. Ça pourrait tout aussi bien être n'importe quel autre écrivain.
Il n'y a qu'à lire le résumé de la page Wikipédia pour vous faire une idée :
Un criminel ayant tué plusieurs personnes en les écrasant avec sa voiture nargue le policier à la retraite qui était chargé de l'affaire.
Emballé c'est pesé. L'officier à la retraite, classique. Le méchant qui a un énorme problème d'Œdipe, classique. Le jeune informaticien gentil qui devient le Watson de notre officier, classique. L'histoire d'amour fugace au milieu du bouquin, classique.
Un classique, vous l'aurez compris. Dont on se serait satisfait chez d'autres. Mais pas chez Mr King.
Mr Mercedes, aux éditions Albin Michel.
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16 mars 2015
13 févr. 2015
#539. Elle et lui de Marc Levy
Elle et lui. De Marc Lévy. Ça rime.
J'ai fini le dernier bouquin du Monsieur best-seller français en deux jours à peine. Et encore, c'est parce que je ne lis que dans le métro.
D'aucuns diront que ce n'est pas de la littérature, que c'est trop facile. Et bien oui, ça se lit vite. Peut-être un peu trop en effet, compte tenu du prix. Franchement, 21€50 le livre, WTF comme disent les anglais.
Mais toujours est-il que c'est très sympa, comique parfois, et bien que plein d'images d'Épinal - comme le quiproquo au restau, ou la scène vue mille fois dans les films de l'amour impossible et de l'avion qu'on va rater à la dernière seconde - on est entraîné dans le récit.
C'est de la lecture divertissement. C'est d'ailleurs souvent ce que je recherche, personnellement dans la lecture d'un livre. Et c'est bien fait. Sans surprise.
Allez, avouez, vous n'avez encore rien trouvé pour la St-Valentin ? Et ben voilà !
4è de couv :
Un site de rencontres les a réunis.
Ils ne sont pas devenus amants, mais amis.
Et ils comptent bien en rester là...
Elle est actrice. Lui écrivain.
Elle s'appelle Mia. Lui Paul.
Elle est anglaise. Lui américain.
Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais.
Elle a beaucoup de succès. Lui pas vraiment.
Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas.
Elle se sent seule. Lui aussi.
Il la fait rire. Elle enchaîne les maladresses.
Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus.
18 oct. 2014
#504. Folle de lui - Le dernier Bridget Jones par Helen Fielding
14 ans après le dernier tome, Helen Fielding a remis ça. Mais comme le dit l'adage, jamais deux sans trois, c'était donc prévisible. Voici donc revenir Bridget et ses aventures toujours aux limites de l'improbable, dans sa quête de l'amour.
Que faire lorsque votre toy boy fête ses 30 ans le soir où votre meilleure amie célèbre ses 60 ans ? Est-il moralement condamnable d'aller chez le coiffeur quand vos enfants ont attrapé des poux ? Est-ce mal de tricher sur son âge sur les sites de rencontre ?
Confrontée à ces graves problèmes, et à quelques autres non moins angoissants, Bridget relève courageusement le défi d'élever seule ses deux jeunes enfants, d'apprendre à maîtriser tweets et textos et, surtout, redécouvre sa sexualité à l'heure de - aïe ! le mot qui fâche - l'âge mûr.
Si vous avez lu (ou regardé - ou les deux) les précédents Bridget Jones, vous la retrouverez fidèle à elle-même. La jeune femme est passée femme mûre. De célibataire elle est maman solo avec deux enfants. Toujours à la recherche d'un amour véritable.
Pour ma part je n'avais pas lu les précédents tomes, mais uniquement vu les adaptations. Et à la lecture de ce dernier épisode, je me suis dit : "Ça se lit comme ça se regarde..." En effet le style est vraiment très abordable, ça se lit très vite. C'est de la lecture facile.
Ceci dit c'est très récréatif (et c'est ce qu'on demande à Bridget, non ?) et imagé. On sent bien que l'auteure imagine dès la sortie du livre sa future adaptation.
Extraits d'un dialogue entre Bridget et son (futur) toy boy :
"Vous êtes beaucoup plus jolie que sur votre photo.
- Roxter, ma photo est celle d'un œuf*.
- Je sais.
- Vous n'avez pas eu peur que je sois un travesti de cent kilos ?
- Si. J'ai huit de mes colocs planqués dans le bar pour me protéger.
- Impressionnant. Moi j'ai une troupe de tueurs à gages gays alignés devant toutes les vitrines de l'autre côté de la rue au cas où vous essaieriez de m'assassiner et de me manger.
Le roman est vraiment transposé en 2014. Les références à notre époque sont nombreuses. De Kate & William en passant par Hunger Games, Cheryl Cole, Gwyneth Paltrow ou l'histoire du cheval dans les lasagnes...
Seuls points négatifs :
D'une part un peu avant la moitié du livre j'avais deviné la fin de l'histoire. Un peu bateau, le scénario. D'autre part, même si c'est trop mignon de retrouver la Bridget qui se tâche dès qu'elle a un cornet de glace dans les mains, celle à qui il arrive des bourdes pas possibles en permanence, les gags sont répétitifs. On se demande un peu si elle a évolué pendant ces 14 dernières années.
Mais je ne vais pas faire ma diva. C'est une lecture fun, que j'ai dévoré en moins de deux jours et que je conseille. Et j'avoue, je regarderais le film. C'est sûr.
Bridget Jones - Folle de lui - de Helen Fielding. Aux éditions Albin Michel. 21,50€
* La photo de profil de base sur Twitter est un œuf.
Que faire lorsque votre toy boy fête ses 30 ans le soir où votre meilleure amie célèbre ses 60 ans ? Est-il moralement condamnable d'aller chez le coiffeur quand vos enfants ont attrapé des poux ? Est-ce mal de tricher sur son âge sur les sites de rencontre ?
Confrontée à ces graves problèmes, et à quelques autres non moins angoissants, Bridget relève courageusement le défi d'élever seule ses deux jeunes enfants, d'apprendre à maîtriser tweets et textos et, surtout, redécouvre sa sexualité à l'heure de - aïe ! le mot qui fâche - l'âge mûr.
Si vous avez lu (ou regardé - ou les deux) les précédents Bridget Jones, vous la retrouverez fidèle à elle-même. La jeune femme est passée femme mûre. De célibataire elle est maman solo avec deux enfants. Toujours à la recherche d'un amour véritable.
Pour ma part je n'avais pas lu les précédents tomes, mais uniquement vu les adaptations. Et à la lecture de ce dernier épisode, je me suis dit : "Ça se lit comme ça se regarde..." En effet le style est vraiment très abordable, ça se lit très vite. C'est de la lecture facile.
Ceci dit c'est très récréatif (et c'est ce qu'on demande à Bridget, non ?) et imagé. On sent bien que l'auteure imagine dès la sortie du livre sa future adaptation.
Extraits d'un dialogue entre Bridget et son (futur) toy boy :
"Vous êtes beaucoup plus jolie que sur votre photo.
- Roxter, ma photo est celle d'un œuf*.
- Je sais.
- Vous n'avez pas eu peur que je sois un travesti de cent kilos ?
- Si. J'ai huit de mes colocs planqués dans le bar pour me protéger.
- Impressionnant. Moi j'ai une troupe de tueurs à gages gays alignés devant toutes les vitrines de l'autre côté de la rue au cas où vous essaieriez de m'assassiner et de me manger.
Le roman est vraiment transposé en 2014. Les références à notre époque sont nombreuses. De Kate & William en passant par Hunger Games, Cheryl Cole, Gwyneth Paltrow ou l'histoire du cheval dans les lasagnes...
Seuls points négatifs :
D'une part un peu avant la moitié du livre j'avais deviné la fin de l'histoire. Un peu bateau, le scénario. D'autre part, même si c'est trop mignon de retrouver la Bridget qui se tâche dès qu'elle a un cornet de glace dans les mains, celle à qui il arrive des bourdes pas possibles en permanence, les gags sont répétitifs. On se demande un peu si elle a évolué pendant ces 14 dernières années.
Mais je ne vais pas faire ma diva. C'est une lecture fun, que j'ai dévoré en moins de deux jours et que je conseille. Et j'avoue, je regarderais le film. C'est sûr.
Bridget Jones - Folle de lui - de Helen Fielding. Aux éditions Albin Michel. 21,50€
* La photo de profil de base sur Twitter est un œuf.
2 sept. 2014
#494. A l'heure du porn roman, Leçons de sexe de Laurent Génépy (NSFW)
Ceux qui me connaissent depuis longtemps le savent, j'aime la littérature érotique. J'avais il y a longtemps, lu et chroniqué quelques romans gays, comme Winter's moon, Rapports de Force ou encore Tentation...
Ce week-end j'ai lu Leçons de Sexe de Laurent Génépy. Sur la couverture présentant un homme en petite tenue dont on ne se souvient plus après avoir tourné la page, juste sous le titre on peut lire "porn roman". Et le terme est ma foi fort bien choisi.
4ème de couverture : A tout juste 28 ans, Eric Faustino vient d'être promu professeur de sexe titulaire au Lycée François Sagat de Vyril-le-Jeune. Il est plus particulièrement chargé de la section gay d'un nouveau programme éducatif très spécial... Sa mission : former les jeunes gens qui lui sont confiés à la jouissance du corps aussi bien qu'à la libération de l'esprit. Ses atouts : une patience d'ange et un outil pédagogique qui se voit même depuis le fond de la classe. On ne s'étonnera pas que ses élèves en redemandent !
Dans ce bouquin de 124 pages, le concept est très simple et plutôt efficace : 6 chapitres, correspondant chacun a un cours que donne le jeune prof à ses encore plus jeunes élèves (mais tout juste majeurs cela dit).
Et plus j'entre dans le bouquin, plus cela me saute aux yeux : ce roman est exactement construit comme un film porno, sans vrai scénario ni aucun enrobage, avec ses différentes scènes, de plus en plus hard. La première se concentre en effet sur le voyeurisme et les attouchements, jusqu'à la dernière ou tous les élèves, le prof, s'emmêlent et se démêlent dans un joyeux
Pas grand chose donc à attendre d'une histoire plus ou moins exaltante. Pas captivant non plus à lire d'un bout à l'autre (comme un film porno cela dit).
Concernant le style - chose étrange - l'ensemble du bouquin est écrit par dialogues. Aucune narration à la troisième personne, ce qui donne parfois lieu à une certaine lourdeur selon moi, chaque personnage prenant la parole pour décrire très précisément les scènes. Le but en était, je pense que les mots crus soient énoncés par les personnages, pour rajouter à l'excitation générale, mais c'est au final parfois un peu too much.
On notera que les métaphores sont nombreuses et originales. Les fans du genre sauront apprécier.
Leçons de sexe de Laurent Génépy
H&o editions : 10€ chez les mots à la bouche
Ce week-end j'ai lu Leçons de Sexe de Laurent Génépy. Sur la couverture présentant un homme en petite tenue dont on ne se souvient plus après avoir tourné la page, juste sous le titre on peut lire "porn roman". Et le terme est ma foi fort bien choisi.
4ème de couverture : A tout juste 28 ans, Eric Faustino vient d'être promu professeur de sexe titulaire au Lycée François Sagat de Vyril-le-Jeune. Il est plus particulièrement chargé de la section gay d'un nouveau programme éducatif très spécial... Sa mission : former les jeunes gens qui lui sont confiés à la jouissance du corps aussi bien qu'à la libération de l'esprit. Ses atouts : une patience d'ange et un outil pédagogique qui se voit même depuis le fond de la classe. On ne s'étonnera pas que ses élèves en redemandent !
Dans ce bouquin de 124 pages, le concept est très simple et plutôt efficace : 6 chapitres, correspondant chacun a un cours que donne le jeune prof à ses encore plus jeunes élèves (mais tout juste majeurs cela dit).
Et plus j'entre dans le bouquin, plus cela me saute aux yeux : ce roman est exactement construit comme un film porno, sans vrai scénario ni aucun enrobage, avec ses différentes scènes, de plus en plus hard. La première se concentre en effet sur le voyeurisme et les attouchements, jusqu'à la dernière ou tous les élèves, le prof, s'emmêlent et se démêlent dans un joyeux
Pas grand chose donc à attendre d'une histoire plus ou moins exaltante. Pas captivant non plus à lire d'un bout à l'autre (comme un film porno cela dit).
Concernant le style - chose étrange - l'ensemble du bouquin est écrit par dialogues. Aucune narration à la troisième personne, ce qui donne parfois lieu à une certaine lourdeur selon moi, chaque personnage prenant la parole pour décrire très précisément les scènes. Le but en était, je pense que les mots crus soient énoncés par les personnages, pour rajouter à l'excitation générale, mais c'est au final parfois un peu too much.
On notera que les métaphores sont nombreuses et originales. Les fans du genre sauront apprécier.
Leçons de sexe de Laurent Génépy
H&o editions : 10€ chez les mots à la bouche
18 juin 2011
{Test#466} Winter's Moon de Mauro Padovani
Je ne sais pas ce que j'ai en ce moment. Je pense que ça doit être parce que l'été approche, mais toutes mes lectures du moment sont... Lubriques !
Cette bande-dessinée, dont j'ai entendu parler chez Tto, présente sur la couverture de son petit format un bear, un indien et un minet du genre Belami dans les années 90, tous trois torses nus, et avec des pantalons mega taille basse... Et ça s'appelle Winter's Moon.
Des livre un peu coquins, j'en ai lu, comme les nouvelles de la semaine dernière, les romans de Benjamin Schneid, ou encore la bande dessinée Jimbo, le pirate a gros engin. Mais ce livre là mérite d'etre décrit avec des chiffres. Voyez plutôt :
Winter's Moon, c'est 94 pages, dont 51 sur lesquelles apparaissent des plans un peu (voire très) chauds. C'est aussi, au fil du bouquin 14 scènes de cul complètes. Plus que dans beaucoup de films.
Enfin, Winter's Moon c'est, je les ai comptées, 153 représentations des organes masculins. Autant dire que de la quéquette, il y en a à toutes les sauces. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que Mauro Padovani s'est fait plaisir.
Tous les protagonistes sont montés comme des taureaux, et foutus comme des statues grecques, ou des bears, quand on dessine, le casting est toujours parfait.
Toutes les perversions sont explorées, dans un scénario plutôt basique :
Winter's Moon, le fils du chef des Indiens, est amoureux de David, fils d'un trappeur. Leur amour est impossible. Mais les faits vont montrer aux deux pères qu'ils peuvent avoir confiance en l'autre camp, et laisser leurs enfants vivre leurs pulsions, puis vivre les leurs.
De l'inceste au viol, en passant par le sexe en groupe, ou violent, il y en a pour tous les goûts aussi, de ce niveau là.
Un livre a ne pas mettre entre toutes les mains, qui est ma foi excitant à lire, mais bien trop vite terminé !
Winter's Moon, chez H&O Editions. 10 €.
Cette bande-dessinée, dont j'ai entendu parler chez Tto, présente sur la couverture de son petit format un bear, un indien et un minet du genre Belami dans les années 90, tous trois torses nus, et avec des pantalons mega taille basse... Et ça s'appelle Winter's Moon.
Des livre un peu coquins, j'en ai lu, comme les nouvelles de la semaine dernière, les romans de Benjamin Schneid, ou encore la bande dessinée Jimbo, le pirate a gros engin. Mais ce livre là mérite d'etre décrit avec des chiffres. Voyez plutôt :
Winter's Moon, c'est 94 pages, dont 51 sur lesquelles apparaissent des plans un peu (voire très) chauds. C'est aussi, au fil du bouquin 14 scènes de cul complètes. Plus que dans beaucoup de films.
Enfin, Winter's Moon c'est, je les ai comptées, 153 représentations des organes masculins. Autant dire que de la quéquette, il y en a à toutes les sauces. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que Mauro Padovani s'est fait plaisir.
Tous les protagonistes sont montés comme des taureaux, et foutus comme des statues grecques, ou des bears, quand on dessine, le casting est toujours parfait.
Toutes les perversions sont explorées, dans un scénario plutôt basique :
Winter's Moon, le fils du chef des Indiens, est amoureux de David, fils d'un trappeur. Leur amour est impossible. Mais les faits vont montrer aux deux pères qu'ils peuvent avoir confiance en l'autre camp, et laisser leurs enfants vivre leurs pulsions, puis vivre les leurs.
De l'inceste au viol, en passant par le sexe en groupe, ou violent, il y en a pour tous les goûts aussi, de ce niveau là.
Un livre a ne pas mettre entre toutes les mains, qui est ma foi excitant à lire, mais bien trop vite terminé !
Winter's Moon, chez H&O Editions. 10 €.
12 juin 2011
{Test#462} La première gorgée de sperme et autres textes de Fellacia Dessert
Comme je vous le disais vendredi, je suis parti en vadrouille dans le sud, ce week-end. Et quoi de mieux, allongé dans un transat, près d'une piscine, avec un cocktail à la main qu'un bon bouquin à lire ?
Et si, avec vos amis, vous voulez faire une méga sensation, il vous faut ce recueil de nouvelles de Fellacia Dessert : La première gorgée de sperme et autres nouvelles.
Ce qui est au moins aussi important que les textes qui composent ce recueil, c'est sa couverture, présentant une femme qui boit du lait, et s'en met partout autour de la bouche. C'est imagé, et ne manquera pas de faire son petit effet.
Quant aux textes proprement dits, ce sont des nouvelles, hétéros et cochonnes et qui ne se cachent pas de l'être. On parle de cul sans ambage, de jouissance, de fantasme, de bandaison, et surtout on appelle un chat un chat.
Les 31 tous petits textes érotiques de Fellacia Dessert, aux noms aussi évocateurs que "Une main dans la poche", "Prendre un petit coup", "Niqué par surprise", ou encore "Mouiller sa culotte" sont suivis d'une nouvelle plus longue, La Salle de Réveil, par Marjorie Faust, et de Sept Petites Histoires de cul, d'Anne Cécile.
Un format de lecture fait pour abandonner sa lecture et la reprendre 5 minutes après, mais attention ! Bien qu'hétérosexuelles, ces histoires sont pour une bonne partie assez émoustillantes tout de même, faites attention à ne pas mettre de maillot de bain trop serré.
La première gorgée de sperme, de Fellacia Dessert, aux éd. La Musardine, 8,26 €.
Et si, avec vos amis, vous voulez faire une méga sensation, il vous faut ce recueil de nouvelles de Fellacia Dessert : La première gorgée de sperme et autres nouvelles.
Ce qui est au moins aussi important que les textes qui composent ce recueil, c'est sa couverture, présentant une femme qui boit du lait, et s'en met partout autour de la bouche. C'est imagé, et ne manquera pas de faire son petit effet.
Quant aux textes proprement dits, ce sont des nouvelles, hétéros et cochonnes et qui ne se cachent pas de l'être. On parle de cul sans ambage, de jouissance, de fantasme, de bandaison, et surtout on appelle un chat un chat.
Les 31 tous petits textes érotiques de Fellacia Dessert, aux noms aussi évocateurs que "Une main dans la poche", "Prendre un petit coup", "Niqué par surprise", ou encore "Mouiller sa culotte" sont suivis d'une nouvelle plus longue, La Salle de Réveil, par Marjorie Faust, et de Sept Petites Histoires de cul, d'Anne Cécile.
Un format de lecture fait pour abandonner sa lecture et la reprendre 5 minutes après, mais attention ! Bien qu'hétérosexuelles, ces histoires sont pour une bonne partie assez émoustillantes tout de même, faites attention à ne pas mettre de maillot de bain trop serré.
La première gorgée de sperme, de Fellacia Dessert, aux éd. La Musardine, 8,26 €.
7 juin 2011
{Test#458} Rapports de Force, de Benjamin Schneid
Je viens tout juste de terminer le lecture du roman de Benjamin Schneid, Rapports de Force. J'avais lu et chroniqué un premier de ses écrits, la Tentation. Je n'ai donc pas été très surpris lorsque je suis tombé sur la première scène un peu olé olé du récit.
Car en effet, Benjamin Schneid écrit, très bien il faut l'avouer des romans gays un peu cochons sur les bords. Et comme je l'évoquais déjà à la lecture du premier roman, c'est une sensation assez étrange de lire du porno. Entre intérêt du récit et excitation naissante, c'est une façon assez bizarre de lire.
Synopsis : Alex préfère les amours d'un soir, ce n'est pas vraiment un sentimental. Lukas, un garçon désorienté, s'impose pourtant dans sa vie. Leur complicité évolue rapidement en de véritables rapports de force. Théo partage la vie de Conny dans une relation libre. Le fantasme de celle-ci : avoir deux hommes dans son lit, dont... Théo. Ce dernier finit par chercher conseil auprès de son ami Alex.
Dans un sens j'ai aimé ce livre, qui ne parle pas que de sexe. Les rapports de force évoqués dans le titre ne sont pas que physiques. D'ailleurs je m'interroge sur le choix de la photo de couverture qui présente un homme, certes super canon, mais apparemment boxeur - sport dont il n'est pas question dans le livre.
Les principaux rapports de force sont dans le mental des protagonistes, qui luttent surtout contre eux-mêmes, se refusant d'admettre tout un tas de vérités. L'un qu'il n'est peut-être pas si hétéro qu'il le prétend. L'autre que ce qu'il recherche est peut-être plus qu'un coup d'un soir, cette dualité à l'intérieur des personnages est plutôt intéressante.
Le récit est bien amené, l'histoire se déroule à Berlin et les portraits des personnages bien déroulés, de sorte qu'on s'y attache plutôt vite, et la lecture n'en est que plus agréable.
Dans tout le roman, les scènes un peu chaudes sont elles-aussi très axées rapports un peu hard, avec chaque fois une notion de dominant, dominé, ce qui n'est somme toute pas pour gâcher le récit... Ça m'a franchement émoustillé plus d'une fois.
Là où je suis assez déçu finalement, c'est par le manque de morale de cette histoire. Ok, cette histoire ne parle pas d'un amour simple et facile, rangé et enviable.
Mais tout de même, entre les cuites complètement destroy que se prennent les personnages principaux, les soirées drogue, et une fin complètement amorale, où le héros se tape le bad-boy une dernière fois avant de se lancer dans une vraie relation (genre le beurre et l'argent du beurre, et le derrière du footballeur), on n'est carrément pas au royaume de Bambi.
Mais enfin cela reste une lecture fraîche, distrayante et qui titille l'imagination... Et pas que.
Rapports de Force de Benjamin Schneid. Ed.Textes gais. 12,99 €. En vente en librairie également.
Car en effet, Benjamin Schneid écrit, très bien il faut l'avouer des romans gays un peu cochons sur les bords. Et comme je l'évoquais déjà à la lecture du premier roman, c'est une sensation assez étrange de lire du porno. Entre intérêt du récit et excitation naissante, c'est une façon assez bizarre de lire.
Synopsis : Alex préfère les amours d'un soir, ce n'est pas vraiment un sentimental. Lukas, un garçon désorienté, s'impose pourtant dans sa vie. Leur complicité évolue rapidement en de véritables rapports de force. Théo partage la vie de Conny dans une relation libre. Le fantasme de celle-ci : avoir deux hommes dans son lit, dont... Théo. Ce dernier finit par chercher conseil auprès de son ami Alex.
Dans un sens j'ai aimé ce livre, qui ne parle pas que de sexe. Les rapports de force évoqués dans le titre ne sont pas que physiques. D'ailleurs je m'interroge sur le choix de la photo de couverture qui présente un homme, certes super canon, mais apparemment boxeur - sport dont il n'est pas question dans le livre.
Les principaux rapports de force sont dans le mental des protagonistes, qui luttent surtout contre eux-mêmes, se refusant d'admettre tout un tas de vérités. L'un qu'il n'est peut-être pas si hétéro qu'il le prétend. L'autre que ce qu'il recherche est peut-être plus qu'un coup d'un soir, cette dualité à l'intérieur des personnages est plutôt intéressante.
Le récit est bien amené, l'histoire se déroule à Berlin et les portraits des personnages bien déroulés, de sorte qu'on s'y attache plutôt vite, et la lecture n'en est que plus agréable.
Dans tout le roman, les scènes un peu chaudes sont elles-aussi très axées rapports un peu hard, avec chaque fois une notion de dominant, dominé, ce qui n'est somme toute pas pour gâcher le récit... Ça m'a franchement émoustillé plus d'une fois.
Là où je suis assez déçu finalement, c'est par le manque de morale de cette histoire. Ok, cette histoire ne parle pas d'un amour simple et facile, rangé et enviable.
Mais tout de même, entre les cuites complètement destroy que se prennent les personnages principaux, les soirées drogue, et une fin complètement amorale, où le héros se tape le bad-boy une dernière fois avant de se lancer dans une vraie relation (genre le beurre et l'argent du beurre, et le derrière du footballeur), on n'est carrément pas au royaume de Bambi.
Mais enfin cela reste une lecture fraîche, distrayante et qui titille l'imagination... Et pas que.
Rapports de Force de Benjamin Schneid. Ed.Textes gais. 12,99 €. En vente en librairie également.
30 mars 2011
{Test#418} Mon guide pratique pour mieux nager, de Yan Pioline
Ceux qui me lisent régulièrement le savent, je vais depuis quelques mois régulièrement à la piscine... et ça me fait un bien fou. La natation est un sport complet, qui permet de galber le corps en assez peu de temps (les résultats sont visibles plutôt rapidement), sans gonfler comme avec les machines de salles de sport.
Non seulement ça fait travailler les pectoraux, mais aussi les épaules, corrige les problèmes de dos, et muscle même les jambes. Mais pour bénéficier de tous ces atouts encore faut-il faire les mouvements correctement.
Ce livre de 108 pages est très simplement construit : pour chacune des 4 nages expliquées (brasse, crawl, dos crawlé et papillon), sont répertoriés tous les bons gestes à accomplir, et sur la page de droite les mêmes gestes à éviter, mal exécutés.
Si toutes les explications ne sont pas forcément utiles, en fonction du niveau que vous avez, certaines, sur la respiration, la coordination des mouvements, sont franchement pas mal et m'ont permis d'améliorer mes séances de piscine de manière assez flagrante (récupération active, distance parcourue, temps de pause, etc)
Ce n'est pas vraiment un livre sur lequel je reviendrais très souvent. Une fois les bons réflexes pris, plus besoin d'y revenir, mais les mouvements sont expliqués de manière simple et intuitive. L'ouvrage, par Yan Pioline (maître nageur) est écrit en collaboration avec un kiné et un médecin.
Le bouquin est très illustré, chaque mouvement est décomposé en plusieurs images. Chose assez rigolote, les bons mouvements sont illustrés par des athlètes, beaux et bien foutus (filles comme garçons), dans une belle piscine bleue.
Les mauvais mouvements en revanche sont exécutés par des nageurs apparemment pas pro, bien moins bien foutus et dans une piscine à la couleur pâlichonne improbable. Le moins qu'on puisse dire, c'est que pour ressembler à Benjamin Stasiulis, je vais faire gaffe à faire les mouvements à la perfection.
Mon guide pratique pour mieux nager, de Yan Pioline.
Editions Amphora. 17 €
Non seulement ça fait travailler les pectoraux, mais aussi les épaules, corrige les problèmes de dos, et muscle même les jambes. Mais pour bénéficier de tous ces atouts encore faut-il faire les mouvements correctement.
Ce livre de 108 pages est très simplement construit : pour chacune des 4 nages expliquées (brasse, crawl, dos crawlé et papillon), sont répertoriés tous les bons gestes à accomplir, et sur la page de droite les mêmes gestes à éviter, mal exécutés.
Si toutes les explications ne sont pas forcément utiles, en fonction du niveau que vous avez, certaines, sur la respiration, la coordination des mouvements, sont franchement pas mal et m'ont permis d'améliorer mes séances de piscine de manière assez flagrante (récupération active, distance parcourue, temps de pause, etc)
Ce n'est pas vraiment un livre sur lequel je reviendrais très souvent. Une fois les bons réflexes pris, plus besoin d'y revenir, mais les mouvements sont expliqués de manière simple et intuitive. L'ouvrage, par Yan Pioline (maître nageur) est écrit en collaboration avec un kiné et un médecin.
Le bouquin est très illustré, chaque mouvement est décomposé en plusieurs images. Chose assez rigolote, les bons mouvements sont illustrés par des athlètes, beaux et bien foutus (filles comme garçons), dans une belle piscine bleue.
Les mauvais mouvements en revanche sont exécutés par des nageurs apparemment pas pro, bien moins bien foutus et dans une piscine à la couleur pâlichonne improbable. Le moins qu'on puisse dire, c'est que pour ressembler à Benjamin Stasiulis, je vais faire gaffe à faire les mouvements à la perfection.
Mon guide pratique pour mieux nager, de Yan Pioline.
Editions Amphora. 17 €
15 févr. 2011
{Test#391} Le livre des mots, de J.V. Jones
Une collègue m'a passé une trilogie fantasy, dont je ne suis qu'à la fin du premier tome. Mais je ne résiste pas à l'envie de vous en parler dès maintenant. Il s'agit du Livre des mots, de J.V. Jones, dont le premier tome en question est L'enfant de la prophétie.
Synopsis : Simple apprenti boulanger au Château Harwell, fief du souverain des Quatre Royaumes, le jeune Jack mène une triste existence qu'il partage entre cuisson quotidienne des pains et rêves d'aventures. Mais la découverte fortuite de ses pouvoirs magiques latents va le contraindre à quitter en toute hâte le château ; car Baralis, le maléfique chancelier du roi, voit en lui sinon une potentielle menace, du moins un mystère à résoudre. Accompagné de Melliandra, la fille du puissant seigneur Maybor qui s'est enfuie pour éviter un mariage forcé avec l'étrange prince Kylock, le jeune homme va dès lors se retrouver impliqué dans une succession d'événements extraordinaires et tragiques qui le mèneront, peut-être, à inscrire ses pas dans l'antique prophétie de Marod, celle qui jadis évoqua la venue d'un puissant magicien capable de changer la face des Terres connues...
Un peu comme les chroniques de Robin Hobb, L'assassin royal, dont j'avais déjà parlé ici, on nage avec cette trilogie en pleine Heroïc fantasy. La scène se déroule au Moyen-Age, on parle de chevaliers, de châteaux forts, de mercenaires et de labyrinthes sous le château.
Ce genre de livres me plait pour son univers qui nous emporte, comme dans les contes de capes et d'épées. Et c'est un peu comme un grand enfant que je me laisse bercer par les lignes, me rendant souvent compte que je ne suis plus là, mais en train de m'imaginer de véritables scènes d'action.
Les personnages sont étoffés, à peine à la moitié du premier tome on s'y est déjà attaché. L'intrigue est elle aussi très bien nouée. Je regrette peut-être juste quelques répétitions, parfois inutiles, comme le fait que Baralis, le méchant vilain, ait les mains complètement pourries à force de concocter des poisons. Je ne calcule plus le nombre de fois ou il est dit dans le livre qu'il a les doigts qui le font souffrir.
De même, si l'intrigue est complexe et mets un certain temps, tout à fait légitime à se mettre en place, j'ai tout de même trouvé quelques lenteurs dans les actions. Mais le style est très fluide, la traduction est très bonne, et on entre très vite dans l'histoire.
Et pour une fois que je ne commence pas une série de bouquins par le milieu, je peux vous dire que dès ce soir, je m'attaque au deuxième tome.
Le livre des mots. En vente sur Amazon. 24 €
Synopsis : Simple apprenti boulanger au Château Harwell, fief du souverain des Quatre Royaumes, le jeune Jack mène une triste existence qu'il partage entre cuisson quotidienne des pains et rêves d'aventures. Mais la découverte fortuite de ses pouvoirs magiques latents va le contraindre à quitter en toute hâte le château ; car Baralis, le maléfique chancelier du roi, voit en lui sinon une potentielle menace, du moins un mystère à résoudre. Accompagné de Melliandra, la fille du puissant seigneur Maybor qui s'est enfuie pour éviter un mariage forcé avec l'étrange prince Kylock, le jeune homme va dès lors se retrouver impliqué dans une succession d'événements extraordinaires et tragiques qui le mèneront, peut-être, à inscrire ses pas dans l'antique prophétie de Marod, celle qui jadis évoqua la venue d'un puissant magicien capable de changer la face des Terres connues...
Un peu comme les chroniques de Robin Hobb, L'assassin royal, dont j'avais déjà parlé ici, on nage avec cette trilogie en pleine Heroïc fantasy. La scène se déroule au Moyen-Age, on parle de chevaliers, de châteaux forts, de mercenaires et de labyrinthes sous le château.
Ce genre de livres me plait pour son univers qui nous emporte, comme dans les contes de capes et d'épées. Et c'est un peu comme un grand enfant que je me laisse bercer par les lignes, me rendant souvent compte que je ne suis plus là, mais en train de m'imaginer de véritables scènes d'action.
Les personnages sont étoffés, à peine à la moitié du premier tome on s'y est déjà attaché. L'intrigue est elle aussi très bien nouée. Je regrette peut-être juste quelques répétitions, parfois inutiles, comme le fait que Baralis, le méchant vilain, ait les mains complètement pourries à force de concocter des poisons. Je ne calcule plus le nombre de fois ou il est dit dans le livre qu'il a les doigts qui le font souffrir.
De même, si l'intrigue est complexe et mets un certain temps, tout à fait légitime à se mettre en place, j'ai tout de même trouvé quelques lenteurs dans les actions. Mais le style est très fluide, la traduction est très bonne, et on entre très vite dans l'histoire.
Et pour une fois que je ne commence pas une série de bouquins par le milieu, je peux vous dire que dès ce soir, je m'attaque au deuxième tome.
Le livre des mots. En vente sur Amazon. 24 €
29 déc. 2010
{Test#352} Le livre de Sade, d'Alice Deparis
Pendant quelques semaines, là, juste à droite, vous avez pu répondre à un sondage, dont l'unique question était toute simple : Êtes vous sadique ? Et si j'en crois les résultats, mes chers lecteurs, oui vous êtes de sacrés sadiques.
Pas moins de 61%* d'entre vous se considèrent comme sadiques, occasionnellement (32%*) ou régulièrement (29%*). 24%* d'entre vous en revanche n'êtes pas sadiques, soit vous considérez le sadisme comme une pratique perverse (12%), soit préférez-vous peut-être qu'on vous fasse mal ! (12%*).
Le sadisme, selon Wikipédia est la recherche, souvent liée aux pratiques sexuelles, de plaisir dans la souffrance physique ou morale. Le terme sadisme est en fait un néologisme issu du Marquis de Sade, écrivain et philosophe, qui écrivit surtout depuis sa prison, ayant été en tout enfermé 27 ans.
L'homme dont les vices sont nombreux sera enfermé après plusieurs scandales, comme de fréquenter des bordels, de lacérer des jeunes filles, ou de pratiquer orgies et sodomie. L'incarcération le pousse à imaginer des catalogues de vices, qu'il rassemblera dans plusieurs ouvrages : Les Cent Vingt journées de Sodome, Justine ou les malheurs de la vertu, ou encore La Philosophie dans le Boudoir.
Ce livre, Le livre de Sade est plus une explication de textes qu'un recueil. Et c'est son plus grand défaut. Le livre est thématisé et réparti en 100 leçons, parlant de religion, d'homosexualité, de vices et de vertus, et utilise des tournures de phrases comme "Sade dit que "blablabla" et "blablabla"", ce qui est relativement lourd à lire d'une traite.
L'ouvrage est illustré de tout un tas de reproductions de gravures du 18è siècle, perverses à souhait, qui malheureusement détournent encore plus l'attention de cette lecture un peu indigeste. L'ensemble du livre, d'ailleurs est fait comme un vieux bouquin, avec le papier jauni, et des enluminures.
Je pense qu'il faut plutôt piocher dans ce livre que le lire en entier. Et si jamais le sadisme passe au programme scolaire, ce sera un formidable outil pour rédiger des dissertations, plein de références à l'appui.
Sachez en tous cas que le sondage n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, et que j'essaierais de vous faire des articles du dimanche qui vous plairont, bande de pervers !
Le livre de Sade. Alice Deparis. Editions Desinge et Hugo&Cie. 18 €
* Vous pouvez retrouver les résultats du sondage ici même. Sondage effectué sur 100 votants.
Source Marquis de sade
Pas moins de 61%* d'entre vous se considèrent comme sadiques, occasionnellement (32%*) ou régulièrement (29%*). 24%* d'entre vous en revanche n'êtes pas sadiques, soit vous considérez le sadisme comme une pratique perverse (12%), soit préférez-vous peut-être qu'on vous fasse mal ! (12%*).
Le sadisme, selon Wikipédia est la recherche, souvent liée aux pratiques sexuelles, de plaisir dans la souffrance physique ou morale. Le terme sadisme est en fait un néologisme issu du Marquis de Sade, écrivain et philosophe, qui écrivit surtout depuis sa prison, ayant été en tout enfermé 27 ans.
L'homme dont les vices sont nombreux sera enfermé après plusieurs scandales, comme de fréquenter des bordels, de lacérer des jeunes filles, ou de pratiquer orgies et sodomie. L'incarcération le pousse à imaginer des catalogues de vices, qu'il rassemblera dans plusieurs ouvrages : Les Cent Vingt journées de Sodome, Justine ou les malheurs de la vertu, ou encore La Philosophie dans le Boudoir.
Ce livre, Le livre de Sade est plus une explication de textes qu'un recueil. Et c'est son plus grand défaut. Le livre est thématisé et réparti en 100 leçons, parlant de religion, d'homosexualité, de vices et de vertus, et utilise des tournures de phrases comme "Sade dit que "blablabla" et "blablabla"", ce qui est relativement lourd à lire d'une traite.
L'ouvrage est illustré de tout un tas de reproductions de gravures du 18è siècle, perverses à souhait, qui malheureusement détournent encore plus l'attention de cette lecture un peu indigeste. L'ensemble du livre, d'ailleurs est fait comme un vieux bouquin, avec le papier jauni, et des enluminures.
Je pense qu'il faut plutôt piocher dans ce livre que le lire en entier. Et si jamais le sadisme passe au programme scolaire, ce sera un formidable outil pour rédiger des dissertations, plein de références à l'appui.
Sachez en tous cas que le sondage n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, et que j'essaierais de vous faire des articles du dimanche qui vous plairont, bande de pervers !
Le livre de Sade. Alice Deparis. Editions Desinge et Hugo&Cie. 18 €
* Vous pouvez retrouver les résultats du sondage ici même. Sondage effectué sur 100 votants.
Source Marquis de sade
4 déc. 2010
{Test#331} Comment vivre avec un énorme Pénis de Owen Thomas
Lorsque j'ai vu ce titre de bouquin sur internet il n'y a pas longtemps, je me suis dit qu'il fallait absolument que je le lise. Je me suis donc procuré le petit bouquin rouge aux lettres dorées. Facile à lire, il n'est pas très long.
Pour ce qui est du contenu, c'est une grosse farce. L'auteur, Owen Thomas, tient une blague du début à la fin du livre. C'est rigolo au début, et puis de moins en moins au fil du livre. Les blagues les plus courtes, comme on dit, sont les meilleures. J'avoue tout de même que parfois, l'absurdité des situations est assez drôle.
Mais l'intérêt de ce livre réside surtout en deux autres choses :
La première, c'est de l'offrir. En effet vous pouvez créer des situations assez décalées ou délicates. Offrez ce livre à votre ex et ça fera des histoires. Offrez ce livre à votre mec, en famille, et vous mettrez tout le monde mal à l'aise. Offrez ce livre au mec de votre meilleur(e) ami(e), et c'est la guerre assurée.
La seconde, c'est de le lire. Sortez donc ce livre dans le métro, et amusez-vous du regard mi-gêné, mi-amusé des gens. Sortez le dans le train, quand vous repérez un mec mignon, et vous aurez une longueur d'avance. L'effet est assuré.
Une bonne idée de cadeau, oui, mais plus pour le contenant que le contenu, donc !
Comment vivre avec un énorme Pénis, de Owen Thomas. Editions Blanches. 14,25 €
L'acheter en ligne, à la Fnac, sur Amazon.
Pour ce qui est du contenu, c'est une grosse farce. L'auteur, Owen Thomas, tient une blague du début à la fin du livre. C'est rigolo au début, et puis de moins en moins au fil du livre. Les blagues les plus courtes, comme on dit, sont les meilleures. J'avoue tout de même que parfois, l'absurdité des situations est assez drôle.
Mais l'intérêt de ce livre réside surtout en deux autres choses :
La première, c'est de l'offrir. En effet vous pouvez créer des situations assez décalées ou délicates. Offrez ce livre à votre ex et ça fera des histoires. Offrez ce livre à votre mec, en famille, et vous mettrez tout le monde mal à l'aise. Offrez ce livre au mec de votre meilleur(e) ami(e), et c'est la guerre assurée.
La seconde, c'est de le lire. Sortez donc ce livre dans le métro, et amusez-vous du regard mi-gêné, mi-amusé des gens. Sortez le dans le train, quand vous repérez un mec mignon, et vous aurez une longueur d'avance. L'effet est assuré.
Une bonne idée de cadeau, oui, mais plus pour le contenant que le contenu, donc !
Comment vivre avec un énorme Pénis, de Owen Thomas. Editions Blanches. 14,25 €
L'acheter en ligne, à la Fnac, sur Amazon.
4 nov. 2010
{Test#303} Simplement Lui de Vincent Koch
Je viens de terminer Simplement Lui, de Vincent Koch. J'ai globalement bien aimé ce bouquin. Une histoire d'amour, simple et tellement compliquée à la fois, racontée avec les tripes.
4è de couv : Hugues. Mon meilleur ami. Lui et Moi. Moi et Lui. On se connaît. On ne se quitte pas. On ne se quittera pas. Il me connaît par coeur. Il sait ce que j'ai dans la tête. Pas besoin de parler. Parfois. On se comprend. C'est comme ça entre nous. Fusionnel.
Une nuit, il est venu s'asseoir dans le lit avec moi. Il s'est endormi en parlant avec moi. J'ai rejoint Morphée aussi. Bien après. Au petit matin.
Au réveil. Nous étions l'un contre l'autre. Les bras de l'un entourant ceux de l'autre. Je l'ai trouvé très beau. Je lui ai dit merci. Et un je t'aime est parti. Seul. Non voulu. C'est vrai que je l'aime. Il est plus qu'un frère. Je n'en ai pas. Plus qu'un père. Le mien n'est jamais là. C'est pas difficile de le remplacer. Il est plus que tout. Il m'a regardé. Sereinement. Il m'a dit : "Je t'aime aussi, petit con. "Il ne l'avait pas mal pris. Il était toujours là. Pas d'ambiguïté. Il a compris mon message. Tant mieux. On s'est dérobé. Décacheté. Avec nos érections matinales. On avait l'air de deux homos. Pas nous. Putain.
Ce qui est chouette dans ce livre, c'est que cette histoire, on la sent vraie. Pas de chichis, pas de romance à deux balles, ni d'envies de trop en faire. On est dans la vraie vie d'un vrai garçon, qui se rend compte au fur et à mesure du temps et des épreuves qu'il est amoureux de son meilleur ami. Qu'il est certainement homo, et qu'il va falloir qu'il deale avec ça pour le restant de sa vie.
On parle d'acceptation, du regard des autres, du coming out, de ces moments où on se cherche, où on ne sait pas très bien où on en est. Tout un tas de situations, de positions dans lesquelles on s'est déjà retrouvés, n'est-ce pas ? Et dans ces cas là, c'est plus facile d'être empathique.
L'ensemble du livre est construit comme un journal intime. D'ailleurs, en tournant la dernière page du dernier chapitre, j'en suis toujours à me demander si ce livre n'est pas le journal intime de Vincent. On entre dans sa tête, son coeur, et c'est écrit avec beaucoup de spontanéité. On est dans l'intimé du jeune homme. Et lui seul ferme la porte quand ça devient trop hot. Quand il le décide.
Et avec la qualité de ce bouquin - son écriture intuitive et jetée, la proximité que l'on acquiert très vite avec Vincent - vient également son défaut, selon moi.
Je trouve que le style de Vincent est trop scandé. Trop écrit. Avec. Des points. Comme. Si on respirait. Par saccades. Et comme j'entends ce que je lis dans ma tête, lire ce bouquin m'a littéralement fait manquer de souffle. Comme si je venais de courir tout un footing. J'exagère mais l'idée est là, et c'est tout à fait personnel.
Mais dans l'ensemble, c'est une très jolie histoire. Etre amoureux de son meilleur ami, le désirer plus que tout, ça parlera à beaucoup, j'en suis convaincu. C'est simple, mais c'est lui.
Simplement Lui de Vincent Koch. 11,30 € à la Fnac.
4è de couv : Hugues. Mon meilleur ami. Lui et Moi. Moi et Lui. On se connaît. On ne se quitte pas. On ne se quittera pas. Il me connaît par coeur. Il sait ce que j'ai dans la tête. Pas besoin de parler. Parfois. On se comprend. C'est comme ça entre nous. Fusionnel.
Une nuit, il est venu s'asseoir dans le lit avec moi. Il s'est endormi en parlant avec moi. J'ai rejoint Morphée aussi. Bien après. Au petit matin.
Au réveil. Nous étions l'un contre l'autre. Les bras de l'un entourant ceux de l'autre. Je l'ai trouvé très beau. Je lui ai dit merci. Et un je t'aime est parti. Seul. Non voulu. C'est vrai que je l'aime. Il est plus qu'un frère. Je n'en ai pas. Plus qu'un père. Le mien n'est jamais là. C'est pas difficile de le remplacer. Il est plus que tout. Il m'a regardé. Sereinement. Il m'a dit : "Je t'aime aussi, petit con. "Il ne l'avait pas mal pris. Il était toujours là. Pas d'ambiguïté. Il a compris mon message. Tant mieux. On s'est dérobé. Décacheté. Avec nos érections matinales. On avait l'air de deux homos. Pas nous. Putain.
Ce qui est chouette dans ce livre, c'est que cette histoire, on la sent vraie. Pas de chichis, pas de romance à deux balles, ni d'envies de trop en faire. On est dans la vraie vie d'un vrai garçon, qui se rend compte au fur et à mesure du temps et des épreuves qu'il est amoureux de son meilleur ami. Qu'il est certainement homo, et qu'il va falloir qu'il deale avec ça pour le restant de sa vie.
On parle d'acceptation, du regard des autres, du coming out, de ces moments où on se cherche, où on ne sait pas très bien où on en est. Tout un tas de situations, de positions dans lesquelles on s'est déjà retrouvés, n'est-ce pas ? Et dans ces cas là, c'est plus facile d'être empathique.
L'ensemble du livre est construit comme un journal intime. D'ailleurs, en tournant la dernière page du dernier chapitre, j'en suis toujours à me demander si ce livre n'est pas le journal intime de Vincent. On entre dans sa tête, son coeur, et c'est écrit avec beaucoup de spontanéité. On est dans l'intimé du jeune homme. Et lui seul ferme la porte quand ça devient trop hot. Quand il le décide.
Et avec la qualité de ce bouquin - son écriture intuitive et jetée, la proximité que l'on acquiert très vite avec Vincent - vient également son défaut, selon moi.
Je trouve que le style de Vincent est trop scandé. Trop écrit. Avec. Des points. Comme. Si on respirait. Par saccades. Et comme j'entends ce que je lis dans ma tête, lire ce bouquin m'a littéralement fait manquer de souffle. Comme si je venais de courir tout un footing. J'exagère mais l'idée est là, et c'est tout à fait personnel.
Mais dans l'ensemble, c'est une très jolie histoire. Etre amoureux de son meilleur ami, le désirer plus que tout, ça parlera à beaucoup, j'en suis convaincu. C'est simple, mais c'est lui.
Simplement Lui de Vincent Koch. 11,30 € à la Fnac.
19 oct. 2010
{Test#288} Sitcom 2 de Sébastien Monod
Je viens juste de terminer un livre super rafraîchissant. Il s'agit de Sitcom 2, de Sébastien Monod. Comme à mon habitude, je ne fais jamais les choses dans le bon sens, je n'ai pas lu le premier avant de lire le deuxième tome. Mais cette fois, aucun soucis, rien n'est incompréhensible.
4è de couv : Julia, Maxime, Betty et Gaël partagent la même maison à Ménilmontant. Ils sont jeunes, beaux et ils débordent de vitalité. Tous les quatre ont un travail, un toit et assez d'argent pour profiter des jours heureux. Seulement voilà, la vie n'est pas le long fleuve tranquille auquel ils aspirent. Il suffit parfois d'un grain de poussière pour que le mécanisme de ce drôle de manège qu'est l'existence s'emballe et transforme le paradis en enfer. Des beaux-parents qui débarquent afin d'organiser le mariage du fiston, des producteurs de cinéma porteurs de projets extravagants, un soupirant bien trop pressant, une ex qui refait surface... Même les morts s'en mêlent ! Mais le quatuor en a vu d'autres et mettra tout en oeuvre pour avoir son happy end !
Tout ce livre est un récit de vie de gens assez simples. Il ne se passe pas de trucs de dingue, pas de meurtres, ni d'extraterrestres, il s'agit juste de trentenaires sympas comme on aimerait en connaître.
Tout tourne autour d'une coloc'. Celle de Betty, la jeune première, qui interprète Paris Hilton dans le film sur sa vie - de Maxime, son copain horloger - de Julia, la jeune Kinésithérapeute - et de Gaël, le journaliste gay à la recherche du Pulitzer.
Chacun est lié aux autres d'une certaine façon. L'une sort avec le frère de l'un. L'autre rencontre l'associé également kiné de Julia, leurs vies sont un imbroglio duquel il faut au départ se dégager, tout en se familiarisant avec tous ces personnages.
Dans ce livre on est souvent ramenés à notre époque, par tout un tas de références : "... s'installer tranquillement dans le canapé avec une bonne soupe devant un épisode de Desperate Housewives" ; "En fait, il s'agit de l'adaptation du best-seller de Loana".
Et quelles références, vous allez me dire. Ok, ce n'est pas un livre hautement culturel, mais c'est un livre qui correspond par beaucoup de points à notre vie de tous les jours. Un livre simple, qui présente des personnages simples, auxquels on s'attache très vite.
Ce que j'aime aussi beaucoup dans les livres, c'est lorsque les indications de lieux sont très précises. Et c'est le cas ici, dans ma ville de toujours, Paris. Que Gaël aille boire un verre à l'Open ou qu'il passe l'après-midi avec Julia dans les coulisses du Grand Rex, c'est vraiment bien de pouvoir mettre des images sur des mots.
Et comme pour La tentation, de Benjamin Schneid, j'ai fait une carte qui recense les lieux du bouquin, pour ceux qui voudraient le lire (qui a dit geek ?)
4è de couv : Julia, Maxime, Betty et Gaël partagent la même maison à Ménilmontant. Ils sont jeunes, beaux et ils débordent de vitalité. Tous les quatre ont un travail, un toit et assez d'argent pour profiter des jours heureux. Seulement voilà, la vie n'est pas le long fleuve tranquille auquel ils aspirent. Il suffit parfois d'un grain de poussière pour que le mécanisme de ce drôle de manège qu'est l'existence s'emballe et transforme le paradis en enfer. Des beaux-parents qui débarquent afin d'organiser le mariage du fiston, des producteurs de cinéma porteurs de projets extravagants, un soupirant bien trop pressant, une ex qui refait surface... Même les morts s'en mêlent ! Mais le quatuor en a vu d'autres et mettra tout en oeuvre pour avoir son happy end !
Tout ce livre est un récit de vie de gens assez simples. Il ne se passe pas de trucs de dingue, pas de meurtres, ni d'extraterrestres, il s'agit juste de trentenaires sympas comme on aimerait en connaître.
Tout tourne autour d'une coloc'. Celle de Betty, la jeune première, qui interprète Paris Hilton dans le film sur sa vie - de Maxime, son copain horloger - de Julia, la jeune Kinésithérapeute - et de Gaël, le journaliste gay à la recherche du Pulitzer.
Chacun est lié aux autres d'une certaine façon. L'une sort avec le frère de l'un. L'autre rencontre l'associé également kiné de Julia, leurs vies sont un imbroglio duquel il faut au départ se dégager, tout en se familiarisant avec tous ces personnages.
Dans ce livre on est souvent ramenés à notre époque, par tout un tas de références : "... s'installer tranquillement dans le canapé avec une bonne soupe devant un épisode de Desperate Housewives" ; "En fait, il s'agit de l'adaptation du best-seller de Loana".
Et quelles références, vous allez me dire. Ok, ce n'est pas un livre hautement culturel, mais c'est un livre qui correspond par beaucoup de points à notre vie de tous les jours. Un livre simple, qui présente des personnages simples, auxquels on s'attache très vite.
Ce que j'aime aussi beaucoup dans les livres, c'est lorsque les indications de lieux sont très précises. Et c'est le cas ici, dans ma ville de toujours, Paris. Que Gaël aille boire un verre à l'Open ou qu'il passe l'après-midi avec Julia dans les coulisses du Grand Rex, c'est vraiment bien de pouvoir mettre des images sur des mots.
Et comme pour La tentation, de Benjamin Schneid, j'ai fait une carte qui recense les lieux du bouquin, pour ceux qui voudraient le lire (qui a dit geek ?)
Pour conclure et résumer, Sitcom 2, c'est un mix entre les Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin, à la française, et Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda, en plus léger ! Rafraîchissant, optimiste et récréatif !
1 oct. 2010
{Test#271} Jeremstar, star à tout prix, de Bertrand Deckers
Vous avez forcément entendu parler un jour où l'autre de Jeremstar. Vous savez, ce petit minet Lyonnais qui se trémousse en boîte, a un site internet et connaît Paris Hilton.
Que ce soit dans des reportages à la télévision, nu chez Morandini, sur son calendrier, ou que vous l'ayez croisé en boîte, Jeremstar, c'est un peu en train de devenir un phénomène aussi incontournable que Mickaël Vendetta. Et désormais, il a sa propre biographie, écrite par Bertrand Deckers.
Jeremstar, c'est un concept. Il le dit lui même, le jeune homme ne sait pas chanter, ne danse pas comme un pro, apprend sur le tas à faire des strip teases - et ce n'est pas si facile que ça en a l'air. Jeremstar c'est surtout un buzz, du culot et encore du culot. Et ce qui est important dans ce concept, c'est qu'on en parle, que ce soit en bien ou en mal.
Sa biographie (qui finalement délaye sur plus d'une centaine de pages quelques années de la vie d'un adolescent) le crie haut et fort : on aime Jeremstar, ou on le déteste. Et là je ne suis pas d'accord.
Parce qu'au fil des pages, j'ai vu dépeint un jeune garçon comme beaucoup, beaucoup d'autres. Un garçon qui cherche sa place dans la société, entre acceptation de soi et exubérance, entre coups de chance et manoeuvres intelligentes.
Nous sommes dans une société ou, pour exister, certains pensent qu'il faut être dans les médias. Comme les Cindy Sanders ou Mickaël Vendetta, et nombre de ressortissants d'émissions de télé-réalité, "j'apparais donc je suis".
Mais loin de moi l'envie de détester un garçon qui montre ses fesses en pensant que c'est trash, qui fait un calendrier sexy et qui prône en même temps ne pas coucher pour un soir. Loin de moi aussi l'envie de l'aduler, j'en ai rencontré des tonnes sur les cubes du Queen.*
Et finalement, lorsqu'aux Crazyvores, le week-end dernier il dansait seul, sur son cube, je n'ai pas vu des gens le maudire, ou vouloir le toucher, je n'ai vu qu'un jeune homme mal dans sa peau qui en fait des tonnes pour être.
En revanche, Jeremy a su mettre à profit cette célébrité. Tournées dans les boîtes, calendriers, livre, application Iphone, single, accès payant à la zone X de son site... Une vraie machine marketing. Very smart.
A la fin du bouquin j'ai relevé le nom d'une émission sur NRJ12 ou il est apparu, Tellement vrai. J'ai regardé cette émission (vous pouvez en faire autant ici et là), et cela a confirmé ce que je pensais.
Un de ces quatre, Jeremstar en aura un peu marre de tout ça, et il redeviendra le garçon qu'il est au fond, et qui n'aura plus besoin de se trémousser en direct pour exister. Il redeviendra Jeremy, et aura en bonus tout un tas de plus produits dans ses armoires. De super souvenirs. Pour un jeune gay qui aura trouvé sa place.
Jeremstar, star à tout prix. Editions des textes gais
* En attendant j'en parle. Jeremstar - 1. Fabisounours - 0
Que ce soit dans des reportages à la télévision, nu chez Morandini, sur son calendrier, ou que vous l'ayez croisé en boîte, Jeremstar, c'est un peu en train de devenir un phénomène aussi incontournable que Mickaël Vendetta. Et désormais, il a sa propre biographie, écrite par Bertrand Deckers.
Jeremstar, c'est un concept. Il le dit lui même, le jeune homme ne sait pas chanter, ne danse pas comme un pro, apprend sur le tas à faire des strip teases - et ce n'est pas si facile que ça en a l'air. Jeremstar c'est surtout un buzz, du culot et encore du culot. Et ce qui est important dans ce concept, c'est qu'on en parle, que ce soit en bien ou en mal.
Sa biographie (qui finalement délaye sur plus d'une centaine de pages quelques années de la vie d'un adolescent) le crie haut et fort : on aime Jeremstar, ou on le déteste. Et là je ne suis pas d'accord.
Parce qu'au fil des pages, j'ai vu dépeint un jeune garçon comme beaucoup, beaucoup d'autres. Un garçon qui cherche sa place dans la société, entre acceptation de soi et exubérance, entre coups de chance et manoeuvres intelligentes.
Nous sommes dans une société ou, pour exister, certains pensent qu'il faut être dans les médias. Comme les Cindy Sanders ou Mickaël Vendetta, et nombre de ressortissants d'émissions de télé-réalité, "j'apparais donc je suis".
Mais loin de moi l'envie de détester un garçon qui montre ses fesses en pensant que c'est trash, qui fait un calendrier sexy et qui prône en même temps ne pas coucher pour un soir. Loin de moi aussi l'envie de l'aduler, j'en ai rencontré des tonnes sur les cubes du Queen.*
Et finalement, lorsqu'aux Crazyvores, le week-end dernier il dansait seul, sur son cube, je n'ai pas vu des gens le maudire, ou vouloir le toucher, je n'ai vu qu'un jeune homme mal dans sa peau qui en fait des tonnes pour être.
En revanche, Jeremy a su mettre à profit cette célébrité. Tournées dans les boîtes, calendriers, livre, application Iphone, single, accès payant à la zone X de son site... Une vraie machine marketing. Very smart.
A la fin du bouquin j'ai relevé le nom d'une émission sur NRJ12 ou il est apparu, Tellement vrai. J'ai regardé cette émission (vous pouvez en faire autant ici et là), et cela a confirmé ce que je pensais.
Un de ces quatre, Jeremstar en aura un peu marre de tout ça, et il redeviendra le garçon qu'il est au fond, et qui n'aura plus besoin de se trémousser en direct pour exister. Il redeviendra Jeremy, et aura en bonus tout un tas de plus produits dans ses armoires. De super souvenirs. Pour un jeune gay qui aura trouvé sa place.
Jeremstar, star à tout prix. Editions des textes gais
* En attendant j'en parle. Jeremstar - 1. Fabisounours - 0
23 sept. 2010
{Test#263} La trilogie des elfes de Jean-Louis Fetjaine
Il faut bien se rendre à l'évidence, les vacances sont belle et bien terminées. J'ai beau essayer de faire durer cette série sous le soleil, en me remettant difficilement dans mon rythme effréné de ma vie parisienne, je dois vous l'avouer, c'est fini.
Loin sont les plages, la sensation du sable entre les doigts de pieds et du vent sur la quéquette. Une chose est bien, tout de même, pendant les vacances, et surtout sur la plage, j'en parlais la semaine dernière, c'est d'avoir plus de temps pour lire.
Et mise à part l'histoire de zombies que j'ai trouvé un peu tirée par les cheveux, j'ai eu l'occasion et le temps de lire La trilogie des elfes, par Jean-Louis Fetjaine.
4ème de couv : Il y a bien longtemps, avant même Merlin et le roi Arthur, le monde n'était qu'une sombre forêt peuplée d'elfes et de races étranges dont nous avons aujourd'hui perdu jusqu'au souvenir. Dans ces temps anciens, les elfes étaient un peuple puissant et redouté des hommes.
Voici le récit de leurs dernières heures, depuis la rencontre du chevalier Uter et de Lliane, la reine des elfes. L'histoire d'une trahison et de la chute de tout un monde, d'un combat désespéré et d'un amour impossible.
Pour une fois, j'ai fait les choses comme il fallait puisque je n'ai pas commencé une trilogie par la fin. Car cette "intégrale" rassemble les trois tomes de Jean-Louis Fetjaine : Le Crépuscule des elfes, La nuit des elfes, et L'heure des elfes.
Ce qui paraît évident quand on commence le premier tome, c'est le rapprochement que l'on peut faire avec un des maîtres du genre, Tolkien et son Seigneur des Anneaux. Il est ici question d'une assemblée entre les représentants des races des elfes, des nains, et des hommes.
Un danger pèse sur eux, et sur le monde car le grand méchant dont-on-ne-peut-citer-le-nom (hop, un coup de pub à Harry Potter), aurait volé le talisman des nains : rien de moins que la fameuse épée Excalibur. Une construction qu'on a déjà vu quelque part !
Malgré cela, le récit est très agréable à lire, les actions se succèdent très bien, et si on a un peu de mal à s'attacher aux personnages, à cause d'un manque d'approfondissement de leurs caractères, je me suis laissé emmené dans le monde merveilleux des elfes qui parlent aux arbres, des nains et des gnômes.
Ce qui est très original dans cette trilogie, c'est que rapidement, le récit prend une nouvelle dimension en mélangeant à ce type "fantasy" un côté très "heroic médiéval", en incorporant de manière assez judicieuse les histoires de Merlin, Morgane la fée, Excalibur et Arthur, ainsi que l'arrivée du christianisme et sa façon de supplanter le paganisme.
Du classique revisité, avec des éléments peu banals, comme par exemple les elfes qui sont bleus. Durant toute ma lecture, mon esprit imaginait une des Nav'vi de l'Avatar de James Cameron... Vous me direz, c'est mieux que la Schtroumpfette.
Une lecture distrayante, captivante, et facile à lire. Parfait pour les plages.
Loin sont les plages, la sensation du sable entre les doigts de pieds et du vent sur la quéquette. Une chose est bien, tout de même, pendant les vacances, et surtout sur la plage, j'en parlais la semaine dernière, c'est d'avoir plus de temps pour lire.
Et mise à part l'histoire de zombies que j'ai trouvé un peu tirée par les cheveux, j'ai eu l'occasion et le temps de lire La trilogie des elfes, par Jean-Louis Fetjaine.
4ème de couv : Il y a bien longtemps, avant même Merlin et le roi Arthur, le monde n'était qu'une sombre forêt peuplée d'elfes et de races étranges dont nous avons aujourd'hui perdu jusqu'au souvenir. Dans ces temps anciens, les elfes étaient un peuple puissant et redouté des hommes.
Voici le récit de leurs dernières heures, depuis la rencontre du chevalier Uter et de Lliane, la reine des elfes. L'histoire d'une trahison et de la chute de tout un monde, d'un combat désespéré et d'un amour impossible.
Pour une fois, j'ai fait les choses comme il fallait puisque je n'ai pas commencé une trilogie par la fin. Car cette "intégrale" rassemble les trois tomes de Jean-Louis Fetjaine : Le Crépuscule des elfes, La nuit des elfes, et L'heure des elfes.
Ce qui paraît évident quand on commence le premier tome, c'est le rapprochement que l'on peut faire avec un des maîtres du genre, Tolkien et son Seigneur des Anneaux. Il est ici question d'une assemblée entre les représentants des races des elfes, des nains, et des hommes.
Un danger pèse sur eux, et sur le monde car le grand méchant dont-on-ne-peut-citer-le-nom (hop, un coup de pub à Harry Potter), aurait volé le talisman des nains : rien de moins que la fameuse épée Excalibur. Une construction qu'on a déjà vu quelque part !
Malgré cela, le récit est très agréable à lire, les actions se succèdent très bien, et si on a un peu de mal à s'attacher aux personnages, à cause d'un manque d'approfondissement de leurs caractères, je me suis laissé emmené dans le monde merveilleux des elfes qui parlent aux arbres, des nains et des gnômes.
Ce qui est très original dans cette trilogie, c'est que rapidement, le récit prend une nouvelle dimension en mélangeant à ce type "fantasy" un côté très "heroic médiéval", en incorporant de manière assez judicieuse les histoires de Merlin, Morgane la fée, Excalibur et Arthur, ainsi que l'arrivée du christianisme et sa façon de supplanter le paganisme.
Du classique revisité, avec des éléments peu banals, comme par exemple les elfes qui sont bleus. Durant toute ma lecture, mon esprit imaginait une des Nav'vi de l'Avatar de James Cameron... Vous me direz, c'est mieux que la Schtroumpfette.
Une lecture distrayante, captivante, et facile à lire. Parfait pour les plages.
26 août 2010
{Test#237} London trip (3) - La reine des lectrices de Alan Bennet
Quelques jours avant de partir à Londres, une amie m'a offert trois livres (vous verrez les autres les semaines prochaines), dont un intitulé La reine des lectrices, de Alan Bennet.
4ème de couverture : « C’étaient les chiens qui avaient tout déclenché. En général, après s’être promenés dans le jardin, ils remontaient les marches du perron, où un valet de pied venait leur ouvrir la porte. Ce jour-là cependant, pour Dieu sait quelle raison, ils avaient traversé la terrasse en aboyant, la truffe en l’air, avant de redescendre les marches à toute allure et de disparaître à l’angle du bâtiment. La reine les entendit japper dans l’une des cours intérieures, comme s’ils en avaient après quelqu’un. Il s’agissait en l’occurrence du bibliobus de la commune de Westminster, un véhicule aussi imposant qu’un camion de déménagement et garé près des poubelles, à deux pas de la porte qui rejoignait les cuisines, de ce côté-là. La reine mettait rarement les pieds dans cette partie du palais et n’avait jamais aperçu le bibliobus auparavant. »
À vrai dire, la lecture n’avait jamais vraiment intéressé la reine d’Angleterre. S’il lui arrivait de lire, l’amour des livres était un passe-temps qu’elle laissait volontiers aux autres : sa fonction, après tout, excluait qu’elle ait des hobbies. Lorsqu’elle se hasarde à pénétrer dans le bibliobus et emprunte un livre, poussée par la curiosité, c’est sans savoir que sa vie – et celle de Buckingham Palace – va en être changée.
Pourquoi se découvre-t-elle subitement attirée par les livres, qui ne sont qu’un reflet, une version du monde ? À quoi bon les lire, puisqu’elle a vu les choses en vrai ? Et surtout, pourquoi cela lui arrive-t-il maintenant ? La royale passion littéraire sème bientôt une incroyable pagaille… En troussant son récit avec autant de verve que d’élégance, Alan Bennett fait de cette Reine des lectrices un parangon d’humour et d’excentricité toute britannique.
Ce livre, assez court, d'ailleurs, je l'ai dévoré. Tout en humour et en finesse, il décrit la nouvelle passion de la reine d'Angleterre pour la lecture. L'auteur nous dépeint la reine d'Angleterre comme quelqu'un de très humain qui découvre, sur le tard que la vie qu'elle a mené l'a privée de beaucoup de choses.
Et c'est un peu une crise d'adolescence très en retard qu'elle fait, tout en conservant la bienséance anglaise en chaque instant, bousculant un petit peu tout son monde pour y faire une place à la lecture.
C'est vraiment un livre distrayant, bien écrit et plein d'humour, que je vous conseille fortement.
Demain, on continue (encore!) mon english trip, je vous parle d'une boîte de nuit, le Heaven.
La reine des lectrices. Alan Bennet
En vente à la Fnac, Amazon, entre 4 et 12 €.
4ème de couverture : « C’étaient les chiens qui avaient tout déclenché. En général, après s’être promenés dans le jardin, ils remontaient les marches du perron, où un valet de pied venait leur ouvrir la porte. Ce jour-là cependant, pour Dieu sait quelle raison, ils avaient traversé la terrasse en aboyant, la truffe en l’air, avant de redescendre les marches à toute allure et de disparaître à l’angle du bâtiment. La reine les entendit japper dans l’une des cours intérieures, comme s’ils en avaient après quelqu’un. Il s’agissait en l’occurrence du bibliobus de la commune de Westminster, un véhicule aussi imposant qu’un camion de déménagement et garé près des poubelles, à deux pas de la porte qui rejoignait les cuisines, de ce côté-là. La reine mettait rarement les pieds dans cette partie du palais et n’avait jamais aperçu le bibliobus auparavant. »
À vrai dire, la lecture n’avait jamais vraiment intéressé la reine d’Angleterre. S’il lui arrivait de lire, l’amour des livres était un passe-temps qu’elle laissait volontiers aux autres : sa fonction, après tout, excluait qu’elle ait des hobbies. Lorsqu’elle se hasarde à pénétrer dans le bibliobus et emprunte un livre, poussée par la curiosité, c’est sans savoir que sa vie – et celle de Buckingham Palace – va en être changée.
Pourquoi se découvre-t-elle subitement attirée par les livres, qui ne sont qu’un reflet, une version du monde ? À quoi bon les lire, puisqu’elle a vu les choses en vrai ? Et surtout, pourquoi cela lui arrive-t-il maintenant ? La royale passion littéraire sème bientôt une incroyable pagaille… En troussant son récit avec autant de verve que d’élégance, Alan Bennett fait de cette Reine des lectrices un parangon d’humour et d’excentricité toute britannique.
Ce livre, assez court, d'ailleurs, je l'ai dévoré. Tout en humour et en finesse, il décrit la nouvelle passion de la reine d'Angleterre pour la lecture. L'auteur nous dépeint la reine d'Angleterre comme quelqu'un de très humain qui découvre, sur le tard que la vie qu'elle a mené l'a privée de beaucoup de choses.
Et c'est un peu une crise d'adolescence très en retard qu'elle fait, tout en conservant la bienséance anglaise en chaque instant, bousculant un petit peu tout son monde pour y faire une place à la lecture.
C'est vraiment un livre distrayant, bien écrit et plein d'humour, que je vous conseille fortement.
Demain, on continue (encore!) mon english trip, je vous parle d'une boîte de nuit, le Heaven.
La reine des lectrices. Alan Bennet
En vente à la Fnac, Amazon, entre 4 et 12 €.
12 août 2010
{Test#223} Bloodsilver, de Wayne Barrow
Un jour, alors que je flânais à la Fnac (oui je passe mon temps à la Fnac, et alors...), j'eus soudain très envie d'un bon livre de Science Fiction. J'avais à l'époque pris les 2 bouquins à la portée de ma main. Le premier, c'était L'assassin Royal, de Robin Hobb que j'avais dévoré, achetant tout de suite les tomes 2 et 3 et les engloutissant tout aussi vite.
J'avais oublié le second, Bloodsilver, de Wayne Barrow jusqu'à la semaine dernière.
1691 : un bateau transportant de mystérieux passagers aborde la côte est du continent nord-américain. Les vampires viennent de débarquer de la vieille Europe. Ils forment bientôt le Convoi, longue colonne de chariots recouverts de plaques de plomb, et se lancent à la conquête de l'Ouest, anticipant le trajet du chemin de fer dans une lente et implacable progression...
1692 : à Salem, une poignée d'hommes impitoyables fonde la confrérie des Chasseurs, bien décidés à stopper l'avancée du Convoi et à en découdre avec les créatures des ténèbres.
De Fort Alamo aux territoires sioux, de Wounded Knee à Silver City, les hommes du Nouveau Monde, Billy the Kid, les frères Dalton ou encore Doc Holliday mêlent le sang à l'argent, luttant sans merci contre les vampires, ou formant avec eux d'improbables alliances...
Une quatrième de couv' qui en jette, d'autant plus que le livre, ceint de sa manchette rouge annonce fièrement qu'il a été récompensé par le prix de l'imaginaire en 2008. Mouais.
Peut-être ne suis-je pas un très grand lecteur (par grand lecteur j'entends que je ne lis pas énormément, et que j'aime ce qui est facile à lire), mais j'ai été rebuté par ce livre, à tel point que plusieurs fois je l'ai laissé tombé pour le reprendre ensuite.
Ce qui est intéressant dans ce livre, car il y a des choses intéressantes, c'est sa construction. La conquête de l'ouest par les vampires se fait chronologiquement, par de petites histoires (une quinzaine), qui met en scène des personnages très variés, des premiers colons aux trappeurs, en passant par les esclaves noirs. Ces histoires sont extrèmement bien renseignées et documentées, donnant au récit un caractère très convaincant.
Ce qui est drôle également c'est qu'un grand nombre des "noms" de l'Amérique de cette époque sont détournés, l'auteur donnant son adaptation bien à lui de la vie des Dalton, de Billy The Kid, ou de Roosevelt. Il réécrit même l'histoire en donnant sa version de la bataille d'OkCorral, ou de l'assassinat de Lincoln.
Malgré cela si je n'ai pas vraiment aimé ce livre, c'est pour le style. Soit mal traduit, soit mal écrit, j'ai eu du mal à entrer dedans. Non pas que le récit comporte tout un tas de mots compliqués, non, non, mais j'ai trouvé ça assez lourd.
Un autre défaut de ce livre découle finalement d'un de ses atouts, sa construction. Car le rythme très court des nouvelles ne permet pas du tout d'entrer en sympathie avec les personnages. Certaines histoires que j'ai trouvées très intrigantes se terminent trop vite alors que d'autres sont bien trop longues pour ce qu'elles racontent, selon moi.
En tous cas, ceux qui aiment les westerns et les vampires seront peut-être plus ravis que moi de lire ces nouvelles. Pour ma part, je vais me cantonner aux histoires de vampires de midinettes.
Sources : Cafeduweb, Fnac,
J'avais oublié le second, Bloodsilver, de Wayne Barrow jusqu'à la semaine dernière.
1691 : un bateau transportant de mystérieux passagers aborde la côte est du continent nord-américain. Les vampires viennent de débarquer de la vieille Europe. Ils forment bientôt le Convoi, longue colonne de chariots recouverts de plaques de plomb, et se lancent à la conquête de l'Ouest, anticipant le trajet du chemin de fer dans une lente et implacable progression...
1692 : à Salem, une poignée d'hommes impitoyables fonde la confrérie des Chasseurs, bien décidés à stopper l'avancée du Convoi et à en découdre avec les créatures des ténèbres.
De Fort Alamo aux territoires sioux, de Wounded Knee à Silver City, les hommes du Nouveau Monde, Billy the Kid, les frères Dalton ou encore Doc Holliday mêlent le sang à l'argent, luttant sans merci contre les vampires, ou formant avec eux d'improbables alliances...
Une quatrième de couv' qui en jette, d'autant plus que le livre, ceint de sa manchette rouge annonce fièrement qu'il a été récompensé par le prix de l'imaginaire en 2008. Mouais.
Peut-être ne suis-je pas un très grand lecteur (par grand lecteur j'entends que je ne lis pas énormément, et que j'aime ce qui est facile à lire), mais j'ai été rebuté par ce livre, à tel point que plusieurs fois je l'ai laissé tombé pour le reprendre ensuite.
Ce qui est intéressant dans ce livre, car il y a des choses intéressantes, c'est sa construction. La conquête de l'ouest par les vampires se fait chronologiquement, par de petites histoires (une quinzaine), qui met en scène des personnages très variés, des premiers colons aux trappeurs, en passant par les esclaves noirs. Ces histoires sont extrèmement bien renseignées et documentées, donnant au récit un caractère très convaincant.
Ce qui est drôle également c'est qu'un grand nombre des "noms" de l'Amérique de cette époque sont détournés, l'auteur donnant son adaptation bien à lui de la vie des Dalton, de Billy The Kid, ou de Roosevelt. Il réécrit même l'histoire en donnant sa version de la bataille d'OkCorral, ou de l'assassinat de Lincoln.
Malgré cela si je n'ai pas vraiment aimé ce livre, c'est pour le style. Soit mal traduit, soit mal écrit, j'ai eu du mal à entrer dedans. Non pas que le récit comporte tout un tas de mots compliqués, non, non, mais j'ai trouvé ça assez lourd.
Un autre défaut de ce livre découle finalement d'un de ses atouts, sa construction. Car le rythme très court des nouvelles ne permet pas du tout d'entrer en sympathie avec les personnages. Certaines histoires que j'ai trouvées très intrigantes se terminent trop vite alors que d'autres sont bien trop longues pour ce qu'elles racontent, selon moi.
En tous cas, ceux qui aiment les westerns et les vampires seront peut-être plus ravis que moi de lire ces nouvelles. Pour ma part, je vais me cantonner aux histoires de vampires de midinettes.
Sources : Cafeduweb, Fnac,
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