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19 mars 2011

{Test#411} De Blob 2, sur Wii


Sur les conseils de Zep*, j'ai testé il y a peu De Blob 2, un jeu sur Wii (mais il existe également sur XBox, Play et Nintendo DS), suite logique de Blob, opus 1.

Le Camarade Noir, triste dictateur chromophobe reprend des activités (après avoir été vaincu dans le 1), et s'attaque à la mégapole Prisma City. Il fait tomber tout le monde sous son joug et sème le noir, le blanc et le gris un peu partout, faisant même des adeptes, les blanchistes.


Le but de Blob, petit bonhomme coloré, est de remettre de la couleur partout où il n'y en a plus. Pour cela il doit faire de nouveau fonctionner les sources de couleurs, dépolluer les eaux de flaques noires et consciencieusement repeindre chaque batîment (en passant dessus).

Un cocktail assez simple et tout mimi qui est assez plaisant. Le gentil coloré contre le méchant tout noir, c'est infantilisant, mais après une journée de boulot, je n'en demande pas plus.


Les graphismes de ce jeu sont très réussis, plein de détails et... de couleurs, vous vous en doutez. Les cinématiques sont pleines d'humour et le jeu résolument moderne, bien que simpliste.

Un détail très rigolo est qu'à chaque début de niveau, en débarquant dans un endroit gris, le silence est pesant. A mesure que Blob colore le niveau, la musique (jazzy ascenceur) et les cris des habitants (un mix entre les Lapins crétins et les Minions de Moi, moche et méchant) se font entendre rendant l'endroit toujours plus fun.


A chaque niveau, des énigmes supplémentaires, pour ouvrir des vannes, libérer des monuments, viennent rythmer le jeu dans une autre forme en deux dimensions, un peu comme dans Disney Epic Mickey.

Petit point négatif, Pinky une amie de Blob qui intervient pour tous les didacticiels, explique les choses de manière très, très enfantine. En gros j'ai un peu l'impression d'avoir 3 ans quand elle m'explique comment jouer. Mais quelque part, c'est peut-être parce que je joue effectivement à un jeu pour gosses.


Un jeu rigolo qui me plait, mais je me contente d'un niveau chaque fois. Passée une heure de jeu, les gazouillis et la musique me gavent et j'arrête. Simple et efficace selon moi, c'est un jeu qui certainement ne plaira pas à tous le monde, y'a qu'à voir mon mec à moi qui n'accroche pas du tout.

*L'avis de mister Zep, juste ici.

13 déc. 2010

{Test#339} Un Noël pour les enfants

Quand on a un mari cuistot à son compte, on a parfois des week-end étonnants. Des fois c'est super relou, comme d'enlever tous les pépins et la peau de 36 tomates jusque 2 heures du matin, et parfois c'est beaucoup plus sympathique, comme hier.


11h30. Rendez-vous chez moi. Tout le monde est prêt. On est pas vraiment bien réveillés, mais c'est parti. Will, mon mec a fait appel à 3 amis et moi pour une prestation aujourd'hui. Chargés comme des mules, nous partons dans le 13è arrondissement de Paris, direction le studio Cyclone.


L'endroit est magnifique, très design, lumineux et très grand. Nous prenons notre temps pour nous installer et tout préparer : les ingrédients sont pesés, tout est mis sur des plateaux. Nous disposons les tables, prédécoupons le papier sulfurisé, chacun vaque à ses occupations.


Nous sommes fin prêts, et blaguons avec le clown tandis que les premiers enfants arrivent. Ils ne savent pas où donner de la tête : un château gonflable rempli de boules, des Wii, une maquilleuse. Le chef part en quête de premiers élèves.


15h00. C'est le tournant de la journée. Il y a encore quelques minutes, notre "zone" cours de cuisine était plutôt calme. Maintenant elle ressemble plus ou moins à une cour de récrée. Une vingtaine de petits mettent les mains dans la pâte, font tomber de la farine par terre, mangent en douce quelques bonbons.


Ils sont tous adorables, mais forment un ensemble épuisant, bruyant, rapide. Mes petites élèves terminent de décorer leurs muffins, après avoir découpé des sablés en forme d'étoiles ou de fleurs. Elles sont ravies, et moi crevé. Mais ce n'est pas fini. On lave les tables, recouvertes d'un magma comestible, et c'est reparti pour une autre série de cours.


17h30. Encore deux petits paniers à distribuer à nos élèves d'un jour, quelques trucs à ranger à droite et à gauche, et nous pourrons filer au bar boire une coupe méritée. Une journée pas très longue, mais épuisante. Et riche. Les enfants sont tellement pleins d'énergie qu'ils vous pompent la vôtre en quelques heures, mais vous apportent beaucoup.


Et parfois, une petite dont les dents de devant manquent, lorsqu'elle tire sur votre tablier pour vous dire à l'oreille en chuchotant "Merci chef", ça suffit amplement à rendre une journée réussie.

5 oct. 2010

{Test#275} Le club des 5, la bonne adresse régressive

Voici une super adresse dans le nord de Paris. Juste en face de Méli Mélo, le faiseur de salades à la carte, s'est ouvert un nouveau restaurant il y a un peu plus de trois mois. Ce resto s'appelle Le Club des 5 et est prodigieusement régressif.


En entrant, c'est la déco qui nous plonge dans les années de notre jeunesse (pour peu que vous ayez vaguement été jeune entre le milieu des années 70 et celui des années 80).

Un mur rempli de découpages, entre Casimir et Goldorak, Candy et Dorothée, Magnum et Wonder woman, le regard peut se perdre de longues minutes, laissant l'esprit s'évader sur des dessins animés oubliés ou des chansons qu'on se remémore.


Une étagère remplie de la collection du Club des 5, des figurines géantes de Mario ou Goldorak, l'endroit est chaleureux. Et les toilettes - qui sont toujours un moyen de savoir si un resto est juste bien ou tout simplement génial - me prouvent qu'il est... tout simplement génial !

La carte nous est ensuite amenée, sur un cahier de texte. C'est écrit sur les lignes, et les intercalaires pour passer du midi au soir, ou aux boissons. Un Kiki trône fièrement sur la couverture. Le thème est poussé jusqu'aux petits détails.


Et lorsqu'on détaille les plats proposés, là encore le jeunisme devient un art, entre des "croquettes au Babybel pour Dagobert" (je les ai refaites à la maison, c'est une vraie tuerie...), ou un tartare de saumon à la Vache qui rit, ou encore, somptueux dessert, un sablé de Petit Lu, poires, Nutella et crème Chantilly (vous pouvez consulter la carte ici).

Et en plus, c'est bon. Pour y être allé plusieurs fois, rien à redire, l'accueil est sympathique, les plats sont excellents. Tout petit bémol pour le bruit : victime de son succès, je n'ai jamais vu l'endroit autrement que plein, et la sonorisation de ce lieu devient rapidement assourdissante.


Pour ce qui est des prix, du lundi au vendredi, le midi c'est entrée + plat ou plat + dessert pour 13,50 € et la totale entrée + plat + dessert pour 16,50 €. Du très raisonnable, donc.

Pas encore testé, mais je compte le faire sous peu, les samedis ou dimanches midi, un Brunch qui m'a l'air plutôt couru et pas dégueu non plus, avec des oeufs au plat, ou des muffins au saumon, des crumbles ou du pain perdu...


Une adresse à noter dans vos tablettes si vous n'êtes pas de Paris, et à découvrir urgemment si vous y êtes, avant qu'il ne faille réserver trop longtemps à l'avance.

Le Club des 5. 
57 rue des Batignolles. Paris 17
Site Internet. Page Facebook

15 avr. 2010

{Test#111} Les joies de la famille


Hier soir, alors que je cherchais un truc à regarder, désespérant de pouvoir vous donner un avis sur quoi que ce soit, je suis tombé sur un dvd que j'ai reçu il y a quelques jours. Il s'agit du film Les joies de la famille, de Ella Lemhagen. Pour tout vous dire, la pochette du DVD, super kitsch avec des roses partout, un couple d'hommes et un gamin qui fait une grimace, ne me donnait pas très très envie.

Mais comme le dit le vieil adage, l'habit ne fait pas le moine, et dans ce cas on pourrait dire la jaquette ne fait pas le film... quoique, voici le synopsis :


Göran et Sven, une couple homosexuel vivant dans une banlieue suédoise idyllique, ont été jugés aptes à adopter un enfant. Un jour, ils reçoivent une lettre leur apprenant qu'ils vont pouvoir élever un jeune suédois âgé d'un an et demi, Patrick. Mais quand Patrick arrive, ils ont une surprise...

Bon alors, les premières minutes, je n'ai vraiment pas été convaincu. Je me suis dit que c'était une énième histoire sur les droits des homos, une énième histoire où les personnages se détestent pour s'aimer à la fin. Mais en fait on s'aperçoit rapidement que le discours est un tout petit peu plus subtil que ça.

Tout d'abord il faut replacer les choses dans leur contexte. Cette histoire se situe en Suède, un des pays d'Europe pionnier en matière de droits homosexuels. Les gays peuvent là-bas se marier, même religieusement parlant, et adopter des enfants. Ce qui ne change pas tout à fait le regard de certains de leurs voisins. De même, le couple est jugé apte à adopter, mais en revanche aucun pays n'accepte de leur confier un enfant. Ce sont ces remarques acerbes et subtiles qui ont accroché mon attention.


De la même façon, j'ai trouvé que pour une fois, on nous parlait d'un couple normal, un fumeur au crâne rasé, et un médecin, les deux la trentaine avancée, un peu bedonnants. Le premier est en proie a des doutes, homo sur le tard, divorcé d'une première femme, il est déjà père d'une fille de 16 ans. Le second a des rêves de maison en banlieue et d'enfants, mais se rend compte que ce ne sont finalement que des illusions qui bercent sa sensibilité.

Ces personnages un peu plus granuleux que la normale, un peu moins folles, et peu être aussi moins plastiques sont bien plus sympathiques et attachants que les gays qu'on nous assène régulièrement dans les films. Et sans vous dévoiler l'histoire, le petit Patrick est aussi très attachant.



Les joies de la Famille
En dvd. 19,99 €
Le site internet

5 févr. 2010

J'ai testé... Planete 51


J'ai vu hier le tout nouveau film d'animation Planète 51. Et j'ai été un peu déçu.

Tout d'abord parce que j'avais été conquis par la bande annonce, et que, comme dans beaucoup de films, celle-ci en dit beaucoup trop. Du coup les 3/4 des moments drôles du film s'y retrouvent, et c'est vraiment dommage.


Ensuite, parce que pour un film avec Joe Stillman, le co-scénariste de Shrek et Shrek 2, le scénario n'est pas à la hauteur. L'idée de départ, où les places entre les humains et les extra-terrestres sont échangée est sympathique, mais le reste ne suit pas. La première partie du film, où les personnages et l'intrigue se mettent en place est très sympa, mais la deuxième moitié n'apporte pas grande surprise.

Les décors, la qualité de l'animation, la bande son sont tout de même des points positifs à ce film. L'humour est léger et appréciable, et les clins d'oeil aux grands films de la science fiction sont adroitement placés, comme le vélo de E.T. ou le chien "Alien".


Mais tout ceci reste l'avis d'un adulte sur un film destiné aux enfants. Vu par les plus petits, ce film rempli sa fonction, et les distraira certainement.