Ça vous dit quelque chose, Stuart David Price ? Ou Jacques Lu Cont ? Paper Faces, peut-être ? Ah, Man With Guitar ou Thin White Duck? Eh non, ce ne sont pas les membres d'un nouveau groupe obscur d'électro grunge, en fait tous ces pseudos appartiennent au seul et unique Stuart Price.
Stuart Price est un jeune trentenaire britannique, tout aussi discret que ses mixes sont connus. Bassiste, membre d'un groupe, Zoot Woman, il est aussi producteur, et n'a pas moins que le fameux Confessions on a Dancefloor de la Madonne à son actif.
Si vous allez en club, quel qu'il soit, où qu'il se trouve, vous avez forcément dansé au moins une fois sur un de ses remixes. Car c'est dans ce domaine qu'il excelle. Et tous ces pseudos qu'il prend, on les trouve souvent au dos des singles les plus connus, en piste 2, vous savez, le single remixé.
Madonna, Britney Spears, No Doubt, Coldplay, Royksopp, les artistes remixés sont tous d'horizons musicaux divers et variés. Et chaque remix est un vrai morceau. Stuart parvient à transformer et pas seulement habiller les morceaux qu'il remixe, leur donnant une nouvelle vie.
Lady Gaga - Paparazzi (Stuart Price Remix)
Juliet - Avalon (Jacques Lu Cont Remix)
Récemment il a produit les deux superbes albums des Scissor Sisters, Night Work, et Aphrodite de Kylie Minogue. Plutôt convaincant, non ?
Je devais aujourd'hui vous parler de Shrek 4, il était une fin, mais ce sera pour une autre fois. Arrivé devant le ciné, persuadé que les gens se seraient tous agglutinés sur les quais ou dans les parcs pour pic-niquer avec cette chaleur, je fus surpris de voir une fourmillière se presser devant les bornes de retrait automatique. J'ai donc laissé tomber, sous peine de me retrouver à 10 centimètres de l'écran. Les gens doivent adorer la climatisation, finalement.
Tout ceci bien entendu pour vous dire que j'ai plusieurs cordes à mon arc, et que un de perdu, dix de retrouvés, je vais vous parler à la place d'autre chose de fabuleusement chouette puisqu'il s'agit du dernier album des Scissor Sisters, intitulé Night Work. Une vraie perle !
Le groupe américain revient cette année avec un 4ème album* persistant dans son envie de mettre le monde à l'heure de la disco glam. Tout un tas de sonorités qui font franchement penser aux années 90, et carrément pas grand chose à jeter, sinon rien, tout l'album est dansant, et à la deuxième écoute, j'ai déjà envie de monter sur les tables pour bouger mon popotin, sauf qu'il fait trop chaud.
On ne passera pas à côté de la superbe pochette de ce dernier album, montrant le joli postérieur {Edit} de Peter Reed, un danseur mort du sida dans les années 90. Dans le genre sexy Jake Shears, qui en plus d'être esthétiquement sympatique nous prouve dans des titres comme Fire with fire qu'il en impose aussi de la voix.
L'album raconte les folles nuit Berlinoises, l'argent, le sexe, la musique, la décadence. Pour y avoir fait la fête il y a quelques années, je trouve que l'ambiance générale de cet opus correspond plutôt bien, c'est exactement le genre de musique sur laquelle on voudrait avancer en rythme, la tête haute, comme dans un clip !
Sur des titres comme Any Which way, on retrouve les voix suraïgues à la Bee Gees et les sonorités disco qui les ont rendu célèbres il y a quelques années avec Comfortably Numb ou I don't feel like dancing. D'autres, comme Sex and violence ont une rythmique très proche de morceaux comme l'original Tell me why de Supermode dans les années 80. Mention spéciale pour Invisible light que j'adore.
Un condensé de ce qui s'est fait de mieux depuis 40 ans en musique, passé au mixer pour en faire quelque chose qui ressemble à tant de trucs différents que c'en est complètement nouveau ! A écouter cet été à fond sur la plage ou dans la voiture, fenêtres ouvertes.
En vente sur Itunes, pour 9,99€, ou à la Fnac, pour 14,99€.