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23 avr. 2015

#561 Dans la peau de Michael Scofield dans TeamBreak

J'avais essayé il y a quelques mois un premier Escape Game : Hinthunt. Le week-end dernier, dans l'optique de tester les nombreux autres qui commencent à fleurir à Paris, nous avons participé, avec mon groupe de potes à un nouveau jeu : TeamBreak.


Tout comme le premier Escape Game, le but est simple : nous sommes enfermés dans un univers clos pendant une heure, et nous devons en sortir en résolvant des énigmes qui s'emboîtent. Chez TeamBreak, 3 univers sont proposés : Contagion, Mission Impossible, et Lost.

Contagion, c'est une histoire de labo, d'antidote et de zombies. Dans la Mission Impossible on est des agents double face à une bombe à désamorcer. Quant à Lost, celle que nous avons faite, nous sommes des prisonniers en transfert dans un avion qui se crashe.

Le jeu commence à l'interphone du 15-17 rue des Martyrs. "Vous avez le mot de passe ? " "Oui" répond F. "Seize jacinthes sèchent dans seize sachets secs". Nous entrons dans une salle d'attente où sont déjà installés les 5 ados composant une autre équipe.


Une animatrice entre et nous apprend les règles du jeu, on nous donne des vilains T-shirts jaunes rayés de noir, et nous entrons dans une petite carlingue d'avion, menottés à nos sièges d'avion. Le grand jeu.

Car ce qui est sympa dans cette version, c'est que les décors sont recherchés. L'avion est pas mal fait, il y a même des fumigènes et des stroboscopes pour simuler le crash. L'île déserte sur laquelle on atterrit, elle aussi est bien faite. Un hamac, un palmier, une cabane, autant d'objets et d'éléments à fouiller.

C'est très sympa. Ce qui l'est un peu moins, comparé au premier jeu d'Escape game que nous avions testé, c'est la logique. L'histoire ne tient pas tout à fait debout. On est sensés se crasher sur une île, mais il y a déjà une cabane. Et l'enchaînement des énigmes est moins en "poupées russes" que chez le concurrent.


De même pour la fin que nous n'avons tout simplement pas comprise. Nous sommes sortis, ayant apparemment terminé les énigmes, mais sans bien saisir comment nous avons fait. Petit sentiment de frustration à la fin. Ceci dit nous étions contents de terminer l'épreuve.

Pour les prix, il faut compter, selon les missions (d'une heure) :
Contagion. Entre 26 et 35 € pour 2 à 4 joueurs
Mission Impossible ou Lost. Entre 25 et 32 € pour 3 à 6 joueurs.

Soit un peu plus cher que HintHunt car pas de prix en fonction du jour.

En conclusion, pour le prix, la logique, je classe pour le moment TeamBreak derrière Hinthunt.

25 mars 2015

#556. Sunday, fun day* avec le Journal du fun par les Kikkos

C'était un dimanche pluvieux. Et froid. Le genre de dimanches où t'as carrément pas envie de sortir. En plus il faisait noir. Franchement on aurait été 1000 fois mieux sous la couette. Et pourtant.

Ok, on y est allés à la base, parce que dans la petite troupe des Kikkos, y'a un pote à nous. En mode "allez on se motive, ça lui fera plaisir". En plus je vous avoue, j'avais un à priori négatif sur le théâtre d'impro. Je sais pas pourquoi... Mais nous sommes arrivés au théâtre Pixel vers 19h30, ce dimanche là.


Une entrée microscopique et un accueil chaleureux, nous attendons quelques minutes, et remplissons un petit papier pour proposer un thème d'improvisation. Nous voilà dans la salle (petite aussi) du théatre. Au premier rang.

Alors qu'on s'installe, la troupe commence déjà à faire le show, s'activant tout autour de nous. En quelques minutes à peine, nous sommes dans l'ambiance. L'énergie positive de ces 6 jeunes comédiens est contagieuse.


Super ambiance pour un spectacle d'impro au concept bien trouvé et poussé jusque dans ses retranchements, de l'entrée dans la salle jusqu'aux applaudissements.

Le Journal du fun, c'est un journal TV qui a perdu ses "cassettes". Le présentateur (et metteur en scène Laurent Jacquart) est effaré tandis que les techniciens de plateau (Marion, Nadia, Nicolas, Paulo, et Robinson) se proposent "au pied levé" de refaire les vidéos.

Chaque comédien amène sa patte, et l'ensemble fonctionne très bien. Tellement même qu'en sortant, certains doutaient que c'était vraiment de l'impro ! Et si ! Bon public, j'ai vraiment beaucoup ri du début à la fin. Un moyen vraiment cool de passer un dimanche soir (c'est pourri les dimanches).


Et certaines scènes sont vraiment extra. Alors bien entendu, il y a une trame, sur laquelle surfent les comédiens, mais chaque représentation est unique, c'est bien le principe de l'impro. Un spectacle que je vous conseille vraiment pour une petite troupe qui en a vraiment sous le pied !

Encore 4 représentations, le dernier dimanche de chaque mois. Dépêchez-vous de réserver votre place (à 16€ sur Billetreduc), seulement 40 places par représentation ! Et la prochaine dans quelques jours...

Au théâtre Pixel. 18 rue Championnet. Paris 18
Suivez les Kikkos sur leur Facebook.

* Comme disent les amerloques.

23 mars 2015

#555. Le guide de l'Otter* barbu (1 - Réfléchissez )

Pendant un mois je vais vous parler barbes. En ce qui me concerne, cela fait déjà plusieurs années que je la porte. Et souvent, les gens me disent qu'elle est belle, fournie, entretenue.

Mais eh les gars ? Vous croyez quoi ? Que ça s'auto-entretient comme les fours, une barbe ? Nope ! Ça se bichonne, ça se travaille, ça se taille pour la garder longue... C'est tout un art quoi...


J'ai découpé ma série d'articles en 5 parties :
1. Réfléchissez. Et sachez ce que vous voulez ou pouvez faire de votre barbe
2. Préparer. Pour une belle barbe, il faut une belle peau.
3. Travaillez. On ne s'improvise pas tailleur de barbe.
4. Entretenez. Avec peu de choses on peut faire mieux, plus longtemps
5. Confiez votre tête à des pros. Et apprenez encore plus de choses.

Aujourd'hui, nous allons voir quelques petits trucs pour décider au mieux comment laisser pousser sa barbe, avant de passer à l'acte. Avec un livre et une appli.

Dans un premier temps, il faut savoir faire avec ce que l'on a. Si on a une barbe clairsemée, il faudra peut-être privilégier un bouc ou une moustache. Si on a l'implantation des poils qui remonte haut sur les joues, il faudra penser au moment de la taille à travailler cette partie.

Il faut également savoir si l'on veut une barbe de 3/4 jours, une barbe travaillée de 8 ou 10mm ou encore une barbe longue. Il faudra donc laisser pousser en conséquence avant de tailler. Le matériel n'est pas le même, ni la façon de les travailler.

Enfin en fonction de sa forme de visage certaines "coupes" de barbe et moustaches sont plus ou moins recommandées. Et pour ça on peut avoir besoin de conseils.


Le livre tout d'abord, Barbes et Moustaches Comment les tailler au poil ! par Sarah Daniel Hamizi aka La Barbière de Paris (salon parisien que j'avais testé ici). Un petit guide super complet chez Larousse (6,90€ chez Amazon) qui rassemble, en 127 pages l'histoire de la barbe, des barbiers, du poil, du matos à avoir et comment s'en servir, et surtout une leçon de style.


A chaque visage sa barbe ou sa moustache, que l'on ait le visage carré ou rond, ou les cheveux courts ou longs. Un certain nombre de tailles sont clairement expliquées par étapes, et des QRcode sont disposés pour permettre de voir les vidéos correspondantes.


Très bien documenté, le guide est bourré de petits conseils pour bien s'occuper de sa barbe (ou moustache), de la préparation de la peau à l'entretien après la taille.

Pour certains d'entre vous ce n'est toujours pas très clair. Mouche ou pas mouche, barbe courte ou longue ? Vous avez besoin de voir ce que ça donne.


Il y a pour vous l'appli Philipps Grooming (gratuite sur Google Play et Itunes), qui propose, outre des conseils de barbiers, de "tester" des barbes sur vous, en faisant une simulation avec une photo.


Alors c'est sûr, c'est plus évident de faire la photo avant de se laisser pousser la barbe, ça rend mieux. On reprochera le manque de justesse de calage des simulations sur la photo, mais l'idée est là, c'est gratuit et ça peut aider à se faire une idée.


J'avoue que les tutos sont plutôt sexy...

Maintenant vous savez exactement ce que vous voulez faire de votre pilosité faciale. Rendez-vous la semaine prochaine (pendant que tout ça pousse gentiment) pour s'occuper de la peau, sous les poils et la rendre clean et prête à accueillir votre barbe toute neuve.

* Otter signifie loutre en anglais. C'est, dans le lexique gay, la catégorie des mecs pas gros et un peu poilus, tandis que les bears (ours) sont plutôt plus ronds. 

28 janv. 2015

#532. Les stars au théâtre Saint-George

La semaine dernière un pote me propose d'aller au théâtre. Ok. Je ne regarde pas trop ce qu'on va voir, ni où c'est, et c'est à la dernière minute que je m'excite à trouver l'adresse et tout le bordel. Il n'est pas encore là... Je l'attends au café d'en face.

Armé d'un Perrier rondelle, je vois débarquer un car, certainement directement depuis la maison de retraite de Bonneuil-le-bon, empli de têtes blanches et de déambulateurs dans le même bar, commandant des chocolats chauds à foison. La connexion se fait dans mon esprit. Et Whaaaaat ? Qu'est ce que c'est que cette pièce ?


Le site du théâtre Saint-Georges m'apprend :
De : Neil Simon
Mise en scène : Pierre Laville
Avec : Benjamin Boyer, Bérangère Gallot, Daniel Prévost, Jacques Balutin

Willie Clark (Daniel Prévost) et Ted Lewis (Jacques Balutin), un des plus célèbres duos d’humoristes que l’Amérique ait connus, ont triomphé pendant de longues années. Plus leurs succès grandissait, plus ils se détestaient… Onze ans plus tard, une grande chaîne de télévision souhaite réunir ce duo mythique… Il faudra gérer les humeurs de ces deux égos

Daniel Prévost. Jacques Balutin. Me voici replongé des années en arrière aux temps de soupers avec mes parents, Benny Hill sur FR3. Bon, ne faisons pas mauvais gré. Nous entrons.


La salle. Moyenne d'âge : 102 ans et demi. Mais elle est comble. Le parterre, les corbeilles, l'orchestre. Tout est plein. Chose assez rare.

Le spectacle commence. Daniel Prévost sur la scène. Premiers applaudissements. Jacques Balutin entre en scène, seconds applaudissements. Et chacun y va de son commentaire pendant toute la pièce. Parce qu'une personne âgée, ça commente.

"Ah ben il arrive pas à ouvrir la porte, tiens..." ; "Oulala 4 cuillères de sucre dans son thé, ça fait beaucoup" ; "Qu'est-ce qu'il a dit ?"


Sans compter notre voisine, qui sort de son sac un demi-kilo de chouquettes qu'elle s'encaisse avec délectation avant de s'endormir profondément, ronflements gratuits. Ou celle juste devant, qui se tourne vers son mari à chaque blague, riant encore plus fort quand lui aussi ri.

Vous comprendrez que pour nous, le spectacle était autant dans la salle que sur la scène. Ceci dit, les décors sont très bien, les moyens beaucoup plus important que sur Deux garçons, la mer que j'ai vu il y a quelques jours.

Et les deux têtes d'affiches, malgré quelques cafouillages dans le texte pour Daniel Prévost, sont de très bons comédiens qui incarnent parfaitement leurs personnages dans cette pièce que j'aurais trouvé au final divertissante mais pas démente.

Ceci dit, c'est à mon avis un cadeau parfait à faire à mamie ou papi pour son anniversaire.

Les stars, au théâtre Saint-Georges. Jusqu'au 30 avril 2015.
Réservation ici. 1ère catégorie : 49€. 2ème catégorie : 39€. 3ème catégorie : 19€

© Photos Billetreduc

16 janv. 2015

#527. Deux garçons, la mer

Mercredi soir j'étais près de Pyrénées dans le 19ème arrondissement, dans le tout petit théâtre Clavel pour une des premières représentations de la pièce Deux garçons, la mer, adapté d'un roman (At Swim two boys de Jamie O'Neill)


Petite troupe, petit théâtre, décors minimalistes. La pièce commence. Dans les premières secondes, je ne suis pas convaincu. Et puis vient la première scène entre Jim (Thomas Cauchon) et Doyler (Philippe LeGall). Les deux comédiens, ils le démontreront dans toute la pièce, sont excellents, et nous entraînent avec eux dans leur histoire, que voici :

Dans une Europe en guerre, alors que l’Irlande est assujettie à la couronne britannique, deux garçons se retrouvent tous les matins au Forty Foot dans la baie de Dublin pour nager. Jim, timide et réservé et Doyler, rebelle et indépendant, se lancent le défi de rejoindre un îlot en pleine mer l’année suivante afin d’y planter le drapeau de leur liberté.  Au fil de leurs entrainements, un sentiment nouveau s’éveille en eux. Comme leur nation, ils se révèlent peu à peu à eux-même. (...)


C'est une histoire d'amour à une époque où les mœurs homo ne sont pas vraiment des plus faciles à assumer. Mais c'est aussi une pièce sur l'histoire Irlandaise, qui fait notamment référence au soulèvement de l'Irlande contre l'Angleterre pour son indépendance.

Ce double sujet en fait une pièce intéressante dans son écriture car cela donne du rythme, on passe de l'amour à l'histoire constamment. Le parallèle est intrigant.

Les personnages sont riches, et je me répète très bien joués. Thomas Cauchon est très convaincant (et a de beaux mollets), tout comme Philippe Legall, bien que le casting lui fasse jouer un amant de 16 ans (je ne suis pas dupe il en a bien le double, au moins).


On notera aussi la très bonne prestation de Matthieu Gibert dans Mister McMurrough, un personnage étrange et vraiment captivant, tantôt pervers, tantôt amoureux, jaloux, fataliste, engagé...

La mise en scène par Christophe Garro est également plaisante, avec une belle mise en lumière et des entrées/sorties des personnages qui animent bien la pièce. J'étais un chouïa déçu par les choix de certaines musiques et la scène du soulèvement à laquelle on ne croit pas du tout.


Mais je dois vous avouer que certaines répliques, ou encore la fin, abrupte et triste, m'ont laissé dans un tel émoi que quand les lumières se sont rallumées, les comédiens faisant leur salut, j'ai eu du mal à cacher que j'avais les yeux plein de larmes...

Une pièce que je conseille donc, avec une troupe vraiment douée et qui mérite d'être connue.

La pièce se joue les mardis et mercredis à 21h30 au théâtre Clavel jusqu'au 25 février et si vous réservez pour la semaine prochaine (le 20 ou 21 janvier) sur le site internet avec le code JIM, vous aurez le tarif réduit de 10 € (au lieu de 14 €).

© Photos : deuxgarconslamer.com ou sur le Facebook

3 déc. 2014

#509. Kinship, quand Isabelle Adjani se prend pour la rédac chef

La semaine dernière un ami m'a invité à aller voir Kinship au théâtre de Paris. Il s'agit de la dernière pièce où joue Isabelle Adjani. C'était l'argument pour y aller. Je n'avais jamais été voir Madame Adjani au théâtre, et mis à part la Reine Margot ou Pull Marine, je n'étais pas un grand connaisseur de sa carrière. L'occasion de remédier à ça.


Le pitch : {...} Kinship nous raconte l'histoire passionnelle qui se tisse entre une femme d'influence, rédactrice en chef (Isabelle Adjani), et un jeune reporter (Niels Schneider) qui travaille sous ses ordres et l'obsède de plus en plus. Mêlant inexorablement la vie intime et la sphère professionnelle, ces deux êtres sont pris dans la mailles d'une relation complexe, {...} sous le regard complice et parfois envahissant d'un troisième personnage (Vittoria Scognamiglio), meilleure amie de la première et mère possessive du second. {...} L'intrigue de Kinship se noue et se dénoue, au fil de vingt-deux scènes aussi drôles qu'émouvantes.*

Tout d'abord une visite sur Google nous apprend que Kinship veut dire "parenté". C'est un bon point, je dormirais moins idiot.

Le rideau se lève sur une scène presque vide. Deux chaises et une table, le fond de la scène est habillé par des images rétroprojetées. Minimaliste. 3 acteurs seulement, et une danseuse. Les scènes sont très courtes. De la à être drôles comme le dit le pitch, pas sûr.

(Photo ©San Bartolomé)

Une chose rigolote est que les personnages ne portent pas de nom. Il y a Elle, et Lui, et enfin l'Amie, ou la Mère. Je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'à ce que je me penche le lendemain de la pièce dans le livret.

La part belle est faite au jeu des acteurs. C'est tout à l'honneur d'Isabelle Adjani, qui joue parfaitement juste, alors même que parfois la traduction n'est pas à la hauteur. Niels Schneider quant à lui a un jeu juste, mais c'est tout. Enfin Vittoria Scognamiglio, l'amie est selon moi le personnage le plus intéressant. Au centre de l'intrigue, elle a un jeu varié et plus actif que celui des deux autres personnages.

(Photo ©San Bartolomé)

En sortant de la pièce, un ami revient sur le jeu de cette dernière, en nous faisant remarquer la similitude avec Carmen Maura, une des muses de Pedro Almodovar. Et c'est très juste car nous ne le savions pas à ce moment, mais Carmen était sur le casting original, s'étant désistée quelques jours avant la première, trop fatiguée.

Ce n'est pas la pièce du siècle. Loin de là. L'histoire n'est pas exaltante et les dialogues parfois un peu pauvres. Certainement dû au fait qu'il s'agit d'une traduction d'une pièce américaine, par Carey Perloff. Néanmoins les jeux sont bons, et la mise en scène pas mal du tout.

Quand on sait que sur cette oeuvre Isabelle Adjani est la directrice artistique, et qu'elle joue le rôle d'une rédactrice en chef, l'homme de presse en moi en pert son latin.

Kinship, au Théâtre de Paris, jusqu'au 25 janvier 2015. Du mardi au samedi à 21h00. Le samedi à 16h00. Le dimanche à 15h30. Places de 22 à 70€ (hors frais).

* source Théâtre de Paris

20 oct. 2014

#505. Je suis entré (et sorti !) de la chambre des mystères - Hinthunt

Alors là, les enfants, j'ai testé ce week-end un truc génial, et je suis absolument persuadé que tout le monde voudra tester cette expérience à la fin de l'article ! Il s'agit de Hinthunt

Le concept, qui vient de nos chers voisins Outre-manche est digne d'un roman d'Agatha Christie. Par équipe de 5, nous sommes enfermés une heure complète dans la chambre zen. Une pièce japonaise où des cadeaux de mariage ont été volés. Des indices et énigmes doivent nous amener à la sortie en 60" maximum.


Pendant le bref de Jordan, notre maître du jeu, nous apprenons qu'une équipe sur deux finit l'énigme, qu'il va nous surveiller sur des écrans pour nous guider si nous sommes coincés, et qu'on n'a pas le droit au téléphone portable. Interdit de se faire aider par Google ou de prendre photos ou vidéos qui risqueraient d'emousser le secret sur la toile.

Comme des gamins qui entrent enfin dans une cellule de Fort-Boyard, nous nous mettons à fouiller de fond en comble la pièce, soulevant des galets zen, ouvrant et fermant frénétiquement des éventails, et trouvant ça et là des clés, qui nous ouvrent des tiroirs contenant des coffres, eux même fermés.


Les énigmes sont variées. Il faut réfléchir et ce, de manière différente tout au long du jeu. Au centre de la pièce, une télé nous montre le temps qui nous reste et nous indique des objets sur lesquels il serait bien de s'intéresser, lorsque notre maître du jeu nous sent trop "froids".

Le jeu est palpitant, et nous sommes fiers de le finir en 55"38. Loin du record de 50" et quelques, mais quand même, on a terminé.


Le + : ces moments dans le jeu ou un élément se debloque (et ou nous avons 4 ans et demi devant un sapin de Noël super fourni)
Le - : l'histoire de fond. En sortant, nous avons discuté de tout ça avec mon équipe, et je crois bien que pas un seul ne se souvient ou à compris le fond de l'histoire. Mais qu'importe. On s'est éclaté.

Le jeu propose pour le moment deux énigmes. Celle donc de la chambre zen, un peu plus dure que la première, l'énigme du bureau de James Murdock que j'ai très envie de faire maintenant.

Il vous faudra compter entre 19 et 26€ par joueur en équipe de 5 (selon l'heure et le jour). Et attention de réserver à l'avance, les places partent vite.

Hinthunt, toutes les infos pratiques
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10 oct. 2014

#501. La Barbière de Paris

Mon histoire avec la Barbière de Paris a commencé par un malentendu...

Rendez-vous pris pour un soir après le boulot, je me pointe au petit salon de la rue Condorcet, grand comme un grand couloir. Sauf que voilà, m'explique la jeune fille, mon rendez-vous est en fait dans la toute nouvelle boutique rue Bertin Poiré près de la Samaritaine...


Vous avez dû vous tromper sur le mail... Ah non en effet, nous n'avons pas précisé l'endroit... Oui, c'est de notre faute on ne vous a pas prévenu... Non la boutique vient tout juste d'ouvrir, vous ne pouviez pas savoir... Ah ça, ça va faire un peu short pour y être en 5 minutes, c'est sûr...

Nouveau rendez-vous pris donc, quelques semaines plus tard, avec une confirmation de la date, de l'heure et de l'endroit. J'ai rendez-vous avec José, en voilà une certitude.


Je me pointe donc dans la nouvelle boutique. Grande. Faste. Chic et classe. Une colonne de miroirs -au centre d'une grande pièce baignée de lumière sous une verrière - est le centre d'une grande table ronde autour de laquelle se trouvent des beaux fauteuils de barbiers en cuir.

C'est un peu comme la table ronde des chevaliers... de la barbe.


José (entendez Rosé) est un gentil barbu rigolo au fort accent espagnol. Dès mon arrivée, on me propose de l'eau, plate ou gazeuse ou une boisson chaude. Puis on m'installe confortablement et José me débriefe sur mes attente et sa connaissance du poil facial.

D'un geste pro il s'occupe de ma barbe, tout en me racontant des anecdotes et des blagues, entrecoupés de conseils judicieux sur l'endroit exact où il faut arrêter un trait de barbe ou comment savoir jusqu'où tailler dans le cou. Juste ce qu'il faut pour que ce soit sympa, et intéressant.


Puis on passe à l'épilation des joues à la cire. "Dix minoutes dé souffrance mais 20 jours dé plésir". Ici on ne rigole pas avec le trait de barbe. C'est à la cire et finition à la pince. S'en suivent l'application d'une huile spécial barbe bio qui sent le pin, et de crème hydratante sur ma peau mise à mal.

Dans un coin un endroit attire mon attention. Une alcôve en forme de rond, un peu plus coloré, plus lumineux, plus classe, avec un seul fauteuil au milieu. C'est le coin de la Barbière, m'explique José. LA barbière. Sarah. C'est plus cher, mais c'est comme si tu te faisais tailler la barbe par la déesse des barbus en personne (ça c'est moi qui le dit).


Un endroit vraiment joli, une taille de barbe très pro, par un barbier fort sympa, avec une vraie expertise et des vrais conseils. Seul hic, c'est le prix. Comptez 36 € pour un rasage à l'ancienne, ou 22 € pour une taille de barbe simple, ou encore 35 € pour une coupe de cheveux.

Le site internet de la Barbière

8 oct. 2014

#500. J'ai testé la Color Run (2 fois)


Quand j'ai fait la Color Run pour la première fois à Paris en avril de cette année, je me suis pris une claque. Effectivement, déjà sur le site, l'événement avait l'air bien sympa.

Le principe : 5 km à la cool (pas de chrono, pas de dingues de sport). Sur le parcours sont disposées des portes, chaque kilomètre, où vous attendent des jeunes du staff, tout en couleur vêtus, pour vous balancer à la tête de la poudre colorée.

L'arrivée à Paris en avril

Cette poudre est totalement naturelle, en fécule de maïs. Le staff distribue des T-Shirts blancs et des lunettes pour se protéger les yeux. Ainsi que des Ice tea (partenaire), des bandeaux pour mettre au bracelet ou sur le front. En revanche, il faut admettre que quelques douches sont nécessaires à tout faire partir... Et que ça ne part pas complètement sur les fringues.

Le départ à Marseille

L'admission coûte 35€ par personne, 30 en équipe. Et croyez moi l'année prochaine elles partiront encore plus vite que cette année.

On vous balance de la poudre donc... d'abord jaune, puis verte, rose, et enfin bleue ! A l'arrivée on vous donne un sachet de couleur, et vous pouvez assister à un festival (du genre made in Nrj, musique mainstream et public de moins de 20 ans), avec des lancers de couleur tous les quarts d'heure, des personnalités, distribution de cadeaux, et tout, et tout...


Ambiance bon enfant assurée, des jeunes, des vieux, des gros des maigres, des filles et des garçons, et surtout de la bonne humeur. Beaucoup sont en tutu, ou déguisés, mettent des chapeaux. Le mot d'ordre est Happy, que l'on retrouve d'ailleurs tatoué (éphémère rassurez-vous) sur tout le monde.

L'histoire de cette course n'est pas vieille puisqu'elle commence en 2012 à Phoenix et d'autres villes aux US, pour s'exporter l'année suivante et rassembler jusqu'à 1 000 000 de personnes dans le monde, et enfin arriver en 2014 en France. A Paris donc, et Marseille.

La lancer de couleurs à Marseille

Alors quand un ami m'a proposé d'y descendre le week-end dernier, on n'a pas hésité, et nous voilà donc partis pour notre deuxième Color Run de l'année, avec mon petit chien cette fois (qui fut une véritable mascotte tout le long du trajet).

La course a rassemblé 15 000 personnes à Paris et près de 12 000 à Marseille. Une course pour tout le monde, que je conseille si vous avez envie de passer un bon moment avec une bande de potes, en prétextant faire un peu de sport.

Site officiel Color Run
© Merci à Fred, Eric et Tibo


2 oct. 2014

#499. Mercredi, let's have a kiki !

Quand j'ai vu le nom de cet event il y a un mois, je me suis dit qu'il fallait absolument que je teste ce nouvel apéro gay... Malheureusement, je n'avais pas vu que ladite soirée qui porte un nom si rigolo n'est pas hebdomadaire, ni dromadaire, mais bien mensuelle, tous les premiers mercredis du mois, comme la sirène des pompiers.


J'ai donc pris mon mal en patience, et me revoilà, hier soir, à l'affut de la kiki d'octobre, 4ème du nom. Je vais vous dire, je m'attendais à une soirée sans prétention, avec des gens sympa, des nouvelles têtes, un cadre qui change un peu.

Et puis ça fait du bien de sortir du Marais un peu, non ?


Et bien figurez vous que je fus très surpris. Et dans le bon sens. Non seulement c'était ce à quoi je m'attendais, mais bien plus. Le bar, la rue devant, les trottoirs étaient bondés, comme un Cox le jeudi ou le Bonne Nouvelle le mardi.

Et puisque je parle de ces deux bars, le public était un peu un mix des deux. Trentenaires et quarantenaires en quantité, et qualité. Barbus de tous genres. Peu de très jeunes. Peu de glabres. De quoi donner quelques indices pour passer une très bonne soirée.


Et quand, alors que je faisais la queue pour aller au seul WC du bar (c'est le point noir), une charmante hôtesse est venue me proposer, pour me faire patienter un petit four au saumon aneth ou thon avocat, là je me suis dit qu'on était au bon endroit.

Si l'on ajoute à ça un set de qualité par un vrai DJ pas de pacotille, un staff qui m'a l'air d'être à la base une bande de potes bien marrants, et des boissons pas trop chères, je crois qu'on peut se dire qu'on a trouvé the new Place to be.


Si après ça je ne vous voit pas à la prochaine... Rendez-vous donc le premier mercredi de novembre, au Baroudeur, 1 rue Faidherbe au métro Faidherbe Chaligny.

Ça vaut vraiment le kiki.

Toutes les infos sur la page Facebook.

4 avr. 2012

{Test#491} Neon, le petit nouveau dans les kiosques

Je ne sais pas si vous êtes des habitués des kiosques, mais sachez que depuis quelques jours, un petit nouveau essaie de se faire une place dans les piles de journaux de vos libraires préférés. Il s'appelle Néon, et débarque en France sur un concept allemand.


S'adressant aussi bien aux hommes, qu'aux femmes, fait suffisamment rare en terme de presse pour qu'il soit mentionné, son cœur de cible est citadin(e), jeune (30-35 ans), actif et curieux. Donc je suis dans la cible, quoi. Et vous aussi, j'en suis sûr.

A seulement 1,50€ (prix de lancement) pour une parution bimestrielle, j'ai lu Neon.

Ce qui m'a le plus touché, dès le début du magazine, c'est le côté proche du lecteur. On a l'impression tout de suite de faire partie de l'équipe. Le ton est enlevé et il est archi facile de s'identifier dans la lecture. Et c'est important.

Les sujets ensuite sont super bien choisis. Entre le tourisme à Bruxelles, un dossier sur comment laver nos fringues, un autre sur l'absinthe, une interview de Kyan Khojandi (le héros de bref) côté philo, une galerie d'images de holds-up par vidéo surveillance, chaque papier m'interpelle.

On y apprend aussi que se mettre un tampon dans l'anus gorgé de vodka comme chez les Ricains ça peut être dangereux, ou encore que les vaches qui portent un nom font plus de lait dans la très bonne rubrique des savoirs inutiles.

Néon c'est aussi un magazine où les journalistes se mouillent. Julien Chavannes a testé et raconte (de manière très sympa) ses 80 heures sans dormir. Lara Fritzsche de son côté a investigué, et goûté les insectes comestibles.

Rien d'ultra novateur, mais ça fonctionne plutôt bien, et c'est frais dans la manière d'aborder les angles. 

Un ton plutôt juste, des sujets un peu funky sans être trash, un prix attractif, Néon est une bonne nouveauté. A surveiller par la suite, pour voir si ça tient la route sur le long terme.

Numéro 1. 1,50€ Avril-mai 2012. Dans les kiosques.

19 mars 2012

{Test#489} Avenue Q au théâtre Bobino

Il y a quelques jours, je suis allé voir avec une bande d'amis Avenue Q au théâtre Bobino. Aucune idée de ce dont ça parle, de quoi ça retourne, je suis un peu le mouvement. Ma seule vraie info, c'est qu'il y a des marionnettes... Je crois


Première info, et non des moindres, nous nous sommes retrouvés un peu avant, pour boire l'apéro. Et je ne saurais que trop vous conseiller L'Entracte, petit bar de la rue de la Gaité, où le plus réside dans les bonbons, popcorn, cacahuètes, Dragibus, sucettes et autres douceurs, distribués petit à petit pendant l'apéro.

Une Deux pintes plus tard, nous voici placés. Les lumières s'éteignent et le spectacle commence... sur deux écrans par une animation pas terrible... Deux acteurs entrent en scène, portant à bout de bras des marionnettes et se mettent à chanter.


Grand moment de solitude quand je me demande ce que nous faisons ici et tentant de me rappeler qui, de mes amis a eu cette fameuse idée que de nous traîner ici. Forcément celui qui rit déjà comme une baleine.

A peine 3 minutes plus tard, je me surprends moi-même à trouver une blague drôle. Puis une autre. C'est à peine croyable, mais je commence même à trouver les marionnettes attachantes. Et lorsque commence la chanson "Internet c'est pour le cul", je suis dans le spectacle à 100%.

"Prends ta bite et double-clique"

Ah oui parce que, au contraire de ce que je pensais, ce spectacle n'est absolument pas pour les enfants (il est d'ailleurs interdit aux moins de 12 ans). Il parle de cul, il parle d'homosexualité et de coming-out, il parle de racisme mais aussi d'amour. Le tout avec beaucoup de légèreté, d'humour et d'auto-dérision.

En deux mots l'Avenue Q, c'est un quartier un peu cheap de New-York où se retrouvent tout un tas de personnages un peu paumés, des rêves plein la tête, et des emmerdes jusqu'au cou. Chacun donnant ou du moins essayant de donner son sens à sa vie.

On sort de là avec la patate, la banane, la pêche (mangez 5 fruits et légumes par jour) et surtout bien content d'avoir écouté celui de mes potes qui rigolait dès les 5 premières minutes comme une baleine, parce que finalement, il a bien fait de vous traîner là.

Réservation dans les points de vente habituels ou au 08 2000 9000 (numéro Bobino, 0,09€/mn)
A partir de 19,90€. Du mardi au samedi à 20h30.
Le samedi et dimanche à 17h00.

18 juil. 2011

{Test#480} Un défilé pas comme les autres par By Mutation

Je ne vous dirais pas par quel cuisinier je suis passé pour avoir des invits, mais la semaine dernière, je suis allé au défilé de prêt à porter d'une petite marque de créateur, By mutation, dans le 11e arrondissement de Paris, près du père Lachaise.

Première surprise en arrivant : le showroom est minuscule. Or d'après mes infos, c'est plus de 150 personnes qui sont attendues. Mais mon mari, déjà présent, m'attend un peu plus loin, a la terrasse d'un bar, avec un demi-pêche et la réponse.

Plutôt que de louer un espace digne de ses créations, ce qui aurait certainement coûté une fortune, et histoire de lier le pratique à l'événementiel, Tamara, la jeune créatrice, a décidé de faire défiler ses mannequins sur le parvis de l'église Notre Dame de la Croix de Ménilmontant juste là, en haut de la rue.

Nous nous plaçons donc sur les marches, sous un ciel menaçant. Car si l'idée est extrêmement originale, elle est aussi liée a la météo et ses caprices, et aujourd'hui le temps n'est ni bon, ni mauvais, rendant tout le projet très incertain.

Finalement le défilé commence avant que la pluie ne montre son nez. C'est sur les airs de Something à la mode, et la litanie de Karl Lagerfeld que vont défiler les mannequins, femmes pour la plupart, avec quelques pièces hommes, stylistiquement très très classiques.

De manière générale, l'événement est plus original que les créations, qui se veulent urban chic. Quelques tenues pour la femme sortent des lignes classiques et emmènent la collection vers une tendance un peu mode, mais dans l'ensemble, les créations sont très «portables...»

S'en suivit un cocktail dinatoire des plus réussis, (puisque c'est mon mec qui a tout fait), où mannequins, photographes, cuistot et modeux se mélangèrent, dans des conversations surprenantes...

Messieurs, vous comprendrez donc que je ne m'adressais pas particulièrement à vous aujourd'hui ; mesdames, si vous aimez dénicher des petits créateurs qui montent sur Paris, et que vous êtes plutôt casual, faites donc un tour a la boutique ByMutation.

Site internet, Tumblr, Facebook.
Le Showroom, au 30 rue Etienne Dolet
75020 Paris.

30 juin 2011

{Test#472} La piscine Joséphine Baker, dans le 13 ème

Avec ce temps, si on a bien envie de quelque chose, c'est d'aller à la piscine. Moi qui m'y rend régulièrement depuis quelques mois, j'ai bien vu que leur fréquentation a augmenté ces dernières semaines. C'est en effet plus agréable.

Et une des piscines les plus agréables de Paris, c'est la piscine Joséphine Baker, dans le 13è, en face de la Bibliothèque. La piscine, qui flotte sur la Seine est amarrée sur le quai de Bercy. Son toit est totalement transparent, et on nage presque au niveau de la Seine.

Et magie, quand le temps le permet, le toit s'efface complètement, pour laisser le ciel prendre sa place. C'est un sacré avant goût de vacances, et c'est super agréable de profiter de l'eau, et du ciel en plein Paris.

Et la piscine Joséphine Baker ne s'y trompe pas, le tarif (plein), d'ordinaire de 3 €, comme beaucoup de piscines à Paris, passe en période d'été à 5 € pour 2 heures, et 5 € supplémentaires pour les 2 heures suivantes.

Un tarif qui ne refroidit pas les adeptes, nombreux les jours de canicule même en semaine. Quant au week-end je ne vous en parle pas, on peut y faire la queue des heures, et des heures, l'entrée y est faite au compte goutte.

En revanche, la piscine est ouverte le soir, jusque 22 ou 23 heures, et c'est parfois moins fréquenté, et franchement magnifique de nager en apercevant les reflets dorés du soleil couchant dans les vitres des péniches sur la Seine.

La barge est récente, bien entretenue. Les vestiaires sont propres et lavés fréquemment. Un truc tout bête, que je n'avais jamais vu encore jusque là : pour entrer dans la zone vestiaire il faut enlever ses chaussures et passer par un premier pédiluve, qui garantit un sol propre.

Il faut mettre une pièce d'un euro dans le casier pour laisser ses affaires, pièce qui sera rendue au départ. Pour les courageux, des pullbuoys et des planches sont à notre disposition, sur simple demande aux maîtres nageurs, plutôt sympas et beaux gosses dans l'ensemble.

Cerise sur le gâteau, une musique, plutôt lounge et douce est diffusée, ajoutant encore un peu de peace à cette étape piscine.

Un endroit super, que je conseille le soir, ou les jours de pluie (c'est aussi très beau). A surtout éviter les jours où il fait très beau et très chaud, sauf si on aime l'ambiance plage de cagoles.

Piscine Joséphine Baker, quais de Bercy. 75013. Site internet.

24 juin 2011

{Test#470} Hair, au Palace

Il y a des classiques dont on connait tous le nom et des extraits, mais pas l'ensemble de l'oeuvre. C'est ainsi qu'il y a peu, à l'occaz' d'une représentation d'école de comédie musicale, j'ai découvert l'ensemble de la pièce West Side Story, dont je ne connaissais que le fameux "I like to be in America". C'est ainsi également que j'ai découvert hier soir la comédie musicale Hair, au Palace.

Hair, c'est une comédie créée en 1967 (1969 en France) surfant à l'époque sur la vague New Age, et se voulant radicalement différente des autres comédies musicales, en proposant du coup un spectacle sans intrigue, et avec des scènes n'ayant pas de rapport les unes avec les autres.

Et mieux vaut savoir cela avant d'y aller, parce que démuni de cette info, je me suis gravement fait chier tout le début du spectacle, attendant indéfiniment un scénario qui ne venait pas... Enervant.

Le spectacle commence dès votre entrée dans la salle. Tous les comédiens arrivent sur scène au fur et à mesure, squattant la scène, parlant et plaisantant avec les spectateurs, le tout contribuant à mettre une ambiance hippie festive.

Hair c'est aussi une scène d'orgie où tous les comédiens, dans une ombre chinoise, simulent des actes sexuels variés, pour se révéler à la fin au public, dans un nu frontal aussi fugace qu'un battement de cils. Cette scène avait à l'époque de la sortie de la comédie musicale fait beaucoup parler d'elle. 

Mais mieux vaut savoir cela avant d'y aller, parce que si vous y aller, quand vous verrez les comédiens se mettre en rang d'oignon, repérez de dos celui ou celle que vous trouviez canon, comme ça quand la lumière s'allumera, la persistance rétinienne sera des plus agréables.

Si on met de côté ce manque cruel d'histoire qui m'a fortement dérangé, je ne peux qu'applaudir la performance vocale (plus que théâtrale d'ailleurs) des comédiens, qui chantent tous divinement bien, ainsi qu'une musique en live, par 4 musiciens méga doués.

On notera par exemple la présence de Philippe D'Avilla (il me disait quelque chose) qui chantait il y a quelques années dans le trio de Roméo Et Juliette, Les Rois du Monde (nousonfaitl'amouronvitlaviejouraprèsjournuitaprèsnuit)

La mise en scène et les effets de scène sont malheureusement très inégaux, avec une première partie vraiment plus pauvre que la deuxième, nous laissant heureusement sur une note positive, alors que la pièce se termine (vraiment bien) sur le fameux titre "Let the sunshine in".

Un spectacle donc tout en nuances, avec des points positifs et des points négatifs, sortie directement des années peace and love. Un revival au profit du Sidaction, il faut le noter. A aller voir dans un mood super zen et open !

Jusqu'au 30 juillet 2011, au Palace.
8 rue du Faubourg Montmartre
75009 Paris
Toutes les infos sur le Site officiel, faiteslamour.fr, page Facebook
Sources : Wikipedia, regardencoulisses, musicalavenue.

31 mai 2011

{Test#452} Une journée au parc Astérix

Ce week-end, je suis allé avec ma bande de potes au parc Astérix. En plus d'un temps superbe, ce genre de sorties sont l'occasion de passer de super moments laissant de très bons souvenirs. C'est toujours comme ça, avec sa vraie bande de potes.

La journée commence tôt le matin, avec une navette qui doit nous amener directement du Louvre au parc. Le départ est prévu pour 8:45, nous prenons un peu de marge.

Et bien nous a pris. Entre la ligne 1, en ce moment en travaux, et l'emplacement exact du car (que l'on trouvera finalement au parking de la galerie du Caroussel, près de l'Apple Store), nous sommes juste à l'heure.

Le fait d'être dans un car met tout de suite en vacances. Ambiance colonie de vacances entre les binômes qui se forment pour la durée du voyage et se parlent à travers le car.

Nous arrivons à l'ouverture et passerons toute la journée sur un même style : no stress. Nous allons d'une attraction à l'autre sans se poser de question, ni en courant dans le parc dans tous les sens.

Les attractions justement sont plutôt classiques : tasses tournantes (ici les chaudrons qui rendent malades), chaises volantes (sympa et tranquille), grand 8 (que je n'ai pas fait en qualité de flipette, j'avoue), ou manoir hanté (nullissime), cela fonctionne sans être révolutionnaire.

Mention spéciale tout de même à l'attraction phare, Tonnerre de Zeus, une attraction tout en bois, franchement pas rassurant quand on regarde les wagons foncer sur les rails alors que l'armature grince. Sensations assurées, c'est une chouette attraction.

Ce qui est propre à ce parc, par rapport à celui de Mickey, ce sont les attractions d'eau. Entre Menhir express, Le Grand Splatch, et les deux parcours de bouées, c'est idéal quand il fait beau et chaud pour se rafraichir.

En revanche, là ou j'ai été déçu, c'est concernant l'enrobage, la déco, l'univers crée autour des attractions. Rien de cohérent, d'un bout a l'autre du parc.

Mis a part le village Gaulois, ou nous sommes bien en effet dans l'univers de Goscinny et Uderzo, tout le reste du parc tourne autour de l'Egypte, le Paris du 18eme, les Châteaux du Moyen-Age, etc. On pourrait tout aussi bien être dans un autre parc, on n'y verrait pas la différence !

Comme ailleurs, tous les plus produits : boissons, bonbons, souvenirs, sandwichs sont horriblement chers. Ici par contre il est autorisé de ramener son sandwich.

La grande différence avec le parc de la souris aux grandes oreilles, c'est le prix de l'entrée. A tarifs pleins, Asterix coute 25€ tandis que Mickeyland coute 40€ (sauf promotions, etc)!

Pour conclure, le parc Asterix, c'est un parc un peu moins fait pour les tous petits que Disneyland Paris, peut-être aussi un peu moins "pousse à la vente".

Les beaux jours approchant, c'est une très bonne idée pour y passer un jour de congé. En plus à partir de demain, Lutèce plage, une version romaine de Paris Plage est installée, avec des jeux d'eau, des jets, et du sable au bord du lac.

Mais une chose est sûre, si vous souhaitez y passer un super moment, entourez vous bien ! Parce que ce n'est pas le lieu qui y fera, mais bien les gens avec lesquels vous vous y rendrez !

Parc Asterix, le site internet, avec toutes les infos.

28 mai 2011

{Test#449} Godzy, le resto japonais Kawai du 17è


Tout a commencé la semaine dernière, quand j'ai reçu un mail d'un certain Jimmy de chez Godzy qui m'expliquait de manière méga convaincante et motivée qu'il fallait absolument que je vienne tester le concept innovant d'un nouveau resto, dans le 17è : Godzy.


Godzy, c'est en effet tout un concept. Le japonais réinventé de A à Z. Au niveau de l'ambiance, on est dans la restauration rapide, avec des plateaux que l'on débarrasse, un comptoir pour commander et quelques tables hautes pour manger. L'endroit est accueillant, moderne et sympa.


Et la pièce maîtresse du resto, niveau déco, c'est une grande toile, dessinée en deux jours seulement par des élèves de la super école française de manga, l'Eurasiam. Un Godzilla géant qui détruit tout dans Paris, avec une multitude de petits détails à observer. Magnifique !

Le fast-food nipon se veut éco-responsable, avec de la vaisselle jetable complètement recyclable, en bois ou en carton.


Autre nouveauté par rapport aux autres japonais, on ne commande pas un menu M1, ou P4, mais on choisit ses éléments, à la carte. Et au passage en caisse, le vendeur trouve le menu qui vous fera payer au plus juste. Ces menus vont de 6,50 € à 16 €, et je peux vous dire que les gros mangeurs en auront pour leur faim avec ce dernier. Abordable, donc...


Une immersion dans la culture nippone, une démarche éco-responsable, un mode de consommation qui change, le principe est sympa. Mais qu'en est-il de la bouffe, à proprement parler? Parce que finalement, c'est pour ça qu'on vient. Et en tant que testeur fou, j'ai (presque) tout goûté, pour tout vous dire.


Les sushis sont frais. Les bouchées sont standard, le poisson est bon. Le choix dans cette catégorie n'est pas vaste : saumon, poisson blanc, végétarien, ou (en test dans le restaurant) anguille, au goût plus prononcé.


Les brochettes, que l'on peut aussi trouver dans les autres japonais, sont vraiment super bonnes. Le boeuf au fromage est fondant (je pense que le fromage en lui-même est bien meilleur...), le poulet caramélisé est à tomber, le saumon est fin, et la brochette de foie gras poêlé est un petit plaisir que je ne me suis pas refusé.

Toujours comme dans les autres japonais, mais en un peu mieux, on trouve la salade de chou, la soupe miso (très raffinée) ou la salade d'algues (très graphique quant à elle).


Mais là où ce restaurant se différencie culinairement parlant, c'est au niveau des spécialités japonaises. Entre un potimarron pané exquis, des Gyozas (raviolis) au curry, poulet ou saumon absolument pas gras, les crevettes panées, les tempuras de légumes, tout est vraiment simple et bon !

Côté boisson ne cherchez pas le Coca, ici on ne sert que des boissons natures, genre l'O2 (eau enrichie à l'oxygène), la boisson énergisante Chamane, ou du thé Matcha.


Et si vous n'étiez pas encore convaincus, Godzy a une méga botte secrète, c'est ses desserts. Autant dans les autres japonais on ne trouve pas de desserts japonais proprement dits, autant ici les Motchi sont à se damner.

Un Motchi, c'est une pâte de riz (un peu comme dans les boules coco) au coeur de thé Matcha, et c'est incroyablement bon ! Dans le genre, les Motchi glacés sont excellents aussi. Cette fois le coeur est en glace à la vanille ou au chocolat. Rien que pour ça, ça vaut le détour !


Une adresse Kawaï que je conseille donc vivement, vous aurez pu le remarquer.

Godzy c'est au 31 rue Legendre, dans le 17è arrondissement, et c'est ouvert de 11h30 à 22h00 !
Toutes les infos sur godzy.fr

23 mai 2011

{Test#445} Expo Kubrick, à la cinémathèque de Bercy


Ce week-end, entre autres sorties je suis allé avec une copine voir l'expo sur le travail de Kubrick à la cinémathèque de Bercy. C'était la première fois que j'y entrais, depuis le temps que je passe devant le week-end en me dirigeant vers le Starbuck Saint-Emilion...


L'expo propose une rétrospective des films de Kubrick, depuis ses premiers courts-métrage pour des agences de presse à ses films devenus cultes, 2001, L'Odyssée de l'Espace, Orange Mécanique, Barry Lindon, Full Metal Jacket et j'en passe.


L'expo est assez intéressante, et nous montre des documents "backstage" : des scénarios griffonnés de la main du réalisateur, des éléments de décor, comme la table basse érotique de Orange Mécanique, les masques d'Eyes Wide Shut...

On y voit également des documents très techniques sur la construction et l'organisation de films ou des travaux préliminaires, comme la création complète d'un village du Vietnam pour Full Metal Jacket dans des ruines aux Etats-Unis.


L'ensemble est construit et la scénographie est simple et efficace. Mais il y a quelques petits points noirs :

Le premier, dû au lieu réside dans le fait que l'expo se déroule sur deux étages, ce qui n'est pas pratique du tout. En plein milieu de l'expo on doit prendre l'ascenseur, montrer de nouveau le ticket, etc... Pas bien pensé du tout.


Ensuite, la fin de l'expo est assez brouillonne. Alors que l'ensemble est très clair et construit, chaque salle portant sur un film, chaque film ayant sa couleur, on termine l'expo sur une boutique, mais il y a encore des choses à voir après.

L'impression, c'est que tout ce qu'ils ne pouvaient classer a été casé à la fin : les influences de Kubrick dans le cinéma aujourd'hui, les objectifs (de caméras) du réalisateur, des projets inachevés, la fin est un genre de fourre-tout qui laisse une mauvaise dernière impression.


Malgré tout, c'est une expo que je conseille, si vous aimez le cinéma, Kubrick ou ses films. Et en tous cas, ça donne envie de revoir tous ces chefs-d'oeuvres.

Ça se passe jusqu'au 23 juillet, à la Cinémathèque de Paris, tous les jours sauf le mardi, nocturne le jeudi. Plein tarif : 10 €. 51 rue de Bercy, Paris 12è


Tous les tarifs et infos sur le site de la cinémathèque