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16 févr. 2010

J'ai testé... Imhotep, l'inventeur de l'éternité de Christian Jacq


Cette semaine, j'ai lu le dernier roman de Christian Jacq, Imhotep, l'inventeur de l'éternité, publié en ce début d'année aux éditions XO.

Synopsis : Pharaon est mort, l'Egypte vacille. Le farouche prince Djéser, décidé à fonder une nouvelle dynastie, sera t-il élu par le Grand Conseil, les dieux le désigneront-ils?
En cette période troublée qu'une force maléfique, l'Ombre rouge, compte exploiter pour établir le règne des ténèbres, un jeune artisan, Imhotep, découvre qu'il possède d'étranges pouvoirs. 
Comment pourrait-il imaginer son incroyable destin, lui, le foreur de vases appelé à devenir l'inventeur de l'éternité ?
De sa rencontre avec Djéser dépendra l'avenir d'une civilisation qui sera bâtie par l'intermédiaire de la première pyramide en pierres, gigantesque escalier unissant la terre au ciel. Embûches, sabotages et maléfices se multiplieront pour empêcher le pharaon et Imhotep de réaliser leur Grand Oeuvre. 

Je n'avais jamais lu de roman de cet auteur, et j'ai été assez agréablement surpris par la lecture fluide qu'il nous propose. C'est clair, c'est bien écrit, l'histoire est passionnante. Très vite, on se rend compte que le livre est extrêmement bien documenté, et que l'auteur n'est pas un simple écrivain, mais également un passionné d'archéologie et particulièrement de l'Egypte.

Je me souviens, quand j'étais au collège, l'Egypte était au programme d'histoire. Et ce doit être un des cours d'histoire que j'ai préféré dans toute ma scolarité. Le pays du Nil, ses Dieux, sa culture, son raffinement, tout ça a quelque chose de mystérieux et de tellement passionnant.

C'est dans tous ces souvenirs de magie et de mythologie que nous ramène Christian Jacq avec ce livre. D'un bout à l'autre du livre, on est tenu en haleine par l'énigme de l'ombre rouge.

Je regrette toutefois, de par l'écriture qui se rapproche de celle du conte, de nombreuses répétitions sur le caractère des personnages. De même, le fonctionnement des chapitres est trop souvent le même. L'ombre attaque, une force supérieure entre en jeu, et Imhotep est sauvé. Tout cela a quelque chose d'un peu simpliste. Enfin, je regrette aussi la fin, que je tairais ici. La révélation est trop vite expédiée.

De manière générale, je dirais que ce livre est à lire pour tous ceux qui sont en quête d'un roman historique, passionnés d'Egypte, ou de mythologie égyptienne.

Et pour ceux qui voudraient aller plus loin, et mettre des images sur les descriptions de l'auteur pendant la lecture du livre, quelques pages de renseignements ici,  , ou encore . Et pour tout simplement se faire une piqûre de rappel sur la mythologie égyptienne .

15 janv. 2010

J'ai testé... Agora, le film



Hier soir je suis allé voir Agora, de Alejandro Amenabar, emballé que j'avais été en voyant la bande annonce la semaine dernière, quand je suis allé voir Esther .

C'est un joli film qui parle d'une partie de l'histoire qu'on connaît assez peu, la confrontation des païens, des Chrétiens et des Juifs à Alexandrie, 400 ans après la mort du Christ.

Les décors du film sont fantastiques, les images vraiment très belles. L'actrice principale, Rachel Weisz (qu'on avait déjà vue dans Constantine, ou Pour un garçon) est d'une beauté particulière certes, mais incomparable. C'est esthétiquement un film sans conteste réussi.

Ce qui est vraiment intéressant dans ce film, c'est de voir que chacun a sa religion, et que quand les croyances sont fortes, aucune concession n'est possible. C'est vrai pour les Chrétiens qui sont chassés puis chasseurs, mais c'est vrai aussi pour Hypatie la philosophe, avec la science. L'astronomie est sa science, et pour elle, elle se refusera de se convertir au Christianisme.



Outre le personnage personnage principal d'Hypatie, joué avec justesse par Rachel Weisz, on peut signaler le personnage de Davus, son esclave, interprété par Max Minghella. C'est un personnage obscur et dérangeant. On a du mal à saisir où est sa place, quelles sont ses pensées. On se rend bien compte que l'amour est plus fort que tout pour lui, mais aussi que c'est un personnage rongé par des démons intérieurs. C'est un rôle psychologiquement intéressant.

Ce qui est frappant également, c'est que bien qu'étant un film d'époque, le sujet peut se transposer et les faits être toujours d'actualité. Les hommes se sont toujours entre-tués au nom de la religion, et c'est encore le cas aujourd'hui.

Malgré toutes ces qualités, le film comporte un certain nombre de répétitions, et des longueurs. Des moments un peu mous qui font que, finalement on trouve parfois le temps long. C'est donc avec un avis mitigé que je vous conseille ce film. Si vous aimez les films d'époques, allez-y sans hésiter. Sinon, attendez le DVD.

La série d'Affiches présente, de gauche à droite : Hypatie (Rachel Weisz), Davus (Max Minghella), Oreste (Oscar Isaac) et Ammonius (Ashraf Barhom). Crédit photos : © Mars Distribution
Sources : allociné