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26 déc. 2014

#518. Exodus, Gods and Kings vs Les Boxtrolls

Je ne sais pas ce que j'ai en ce moment, mais mon choix de films est assez nul. Après un passage raté avec le Hobbit, je me suis laissé tenter hier par Exodus, Gods and Kings, la version Ridley Scott de l'histoire de Moïse.


Un Péplum pour le jour Noël, je pensais pourtant ne pas pouvoir me tromper. L'hommage de Ridley a son frère, reprenant les travers connus du pharaon Ramsès et son demi-frère Moïse est assez décevant.

Dieu est figuré comme un enfant de moins de 10 ans, qui parle comme un adulte et apparaît à Moïse de façon assez flippante. C'est d'ailleurs à mon avis une des meilleures idées du film.


Moïse, joué par Christian Bale est un leader d'opinion plus qu'un prophète. Souvent en désaccord avec son Dieu, les plaies d'Egypte sont ici toutes plus ou moins rationnellement explicables, semant le doute quant à sa santé d'esprit.

Le film avait, m'apprend le magazine Trois juste avant la séance, été boycotté aux Etats-Unis avec le hashtag #BoycottExodusMovie pour la pâleur de ses acteurs principaux. Très hollywoodien, il nous présente en effet un casting blanc pour les personnages principaux, réservant la couleur aux esclaves.


On se demande un peu la raison de la présence éclair de Sigourney Weaver dans le rôle de la mère de Pharaon. En revanche, bonne surprise : Josué, un des personnages secondaires est très bien interprété par Aaron Paul, que j'étais ravi de redécouvrir après son excellent rôle de Jesse dans Breaking Bad.

Je n'ai heureusement pas terminé mon jour de Noël sur cette note décevante, car j'ai également regardé Les Boxtrolls, film d'animation de Graham Annable.


Très joliment réalisé, dans un univers riche et travaillé, c'est l'histoire d'un garçon, recueilli par les Boxtrolls, gentils trolls qui s'habillent dans des boîtes. Curieux, bricoleurs et très drôles, ils vivent dans les sous-sols de Cheesebridge, une ville bourgeoise où le luxe tourne autour du fromage.

Leurs habitants pensent que les trolls sont des méchantes créatures, qui vivent dans les profondeurs de la terre au milieu de rivières de sang et de montagnes d'os. Ils décident alors de les exterminer... Une vraie belle histoire, et 1h37 sans une minute d'ennui !

22 juil. 2011

{Test#484} Rango, le lézard du Far ouest

J'ai vu il y a peu de temps un film d'animation super sympa. Rango est un lézard super fun à qui il arrive tout un tas d'aventures.


Synopsis* : Alors qu'il mène sa vie sans histoire d'animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d'identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu'on vous demande, c'est de vous fondre dans la masse ?
 Un accident le fait s'échouer dans la petite ville de Poussière, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. 

Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu'il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s'improvise shérif et n'a d'autre choix que d'assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu'il se contentait jusque-là d'imiter ?

Et ben sincèrement, cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film d'animation qui m'avait autant diverti. Tout y est : le scénario, l'humour, la morale, et le côté décalé

Le scénario, c'est un grand classique, mais revisité. Le lézard quitte le monde qui ne lui convient qu'à moitié, pour se retrouver dans le "grand bain", la vraie vie et tout ses dangers. Rango qui se faisait des films à longueur de journée va finalement pouvoir les vivre

L'histoire est transposée dans un far ouest où se côtoient grenouilles, serpents et tortues. La quête de l'ouest est transformée en une quête de l'eau, rien de complètement aberrant pour l'époque où nous sommes. Un vrai bon point que ce scénario. 

L'humour, sans complètement égaler celui des premiers Shrek par exemple, relève du même genre : un humour à plusieurs niveaux où chacun y trouve son compte. C'est un film d'animation aussi drôle à voir si l'on est un petit bambin que pour les parents qui les accompagnent. Cela donne au dessin animé un peu de profondeur qui est très agréable. 

Comme dans tous les films pour enfants, il faut une morale à l'histoire. Ici, le personnage est un mytho qui se fait passer pour mieux qu'il est. Il perdra toute sa crédibilité, pour prouver ensuite qu'au fond, c'est bien quelqu'un de bien. Très classique pour un dessin animé, mais ça marche toujours. Ça plus le côté écologique de la chose, et on n'en demande pas plus. 

Et ne serait-ce que parce qu'après les lapins, les pingouins, les poissons, il fallait oser prendre un lézard pas franchement beau pour héros, je vous conseille carrément Rango, vous passerez un bon moment, c'est sûr ! 

* Source : allociné
© Paramount Pictures France

21 juin 2011

{Test#468} Insidious

Alors là, les amis, je suis bien embêté. J'ai toujours ou presque un avis assez déterminé sur tout ce que je teste. C'est un peu le principe de ce blog. Mais cette fois, les choses sont un peu différentes. Je ne suis pas vraiment sûr de mon avis... Laissez-moi vous expliquer.

Vendredi soir, lorsque je suis rentré chez moi, une tribu de jeunes filles prenait, avec mon mari un cours de Whoopie pies dans la cuisine. Après la semaine de boulot, j'avais envie de quelque chose de plus posé, et j'ai donc lâchement fui cette agitation pour me réfugier au cinéma.

Tout seul dans la salle noire, je dois vous avouer que ce film m'a fait peur comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Mais était-ce réellement parce que le film fait peur (je ne suis pas du genre à avoir très peur devant les films) ? Où était-ce la fatigue combinée à l'absence de mon mari ?

Synopsis* : Josh, son épouse et leurs trois enfants vivent depuis peu dans leur nouvelle maison lorsque l'aîné tombe dans un coma inexpliqué. Etrangement, une succession de phénomènes paranormaux débute peu après. Un médium leur révèle que l'âme de leur fils se trouve quelque part entre la vie et la mort, dans la dimension astrale, et que les manifestations sont l'oeuvre de forces maléfiques voulant s'emparer de son enveloppe corporelle. Pour le sauver, Josh va devoir lui aussi quitter son corps et s'aventurer dans l'au-delà...

Comme vous pouvez le constater à la lecture du synopsis, c'est très basique. Une nouvelle maison qui paraît hantée. La femme qui constate des phénomènes étranges tandis que le mari la pense au fur et à mesure de l'histoire sombrer dans la folie... C'est déjà-vu...

Les performances des acteurs ne sont pas meilleures, loin s'en faut. Les effets spéciaux sont eux-aussi d'un autre âge. Tant et si bien que selon moi, c'est même une volonté de ne pas paraître trop réaliste. On a l'impression que les personnages sortent du vieux Ça qui m'avait terrorisé...

Quand on y regarde de plus près, tous les effets qui m'ont fait peur sont éculés : grincement de portes, objets qui bougent tous seuls, plans montés de telle manière que des personnages "apparaissent" de manière très abrupte, et surtout, surtout, une musique stridente au violon qui monte, monte, monte annonçant les passages stressants

Et pourtant, malgré un synopsis un peu naze, des acteurs pas terribles, des effets spéciaux vintage et des tours de passe-passe datant de Mathusalem, et bien oui, j'ai eu les choquottes

En sortant du ciné, j'ai donc trouvé une version du film afin de faire partager mon effroi à mon mari... qui n'a pas eu peur pour un sou, lui qui est d'ordinaire très réactif à ce genre de films...

Vous comprenez donc aujourd'hui mon désarroi quant à vous dire si Insidious est, ou n'est pas un bon film d'horreur. Je ne peux que vous conseiller d'y aller très fatigué, sans votre moitié, seul dans une salle noire... là vous aurez la frousse !

*Synopsis Allociné
Photos © Wild Bunch distribution

9 juin 2011

{Test#460} X-Men Le Commencement

Franchement, quand je l'ai vue, je n'étais pas du tout convaincu par la bande annonce de X-Men First Class. Je me souviens m'être dit "un film de plus du même genre..." Et puis comme mon mari est un peu fan des super héros, et qu'une soirée s'est organisée où finalement nous étions 6 à y aller, je me suis dit pourquoi pas.

Et ce fut une bonne chose, car - outre des super conneries que j'ai trouvées dont je vous parlerais très vite - le film est somme toute une réussite. Mieux que les précédents opus X-men.

Le film est très distrayant, le scénario plutôt prenant, et la trame de fond sur le comment-du-pourquoi-Magnéto-et-Professeur-X-se-sont-rencontrés assez captivants. Un peu comme dans les derniers (premiers) Star Wars quand on apprend comment le petit est devenu si méchant.

Petit bémol pour les effets spéciaux, bien qu'ils soient dans l'ensemble bien faits. J'ai trouvé que la scène où le Hurleur (une version chauve-souris de Ron Wisley) et Angel (une femme-libellule) se battent au-dessus des flots est particulièrement mal faite. So 90's

Petit plus en revanche pour les acteurs, qui pour la plupart jouent tous très bien. J'ai particulièrement aimé les jeux de Raven par Jennifer Lawrence, et du méchant Shaw par Kevin Bacon, que l'on entend jouer en allemand, anglais et Russe.

Un gros Bouuuuh pour terminer pour une scène complètement débile, répétée deux fois dans le film (elle était tellement nulle qu'il fallait bien la recaser) : le coup du méchant qui se lève, fait son speech comme quoi il est pas vraiment méchant, et qui demande à l'assemblée de super héros qui est avec lui.

Et là, tels des écoliers dans la cour de récré qui composent des équipes de balle au prisonnier, chacun vient se ranger derrière son leader ! Naze de chez naze...

Mis à part ces tous petits détails, et si ce n'est pas le film de la décennie, je conseille vivement ce film qui propose de passer un très agréable moment en compagnie de l'univers Marvel, tout en se demandant quel super héros on préfèrerait être...

A lire aussi, l'avis de Matoo.
© Photos Twentieth Century Fox France

16 mai 2011

{Test#440} Priest, un prêtre qu’il faut pas trop chercher.

Après le dernier des templiers, avec Nicolas Cage, pour continuer dans mon trip clérical, je suis allé voir hier soir Priest, ou en français le Prêtre. Loin de l’image qu’on se fait de la religion, ce prêtre là n’est pas un commode, il a été entraîné pour tuer des vampires. Synopsis.


Dans un monde ravagé par des siècles de guerre entre l'homme et les vampires, un prêtre guerrier se retourne contre l'église afin de traquer une bande de vampires meurtriers qui ont kidnappé sa nièce.

Sur fond de Western et d’histoires de vampires, cette histoire se déroule dans un temps qui n’existe pas, entre passé et futur, avec des personnages à la Petite Maison dans la prairie, et des motos solaires ultra futuristes.


Et ce n’est pas sans rappeler Bloodsilver, un livre que j’ai lu l’été dernier, où le mélange de ces styles avait déjà été tenté pour un résultat assez surprenant.

On note la présence du personnage secondaire, le jeune Sheriff Hicks, joué par le beau Cam Gigandet (Burlesque, Twilight), très sexy en cowboy, mais un peu trop préparé aux UV pour le rôle, et l’apparition de Stephen Moyer (True Blood) qui du vampire passe au gentil l’espace de quelques minutes.


Un tableau plutôt réussi avec des images post-apocalyptiques convaincantes et un scénario réussi aux rebondissements qui fontionnent. Juste très déçu par la fin qui ne se cache absolument pas d’être baclée, préparant purement et simplement le film numéro 2. Non pas que je sois contre, mais quand c’est si mal amené, et au dépend d’une véritable chute dans le film qu’on est en train de voir, je trouve ça abusé.

Mais des vampires aux allures d’aliens qui dégoulinent, des cowboys sexys, des prêtres qui n’hésitent pas à trucider les méchants, et une critique de fond de la société, ça fait pour ce film un programme suffisamment chargé pour que je vous le conseille. Go !


Allociné
© Photos : Sony Pictures Releasing France

3 mai 2011

{Test#432} Thor, des biscotos et des yeux bleus


Hier soir cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé, j'avais à la fois un peu de temps à passer avec mon mec en tête à tête et en plus des places de ciné mk2. Les conditions propices à un ciné en amoureux.

Je demande donc à mon cher et tendre quel film le tente le plus. Et je vous avoue que sur ce point nous sommes assez pareils : nous aimons les blockbusters, les films d'horreur, et ceux de minettes. C'est donc à peu près sans surprise que sa réponse est : Thor, le dernier né des Marvel.


Première déception (et vous allez voir, il n'y en a pas qu'une), le film est uniquement en 3D. Et ben moi j'avais pas envie de voir ce film en 3D. J'avais pas envie non plus de rajouter 3€ chacun pour avoir des lunettes qui font mal au nez.


Sauf que j'ai pas le choix. Et la suite me donnera raison, ce film n'a aucun intérêt à être vu en 3D. Aucun effet digne d'être signalé.


Les premières images sont lancées, et là, deuxième déception : dans ce film, comme dans 99% des films qui sortent en ce moment, qui trouve t'on au détour d'une caméra ?

Je vous le donne dans le mille - après Black Swan, après Dior, après les cérémonies diverses aux tapis rouges - c'est Natalie Portman, ok on l'aime bien elle est jolie et cool, mais overdose quoi !


A ce moment là du film, je suis déjà passablement difficile à convaincre, faut pas me chercher. 

Sauf que le scénario, c'est pas vraiment The argument du film. Des méchants. Des gentils. Une histoire d'amour. Des effets spéciaux. Un monde fantastique (à peu près le seul bon point du film). Des agents du FBI.


Classique. Classique. Classique. Mais j'aurais dû m'en douter...

Je sors donc, après 1h54 de film assez blasé, en gardant en tête que les gros plans de Thor, alias Chris Hemsworth mettent en valeur ses beaux yeux bleus, mais qu'il a un peu forcé sur le crayon Kôhl, et que ça, c'est pas méga viril.


Heureusement, quatre kilos de pecs de chaque côté remettre la balance en équilibre. L'honneur est sauf. 


© Photos : Paramount Pictures France

7 avr. 2011

{Test#423} Sucker Punch, au cinéma


Sur les conseils d'un ami soutenu par mon mec, nous sommes hier soir allés voir Sucker Punch au cinéma. Synopsis, bande annonce et après je vous raconte tout ça.

Synopsis : Bienvenue dans l'imaginaire débordant d'une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque... S'affranchissant des contraintes de temps et d'espace, elle est libre d'aller là où l'entraîne son imagination, jusqu'à brouiller la frontière entre réalité et fantasme...




Enfermée contre son gré, Baby Doll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté. Elle pousse quatre autres jeunes filles - Sweet Pea, Rocket, Blondie et Amber - à s'unir pour échapper à leurs geôliers, Blue et Madame Gorski avant que le mystérieux High Roller ne vienne s'emparer de Baby Doll. 


Entre Samouraïs de pierre, dragons et nazis, parviendront-elles à recouvrir la liberté ?


Quand j'ai vu la bande annonce, je me suis dit que je n'irais pas voir ce film. Trop de tout, en même temps. Des dragons, des armes, des paysages tibétains, des armes à feu, plein d'action, des filles en dessous sexy, ça me semblait être un extraordinaire fourre-tout du cinéma.

La première scène, tout en ralenti, sur une énième mais géniale reprise de Sweet dreams (are made of this) par Emily Browning, nous donne une claque. La musique d'ailleurs, pendant tout le film a un rôle très intéressant. Le réalisateur - Zac Snyder (Watchmen, 300) - s'en sert comme d'un outil, rythmant les scènes, annonçant les actes. A écouter juste en dessous.


Quant au scénario, c'est en effet un bric-à-brac, mais que l'on sent volontairement ordonné. On voyage de monde en monde, entre anachronismes et cascades de Kung-Fu, paysages post-apocalyptiques et jupettes sexy. C'est n'importe quoi, mais après tout on est dans un rêve.

Ce qui m'a un peu dérangé, c'est le côté très manichéen du film. La volonté d'ordonner ce bordel en fait quelque chose de très mathématique. Il faut récupérer 4 objets, chacun donnant lieu à une scène, chacune construite de la même façon. Au bout d'un moment, ça devient long.


Mais finalement, même un peu mitigé, je dois dire que je n'ai pas détesté ce film. Alors que je m'attendais à du grand n'importe quoi, j'ai été plus séduit que ce que je pensais. Ok, Monsieur-j'ai-réalisé-300 nous place des kilos et des tonnes de slow-motions, des effets spéciaux à la pelle, mais c'était pas nul.

Ce qui a fait que je n'ai pas détesté ce film, c'est les tenues méga pétasses des filles (et notamment BabyDoll, de plus en plus sexy à mesure que le film avance). C'est pailleté, c'est ras la moumoute, c'est maquillé à outrance, ça brille et ça montre des décolletés outrageux, alors j'adore.


A mi-chemin entre Burlesque et Resident Evil, entre influence médiévale et Manga, ce film est un ovni qui aurait pu être beaucoup, beaucoup mieux. Mais ya de l'idée !


Les avis des copains, Zep ou Alban


© Photos Warner Bros, France

22 févr. 2011

{Test396} 127 heures... d'angoisse


Le truc chouette avec les week-ends de trois jours, c'est qu'on passe plus de temps à cocooner, regarder des films, se reposer. Et en l'occurrence, pendant celui qui vient de passer, j'ai entre autres regardé deux films qui m'ont beaucoup plu : Black Swan avec la belle Nathalie Portman, et 127 heures, avec le beau James Franco.

Aujourd'hui je vais vous parler de ce dernier film, réalisé par Danny Boyle, d'après une histoire vraie.


Synopsis : Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l'Utah. Il est seul, et n'a prévenu personne de son excursion. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. 
Pourtant, au fin fond d'un canyon reculé, l'impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà prix au piège, menacé de déshydratation et d'hypodermie, en proie à des hallucinations... 
{...} Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n'arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence. *


Sauf que cette décision, ben je la connaissais déjà au début du film. Les reportages sur le réel Aron dont il est question dans le film sont aujourd'hui nombreux, et entre ces documentaires et les commentaires d'amis qui l'ont déjà vu, je savais déjà la fin.

Alors non, je ne vous spoilerais pas. Mais entre nous, comment voulez-vous que le bonhomme se défasse de cette pierre qui lui emprisonne le bras ? Je suis sûr que vous avez la réponse.


Alors ce film, bien qu'en en connaissant la fin, je l'ai apprécié pour ce sentiment d'angoisse qu'il procure. Le pauvre bougre est coincé pendant 5 jours consécutifs dans un ravin vraiment pas large. L'image est rendue moins monotone en ajoutant à ces images répétitives ses trips, ses rêves, ses hallucinations, mais au final tout tient dans le fait qu'il est coincé. Point barre.

Et pourtant on ne s'ennuie pas. Tout au long du film, on sent le personnage (mimi comme tout au passage) passer par toutes sortes d'émotions. La colère, la peur, la volonté de réussir, le désespoir. C'est un très bon jeu d'acteur de James Franco qu'on connaissait de la trilogie SpiderMan.


Un autre aspect intéressant réside dans toutes les techniques que développe Aron pour tenter de s'en échapper et de survivre. L'érosion de la roche, la fabrication d'un balancier, sa façon de s'emmitoufler pour ne pas mourir de froid, son obsession d'économie d'eau, on sent qu'Aron est un alpiniste chevronné, et que ça l'a certainement sauvé.

Attention aux âmes sensibles toutefois pour cette fameuse fin assez trash. Faut dire qu'avec juste un couteau suisse, c'est pas évident à découper. Enfin je vous dis rien !


127 heures, en ce moment au cinéma.

*Synopsis Allociné.

10 févr. 2011

{Test#388} Tron l'héritage, en 3D



Ahlalalala. Depuis le temps qu'ils nous bassinaient avec ces teasings... C'était il y a presque un an, les premières images de Tron, l'héritage étaient dévoilées. Le fameux film de science fiction des années 80 renaissait de ses cendres, avec à la clé tout un tas de trucs super prometteurs. 


J'avoue que je ne connaissais à l'époque pas du tout le film original. Et pire encore, s'il s'est passé presque un an depuis ces premières images, je n'ai toujours pas vu ce fameux chef-d'oeuvre entre-temps. Honte sur moi.

Mais ça n'empêche que j'avais été séduit par ces images, et que je le fus à chaque nouveau teasing, c'était donc évident que je le vois au cinéma.


Oh, il aurait été facile de le trouver sur internet, il aurait été très facile de l'avoir vu depuis Noël, mais pour un film comme celui-ci, c'était no-way. Ciné, ou rien du tout. Et prévoyant une séance comble, j'avais pris mes réservations sur internet.

Arrivé sur place, et à l'heure, deux choses me frappent. La première, c'est que c'est blindé de monde. La seconde c'est qu'étonnamment, bien que semblant être un film de geeks, la plupart des gens qui rentrent dans la grande salle du Mk2 Bibliothèque sont des gays, par couples, par groupes, ils sont vraiment nombreux.


Ayé ! J'y suis ! En fait la salle est remplie de gays geeks ! C'est pourquoi moi-même j'y suis, finalement.

Et ça se comprend dès les premières images. Le monde qu'a créé Joseph Kosinski est noir et classe, design et surtout surtout, les personnages portent tous des vêtements super moulants qui font de la lumière. Et chaque gay geek ici présent se dit qu'il aimerait bien porter une combinaison qui fait de la lumière, pour danser... ou même pour aller faire ses courses d'ailleurs.


En tous cas moi, j'aimerais bien. 

Pendant la première demi heure, on s'en prend plein la gueule. Les décors, le monde incroyable, la BO des Daft Punks, les personnages super beaux... et l'émerveillement prenant fin, on se rend compte que le scénar n'est pas des plus travaillés. Un peu comme pour Avatar de James Cameron, l'important de ce film ce n'est pas l'histoire mais bien le monde qui a été créé.


Quelques longueurs, quelques poncifs, mais au final Tron l'Héritage est un film distrayant, une fiction de notre époque et ça vaut vraiment le coup de le voir. Mais pas forcément en 3D, cette fois encore elle n'est pas du tout indispensable.

P.S : je conseille à toutes les filles mignonnes de se faire la coupe de Quorra, elle est trop chouette !




© Walt Disney Studios Motion Pictures France

3 févr. 2011

{Test#383} Machete de Robert Rodriguez


Il y a quelque temps, je vous avais parlé d'un concept cinématographique qui m'avait beaucoup plu : Grindhouse, un duo de films composé de Planète terreur de Robert Rodriguez et Boulevard de la mort de Quentin Tarantino.

A l'origine, ces deux films étaient diffusés ensemble, en salle, entrecoupés d'une série de fausses bande-annonces de films dont celle de Machete, qui avait tellement plu aux fans de Grindhouse qu'elle est devenue un vrai film, réalisé lui aussi par Robert Rodriguez qui le faisait mûrir depuis 1993.


Synopsis : Ils ont cru qu'il était un simple ouvrier, un bouc émissaire idéal pour porter le chapeau d'un assassinat politique. Ils ignoraient qu'il s'agissait de Machete, un ancien agent fédéral hors pair, une légende...
Laissé pour mort après sont affrontement avec le puissant baron de la drogue mexicain Torrez, Machete s'est réfugié au Texas, où il cherche à oublier son passé. La tentative d'assassinat d'un sénateur et un coup monté font de lui l'homme le plus recherché du pays. 
Mais cette fois, Machete est bien décidé à se laver de ces accusations et à dénoncer la corruption rampante {...}*


Machete, c'est d'abord et avant tout un personnage : Danny Trejo, le cousin du réalisateur, à la tête de méchant garçon, avec ses tatouages et son look de détenu. Et pour cause, il a passé quelques années de sa jeunesse en prison pour vol et trafic de stupéfiants. Une tête comme ça, ça ne s'invente pas.

Le personnage, c'est lui, et ça n'aurait pu être personne d'autre. Danny qu'on a déjà vu dans Predators, Modern Family, ou Halloween incarne le rôle de Machete à la perfection.


Pour ce qui est des autres personnages, quelques bombasses comme Jessica Alba, Michelle Rodriguez ou Lindsay Lohan, et Robert de Niro dans le rôle du sénateur véreux. Un casting en béton pour un film dingue.

Car comme les deux autres films du projet Grindhouse, Machete reprend le côté trash et gore, tout en mêlant un peu d'absurde à beaucoup de giclées de sang.


Ainsi, lorsque Luz se prend une balle dans l'oeil on la croit morte jusqu'à la voir ré-apparaître quelques scènes plus tard, plus sexy que jamais, tout en noir et peu vêtue, en soutien-gorge avec un bandeau sur l'oeil (comme sur la jaquette)

Le Grindhouse n'a pas peur de ce côté surréaliste. C'est la même chose pour le rôle de Lindsay Lohan la fille droguée du riche bandit Michael Benz que l'on voit souvent nue et qui finit le film dans un costume de nonne à rejoindre la révolution.


Un style complètement barré qui est assez exaltant, finalement. Et un autre aspect génial de ce genre de films, c'est l'image. Les couleurs passées et le grain lui donnent quelque chose de volontairement vieillot, ce qui rend tout le film vintage. En un seul mot, j'adore !

Machete, interdit aux moins de 12 ans.
En DVD le 6 avril 2011. Précommande disponible ici.


*Synopsis allocine
Photos : © Sony Pictures Releasing France

20 janv. 2011

{Test#369} Le dernier exorcisme



Synopsis : Le révérend Cotton Marcus est le sujet d'un documentaire. Il nous explique que depuis des années, les exorcismes qui font son succès ne sont en fait composés que de subterfuges, et astuces pyrotechniques. Mais tandis que son documentaire nous emmène dans une ferme, pour l'exorcisme supposé de Neil, une jeune adolescente, il va vite se rendre compte, ainsi que toute l'équipe de tournage qu'il n'est pas prêt à affronter ce qui l'attend. 




Ce film, qui vient tout juste de sortir en DVD est très sympa. Enfin sympa n'est peut-être pas le mot approprié. Intéressant. Ce n'est pas le premier film à utiliser le mode "documentaire" pour faire peur (Paranormal Activity, Rec ou encore Live). Mais cette fois, la preuve est faite que ça fonctionne plutôt bien.

Tout au long du film, on suit le révérend Cotton Marcus, ainsi que la journaliste, Iris. Et nous nous mettons à la place du caméraman, Caleb, qui est bien une personne physique du film. Ainsi, des personnages le saluent, on le voit dans des reflets, on l'entend parler, on l'aperçoit même dans certaines scènes où il ne tient pas la caméra.


Et c'est ce rôle du caméraman bien vivant et les effets techniques (film tourné au poing, arrêts soudains des scènes, rushs inutiles) qui nous font entrer dans le film. Ce qu'on voit nous semble vrai, alors on y croit. Et quand le surnaturel arrive, il nous paraît forcément plus réel que dans n'importe quel film d'horreur.

Les effets spéciaux sont soignés, et pas trop présents, ce qui concourt encore à ce réalisme. Et si on ajoute à tout cela une possédée qui joue son rôle de folle à la perfection, cela donne dans l'ensemble un film réussi. Et pour faire court, j'ai flippé, quoi !


© StudioCanal

14 janv. 2011

{Test#367} Love et autres drogues

L'autre soir, avec Alban, nous sommes allés voir Love et autres drogues, un film d'Edward Zwick avec Anne Hathaway et Jake Gyllenhaal.


Synopsis : New York, les années 90. Jamie est un jeune commercial redoutable dont l'assurance - et le physique avantageux - sévissent aussi bien auprès des femmes que dans l'univers implacable de l'industrie pharmaceutique où, entre antidépresseurs et dopants sexuels, il parvient à tout vendre. 
Mais une personne semble insensible aux charmes de Jammie. C'est Maggie, une jeune fille séduisante et furieusement indépendante qui fuit, comme Jammie, l'engagement émotionnel, pour d'autres raisons : elle est atteinte d'un Parkinson précoce. Mais tous les deux vont devenir accros à la plus puissante des drogues qui soit : l'amour. *

Dans ce film dont l'histoire est vraiment très basique, le seul truc intéressant, entendons nous bien, c'est Jake Gyllenhaal.


L'histoire donc, est très classique. Des films du genre on en a vu des tonnes, ils ne s'aiment pas et puis ils s'aiment, un gros problème survient, et le mec fait un truc de fou qui prouve son amour. Déjà-vu déjà-vu, déjà-vu mille fois.

Le truc en plus de ce film, c'est que la fille est atteinte d'une maladie chronique, et que cela ajoute à l'heure histoire d'amour quelque chose d'inéluctable qui rend leur relation encore plus intense. Et ça c'est beau. Mais malheureusement, le film comporte bien trop de longueurs pour nous entraîner dans leur passion.


Et donc finalement, les longues scènes où l'on retrouve les amants, nus, au lit, se faisant des papouilles tout en ayant des conversations philosophiques sur la vie et la mort sont les scènes les plus chouettes. Non pas pour leurs discutions dont je ne saurais vous retranscrire un seul mot, mais pour les fesses de Jake qui en disent bien plus long que tout ce blabla.

Les fesses de Jake, ses abdos aussi, et pour les hétéros, le corps de miss Hathaway qui n'est pas dégueu non plus. Vraiment le seul intérêt à ce film.

*Synops : Wikipédia. Crédits photos : ©Twentieth Century Fox France.

24 déc. 2010

{Test#348} Burlesque, Cher et Christina Aguilera

Ceux qui sont abonnés à mon groupe Facebook le savent déjà (vous devriez tous y être d'ailleurs), je suis hier soir allé voir le dernier film de Steve Antin, avec une tête d'affiche partagée entre Cher et Christina Aguilera : Burlesque. Rien que l'affiche m'avait donné envie de le voir (et parce que ya Cher, quand même !)


Je m'attendais à un film au scénario assez basique, au jeu d'acteur pas terrible, mais glossy glossy paillettes, talons hauts et pupute à mort. Et c'est exactement ce à quoi ressemble ce film. Cher est tellement tendue qu'elle n'a qu'une seule expression. Christina est chanteuse, pas actrice, et ce film nous explique pourquoi.

Le scénario est en effet plus que basique. Et c'est peu dire, la dimension dramatique sensée chambouler l'ordre mis en place dans ce genre de films comme une grosse vague ressemble dans ce cas à un clapotis dans un lavabo.


Malgré tout j'ai aimé ce film pour plusieurs raisons :

La première, c'est Cher. Cher c'est un peu l'icône intersidérale gay de tous les temps. D'ailleurs elle a arrêté de vieillir il y a vingt ans. Impossible de lui donner d'âge, et pour moi elle restera à jamais l'extra-terrestre chanteuse de tubes ultra gays.


La seconde, c'est Christina, bien entendu. Enfin, en ce qui me concerne ce n'était pas une des raisons majeures, je ne suis pas vraiment fan de la chanteuse et ses trémolos. Mais le rôle d'Alice la provinciale en quête de gloire lui convient bien, et mis à part une robe verte affreuse, elle est plutôt sexy dans le personnage.

La troisième et qui n'est pas des moindres, c'est Cam Gigandet (Jack dans le film). Cet acteur ultra sexy qu'on avait vu dans Twilight joue le rôle du prétendant de l'héroïne à merveille. On ne se lasse pas de ses apparitions, que ce soit en débardeur moulant, ou encore mieux, juste en bas de pyjama. A-do-rable !


La quatrième raison c'est que c'est vulgaire juste ce qu'il faut : des talons aiguilles, des maquillages pas discrets, des tenues un peu pétasses, et surtout des tas de paillettes. Ça brille, ça pique les yeux, c'est Noël et ses guirlandes en même temps, et on aime ça. Enfin moi j'adore.

"Alice : Ahhh. J'ai les seins jusqu'aux oreilles, le string qui remonte un max et les faux cils aussi longs que des éventails. Pfouuuu.
Sean (le styliste) : Ohhh. C'est bien d'être une fille, hein ? "


Enfin la dernière raison, c'est que selon moi, tout à été fait pour que ce film nettement dirigé vers un public gay lui plaise en tout point, et tous ces petits détails sont autant de petits plus.

Ainsi l'officielle du beau Jack n'est autre que Quinn Fabray, la pompom girl de Glee ; une des premières chansons est Diamonds are a girl's best Friend, clin d'oeil évident à Moulin Rouge (que ce film ne dépasse clairement pas, selon moi) ; le couturier gay (si, ça existe...) est  interprété par Stanley Tucci. Il jouait à peu près le même rôle dans Le Diable s'habille en Prada.


Tout un tas de références queer à mort qui m'ont, je l'avoue, transformé en tapette trop-fan-de-ses-Louboutin-pétasse!. C'est pas du grand cinéma, d'accord, mais c'est parfait pour Noël.

©Sony Pictures Releasing France

10 nov. 2010

{Test#309} Buried un film qui rend claustro

Hier, pendant ma pause dej, j'ai regardé Buried. C'est le film de Rodrigo Cortes qui rend n'importe qui claustro en 90 minutes top chrono.


Synopsis : Ouvrez les yeux. Vous êtes dans un espace clos, sous 1 tonne de terre irakienne avec 90 minutes d'oxygène et pour seule connexion vers l'extérieur un téléphone portable à moitié rechargé. Tel est le destin de Paul, entrepreneur Américain pris en otage et enfermé dans une boîte. Le temps file et chaque seconde qui passe le rapproche d'une mort certaine...

Ce que je tiens à souligner, dans ce film, c'est que malgré trois bouts de ficelle, le film se tient complètement. Même si ce n'est pas le film du siècle, il faut tout de même prendre en compte que tout le film se déroule dans une boîte.


Pas un seul plan de l'extérieur, l'équipe technique a dû jouer de multiples ruses et cadrages pour ne pas rendre le film complètement mortel, et franchement, à part vu de haut, de côté, de l'arrière, de l'avant, il faut être malin pour se renouveler à chaque plan.

De même, Paul est enfermé dans un cercueil de bois. Pas de lumière naturelle, voire pas de lumière du tout pendant de longues minutes. C'est donc uniquement à la lueur d'un Zippo, d'un écran de portable et d'un tube fluorescent qu'est tourné le film.


Parce que finalement, pendant 90 minutes, Paul passe son temps au téléphone. A recevoir des MMS ou a passer des appels, à expliquer maintes et maintes fois sa situation, à essayer de dealer avec le terroriste ou trouver une solution avec le FBI qui, finalement ne l'aide pas franchement... Quel geek ce Paul !

Toujours pour cette même contrainte, après l'unité de lieu et la lumière pauvre, il faut savoir que dans ce film, on ne voit que Paul, enfermé dans sa boîte. Paul est incarné par le beau Ryan Reynolds, qu'on a déjà vu dans X-Men Origins ou Blade Trinity. Il fallait bien ça. 


Au final, cela donne un film certes pas ultra vivant, mais le but est atteint, je suis resté scotché, partageant l'angoisse de Paul, dans ce cercueil. Comme quoi, il ne faut pas forcément des millions pour faire de bons films.

©Rezo Films
Sources : allocine