La semaine dernière un pote me propose d'aller au théâtre. Ok. Je ne regarde pas trop ce qu'on va voir, ni où c'est, et c'est à la dernière minute que je m'excite à trouver l'adresse et tout le bordel. Il n'est pas encore là... Je l'attends au café d'en face.
Armé d'un Perrier rondelle, je vois débarquer un car, certainement directement depuis la maison de retraite de Bonneuil-le-bon, empli de têtes blanches et de déambulateurs dans le même bar, commandant des chocolats chauds à foison. La connexion se fait dans mon esprit. Et Whaaaaat ? Qu'est ce que c'est que cette pièce ?
Le site du théâtre Saint-Georges m'apprend :
De : Neil Simon
Mise en scène : Pierre Laville
Avec : Benjamin Boyer, Bérangère Gallot, Daniel Prévost, Jacques Balutin
Willie Clark (Daniel Prévost) et Ted Lewis (Jacques Balutin), un des plus célèbres duos d’humoristes que l’Amérique ait connus, ont triomphé pendant de longues années. Plus leurs succès grandissait, plus ils se détestaient… Onze ans plus tard, une grande chaîne de télévision souhaite réunir ce duo mythique… Il faudra gérer les humeurs de ces deux égos
Daniel Prévost. Jacques Balutin. Me voici replongé des années en arrière aux temps de soupers avec mes parents, Benny Hill sur FR3. Bon, ne faisons pas mauvais gré. Nous entrons.
La salle. Moyenne d'âge : 102 ans et demi. Mais elle est comble. Le parterre, les corbeilles, l'orchestre. Tout est plein. Chose assez rare.
Le spectacle commence. Daniel Prévost sur la scène. Premiers applaudissements. Jacques Balutin entre en scène, seconds applaudissements. Et chacun y va de son commentaire pendant toute la pièce. Parce qu'une personne âgée, ça commente.
"Ah ben il arrive pas à ouvrir la porte, tiens..." ; "Oulala 4 cuillères de sucre dans son thé, ça fait beaucoup" ; "Qu'est-ce qu'il a dit ?"
Sans compter notre voisine, qui sort de son sac un demi-kilo de chouquettes qu'elle s'encaisse avec délectation avant de s'endormir profondément, ronflements gratuits. Ou celle juste devant, qui se tourne vers son mari à chaque blague, riant encore plus fort quand lui aussi ri.
Vous comprendrez que pour nous, le spectacle était autant dans la salle que sur la scène. Ceci dit, les décors sont très bien, les moyens beaucoup plus important que sur Deux garçons, la mer que j'ai vu il y a quelques jours.
Et les deux têtes d'affiches, malgré quelques cafouillages dans le texte pour Daniel Prévost, sont de très bons comédiens qui incarnent parfaitement leurs personnages dans cette pièce que j'aurais trouvé au final divertissante mais pas démente.
Ceci dit, c'est à mon avis un cadeau parfait à faire à mamie ou papi pour son anniversaire.
Les stars, au théâtre Saint-Georges. Jusqu'au 30 avril 2015.
Réservation ici. 1ère catégorie : 49€. 2ème catégorie : 39€. 3ème catégorie : 19€
© Photos Billetreduc
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28 janv. 2015
16 janv. 2015
#527. Deux garçons, la mer
Mercredi soir j'étais près de Pyrénées dans le 19ème arrondissement, dans le tout petit théâtre Clavel pour une des premières représentations de la pièce Deux garçons, la mer, adapté d'un roman (At Swim two boys de Jamie O'Neill)
Petite troupe, petit théâtre, décors minimalistes. La pièce commence. Dans les premières secondes, je ne suis pas convaincu. Et puis vient la première scène entre Jim (Thomas Cauchon) et Doyler (Philippe LeGall). Les deux comédiens, ils le démontreront dans toute la pièce, sont excellents, et nous entraînent avec eux dans leur histoire, que voici :
Dans une Europe en guerre, alors que l’Irlande est assujettie à la couronne britannique, deux garçons se retrouvent tous les matins au Forty Foot dans la baie de Dublin pour nager. Jim, timide et réservé et Doyler, rebelle et indépendant, se lancent le défi de rejoindre un îlot en pleine mer l’année suivante afin d’y planter le drapeau de leur liberté. Au fil de leurs entrainements, un sentiment nouveau s’éveille en eux. Comme leur nation, ils se révèlent peu à peu à eux-même. (...)
Petite troupe, petit théâtre, décors minimalistes. La pièce commence. Dans les premières secondes, je ne suis pas convaincu. Et puis vient la première scène entre Jim (Thomas Cauchon) et Doyler (Philippe LeGall). Les deux comédiens, ils le démontreront dans toute la pièce, sont excellents, et nous entraînent avec eux dans leur histoire, que voici :
Dans une Europe en guerre, alors que l’Irlande est assujettie à la couronne britannique, deux garçons se retrouvent tous les matins au Forty Foot dans la baie de Dublin pour nager. Jim, timide et réservé et Doyler, rebelle et indépendant, se lancent le défi de rejoindre un îlot en pleine mer l’année suivante afin d’y planter le drapeau de leur liberté. Au fil de leurs entrainements, un sentiment nouveau s’éveille en eux. Comme leur nation, ils se révèlent peu à peu à eux-même. (...)
C'est une histoire d'amour à une époque où les mœurs homo ne sont pas vraiment des plus faciles à assumer. Mais c'est aussi une pièce sur l'histoire Irlandaise, qui fait notamment référence au soulèvement de l'Irlande contre l'Angleterre pour son indépendance.
Ce double sujet en fait une pièce intéressante dans son écriture car cela donne du rythme, on passe de l'amour à l'histoire constamment. Le parallèle est intrigant.
Les personnages sont riches, et je me répète très bien joués. Thomas Cauchon est très convaincant (et a de beaux mollets), tout comme Philippe Legall, bien que le casting lui fasse jouer un amant de 16 ans (je ne suis pas dupe il en a bien le double, au moins).
On notera aussi la très bonne prestation de Matthieu Gibert dans Mister McMurrough, un personnage étrange et vraiment captivant, tantôt pervers, tantôt amoureux, jaloux, fataliste, engagé...
La mise en scène par Christophe Garro est également plaisante, avec une belle mise en lumière et des entrées/sorties des personnages qui animent bien la pièce. J'étais un chouïa déçu par les choix de certaines musiques et la scène du soulèvement à laquelle on ne croit pas du tout.
Mais je dois vous avouer que certaines répliques, ou encore la fin, abrupte et triste, m'ont laissé dans un tel émoi que quand les lumières se sont rallumées, les comédiens faisant leur salut, j'ai eu du mal à cacher que j'avais les yeux plein de larmes...
Une pièce que je conseille donc, avec une troupe vraiment douée et qui mérite d'être connue.
La pièce se joue les mardis et mercredis à 21h30 au théâtre Clavel jusqu'au 25 février et si vous réservez pour la semaine prochaine (le 20 ou 21 janvier) sur le site internet avec le code JIM, vous aurez le tarif réduit de 10 € (au lieu de 14 €).
© Photos : deuxgarconslamer.com ou sur le Facebook
Ce double sujet en fait une pièce intéressante dans son écriture car cela donne du rythme, on passe de l'amour à l'histoire constamment. Le parallèle est intrigant.
Les personnages sont riches, et je me répète très bien joués. Thomas Cauchon est très convaincant (et a de beaux mollets), tout comme Philippe Legall, bien que le casting lui fasse jouer un amant de 16 ans (je ne suis pas dupe il en a bien le double, au moins).
On notera aussi la très bonne prestation de Matthieu Gibert dans Mister McMurrough, un personnage étrange et vraiment captivant, tantôt pervers, tantôt amoureux, jaloux, fataliste, engagé...
La mise en scène par Christophe Garro est également plaisante, avec une belle mise en lumière et des entrées/sorties des personnages qui animent bien la pièce. J'étais un chouïa déçu par les choix de certaines musiques et la scène du soulèvement à laquelle on ne croit pas du tout.
Mais je dois vous avouer que certaines répliques, ou encore la fin, abrupte et triste, m'ont laissé dans un tel émoi que quand les lumières se sont rallumées, les comédiens faisant leur salut, j'ai eu du mal à cacher que j'avais les yeux plein de larmes...
Une pièce que je conseille donc, avec une troupe vraiment douée et qui mérite d'être connue.
La pièce se joue les mardis et mercredis à 21h30 au théâtre Clavel jusqu'au 25 février et si vous réservez pour la semaine prochaine (le 20 ou 21 janvier) sur le site internet avec le code JIM, vous aurez le tarif réduit de 10 € (au lieu de 14 €).
© Photos : deuxgarconslamer.com ou sur le Facebook
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3 déc. 2014
#509. Kinship, quand Isabelle Adjani se prend pour la rédac chef
La semaine dernière un ami m'a invité à aller voir Kinship au théâtre de Paris. Il s'agit de la dernière pièce où joue Isabelle Adjani. C'était l'argument pour y aller. Je n'avais jamais été voir Madame Adjani au théâtre, et mis à part la Reine Margot ou Pull Marine, je n'étais pas un grand connaisseur de sa carrière. L'occasion de remédier à ça.
Le pitch : {...} Kinship nous raconte l'histoire passionnelle qui se tisse entre une femme d'influence, rédactrice en chef (Isabelle Adjani), et un jeune reporter (Niels Schneider) qui travaille sous ses ordres et l'obsède de plus en plus. Mêlant inexorablement la vie intime et la sphère professionnelle, ces deux êtres sont pris dans la mailles d'une relation complexe, {...} sous le regard complice et parfois envahissant d'un troisième personnage (Vittoria Scognamiglio), meilleure amie de la première et mère possessive du second. {...} L'intrigue de Kinship se noue et se dénoue, au fil de vingt-deux scènes aussi drôles qu'émouvantes.*
Tout d'abord une visite sur Google nous apprend que Kinship veut dire "parenté". C'est un bon point, je dormirais moins idiot.
Le rideau se lève sur une scène presque vide. Deux chaises et une table, le fond de la scène est habillé par des images rétroprojetées. Minimaliste. 3 acteurs seulement, et une danseuse. Les scènes sont très courtes. De la à être drôles comme le dit le pitch, pas sûr.
Une chose rigolote est que les personnages ne portent pas de nom. Il y a Elle, et Lui, et enfin l'Amie, ou la Mère. Je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'à ce que je me penche le lendemain de la pièce dans le livret.
La part belle est faite au jeu des acteurs. C'est tout à l'honneur d'Isabelle Adjani, qui joue parfaitement juste, alors même que parfois la traduction n'est pas à la hauteur. Niels Schneider quant à lui a un jeu juste, mais c'est tout. Enfin Vittoria Scognamiglio, l'amie est selon moi le personnage le plus intéressant. Au centre de l'intrigue, elle a un jeu varié et plus actif que celui des deux autres personnages.
En sortant de la pièce, un ami revient sur le jeu de cette dernière, en nous faisant remarquer la similitude avec Carmen Maura, une des muses de Pedro Almodovar. Et c'est très juste car nous ne le savions pas à ce moment, mais Carmen était sur le casting original, s'étant désistée quelques jours avant la première, trop fatiguée.
Ce n'est pas la pièce du siècle. Loin de là. L'histoire n'est pas exaltante et les dialogues parfois un peu pauvres. Certainement dû au fait qu'il s'agit d'une traduction d'une pièce américaine, par Carey Perloff. Néanmoins les jeux sont bons, et la mise en scène pas mal du tout.
Quand on sait que sur cette oeuvre Isabelle Adjani est la directrice artistique, et qu'elle joue le rôle d'une rédactrice en chef, l'homme de presse en moi en pert son latin.
Kinship, au Théâtre de Paris, jusqu'au 25 janvier 2015. Du mardi au samedi à 21h00. Le samedi à 16h00. Le dimanche à 15h30. Places de 22 à 70€ (hors frais).
* source Théâtre de Paris
Le pitch : {...} Kinship nous raconte l'histoire passionnelle qui se tisse entre une femme d'influence, rédactrice en chef (Isabelle Adjani), et un jeune reporter (Niels Schneider) qui travaille sous ses ordres et l'obsède de plus en plus. Mêlant inexorablement la vie intime et la sphère professionnelle, ces deux êtres sont pris dans la mailles d'une relation complexe, {...} sous le regard complice et parfois envahissant d'un troisième personnage (Vittoria Scognamiglio), meilleure amie de la première et mère possessive du second. {...} L'intrigue de Kinship se noue et se dénoue, au fil de vingt-deux scènes aussi drôles qu'émouvantes.*
Tout d'abord une visite sur Google nous apprend que Kinship veut dire "parenté". C'est un bon point, je dormirais moins idiot.
Le rideau se lève sur une scène presque vide. Deux chaises et une table, le fond de la scène est habillé par des images rétroprojetées. Minimaliste. 3 acteurs seulement, et une danseuse. Les scènes sont très courtes. De la à être drôles comme le dit le pitch, pas sûr.
(Photo ©San Bartolomé)
Une chose rigolote est que les personnages ne portent pas de nom. Il y a Elle, et Lui, et enfin l'Amie, ou la Mère. Je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'à ce que je me penche le lendemain de la pièce dans le livret.
La part belle est faite au jeu des acteurs. C'est tout à l'honneur d'Isabelle Adjani, qui joue parfaitement juste, alors même que parfois la traduction n'est pas à la hauteur. Niels Schneider quant à lui a un jeu juste, mais c'est tout. Enfin Vittoria Scognamiglio, l'amie est selon moi le personnage le plus intéressant. Au centre de l'intrigue, elle a un jeu varié et plus actif que celui des deux autres personnages.
(Photo ©San Bartolomé)
Ce n'est pas la pièce du siècle. Loin de là. L'histoire n'est pas exaltante et les dialogues parfois un peu pauvres. Certainement dû au fait qu'il s'agit d'une traduction d'une pièce américaine, par Carey Perloff. Néanmoins les jeux sont bons, et la mise en scène pas mal du tout.
Quand on sait que sur cette oeuvre Isabelle Adjani est la directrice artistique, et qu'elle joue le rôle d'une rédactrice en chef, l'homme de presse en moi en pert son latin.
Kinship, au Théâtre de Paris, jusqu'au 25 janvier 2015. Du mardi au samedi à 21h00. Le samedi à 16h00. Le dimanche à 15h30. Places de 22 à 70€ (hors frais).
* source Théâtre de Paris
19 mars 2012
{Test#489} Avenue Q au théâtre Bobino
Il y a quelques jours, je suis allé voir avec une bande d'amis Avenue Q au théâtre Bobino. Aucune idée de ce dont ça parle, de quoi ça retourne, je suis un peu le mouvement. Ma seule vraie info, c'est qu'il y a des marionnettes... Je crois
Première info, et non des moindres, nous nous sommes retrouvés un peu avant, pour boire l'apéro. Et je ne saurais que trop vous conseiller L'Entracte, petit bar de la rue de la Gaité, où le plus réside dans les bonbons, popcorn, cacahuètes, Dragibus, sucettes et autres douceurs, distribués petit à petit pendant l'apéro.
Une Deux pintes plus tard, nous voici placés. Les lumières s'éteignent et le spectacle commence... sur deux écrans par une animation pas terrible... Deux acteurs entrent en scène, portant à bout de bras des marionnettes et se mettent à chanter.
Grand moment de solitude quand je me demande ce que nous faisons ici et tentant de me rappeler qui, de mes amis a eu cette fameuse idée que de nous traîner ici. Forcément celui qui rit déjà comme une baleine.
A peine 3 minutes plus tard, je me surprends moi-même à trouver une blague drôle. Puis une autre. C'est à peine croyable, mais je commence même à trouver les marionnettes attachantes. Et lorsque commence la chanson "Internet c'est pour le cul", je suis dans le spectacle à 100%.
"Prends ta bite et double-clique"
Ah oui parce que, au contraire de ce que je pensais, ce spectacle n'est absolument pas pour les enfants (il est d'ailleurs interdit aux moins de 12 ans). Il parle de cul, il parle d'homosexualité et de coming-out, il parle de racisme mais aussi d'amour. Le tout avec beaucoup de légèreté, d'humour et d'auto-dérision.
En deux mots l'Avenue Q, c'est un quartier un peu cheap de New-York où se retrouvent tout un tas de personnages un peu paumés, des rêves plein la tête, et des emmerdes jusqu'au cou. Chacun donnant ou du moins essayant de donner son sens à sa vie.
On sort de là avec la patate, la banane, la pêche (mangez 5 fruits et légumes par jour) et surtout bien content d'avoir écouté celui de mes potes qui rigolait dès les 5 premières minutes comme une baleine, parce que finalement, il a bien fait de vous traîner là.
Réservation dans les points de vente habituels ou au 08 2000 9000 (numéro Bobino, 0,09€/mn)
A partir de 19,90€. Du mardi au samedi à 20h30.
Le samedi et dimanche à 17h00.
Première info, et non des moindres, nous nous sommes retrouvés un peu avant, pour boire l'apéro. Et je ne saurais que trop vous conseiller L'Entracte, petit bar de la rue de la Gaité, où le plus réside dans les bonbons, popcorn, cacahuètes, Dragibus, sucettes et autres douceurs, distribués petit à petit pendant l'apéro.
Grand moment de solitude quand je me demande ce que nous faisons ici et tentant de me rappeler qui, de mes amis a eu cette fameuse idée que de nous traîner ici. Forcément celui qui rit déjà comme une baleine.
A peine 3 minutes plus tard, je me surprends moi-même à trouver une blague drôle. Puis une autre. C'est à peine croyable, mais je commence même à trouver les marionnettes attachantes. Et lorsque commence la chanson "Internet c'est pour le cul", je suis dans le spectacle à 100%.
"Prends ta bite et double-clique"
Ah oui parce que, au contraire de ce que je pensais, ce spectacle n'est absolument pas pour les enfants (il est d'ailleurs interdit aux moins de 12 ans). Il parle de cul, il parle d'homosexualité et de coming-out, il parle de racisme mais aussi d'amour. Le tout avec beaucoup de légèreté, d'humour et d'auto-dérision.
En deux mots l'Avenue Q, c'est un quartier un peu cheap de New-York où se retrouvent tout un tas de personnages un peu paumés, des rêves plein la tête, et des emmerdes jusqu'au cou. Chacun donnant ou du moins essayant de donner son sens à sa vie.
On sort de là avec la patate, la banane, la pêche (mangez 5 fruits et légumes par jour) et surtout bien content d'avoir écouté celui de mes potes qui rigolait dès les 5 premières minutes comme une baleine, parce que finalement, il a bien fait de vous traîner là.
Réservation dans les points de vente habituels ou au 08 2000 9000 (numéro Bobino, 0,09€/mn)
A partir de 19,90€. Du mardi au samedi à 20h30.
Le samedi et dimanche à 17h00.
24 juin 2011
{Test#470} Hair, au Palace
Il y a des classiques dont on connait tous le nom et des extraits, mais pas l'ensemble de l'oeuvre. C'est ainsi qu'il y a peu, à l'occaz' d'une représentation d'école de comédie musicale, j'ai découvert l'ensemble de la pièce West Side Story, dont je ne connaissais que le fameux "I like to be in America". C'est ainsi également que j'ai découvert hier soir la comédie musicale Hair, au Palace.
Hair, c'est une comédie créée en 1967 (1969 en France) surfant à l'époque sur la vague New Age, et se voulant radicalement différente des autres comédies musicales, en proposant du coup un spectacle sans intrigue, et avec des scènes n'ayant pas de rapport les unes avec les autres.
Et mieux vaut savoir cela avant d'y aller, parce que démuni de cette info, je me suis gravement fait chier tout le début du spectacle, attendant indéfiniment un scénario qui ne venait pas... Enervant.
Le spectacle commence dès votre entrée dans la salle. Tous les comédiens arrivent sur scène au fur et à mesure, squattant la scène, parlant et plaisantant avec les spectateurs, le tout contribuant à mettre une ambiance hippie festive.
Hair c'est aussi une scène d'orgie où tous les comédiens, dans une ombre chinoise, simulent des actes sexuels variés, pour se révéler à la fin au public, dans un nu frontal aussi fugace qu'un battement de cils. Cette scène avait à l'époque de la sortie de la comédie musicale fait beaucoup parler d'elle.
Mais mieux vaut savoir cela avant d'y aller, parce que si vous y aller, quand vous verrez les comédiens se mettre en rang d'oignon, repérez de dos celui ou celle que vous trouviez canon, comme ça quand la lumière s'allumera, la persistance rétinienne sera des plus agréables.
Si on met de côté ce manque cruel d'histoire qui m'a fortement dérangé, je ne peux qu'applaudir la performance vocale (plus que théâtrale d'ailleurs) des comédiens, qui chantent tous divinement bien, ainsi qu'une musique en live, par 4 musiciens méga doués.
On notera par exemple la présence de Philippe D'Avilla (il me disait quelque chose) qui chantait il y a quelques années dans le trio de Roméo Et Juliette, Les Rois du Monde (nousonfaitl'amouronvitlaviejouraprèsjournuitaprèsnuit)
La mise en scène et les effets de scène sont malheureusement très inégaux, avec une première partie vraiment plus pauvre que la deuxième, nous laissant heureusement sur une note positive, alors que la pièce se termine (vraiment bien) sur le fameux titre "Let the sunshine in".
Un spectacle donc tout en nuances, avec des points positifs et des points négatifs, sortie directement des années peace and love. Un revival au profit du Sidaction, il faut le noter. A aller voir dans un mood super zen et open !
Jusqu'au 30 juillet 2011, au Palace.
8 rue du Faubourg Montmartre
75009 Paris
Toutes les infos sur le Site officiel, faiteslamour.fr, page Facebook
Sources : Wikipedia, regardencoulisses, musicalavenue.
18 févr. 2011
{Test#394} Madame Raymonde, au Vingtième Théâtre
Un ami m'a proposé d'aller voir Madame Raymonde, "Mes plus grands succès". A la seule vue de l'affiche - qui présente une... femme à l'allure un peu étrange, dans une robe d'un goût douteux levant les bras en l'air - j'ai accepté.
Madame Raymonde, c'est en fait Denis D'arcangelo, et ce rôle il le connait bien, car il l'a créé en 1988. Dans de nombreux récitals, de Madame Raymonde se paie des congés à Madame Raymonde exagère en passant par Madame Raymonde chef de gang, elle chante des chansons réalistes à travers les années, avec son accordéon, Sébastien Mesnil, alias Le Zèbre (très bon musicien, au passage).
Arrivé quelques minutes en retard (ça commence très tôt, à 19:30), je rentre malgré tout rapidement dans l'ambiance de ce bout de bonne femme, seule debout sur la scène, chantant et gesticulant, donnant tout ce qu'elle sait pour nous raconter l'histoire de cette dame qui s'est fait voler son cabas. Entre autres.
Quelques pas derrière elle, le Zèbre est assis sur une chaise, près d'une table de bistrot où est posée une bouteille de vin, deux verres et un sac à main. Elle y reviendra entre chaque chanson se délier la langue...
De la clope à l'alcool, de la prostitution, de la femme, de l'amour, Madame Raymonde parle de sujets aussi importants que futiles, mais toujours avec un humour plein de vivacité. Ses gestes et sa hargne accompagnent ses textes et sa gouaille avec tant d'emphase que parfois un simple regard suffit à nous faire rire.
Et le tout sur fond de java, de tango et d'autres airs du début du siècle. Difficile en quelques mots de décrire un personnage si haut en couleur. Je vous laisse donc découvrir avec l'extrait (tiré de Madame Raymonde exagère) ci-dessous, et vous la recommande plus que chaudement.
Madame Raymonde est à Paris, au Vingtième Théâtre jusqu'au 6 mars, du mercredi au dimanche.
Le 9 juin en représentation exceptionnelle à la salle Gaveau.
Et du 8 au 19 mars en tournée. Toutes les dates sur son site internet.
Extraits en écoute sur le site internet de Madame Raymonde.
© Photos DR
1 févr. 2011
{Test#381} Sauna, le musical chaud ! au théâtre Clavel
Bienvenue au sauna.
La première sensation qui nous assaille à l'entrée du théâtre Clavel, dans le 19è arrondissement, alors même qu'on est encore à la caisse, c'est que la salle de spectacle est emplie de fumée, et sent... l'eucalyptus ! Un peu comme dans les vrais saunas.
La pièce Sauna, le musical chaud ! est en fait une adaptation française de BathHouse, the Musical, comédie musicale US qui tourne depuis plus de 4 ans aux Etats-Unis, au Canada et en Angleterre.
A travers 13 chansons, du style Cabaret à la ballade amoureuse, 4 garçons en serviette vous racontent l'histoire d'un jeune homme qui se cherche et qui cherche, ainsi que les amitiés et les amours qu'il lie avec d'autres garçons - le tout au sein d'un sauna.
Niveau casting, les 4 personnages sont très attachants. Benjamin le novice, qui cherche l'amour (franchement dans un sauna, faut le faire), Teddy, le minet qui assume complètement son homosexualité et son côté s...... ; Maxence le bear, visiblement très habitué de l'endroit, et David, le mec marié qui ne s'assume pas et cherche des moments de plaisir après son boulot.
Les 4 personnages évoluent sur une scène composée de pas grand chose : deux bancs qu'ils tournent et retournent dans tous les sens, la transformant tout au long de la pièce. Tantôt la banquette d'un sauna, puis les vestiaires ou la douche, j'ai beaucoup aimé le fait que l'attention ne soit pas détournée par un décor trop riche.
Niveau costumes c'est un peu pareil, l'attention en revanche est parfois détournée par ce manque : les personnages évoluent en serviette, souvent nus, parfois avec un slip, et c'est pas vraiment désagréable, les acteurs étant franchement pas mal. Et puis du musclé au minet en passant par le nounours, il y en a pour tous les goûts.
Les faiblesses de cette pièce se situent dans l'impression que parfois tout est un petit peu survolé : de la qualité des paroles à la complexité de la musique, du jeu des acteurs à leurs performances vocales (les ensembles sont chouettes), tout est bon et concours à m'avoir fait passer une bonne soirée, mais il manque un tout petit peu de tout pour que ce soit vraiment génial.
Un bémol tout de même sur certaines répliques humoristiques absolument pas actuelles, comme sur les Filles d'à côté par exemple. C'est toujours quelque chose qui me dérange qu'une pièce ne s'insère pas parfaitement dans son époque.
Mis à part cela les répliques sont souvent drôles, c'est de l'humour de pédé caricaturé, mais ça fonctionne plutôt bien.
Une comédie musicale de petite envergure mais qui fait passer un moment très divertissant, presque comme si on était au sauna.
Sauna, le musical chaud ! au théâtre Clavel. 3 rue Clavel 75019. Métro Pyrénées
Les lundis, mardi et mercredi jusqu'au 23 mars.
Déconseillé aux moins de 16 ans
Réservations ici, page internet, Facebook
Les avis d'autres blogueurs : Zep, ChrisLifeCo
© Photographies : DR
La première sensation qui nous assaille à l'entrée du théâtre Clavel, dans le 19è arrondissement, alors même qu'on est encore à la caisse, c'est que la salle de spectacle est emplie de fumée, et sent... l'eucalyptus ! Un peu comme dans les vrais saunas.
La pièce Sauna, le musical chaud ! est en fait une adaptation française de BathHouse, the Musical, comédie musicale US qui tourne depuis plus de 4 ans aux Etats-Unis, au Canada et en Angleterre.
A travers 13 chansons, du style Cabaret à la ballade amoureuse, 4 garçons en serviette vous racontent l'histoire d'un jeune homme qui se cherche et qui cherche, ainsi que les amitiés et les amours qu'il lie avec d'autres garçons - le tout au sein d'un sauna.
Niveau casting, les 4 personnages sont très attachants. Benjamin le novice, qui cherche l'amour (franchement dans un sauna, faut le faire), Teddy, le minet qui assume complètement son homosexualité et son côté s...... ; Maxence le bear, visiblement très habitué de l'endroit, et David, le mec marié qui ne s'assume pas et cherche des moments de plaisir après son boulot.
Niveau costumes c'est un peu pareil, l'attention en revanche est parfois détournée par ce manque : les personnages évoluent en serviette, souvent nus, parfois avec un slip, et c'est pas vraiment désagréable, les acteurs étant franchement pas mal. Et puis du musclé au minet en passant par le nounours, il y en a pour tous les goûts.
Les faiblesses de cette pièce se situent dans l'impression que parfois tout est un petit peu survolé : de la qualité des paroles à la complexité de la musique, du jeu des acteurs à leurs performances vocales (les ensembles sont chouettes), tout est bon et concours à m'avoir fait passer une bonne soirée, mais il manque un tout petit peu de tout pour que ce soit vraiment génial.
Un bémol tout de même sur certaines répliques humoristiques absolument pas actuelles, comme sur les Filles d'à côté par exemple. C'est toujours quelque chose qui me dérange qu'une pièce ne s'insère pas parfaitement dans son époque.
Une comédie musicale de petite envergure mais qui fait passer un moment très divertissant, presque comme si on était au sauna.
Sauna, le musical chaud ! au théâtre Clavel. 3 rue Clavel 75019. Métro Pyrénées
Les lundis, mardi et mercredi jusqu'au 23 mars.
Déconseillé aux moins de 16 ans
Réservations ici, page internet, Facebook
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24 juin 2010
{Test#175} Les misérables, au théâtre du Châtelet
Merveilleux cadeau que m'a fait Pierre, que de m'offrir des places pour aller voir Les Misérables, le musical, au théâtre du Châtelet. Alors même que cette comédie musicale n'a plus à faire ses preuves, tournant dans le monde entier depuis 30 ans pour sa version originale, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Pour tout dire, je me demandais bien comment il était possible d'adapter en chantant le roman de Victor Hugo, un des plus populaires de notre culture, et en anglais, en plus*.
L'histoire de cette comédie musicale à succès remonte aux années 80, en France, où après un double album est créée la comédie musicale, en français, sous la direction de Robert Hossein. Le succès est au rendez-vous, et une adaptation en anglais suit bientôt, jouée depuis 1985 à Londres, détenant du coup le record mondial de durée d'exploitation continue.
Traversant l'Atlantique en 1987, elle revient en France en 1991 dans sa version retravaillée au théâtre Mogador, traduite de nouveau dans l'autre sens. Cette année, pour ses 25 ans, la comédie musicale revient de nouveau en France, puis dans une tournée mondiale, avec une nouvelle version "dépoussiérée" par son producteur anglais, Cameron Mackintosh.
Ce qu'on peut dire c'est que la comédie musicale vous en met plein les yeux. Pas avare en effets, en lumière, en décors, les changements de scène se font dans une rapidité et une fluidité déconcertantes. Fumigènes, jeux de lumières, les moyens techniques sont utilisés à bon escient, et le mur vidéo est une vraie trouvaille :
Le fond de la scène est occupé par un écran vidéo sur lequel sont parfois projetées des scènes qui font évoluer la scène en direct. Par exemple, Jean Valjean qui marche sur place, le fond vidéo montrant un tunnel des égoûts qui lui, avance et d'un coup la magie opère, on a vraiment l'impression que le comédien évolue dans ce tunnel, donnant au théâtre une nouvelle profondeur.
Les comédiens, parlons en. Le casting est époustouflant, et chacun des solos chasse l'autre avec brio. Le trio de tête notamment, avec Jean Valjean (John Owens-Jones), Javert (Earl Carpenter), ou Fantine (Madalena Alberto) est bluffant.
Vous aurez compris que j'ai plutôt surkiffé ma soirée. Si je devais apporter un bémol, ce serait juste que cette comédie musicale veut que chaque personnage ait une "emprunte sonore", un peu comme dans Pierre et le Loup, et que chaque fois qu'il chante, c'est sur le même thème. Oui, pourquoi pas, mais ça devient presque énervant à la fin, d'entendre 3 thèmes en boucle.
Pour finir, je dirais que j'étais surpris de constater que je connaissais quasiment tous ces thèmes musicaux (que vous pouvez écouter ici). Entre I dreamed a dream récemment repris par la Susan Boyle, On my Own que l'on retrouve dans un épisode de Glee, ou encore Do you hear the people sing? que je connaissais, mais je ne sais pas trop d'où, je me suis surpris à chantonner tous les refrains.
Si j'ai un conseil à vous donner, c'est de courir voir cette comédie musicale, qui n'est au théâtre du Châtelet que jusqu'au 4 juillet 2010, puisqu'elle repart ensuite dans son théâtre londonien d'origine, le Barbican Theater. Encore que c'est peut-être encore mieux d'aller le voir là-bas.
Photos © Production Les Misérables
Tickets entre 10 et 100 €.
Sources : Wikipedia, site officiel
* Toute la comédie musicale est surtitrée en français.
L'histoire de cette comédie musicale à succès remonte aux années 80, en France, où après un double album est créée la comédie musicale, en français, sous la direction de Robert Hossein. Le succès est au rendez-vous, et une adaptation en anglais suit bientôt, jouée depuis 1985 à Londres, détenant du coup le record mondial de durée d'exploitation continue.
Traversant l'Atlantique en 1987, elle revient en France en 1991 dans sa version retravaillée au théâtre Mogador, traduite de nouveau dans l'autre sens. Cette année, pour ses 25 ans, la comédie musicale revient de nouveau en France, puis dans une tournée mondiale, avec une nouvelle version "dépoussiérée" par son producteur anglais, Cameron Mackintosh.
Ce qu'on peut dire c'est que la comédie musicale vous en met plein les yeux. Pas avare en effets, en lumière, en décors, les changements de scène se font dans une rapidité et une fluidité déconcertantes. Fumigènes, jeux de lumières, les moyens techniques sont utilisés à bon escient, et le mur vidéo est une vraie trouvaille :
Le fond de la scène est occupé par un écran vidéo sur lequel sont parfois projetées des scènes qui font évoluer la scène en direct. Par exemple, Jean Valjean qui marche sur place, le fond vidéo montrant un tunnel des égoûts qui lui, avance et d'un coup la magie opère, on a vraiment l'impression que le comédien évolue dans ce tunnel, donnant au théâtre une nouvelle profondeur.
Les comédiens, parlons en. Le casting est époustouflant, et chacun des solos chasse l'autre avec brio. Le trio de tête notamment, avec Jean Valjean (John Owens-Jones), Javert (Earl Carpenter), ou Fantine (Madalena Alberto) est bluffant.
Vous aurez compris que j'ai plutôt surkiffé ma soirée. Si je devais apporter un bémol, ce serait juste que cette comédie musicale veut que chaque personnage ait une "emprunte sonore", un peu comme dans Pierre et le Loup, et que chaque fois qu'il chante, c'est sur le même thème. Oui, pourquoi pas, mais ça devient presque énervant à la fin, d'entendre 3 thèmes en boucle.
Pour finir, je dirais que j'étais surpris de constater que je connaissais quasiment tous ces thèmes musicaux (que vous pouvez écouter ici). Entre I dreamed a dream récemment repris par la Susan Boyle, On my Own que l'on retrouve dans un épisode de Glee, ou encore Do you hear the people sing? que je connaissais, mais je ne sais pas trop d'où, je me suis surpris à chantonner tous les refrains.
Si j'ai un conseil à vous donner, c'est de courir voir cette comédie musicale, qui n'est au théâtre du Châtelet que jusqu'au 4 juillet 2010, puisqu'elle repart ensuite dans son théâtre londonien d'origine, le Barbican Theater. Encore que c'est peut-être encore mieux d'aller le voir là-bas.
Photos © Production Les Misérables
Tickets entre 10 et 100 €.
Sources : Wikipedia, site officiel
* Toute la comédie musicale est surtitrée en français.
16 juin 2010
{Test#167} Le magazine Vivre Paris
Encore une fois aujourd'hui, je ne vais pas donner dans l'article universel, loin de là, puisque je vais vous parler d'un magazine qui me plait beaucoup, et que j'ai découvert il y a quelques mois, il s'agit du trimestriel Vivre Paris.
Forcément, tous mes lecteurs qui ne sont pas à la capitale penseront certainement que ça ne leur est pas destiné, mais ce n'est pas tout à fait vrai. Depuis quelques semaines, la grande tendance des super bloggeurs est de faire un petit tour à Paris. A l'instar d'Ananas, de Kindgay, bientôt de Tambour, tout le monde vient faire son pélerinage. Et là, Vivre Paris devient super intéressant.
Pour les grands aventuriers et ceux qui résident déjà à Paris, voici donc en quoi consiste ce magazine. Ce troisième numéro du trimestriel en beau papier glacé comporte 162 pages plutôt bien remplies. Des interviews (de Brigitte Fontaine par exemple, parisienne bobo devant l'éternel), des dossiers (sur le 11ème arrondissement sous toutes ses coutures, les meilleurs Kebabs ou le Chateau de Versailles), et surtout des bons plans, des adresses, des restaurants, des bars ou des lieux insolites, les dates d'événements, ce magazine est une vraie bible !
Branchouille juste ce qu'il faut, on y fait la connaissance d'un DJ médecin, on apprend où acheter des super glaces cet été, et où boire un verre dans un bar les pieds dans le sable. Quand j'ai commencé à feuilleter ce numéro, j'ai pris un post-it pour noter une adresse, puis deux, et je vous assure qu'une fois fermé mon magazine, j'avais rempli mon post-it de plein de trucs à tester.
Et puis, un truc qui prouve que dans cette rédaction ils ont bon goût, c'est qu'ils parlent d'Olivier Giraud, de la Fishpédicure, ou des produits Lush.
Vivre Paris. Juin, Juillet, Août 2010. 5,95€
L'agenda de Vivre Paris. La page facebook.
Forcément, tous mes lecteurs qui ne sont pas à la capitale penseront certainement que ça ne leur est pas destiné, mais ce n'est pas tout à fait vrai. Depuis quelques semaines, la grande tendance des super bloggeurs est de faire un petit tour à Paris. A l'instar d'Ananas, de Kindgay, bientôt de Tambour, tout le monde vient faire son pélerinage. Et là, Vivre Paris devient super intéressant.
Pour les grands aventuriers et ceux qui résident déjà à Paris, voici donc en quoi consiste ce magazine. Ce troisième numéro du trimestriel en beau papier glacé comporte 162 pages plutôt bien remplies. Des interviews (de Brigitte Fontaine par exemple, parisienne bobo devant l'éternel), des dossiers (sur le 11ème arrondissement sous toutes ses coutures, les meilleurs Kebabs ou le Chateau de Versailles), et surtout des bons plans, des adresses, des restaurants, des bars ou des lieux insolites, les dates d'événements, ce magazine est une vraie bible !
Branchouille juste ce qu'il faut, on y fait la connaissance d'un DJ médecin, on apprend où acheter des super glaces cet été, et où boire un verre dans un bar les pieds dans le sable. Quand j'ai commencé à feuilleter ce numéro, j'ai pris un post-it pour noter une adresse, puis deux, et je vous assure qu'une fois fermé mon magazine, j'avais rempli mon post-it de plein de trucs à tester.
Et puis, un truc qui prouve que dans cette rédaction ils ont bon goût, c'est qu'ils parlent d'Olivier Giraud, de la Fishpédicure, ou des produits Lush.
Vivre Paris. Juin, Juillet, Août 2010. 5,95€
L'agenda de Vivre Paris. La page facebook.
3 mars 2010
J'ai testé... How to become parisian in one hour
And now, Ladies and Gentlemen, let me introduce Olivier Giraud in... How to become parisian in one hour. (clap, clap, clap, clap)
Quand ma copine m'a proposé d'aller voir ce one man show all in english, j'avoue que j'étais un peu réticent, car ce n'était pas évident que je comprenne tout. Je ne suis pas mauvais en anglais, mais de là à me dire que je pouvais suivre tout un spectacle en direct, pas sûr.
Contrairement aux spectacles que j'ai vus récemment, la salle est grande, elle contient 250 personnes, et alors que nous entrons dedans, elle est du genre très pleine. Les gens papotent, ça fait un brouhaha pas possible, je comprends qu'il y a pas mal d'Américain(es) dans la salle. Et les Américains, c'est bien connu, ça fait du bruit. Le spectacle commence, et les rires avec.
You love Paris, but you think that parisian are rude ! You're right, they are !
You are too nice and you want to become arrogant ! Do not wait and come to my training.
After the show, you'll act like a real parisian in a shop, a restaurant, taxi, metro, night club, in bed ! You'll learn the typical parisian language, facial expression !
Your family and your friends won't recognize you !
Olivier Giraud, your teacher, can't wait to meet you !
Si vous ne comprenez pas ce texte, alors ce spectacle n'est pas pour vous.
En revanche, si vous avez tout saisi, n'hésitez pas. Ce spectacle est à hurler de rire, et certains dans la salle ne se sont pas gênés. Durant tout le show, Olivier Giraud se moque des parisiens (oui, il faut un minimum d'auto dérision), mais aussi des touristes, américains, Chinois, brésiliens, tout le monde en prend pour son grade.
Le fait que le spectacle soit en anglais apporte juste de l'originalité au spectacle. Il vise du coup également un public plus large. En effet, le spectacle s'adresse aussi bien aux parisiens rigolos qu'aux touristes de passage dans la capitale.
Ce qui est drôle, c'est Olivier Giraud en lui-même. Avec une tête en caoutchouc, il prend des poses et des expressions incroyables, le tout avec un humour qui n'a pas de langue.
Vous allez finir par croire que je suis trop bon public, et c'est pas tout à fait faux. Mais pour confirmer mes dires, sachez qu'il était prévu au théâtre de la Main d'or jusqu'en début de cette année, mais des prolongations ont été programmées, ce jusque fin juin, et non plus deux, mais trois soirs par semaine, avant de partir faire quelques dates aux Etats-Unis et même l'Olympia en 2011. CQFD
Le site officiel
La page facebook
Les mardi, mercredi, et samedi, 20 € jusque fin juin 2010.
La place est à 10 € en citant ce blog au 06.98.57.45.95 (Claudie)
24 févr. 2010
J'ai testé... La parenthèse au théâtre Daunou
Grâce à un concours que j'ai gagné sur le site yagg, j'ai pu aller voir La Parenthèse au théâtre Daunou. C'était pour moi la première fois que je voyais une pièce de boulevard.
Synopsis : Julien, jeune journaliste de 30 ans, a rencontré Eléonore, 22 ans, étudiante, aristocrate des beaux quartiers. Tous deux ont décidé de se marier et d'avoir des enfants. Julien a simplement oublié d'évoquer l'existence de Pablo Luna, célèbre compositeur de musique, 45 ans, avec qui il a vécu une importante liaison. Pour Pablo, le grand amour, peut-être le dernier. Pour Julien, une simple parenthèse... Sur un ton où l'humour côtoie souvent la scène de ménage, Julien va tenter d'expliquer à Pablo son désir de mariage et de paternité. Pablo feint d'accepter la situation, à condition de rester présent dans la vie de Julie... Dora, personnage truculent et drôle, meilleure et seule amie de Pablo, va tenter de démêler les fils de l'imbroglio... Julien réussira-t-il à épouser Eléonore malgré les ruses de Pablo pour garder son amant? La fameuse parenthèse se refermera t-elle?
Vite, nous sommes presque en retard. Arrivés devant le théâtre, nous entendons la sonnerie qui annonce le début imminent de la pièce. Nous nous pressons, mais la salle est presque vide. Les 4 premiers rangs sont remplis, nous devons être une trentaine.
Synopsis : Julien, jeune journaliste de 30 ans, a rencontré Eléonore, 22 ans, étudiante, aristocrate des beaux quartiers. Tous deux ont décidé de se marier et d'avoir des enfants. Julien a simplement oublié d'évoquer l'existence de Pablo Luna, célèbre compositeur de musique, 45 ans, avec qui il a vécu une importante liaison. Pour Pablo, le grand amour, peut-être le dernier. Pour Julien, une simple parenthèse... Sur un ton où l'humour côtoie souvent la scène de ménage, Julien va tenter d'expliquer à Pablo son désir de mariage et de paternité. Pablo feint d'accepter la situation, à condition de rester présent dans la vie de Julie... Dora, personnage truculent et drôle, meilleure et seule amie de Pablo, va tenter de démêler les fils de l'imbroglio... Julien réussira-t-il à épouser Eléonore malgré les ruses de Pablo pour garder son amant? La fameuse parenthèse se refermera t-elle?
Vite, nous sommes presque en retard. Arrivés devant le théâtre, nous entendons la sonnerie qui annonce le début imminent de la pièce. Nous nous pressons, mais la salle est presque vide. Les 4 premiers rangs sont remplis, nous devons être une trentaine.
Un coup de casque dans la fille devant, hop, nous voilà installés. Les lumières s'éteignent et le rideau s'ouvre.
Je ne connaissais pas le théâtre de boulevard et j'ai été agréablement surpris. La pièce est drôle, Franck De Lapersonne est un très bon comédien, Sonia Dubois est surprenante dans son rôle de meilleure copine lesbienne (son passage en Ch'tit est vraiment hilarant). Julien Dassin a un jeu un peu plus hésitant, un peu moins professionnel, mais dans l'ensemble, on y croit.
Depuis quelques semaines que j'écume les toutes petites salles de Paris, pour y voir des one man ou woman shows (ici, ici et là), je trouve aujourd'hui le cadre agréable. Les sièges sont bleus - étonnant pour un théâtre - et agréables ; il y a des balcons, malheureusement inoccupés, et on peut allonger les jambes.
Les décors sont beaux et la lumière travaillée. J'ai vraiment aimé ce spectacle. Mais je comprends pourquoi la salle est si peu pleine. La place, en tarif plein, est à 45 €, c'est très cher.
En surfant sur quelques sites, j'ai trouvé des places pour le spectacle à 28 € chez Billet Réduc, ou chez Ticketac, et mieux : 23,50 € chez Webguichet
A ce prix là, ça commence à devenir plus raisonnable. Mais lorsque nous sortons et décidons, avec mon homme d'aller boire un verre, nous nous rendons bien compte que les terrasses chauffées sont bien plus remplies que les salles de théâtre. Et ça se comprend. Payer ce prix pour une pièce n'est pas indispensable.
C'est évident que les théâtres ont des coûts de fonctionnement très chers. Une placeuse, une, voire deux personnes au son et à la lumière, les comédiens, metteurs en scène, scénographes, il y a beaucoup de monde derrière le rideau.
Et ce sera ma conclusion : dans bien des cas, des talents se cachent dans des théâtres, et parfois, il vaut mieux aller voir une bonne pièce que deux films nuls.
La Parenthèse de Laure Charpentier. Mise en scène : Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé. Théâtre Daunou, 7, rue Daunou, 75002 Paris. Jusqu'au 21 mars
18 févr. 2010
J'ai testé... Sanchal dans Oui je suis seul et en plus j'ai l'air con
Vous êtes heureux en amour? Il est abonné à Playboy.
Vous avez rencontré l'âme soeur ? Il se contente de sa main droite.
Vous croyez en Dieu ? Il collectionne les pin's.
Vous aimez les enfants ? Il préfère le cassoulet.
Un spectacle in-politiquement correct déconseillé aux coincés du c... dans lequel l'amitié, le sexe, les relations amoureuses mais aussi l'absurde et la connerie font bon ménage. N'oubliez pas d'attacher vos ceintures... sinon votre pantalon va tomber.
Mon homme et un ami fument une cigarette devant le théâtre, quelques minutes avant le début du spectacle. En bas de la rue, un homme habillé en bleu. C'est un chirurgien. Et il court, vers nous! S'arrête devant mon ami et lui dépose un poupon dans les bras, persuadé d'avoir retrouvé le père du petit. C'est avec cette entrée fracassante que nous entrons dans le théâtre le Comic'hall .
Le spectacle de Sanchal, Oui je suis seul et en plus j'ai l'air con, n'est pas un stand-up, il y tient, c'est un one-man show, et pendant une heure, ce sont les déboires d'un célibataire qu'il nous narre. Et c'est drôle.
Enfin c'est drôle, passées les cinq premières minutes pendant lesquelles il faut se familiariser avec le personnage. Un bonhomme haut en couleur qui en fait des tonnes. Peut-être même une tonne de trop. Un tout petit peu trop fort, des gestes un tout petit peu trop amples, une diction un tout petit peu trop rapide.
Les mots sont là, et il y a un certain nombre de chutes bien trouvées. On est prévenu dès le départ : "Y a des cochonnes dans la salle ?", ce sera vulgaire. Et le vulgaire, par définition c'est pas très fin. Mais tout de même, certaines blagues sont un peu trop amenées, un peu catapultées. Du lourd un peu plus fin, ça m'aurait peut-être plu davantage.
Sanchal dans Oui je suis seul et en plus j'ai l'air con
Les mercredis, jusque fin mars - 21h30
Le Comic'hall
8 rue Pradier
75019
Entrée gratuite, participation au chapeau
7 févr. 2010
J'ai testé... Tu m'aimes Comment?
J'ai découvert ce week-end un petit théâtre, dans le nord de Paris : le théâtre Pixel. La pièce que j'ai vu, Tu m'aimes comment ? s'y joue tous les vendredis à 21h45.
La salle est toute petite, mais les strapontins très confortables. On se sent vite en intimité avec les personnages qui nous livrent la leur sans pudeur.
Pendant un peu plus d'une heure, Sophie Cadalen, qui est aussi psychanalyste et auteur de la pièce, donne la réplique à Hervé Nahel, passant de la femme d'affaire et son toy boy, à la fétichiste SM, en passant par la femme soumise par son mari violent.
Beaucoup de situations très comiques, les textes sont justes et justement joués, notamment par Hervé Nahel qui, pour moi a un véritable talent d'acteur. Les passages d'une situation à une autre se font sans heurt et avec la plus grande créativité. La mise en scène de Virginie Serre est efficace.
Un peu dubitatif les deux premières minutes, on se laisse très vite entraîner par ces situations étonnantes mais bien trouvées dans lesquelles on peut parfois se retrouver. La pièce est non seulement drôle, mais intéressante, et fait réfléchir sur toutes ces différentes approches des réponses à la simple question : "tu m'aimes comment?"
Tu m'aimes comment ?
Les Vendredis à 21h45
15€ tarif plein - 10€ tarif réduit.
Théatre pixel
18, rue Championnet
Paris 18ème
Métro Simplon (4) ou Jules Joffrin (12)
01.42.54.00.92
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