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23 févr. 2015

#543. Mon coup de cœur série de l'année : Transparent

Mon gros coup de cœur série de ce début d'année, c'est Transparent. Une seule saison de 10 épisodes pour le moment pour cette série Amazon entamée en 2014 mais - et c'est la bonne nouvelle - reconduite pour une saison 2.


L'histoire tourne autour d'un père de famille divorcé, son ex femme et ses trois enfants adultes. A l'âge de la retraite, il décide d'annoncer à sa famille et au monde le secret qu'il garde depuis si longtemps : il est transsexuel.

Ok, ce qui m'a fait en tout premier lieu regarder cette série, c'est je l'avoue le côté transgenre. Je suis fasciné par ce mode de vie, et entrer dans les coulisses d'un homme qui se sent femme, j'avais envie de voir ça.


Mais au final j'ai été surpris parce que Transparent va beaucoup plus loin que le phénomène de genre. La série est intelligente (surtout pour une série US). Les trois enfants, Ali, Josh et Sarah, la mère, tous les personnages sont criant de vérité, très justes, avec leurs tares, leurs perversions, leurs déviances.

Entre Sarah qui se cherche, et se pose des questions en revoyant une ex petite amie de sa jeunesse (alors qu'elle aussi est mariée et a des enfants), Josh au gros complexe d'Œdipe, serial fucker qui ne cherche qu'à se poser mais fait toujours tout foirer, Ali au QI surdéveloppé mais à la limite de l'autisme et de l'asociale et à la vie sexuelle étrange...

Le rôle du père, Mort, qui au fur et à mesure de la saison s'affirme de plus en plus comme Maura, sa version féminine est vraiment excellemment joué par Jeffrey Tambor. Un personnage triste et fort. Même divorcé, il partage une belle complicité avec son ex-femme, Shelly, jouée par Judith Light (Madame est servie), qui le connaît mieux que personne.

Chaque personnage est triste, émouvant et drôle à la fois. Les scènes sont très vraies, et il se dégage de toute la série une certaine douceur et mélancolie à la fois. Le tout se situe dans une communauté juive de Los Angeles et les flashbacks aux années 80 sont nombreux, pour notre plus grand plaisir.


Gros plus pour le générique, que je trouve très, très chouette.

A voir absolument ! 

2 janv. 2015

#521. RuPaul Drag Race saison 7, c'est pour bientôt

Mon super coup de cœur de la fin de l'année 2014, c'est RuPaul Drag's Race.

La première fois que j'ai entendu parler de RuPaul, c'était sur un event Facebook il y a deux ou trois ans. Un concours de Drag Queens, dans un bar du Marais. J'y embarque mon homme, et nous nous retrouvons dans un tout petit sous-sol entouré d'une dizaine de drags.


Et en terme de concours, ce n'en est que la diffusion sur écran, d'un épisode d'une émission US, que nous avons loupé, arrivés trop tard. Ce qui ne nous a pas empêché de rencontrer des personnes super sympa et extravaganza.

Quand un de mes meilleurs amis me reparle de ce show télé il y a quelques semaines, je me mets alors à regarder la saison 6 (2013). Le principe : des Drag Queens doivent, chaque semaine faire des épreuves, en groupe, en duo ou solo, et sortir du lot pour être la meilleure, et devenir la next American Drag Superstar.


Les deux moins bonnes de chaque épisode doivent prouver leur valeur dans un duel de "lipsync" où une seule des deux sera repêchée pour continuer l'aventure. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que 3. Vient alors la grande finale.

Le tout est orchestré par Rupaul, mère des Drags, qui chaque fois leur invente des missions loufoques et pailletées, et qui préside un jury dont elle seule a le dernier mot.


Une télé-réalité toute basique, mais avec le piment des Drag Queens. Caractères bien trempés, costumes extraordinaires, perruques invraisemblables, et crêpages de chignons ou alliances à gogo. Le format de l'émission est assez court (40 minutes) et très rythmé. On se prend au jeu.

Après la saison 6 qui se termine par un final grandiose, je me suis donc penché sur les saisons 1 (assez brouillon et rétro), puis 2 et 3 où l'on retrouve déjà à l'époque tous les éléments qui existent encore aujourd'hui.


Car un des attributs de cette émission, ce sont les éléments répétitifs. Chaque semaine, Rupaul a ses phrases cultes : "Gentlemen, start your engine, and may the best woman win !" ; "This is the time for you to lipsync for your life" ; "Good luck, and don't f*** it up !" ; ou encore son sermon de fin : "If you can't love yourself, how the hell are you gonna love somebody else ? Can I get a amen in here ?"*


Un lexique bien particulier qu'on retrouve sur le Rupaul Wiki. Et c'est le bémol de cette émission, qui n'existe pas en sous-titrée français. Accrochez-vous pour tout comprendre l'argot bitchy des Drag Queens...

Vous l'aurez compris, on s'attache très vite chaque saison à tous ces personnages extravagants et Mamma Ru finit par devenir elle même un peu votre mamma à vous aussi. J'attends donc avec grande impatience la saison 7, annoncée pour début 2015, qui sera l'occasion d'une soirée hebdomadaire de retransmission à la maison.


Et je vous suggère également de prendre vos places pour la tournée des drags, Battle of the Seasons -avec Michelle Visage (une des jury permanente) et certaines des drags qui ont ponctué toutes ces saisons - qui passe cette année à Paris, le 9 avril 2015 au Trianon. Toutes les infos sur l'event Facebook.

* "Messieurs, démarrez vos engins, et que la meilleure gagne !" ; "Il est temps pour vous de faire le Playback de votre vie" ; "Bonne chance, et ne merdez pas !" ; "Si vous n'êtes pas capable de vous aimer vous-même, comment diable pourrez-vous aimer quelqu'un d'autre ? Puis-je avoir un Amen par ici ?"

9 nov. 2010

{Test#308} Dites le sur un Tee shirt : FCK H8 !

Vous l'avez certainement vue au détour d'une page internet ces derniers jours, la campagne FCK H8 est assez sympa. Ces jeunes et moins jeunes gens, en tee-shirt blanc sur fond rose sont des hommes et des femmes, des gays et des hétéros, des parents ou des enfants de gays, des-pédés-des-trans-des-gouines.

Leur message est simple, "Fuck hate", littéralement "N**** la haine", et le mariage c'est pour qui en veux, qui que ce soit ! Séance de rattrapage pour ceux qui n'ont pas (encore) vu :


Et pour supporter leur cause, on peut acheter les tee-shirts, des badges, des stickers, depuis peu déclinés sous un tas de formes, de coupes, de couleurs. Les tee shirts à message, Evian l'a fait pour sa dernière pub (rappelez-vous, ici), et ça marche bien !


Sur le site, il y a le choix entre trois messages : "FCK H8"; "Some Chicks marry Chicks. Get over it !" (Des poulettes se marient avec des poulettes. Va falloir faire avec !), et "Some Dudes marry Dudes. Get over it !" (Des gars épousent des gars. Va falloir faire avec !)


Les tee-shirts sont à partir de 13 $ (jusque 20 $), et les accessoires, stickers et badges à 2 $. Attention, les tailles sont grandes. Le truc un peu dommage, c'est qu'on paie autant de frais de port que le prix du tee shirt. Organisez-vous pour faire des achats groupés, car la cause est juste !

Site internet FCK H8

19 oct. 2010

{Test#288} Sitcom 2 de Sébastien Monod

Je viens juste de terminer un livre super rafraîchissant. Il s'agit de Sitcom 2, de Sébastien Monod. Comme à mon habitude, je ne fais jamais les choses dans le bon sens, je n'ai pas lu le premier avant de lire le deuxième tome. Mais cette fois, aucun soucis, rien n'est incompréhensible.


4è de couv : Julia, Maxime, Betty et Gaël partagent la même maison à Ménilmontant. Ils sont jeunes, beaux et ils débordent de vitalité. Tous les quatre ont un travail, un toit et assez d'argent pour profiter des jours heureux. Seulement voilà, la vie n'est pas le long fleuve tranquille auquel ils aspirent. Il suffit parfois d'un grain de poussière pour que le mécanisme de ce drôle de manège qu'est l'existence s'emballe et transforme le paradis en enfer. Des beaux-parents qui débarquent afin d'organiser le mariage du fiston, des producteurs de cinéma porteurs de projets extravagants, un soupirant bien trop pressant, une ex qui refait surface... Même les morts s'en mêlent ! Mais le quatuor en a vu d'autres et mettra tout en oeuvre pour avoir son happy end ! 

Tout ce livre est un récit de vie de gens assez simples. Il ne se passe pas de trucs de dingue, pas de meurtres, ni d'extraterrestres, il s'agit juste de trentenaires sympas comme on aimerait en connaître.

Tout tourne autour d'une coloc'. Celle de Betty, la jeune première, qui interprète Paris Hilton dans le film sur sa vie - de Maxime, son copain horloger - de Julia, la jeune Kinésithérapeute - et de Gaël, le journaliste gay à la recherche du Pulitzer.

Chacun est lié aux autres d'une certaine façon. L'une sort avec le frère de l'un. L'autre rencontre l'associé également kiné de Julia, leurs vies sont un imbroglio duquel il faut au départ se dégager, tout en se familiarisant avec tous ces personnages.

Dans ce livre on est souvent ramenés à notre époque, par tout un tas de références : "... s'installer tranquillement dans le canapé avec une bonne soupe devant un épisode de Desperate Housewives" ; "En fait, il s'agit de l'adaptation du best-seller de Loana".

Et quelles références, vous allez me dire. Ok, ce n'est pas un livre hautement culturel, mais c'est un livre qui correspond par beaucoup de points à notre vie de tous les jours. Un livre simple, qui présente des personnages simples, auxquels on s'attache très vite.

Ce que j'aime aussi beaucoup dans les livres, c'est lorsque les indications de lieux sont très précises. Et c'est le cas ici, dans ma ville de toujours, Paris. Que Gaël aille boire un verre à l'Open ou qu'il passe l'après-midi avec Julia dans les coulisses du Grand Rex, c'est vraiment bien de pouvoir mettre des images sur des mots.

Et comme pour La tentation, de Benjamin Schneid, j'ai fait une carte qui recense les lieux du bouquin, pour ceux qui voudraient le lire (qui a dit geek ?)


Pour conclure et résumer, Sitcom 2, c'est un mix entre les Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin, à la française, et Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda, en plus léger ! Rafraîchissant, optimiste et récréatif !

Sitcom 2 de Sébastien Monod, en vente ici, ici, ou .

27 août 2010

{Test#238} London trip (4) - Le Heaven. G.A.Y

Après s'être promenés dans Soho, Camden Market, avoir bu un verre et être allé mangé dans un restaurant chic, il était temps de se mettre à faire la fête.


De retour dans le centre de Londres, nous arrivons à Trafalgar Square et déambulons à travers les rues à la recherche d'un endroit accueillant. Sans nous en rendre compte, nous nous retrouvons de nouveau dans Soho, et entrons dans un bar qui semble bien rempli à en juger par les fumeurs qui hantent les abords.


En fait de bar, il s'agit apparemment d'un pub gay essentiellement fréquenté par des asiatiques. L'ambiance est étrange et l'éphèbe aux tablettes de chocolat qui danse sur un coin du bar et la musique très commerciale ne nous plaisent qu'à moitié.

Nous nous enfilons donc un verre en vitesse, et partons en direction d'une nouvelle adresse qui nous convienne mieux. Nous tournons et tournons encore, sans jamais parvenir à nous décider, et prenons finalement le parti vue l'heure de nous rendre directement vers le Heaven, où nous avons programmé de passer la nuit.


Le Heaven se situe dans un passage sous-terrain. Il s'agit d'un club gay à Londres où se fête tous les samedis la soirée G.A.Y. (du même nom que le bar dont je vous ai parlé ici).


C'est dans ce club qu'à fait ses premiers pas Sophie Ellis Bextor, et qu'elle y revient régulièrement, pour lancer ses nouveaux titres. On y retrouve aussi Robyn, Kellis, Adam Lambert ou Kylie Minogue.


J'avais déjà été faire la fête il y a trois ans dans ce lieu et l'ai trouvé inchangé. Si ce n'est que les jeunes ont l'air plus jeunes, signe que je me fais moins jeune, à mon tour. La musique est très pop et je dois avouer que j'ai été pendant cette soirée complètement déchaîné.


Si mes acolytes et mes pieds ne m'en avaient dissuadé je serais même bien resté quelques heures de plus, mais après quelques verres, et quelques passages dans les nombreuses salles composant l'endroit, nous avons décidé de partir nous reposer.

Nous avons quand même eu l'immense "privilège" d'assister au show de la soirée, par Adam Rickitt que je ne connaissais pas du tout avant ce soir là.


Après m'être renseigné, je n'ai trouvé que le titre I breathe again qui me disait effectivement quelque chose. En tous cas c'était une impression étrange de voir ce mec débarquer sur scène, avec son corps parfait - musclé exactement comme il faut là où il faut - et son visage trahissant son âge, malgré les certainement nombreuses interventions de chirurgie, botox, malgré le maquillage et la distance...


Son enthousiasme (certainement aidé de substances...) ne fut malheureusement pas partagé par le public, et le ringardisme de cet artiste d'un autre temps nous a sauté aux yeux. Toutefois, il faut souligner que le spectacle était impressionnant, par le jeu de lumières et surtout par la troupe de danseurs.

Tous étaient plus fashions les uns que les autres, effectuant une véritable chorégraphie sur un medley de titres, avant, pendant et après la prestation de leur "Patrick Juvet" national.


Ce qui est frappant également dans ce club, et j'en ferais ma conclusion, c'est que, à l'instar de la ville dans son ensemble, on a vraiment l'impression, sur la piste de danse, que quel que soit son look, que l'on soit roots, ultra fashionista ou no look, gros, folle, géant, minus, ours ou geisha, on ne sera pas jugé, et que le nouveau slogan de Mac Do, c'est à Londres qu'ils l'ont piqué : "Venez comme vous êtes". Et ça fait du bien.

Bonus : le clip original de I breathe again par Adam Rickitt (il y a des siècles)


Demain, je termine ma série sur Londres, par ce qui m'aura pris là-bas le plus de temps : le shopping !

25 août 2010

{Test#236} London trip (2) - Les 3 garçons, Mayfair

Londres est une ville étonnante où des rythmes différents, des ambiances différentes se côtoient sans problème. Mis à part des tonnes de Shopping, et de traversées en long et en large de la ville, nous avons aussi pris le temps, ce week-end, de nous sustenter dans des endroits divers et variés. Et notamment deux endroits super chicos : le bar du Mayfair Hotel, et le restaurant français Les trois garçons.


Mayfair, c'est un quartier huppé de Londres, encadré par Green Park au Sud, et les rues qui abritent tous les magasins de luxe au nord. L'hôtel Mayfair (1) est un des nombreux hôtels de ce quartier avec une porte en tourniquet et un majordome à l'entrée. Pas très loin du Hilton ou de l'Athénée, vous comprendrez que ces hôtels ont un certain standing.

Et tout comme à Paris, ce genre d'hôtels ont des bars et des restaurants supers et ouverts au public (sous entendu ceux qui ne peuvent pas se payer une chambre, mais qui veulent quand même se payer un verre). Le Mayfair ne fait pas exception à la règle.


Et le bar, dont les serveuses sont méga sexy et triées sur le volet (et qui de surcroît ont exactement la même nuance de blond dans les cheveux), propose des cocktails absolument fabuleux, dont le Mayfair Mojito et le Passion Fruit, entre autres.

Et si il y a certainement une recette secrète à ces cocktails fantastiques (sinon le chef barman ne servirait à rien), voici au moins la liste des ingrédients. Libre à vous de vous exercer :


Mayfair Mojito :
Havana Club old Rhum,
Vanille, Sucre, Citron
Menthe fraîche et jus de citron.

Mettre dans un verre la menthe et la glace pilée. Mélanger les ingrédients au Shaker. Verser sur la glace.

Passion Fruit martini :
Ciroc Vodka,
Fruits de la passion,
Passoa.

Mixer les fruits de la passion, mélanger avec les autres liquides. Servir frais dans un verre à Martini.


Partons maintenant à l'autre bout de Londres, au 1 Club Row, à l'est de la ville. Le restaurant les Trois garçons tient son nom des trois garçons qui l'ont créé. Un malaisien, un français et un suédois ont inventé ce concept de restaurant où se mèlent gastronomie française et kitsch à l'anglaise.

L'ambiance est gay friendly, et l'atmosphère surprenante. On entre dans une caverne d'Ali Baba, où les tables sont surmontées de rangées de sacs à main, où les murs sont recouverts de rideaux de pampilles.


Se juxtaposent des têtes d'animaux empaillés, un bulldog portant un diadème à l'entrée, ou une girafe près des toilettes, ainsi qu'une bande de chèvres avec des pendentifs faits de faux diamants énormes. C'est du kitschissime à souhait, le tout sur un fond de Paris des années trente, de par le mobilier, ou le carrelage.

La musique passe de la chanson française, et Dalida est à l'honneur, plus d'une fois dans la soirée. Les serveurs connaissent tous quelques mots de français, au plus grand bonheur des clients non francophones.


Mais pourquoi, me direz-vous, suis-je donc bien allé me fourrer dans un restaurant français alors que je suis à Londres? Et bien parce que la bouffe est tout simplement excellente, et que les plats typiquement frenchies (escargots, boeuf, foie gras), sont revisités à l'anglaise, pour un résultat gustativement étonnant, et surtout avec des produits d'une qualité rare.


Sincèrement, je ne compte que sur les doigts d'une main les jours où j'ai pu manger une pièce de boeuf aussi bonne que ce week-end, dans ce restaurant. En revanche, la carte n'est pas donnée, il faut compter environ 75 € par personne, avec une entrée, un plat, du vin et un café. Le prix salé de l'excellence, à la française.


Demain, pour continuer avec l'ambiance Union Jack je vous présente un livre totalement de circonstance.

© themayfairhotel, google map, lestroisgarçons