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15 oct. 2010

{Test#284} Les urgences de Saint-Antoine (Paris 12)

Admissions des urgences. 5h20.
La standardiste : "Vous êtes déjà venu dans cet hôpital, avant ?"
Fabisounours : "Pas depuis ma naissance, non..."
La standardiste, amusée : "Nous ne devons plus avoir le fichier, alors"
Fabisounours : "Oh, c'est pas si vieux, tout de même..."


Croisement des rues Rambouillet et Châlon. La veille. 20h00.
Le feu est rouge. Je pense à tout ce qu'il me reste à faire demain, avant le week-end. Le feu passe au vert, je démarre, et tourne dans la rue de Rambouillet. Un trou. Trop tard pour l'anticiper, j'essaie de garder mon guidon droit, mais la roue arrière chasse. Je tombe.

En 1/4 de seconde, je me retrouve par terre, écrasé sous le poids de mon scooter. J'ai un peu mal. Je pense à Will, j'essaie de me souvenir de son numéro de téléphone, pour le prévenir. On en pourra pas aller à Flateurville si je vais à l'hôpital... J'espère que mes vêtements ne sont pas abîmés. Le quart de seconde se termine.


Quelqu'un s'arrête derrière moi, un jeune homme sort de la voiture et m'aide à me relever. Je remonte sur mon scooter qu'il a redressé, il me demande 4 fois si tout va bien, mais je tiens debout, c'est ok. Il ne me reste qu'une minute de route.

Je rentre chez moi, et Will, prévenant, me passe de la pommade, m'amène des glaçons et de l'Arnica, me fait chauffer un thé. Tout ça sera terminé demain.


Dans mon lit. 5h00.
La douleur me réveille, et j'angoisse. J'ai l'impression que ma jambe est enserrée dans un brassard de prise de tension gonflé à bloc. Je réveille Will en le prévenant qu'il faut que nous allions aux urgences.

Nous ne savons pas bien qui appeler. On commence par les pompiers. Will tombe sur un standardiste à qui il explique bien que nous ne savons pas si c'est eux qu'il faut déranger. Pas de soucis, ils sont déjà en route, et voisins...


Et en effet, trois beaux pompiers entrent dans mon salon 5 minutes après, pour en ressortir une petite minute supplémentaire, pas vraiment contents d'avoir été dérangés "pour rien", grommelant qu'ils ne "sont pas des taxis", et qu'ils "n'ont pas que ça à faire". La voisine sort, la tête en vrac et affolée... Nous la rassurons.

C'est donc un taxi que nous appelons pour nous rendre à l'hôpital où je suis né. A peine quelques centaines de mètres, mais plus d'une dizaine d'euros pour ce conducteur qui patientait un peu plus loin, sans vraiment s'en faire de ne pas nous voir.


Arrivés à l'hôpital, le contraste est assez saisissant. La standardiste est jolie et drôle. Les urgentistes sont prévenants et patients, l'infirmière me raconte des blagues et les infirmiers présents sont (mon radar me l'a dit) des garçons sensibles.

Je m'attends à tout moment à les voir débuter une chorégraphie de comédie musicale...


Une prise en charge sérieuse, un peu d'attente, mais sinon ce ne seraient pas les urgences, n'est-ce pas ? Une radio, deux radios, un diagnostic rapide, et hop, me voici affublé d'une attelle, pas mode du tout, mais fonctionnelle.

Car si je ne roulais pas vite, et qu'il n'y a heureusement pas de fracture, c'est une entorse au genou dont j'hérite. Et il n'y a pas grand chose d'autre à faire que de garder la jambe immobilisée au maximum.


En attendant de me remettre, je vous prépare tout un tas de tests, je remets à plus tard d'autres tests que j'avais prévus qui nécessitaient mes jambes, et je prouve une fois encore que je suis bien capable de tester à peu près tout, même les urgences.

Si jamais vous avez un soucis, je vous recommande donc chaudement les urgences de l'Hopital Saint Antoine dans le 12è arrondissement de Paris, où pour la première fois de ma vie dans un environnement hospitalier, je ne me suis pas senti mal à l'aise.

Chapeau, les docs.