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23 mars 2015

#555. Le guide de l'Otter* barbu (1 - Réfléchissez )

Pendant un mois je vais vous parler barbes. En ce qui me concerne, cela fait déjà plusieurs années que je la porte. Et souvent, les gens me disent qu'elle est belle, fournie, entretenue.

Mais eh les gars ? Vous croyez quoi ? Que ça s'auto-entretient comme les fours, une barbe ? Nope ! Ça se bichonne, ça se travaille, ça se taille pour la garder longue... C'est tout un art quoi...


J'ai découpé ma série d'articles en 5 parties :
1. Réfléchissez. Et sachez ce que vous voulez ou pouvez faire de votre barbe
2. Préparer. Pour une belle barbe, il faut une belle peau.
3. Travaillez. On ne s'improvise pas tailleur de barbe.
4. Entretenez. Avec peu de choses on peut faire mieux, plus longtemps
5. Confiez votre tête à des pros. Et apprenez encore plus de choses.

Aujourd'hui, nous allons voir quelques petits trucs pour décider au mieux comment laisser pousser sa barbe, avant de passer à l'acte. Avec un livre et une appli.

Dans un premier temps, il faut savoir faire avec ce que l'on a. Si on a une barbe clairsemée, il faudra peut-être privilégier un bouc ou une moustache. Si on a l'implantation des poils qui remonte haut sur les joues, il faudra penser au moment de la taille à travailler cette partie.

Il faut également savoir si l'on veut une barbe de 3/4 jours, une barbe travaillée de 8 ou 10mm ou encore une barbe longue. Il faudra donc laisser pousser en conséquence avant de tailler. Le matériel n'est pas le même, ni la façon de les travailler.

Enfin en fonction de sa forme de visage certaines "coupes" de barbe et moustaches sont plus ou moins recommandées. Et pour ça on peut avoir besoin de conseils.


Le livre tout d'abord, Barbes et Moustaches Comment les tailler au poil ! par Sarah Daniel Hamizi aka La Barbière de Paris (salon parisien que j'avais testé ici). Un petit guide super complet chez Larousse (6,90€ chez Amazon) qui rassemble, en 127 pages l'histoire de la barbe, des barbiers, du poil, du matos à avoir et comment s'en servir, et surtout une leçon de style.


A chaque visage sa barbe ou sa moustache, que l'on ait le visage carré ou rond, ou les cheveux courts ou longs. Un certain nombre de tailles sont clairement expliquées par étapes, et des QRcode sont disposés pour permettre de voir les vidéos correspondantes.


Très bien documenté, le guide est bourré de petits conseils pour bien s'occuper de sa barbe (ou moustache), de la préparation de la peau à l'entretien après la taille.

Pour certains d'entre vous ce n'est toujours pas très clair. Mouche ou pas mouche, barbe courte ou longue ? Vous avez besoin de voir ce que ça donne.


Il y a pour vous l'appli Philipps Grooming (gratuite sur Google Play et Itunes), qui propose, outre des conseils de barbiers, de "tester" des barbes sur vous, en faisant une simulation avec une photo.


Alors c'est sûr, c'est plus évident de faire la photo avant de se laisser pousser la barbe, ça rend mieux. On reprochera le manque de justesse de calage des simulations sur la photo, mais l'idée est là, c'est gratuit et ça peut aider à se faire une idée.


J'avoue que les tutos sont plutôt sexy...

Maintenant vous savez exactement ce que vous voulez faire de votre pilosité faciale. Rendez-vous la semaine prochaine (pendant que tout ça pousse gentiment) pour s'occuper de la peau, sous les poils et la rendre clean et prête à accueillir votre barbe toute neuve.

* Otter signifie loutre en anglais. C'est, dans le lexique gay, la catégorie des mecs pas gros et un peu poilus, tandis que les bears (ours) sont plutôt plus ronds. 

16 mars 2015

#552. Mr Mercedes. Stephen King est revenu

Des souvenirs ont surgi en moi l'autre jour quand je me promenais dans les couloirs de Gare de Lyon, en repérant l'affiche annonçant le dernier Stephen King. Mr Mercedes.

Toute mon enfance, bercée par les livres-qui-font-peur de Monsieur King. Des heures passées à lire et relire sous la couette avec une lampe de poche ces bouquins, autant de classiques.


Christine, Cujo, Carrie, La ligne verte, Shining, Ça, Misery, Marche ou crève, DreamCatcher, tout autant d'univers macabres et électrisant qui m'ont accompagnés au moment où j'avais mes premiers poils au menton.

Je me suis donc procuré Mr Mercedes, histoire de voir ce que ça donne, quelques années après... et j'ai été déçu.

Pas déçu comme quand tu regardes 10 ans après l'Histoire sans fin... Ce film qui te paraissait magique, géniallissime, incontournable, grandiose, qui est finalement long, un peu culcul et avec des effets spéciaux des années 30.

Non, plutôt déçu comme quand les frites de ton McDo préféré sont pas assez cuites et en plus pas salées.

Parce que Stephen King, avec Mr Mercedes nous fourni un bon livre. Un bon livre fade. Une histoire qui se lit très facilement, qui est plutôt bien ficelée. Un polar comme on en a lu 100. Ça pourrait tout aussi bien être n'importe quel autre écrivain.

Il n'y a qu'à lire le résumé de la page Wikipédia pour vous faire une idée :

Un criminel ayant tué plusieurs personnes en les écrasant avec sa voiture nargue le policier à la retraite qui était chargé de l'affaire. 

Emballé c'est pesé. L'officier à la retraite, classique. Le méchant qui a un énorme problème d'Œdipe, classique. Le jeune informaticien gentil qui devient le Watson de notre officier, classique. L'histoire d'amour fugace au milieu du bouquin, classique.

Un classique, vous l'aurez compris. Dont on se serait satisfait chez d'autres. Mais pas chez Mr King.

Mr Mercedes, aux éditions Albin Michel.

13 févr. 2015

#539. Elle et lui de Marc Levy


Elle et lui. De Marc Lévy. Ça rime.

J'ai fini le dernier bouquin du Monsieur best-seller français en deux jours à peine. Et encore, c'est parce que je ne lis que dans le métro.

D'aucuns diront que ce n'est pas de la littérature, que c'est trop facile. Et bien oui, ça se lit vite. Peut-être un peu trop en effet, compte tenu du prix. Franchement, 21€50 le livre, WTF comme disent les anglais.

Mais toujours est-il que c'est très sympa, comique parfois, et bien que plein d'images d'Épinal - comme le quiproquo au restau, ou la scène vue mille fois dans les films de l'amour impossible et de l'avion qu'on va rater à la dernière seconde - on est entraîné dans le récit.

C'est de la lecture divertissement. C'est d'ailleurs souvent ce que je recherche, personnellement dans la lecture d'un livre. Et c'est bien fait. Sans surprise.

Allez, avouez, vous n'avez encore rien trouvé pour la St-Valentin ? Et ben voilà !

4è de couv :
Un site de rencontres les a réunis.
Ils ne sont pas devenus amants, mais amis.
Et ils comptent bien en rester là...

Elle est actrice. Lui écrivain.
Elle s'appelle Mia. Lui Paul.
Elle est anglaise. Lui américain.
Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais.
Elle a beaucoup de succès. Lui pas vraiment.
Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas.
Elle se sent seule. Lui aussi.
Il la fait rire. Elle enchaîne les maladresses.
Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus.

4 févr. 2015

#535. After de Anna Todd (où quand je suis re devenu une midinette)

Est-ce que vous avez entendu parler de ce phénomène ? Anna Todd et sa série After ?

La jeune fille, Texane de 25 ans, a écrit depuis son téléphone portable, sur l'interface en ligne Wattpad. Répondant à ses fans et tenant en compte leurs réactions pour continuer à écrire, sa série a été téléchargée plus d'un milliard de fois dans le monde, et est sortie il y a un mois en français.

Quand même !


A la base, il s'agissait d'une histoire d'amour entre une jeune fille bien comme il faut qui débarque à l'Université et un beau gosse dark et tatoué, inspiré d'Harry Styles, un des choupinous de One Direction. La référence sera supprimée au moment de la correction du roman pour publication.

L'histoire est tout à fait dans la mouvance des "Twilight", "Hunger games" ou "Divergeante", avec un petit côté "50 shades", parce que ça parle de cul. Et pas qu'un peu. Et bien que n'étant pas vraiment très intéressé par les amours entre une vierge un peu coincée et un punk mignon, et ben je vous avoue que je me suis laissé avoir.

Incapable de lâcher ma tablette dans le métro, j'étais parfois tellement dedans que je me suis trompé de station une fois, que je me suis pris un mur une autre fois, et que je me suis mis à rire tout seul plusieurs fois. Et je ne vous parle pas des moments où je rougissais.


Parce que tout hétéro que l'héroïne puisse être, garçon ou fille on s'identifie à la jeune Tessa, et franchement, j'aurais bien aimé aussi me le faire ce bel Hardin...

On est midinette, ou on ne l'est pas !

Et ça tombe bien, parce que - pas folle la guêpe - Anna Todd ne s'est pas arrêtée à un bouquin, il y en a déjà 3 ! Bon j'avoue quand même qu'à la fin, on en a marre de ses réactions débiles et que c'est un tout petit peu tout le temps la même chose.

Et le truc énervant, c'est de se dire que c'est chiant, mais d'être vraiment en manque la prochaine fois ou tu montes dans le métro, parce que quand même, tu veux savoir la suite. Quant à se taper les trois, je sais pas...

After, en vente sur Amazon, version papier ou numérique

Et vous ? Vous l'avez lu ? Vous vous êtes pris un mur ?

9 janv. 2015

#524. Sticky pants, c'est drôle et ça colle !

Y'a des blogs BD qui sont quand même vachement drôles. Ces derniers mois je suis tombé sur un que j'adore. Ça s'appelle StickyPants, précédemment Le Lycra, ça colle, mais marque déposée oblige, ils ont dû changer de nom.


Les gags sont une collaboration de Tony (scénarios) et Xav (illustrations), qui nous dévoilent la vie intime des super héros. On y découvre un Batman super gay qui se tape Robin en permanence, Wonderwoman en super coquine, Catwoman toujours en chaleur ou Hellboy passionné par le fist. Sujet qui est récurent dans les planches (encore!)

C'est un rendez-vous court et hilarant, et j'attends souvent avec impatience les nouveaux posts. De ce blog très sympa sont sortis deux livres, aux éditions Monsieur Popcorn. J'ai lu le tome 2, sorti en novembre dernier.


Seul défaut : ça se lit là aussi très vite et on retrouve malheureusement beaucoup de gags qui ont déjà été postés sur le blog...

Ça reste un cadeau très rigolo à faire, les livres coûtent 12 € à la Fnac. Et sans forcément acheter le bouquin, je vous conseille atrocement de vous abonner au blog !

5 janv. 2015

#522. My, oh my, j'ai lu "Osez... le fist"

Cela fait déjà quelques semaines que je tourne cet article dans tous les sens sans trop savoir par quel bout le prendre... Et puis je me suis dit qu'être ouvert d'esprit était une qualité importante. Alors go ! 


Vous connaissez certainement la série de bouquin Osez aux éditions la Musardine. Le petit cadeau, toujours sympa à faire. Entre Osez... les sextoys, la bisexualité, la fessée, le quick sex, l'infidélité, la sodomie, le SM... cette collection a fait le tour en quelques années de sujets sexuels assez vastes.

Le dernier né donc, de la collection, c'est Osez le fist. Rien que ça. La couverture, noire, contraste avec les autres dans un esprit plus léger et un peu rigolo. C'est du sérieux.

Le livre est découpé en 6 chapitres. Introduction, shopping, préparation, toute l'éthique et l'essence même de la pratique, et deux chapitres ciblant plus précisément la version féminine, ou anale (donc plutôt masculine de l'acte).

Ce qui se dégage de ce livre, c'est que l'auteur, Erik Rémès, veut nous faire comprendre que la pratique n'est pas ou plus un acte extrême. Les mentalités évoluant, cette pratique peut, selon lui aujourd'hui entrer dans les mœurs.

C'est avant tout une histoire de confiance entre deux partenaires et qui peut même être très romantique et non brutale et porno comme on peut s'y attendre. Une partie est d'ailleurs consacrée à la mise en atmosphère...

Un autre point très important de ce guide réside dans l'examen minutieux des préparations à effectuer, mises en garde à adopter, et une remise en question des idées reçues qui existent à propos du fist. Enfin l'auteur insiste beaucoup sur tout la partie féminine, l'acte étant trop souvent considéré uniquement anal, masculin, et gay. Les femmes peuvent (et doivent selon lui) s'y adonner.

Une version très élogieuse d'une pratique tout de même assez peu courante et, avouons le, encore dans la frange des pratiques sexuelles. A noter, ce livre n'est pas pratique à lire dans le métro. La couverture est évidente, et des yeux derrière votre épaule pourraient être surpris des quelques illustrations qui viennent ponctuer le guide.

Enfin non, ça ne m'aura pas convaincu, pour répondre à vos futures questions ! Mais ça m'aura permis d'apprendre plein de choses.

Osez... le fist-fucking, 15,90 € sur le site de la Musardine. Ou 10,99 € en version pdf

18 oct. 2014

#504. Folle de lui - Le dernier Bridget Jones par Helen Fielding

14 ans après le dernier tome, Helen Fielding a remis ça. Mais comme le dit l'adage, jamais deux sans trois, c'était donc prévisible. Voici donc revenir Bridget et ses aventures toujours aux limites de l'improbable, dans sa quête de l'amour.


Que faire lorsque votre toy boy fête ses 30 ans le soir où votre meilleure amie célèbre ses 60 ans ? Est-il moralement condamnable d'aller chez le coiffeur quand vos enfants ont attrapé des poux ? Est-ce mal de tricher sur son âge sur les sites de rencontre ? 

Confrontée à ces graves problèmes, et à quelques autres non moins angoissants, Bridget relève courageusement le défi d'élever seule ses deux jeunes enfants, d'apprendre à maîtriser tweets et textos et, surtout, redécouvre sa sexualité à l'heure de - aïe ! le mot qui fâche - l'âge mûr. 

Si vous avez lu (ou regardé - ou les deux) les précédents Bridget Jones, vous la retrouverez fidèle à elle-même. La jeune femme est passée femme mûre. De célibataire elle est maman solo avec deux enfants. Toujours à la recherche d'un amour véritable.

Pour ma part je n'avais pas lu les précédents tomes, mais uniquement vu les adaptations. Et à la lecture de ce dernier épisode, je me suis dit : "Ça se lit comme ça se regarde..." En effet le style est vraiment très abordable, ça se lit très vite. C'est de la lecture facile.


Ceci dit c'est très récréatif (et c'est ce qu'on demande à Bridget, non ?) et imagé. On sent bien que l'auteure imagine dès la sortie du livre sa future adaptation.

Extraits d'un dialogue entre Bridget et son (futur) toy boy : 
"Vous êtes beaucoup plus jolie que sur votre photo.
- Roxter, ma photo est celle d'un œuf*.
- Je sais. 
- Vous n'avez pas eu peur que je sois un travesti de cent kilos ? 
- Si. J'ai huit de mes colocs planqués dans le bar pour me protéger. 
- Impressionnant. Moi j'ai une troupe de tueurs à gages gays alignés devant toutes les vitrines de l'autre côté de la rue au cas où vous essaieriez de m'assassiner et de me manger. 

Le roman est vraiment transposé en 2014. Les références à notre époque sont nombreuses. De Kate & William en passant par Hunger Games, Cheryl Cole, Gwyneth Paltrow ou l'histoire du cheval dans les lasagnes...

Seuls points négatifs : 
D'une part un peu avant la moitié du livre j'avais deviné la fin de l'histoire. Un peu bateau, le scénario. D'autre part, même si c'est trop mignon de retrouver la Bridget qui se tâche dès qu'elle a un cornet de glace dans les mains, celle à qui il arrive des bourdes pas possibles en permanence, les gags sont répétitifs. On se demande un peu si elle a évolué pendant ces 14 dernières années.

Mais je ne vais pas faire ma diva. C'est une lecture fun, que j'ai dévoré en moins de deux jours et que je conseille. Et j'avoue, je regarderais le film. C'est sûr.

Bridget Jones - Folle de lui - de Helen Fielding. Aux éditions Albin Michel. 21,50€

* La photo de profil de base sur Twitter est un œuf.

13 oct. 2014

#502. Les visages de Jesse Kellerman

Une amie m'a conseillé ce livre il y a un moment. Je l'avais noté sur une liste... et jamais acheté. Jusqu'à il y a quelques semaines, où je l'ai trouvé en format électronique. Et ce livre m'a fait une partie de mon voyage outre-Atlantique.

Lorsqu'Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va pouvoir enfin se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art. Leur mystérieux auteur, Victor Cracke, a disparu corps et âme après avoir vécu reclus près de quarante ans dans un appartement miteux de New York. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c'est le travail d'un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bientôt virer à l'obsession. 


Alors déjà, qu'on soit clair, je ne suis pas au top de l'actu. Ce livre est sorti en 2009, premier livre de l'auteur, fils de deux écrivains. Depuis il écrit un livre par an, et la lecture de ce premier m'a donné envie de lire les autres.

L'histoire est donc un polar, et je ne peux pas vous en raconter grand chose sans vous dévoiler des pans de l'histoire. Ce que je peux vous dire en revanche, c'est que j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur. Le personnage principal se place dès le départ en narrateur de l'histoire et nous emmène dans son histoire, sa famille.

Plus qu'un thriller, il s'agit bien d'un roman dont les personnages sont travaillés, leurs personnalités complexes disséquées. On comprend que l'auteur sort de psycho à Harvard. Car dans ce roman on rentre dans une famille, dont les rapports entre homme et femme, père et fils sont tous très compliqués.

Seul bémol, le dénouement se fait trop tôt dans le roman et la fin du livre est donc un complément de détails qui nous aident à comprendre. On est moins dans l'attente, le suspense, l'envie de réouvrir le bouquin toutes les 5 minutes, propres aux polars.

Néanmoins, c'est une très bonne lecture.

Mon coup de cœur sera pour les interludes entre les chapitres, où la narration passe aux autres personnages de l'histoire. L'auteur prend alors une écriture nouvelle pour faire passer des émotions.

Un peu comme un imitateur prend la voix de célébrités pour leur ressembler, ici l'auteur écrit différemment pour entrer dans l'esprit d'une bourgeoise dont l'unique soucis est sa fortune et sa descendance, ou dans la peau d'un attardé pour qui le monde est un univers étrange.

Sources : Jesse Kellerman sur Wikipedia

Ma note : 7,5/10
Ecriture : 3,5/5
Scénario : 4/5

19 juil. 2011

{Test#481} Mon année de natation vs Jiwok

Aujourd'hui je vais comparer deux outils d'entrainements sportifs. D'un côté un livre, Mon année de natation, aux Editions Amphora. De l'autre un site internet, Jiwok.

Commençons par le commencement. Jiwok est un site complètement gratuit, tandis que le livre, et bien oui, il faut l'acheter. Ce livre-ci coûte 17 €. Tous les deux proposent des entrainements personnalisés.

Alors mieux vaut-il investir dans un livre, ou rester sur les nouvelles technologies, accessibles et gratuites ? C'est ce que nous allons voir...

Le livre propose 100 séances de natation. A raison de deux par semaine, cela fait donc en effet une année de natation. Au début du livre, des explications sur les nages sont apportées, en général et puis plus en détail, des fondamentaux, des exercices éducatifs, rendant le livre plus complet.

Les 100 séances sont réparties en 5 blocs de 20 séances, chacun comportant des séances à dominante crawl, ou respiration, et à chaque fois une séance de test sur le 3x 100 mètres crawl. Une manière de s'auto-évaluer et de comparer ses performances au cours de l'année.

Les séances sont écrites en fiches que l'on peut photocopier pour emmener au bord du bassin sous une feuille plastique.

Ce livre devient donc un véritable tableau de bord qui maintient la motivation au top. Le fait de noter ses temps, ses performances à la fin de chaque bloc, les dates de ses séances donne vraiment l'envie de progresser. De plus, les séances ayant la plupart du temps un but bien précis (progresser en crawl, améliorer sa respiration...), c'est bien plus facile de faire des efforts.

Jiwok est un site d'entraînement sportif mp3. Il est dispo non seulement pour la natation mais aussi pour le jogging, le vélo ou la marche.

En s'inscrivant gratuitement au site, on se crée un profil, en sélectionnant un entraînement selon sa motivation (rester en forme, préparer une compétition, se remettre en forme ou perdre du poids par exemple).

Le site vous propose un calendrier de séances, que vous pouvez modifier séance par séance, puis synchroniser avec vos calendriers Exchange ou Gmail, c'est super pratique, et bien pensé.

Puis, pour chaque séance, vous générez un mp3 de la durée de la séance, avec un type de musique que vous choisissez, ou même avec vos mp3 (au moyen d'une petite appli que vous installez sur votre ordi). Un site utile si vous avez un mp3 aquatique uniquement...

Sur ce mp3 un coach vous guide sur la séance en cours, vous donnant des instructions sur ce que vous devez faire, a quel rythme, sur quoi vous concentrer, etc. Un concept qui m'a vraiment tout de suite emballé.

Mais dans les faits, le coaching est l'élément qui pêche. Si l'idée est séduisante, il est difficile de suivre le coaching, chronométré. Par exemple, après 4 minutes de crawl, lorsque le coach annonce que l'on passe à 2 minutes de planche, encore faut-il avoir une planche à proximité.

Et si ce n'est pas le cas, le temps d'aller la chercher, les deux minutes sont passées. C'est un exemple, mais dans l'ensemble le coaching manque de construction et de but, au contraire des séances du livres.

Malgré l'utilisation super intelligente des nouvelles technologies et un concept très sympa, en plus d'être un service gratuit, j'aurais une préférence pour le livre «Mon année de natation» qui propose un coaching plus professionnel que Jiwok.

Toutefois, ce site reste à surveiller, dans l'espoir que les coachings s'améliorent !

Jiwok, le site.

Mon année de natation, 100 séances personnalisées, par Bernard Boullé-Giammatteï, aux Editions Amphora. 17€, en vente sur Amazon.

8 juil. 2011

{Test#478} Orcs, La légion du tonnerre de Stan Nicholls

Je ne sais pas ce que j'ai à toujours commencer les trilogies par le tome 2, mais c'est une vraie manie chez moi. Et le pire c'est que je ne m'en rends pas compte. Mais cette fois la surprise fut plutôt bonne.

Orcs, tome 2 (donc), La légion du tonnerre de Stan Nicholls est en effet un roman à part entière, qui se lit et se comprend complètement sans avoir lu le 1.

"Mon nom est Stryke. Longtemps, il fut synonyme de mort et de désolation. Fier d'être né orc, j'ai mené mes guerriers à la victoire, portant haut la bannière de Jennesta, et j'ai tué trop d'humains pour me souvenir de tous ! Aujourd'hui, je sais qu'il y a une autre voie. En rêve j'ai vu un monde harmonieux où les orcs, les elfes, les nains et même les humains peuvent vivre en paix. 

Ce songe doit devenir réalité ! Poursuivi par les sbires de Jennesta, traqué par les chasseurs de primes, maudit par toutes les races ; je vaincrai ! Je vaincrai ou la guerre qui éclatera nous balaiera tous ! Dans la tourmente à venir, vous serez avec moi ou contre moi. Et sachez que la pitié est un luxe que je ne pourrai plus me permettre !"

Ce livre est intéressant pour plusieurs raisons. La première c'est que l'histoire, une quête d'artefacts pour changer le monde est plutôt bien ficelée. De toutes façons les quêtes ça marche toujours... Ensuite, ce qui est drôle dans ce bouquin, c'est que d'ordinaire, les orcs sont les méchants.

Que ce soit dans Le Seigneur des Anneaux, ou tous les romans de SF du genre, les Orcs sont toujours des bêtes sans émotion qui ne font que tuer sur leur passage. Ici c'est leur point de vue que nous avons, leur quête, leurs espoirs. C'est original, et apporte quelque chose au récit.

Les passages où les différentes races se rencontrent sont plutôt sympa. Ainsi un chapitre du livre se déroule dans une ville "terrain neutre" ou chacun doit déposer ses armes, sous peine de mort. Et là se promènent des elfes, des gobelins, des orcs ou des humains, et cette mixité est plutôt chouette à lire et à imaginer. Visuellement j'imaginais un peu des scènes de Star Wars, sur Tatooïne...

Je regrette juste un peu les scènes de combat, très longues et qui partent un peu en cacahuète des fois. A force de trop vouloir détailler, l'auteur en a fait des scènes pénibles à lire. Dommage.

En tous cas c'est une lecture franchement agréable, pour les amateurs d'héroïc fantasy du genre, en vente sur Amazon, à partir de 8 €, ou sur Itunes (pour une lecture sur Ipad) pour 4,99 €.

18 juin 2011

{Test#466} Winter's Moon de Mauro Padovani

Je ne sais pas ce que j'ai en ce moment. Je pense que ça doit être parce que l'été approche, mais toutes mes lectures du moment sont... Lubriques !

Cette bande-dessinée, dont j'ai entendu parler chez Tto, présente sur la couverture de son petit format un bear, un indien et un minet du genre Belami dans les années 90, tous trois torses nus, et avec des pantalons mega taille basse... Et ça s'appelle Winter's Moon.

Des livre un peu coquins, j'en ai lu, comme les nouvelles de la semaine dernière, les romans de Benjamin Schneid, ou encore la bande dessinée Jimbo, le pirate a gros engin. Mais ce livre là mérite d'etre décrit avec des chiffres. Voyez plutôt :

Winter's Moon, c'est 94 pages, dont 51 sur lesquelles apparaissent des plans un peu (voire très) chauds. C'est aussi, au fil du bouquin 14 scènes de cul complètes. Plus que dans beaucoup de films.

Enfin, Winter's Moon c'est, je les ai comptées, 153 représentations des organes masculins. Autant dire que de la quéquette, il y en a à toutes les sauces. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que Mauro Padovani s'est fait plaisir.

Tous les protagonistes sont montés comme des taureaux, et foutus comme des statues grecques, ou des bears, quand on dessine, le casting est toujours parfait.

Toutes les perversions sont explorées, dans un scénario plutôt basique :

Winter's Moon, le fils du chef des Indiens, est amoureux de David, fils d'un trappeur. Leur amour est impossible. Mais les faits vont montrer aux deux pères qu'ils peuvent avoir confiance en l'autre camp, et laisser leurs enfants vivre leurs pulsions, puis vivre les leurs.

De l'inceste au viol, en passant par le sexe en groupe, ou violent, il y en a pour tous les goûts aussi, de ce niveau là.

Un livre a ne pas mettre entre toutes les mains, qui est ma foi excitant à lire, mais bien trop vite terminé !

Winter's Moon, chez H&O Editions. 10 €.


12 juin 2011

{Test#462} La première gorgée de sperme et autres textes de Fellacia Dessert

Comme je vous le disais vendredi, je suis parti en vadrouille dans le sud, ce week-end. Et quoi de mieux, allongé dans un transat, près d'une piscine, avec un cocktail à la main qu'un bon bouquin à lire ?

Et si, avec vos amis, vous voulez faire une méga sensation, il vous faut ce recueil de nouvelles de Fellacia Dessert : La première gorgée de sperme et autres nouvelles.

Ce qui est au moins aussi important que les textes qui composent ce recueil, c'est sa couverture, présentant une femme qui boit du lait, et s'en met partout autour de la bouche. C'est imagé, et ne manquera pas de faire son petit effet.

Quant aux textes proprement dits, ce sont des nouvelles, hétéros et cochonnes et qui ne se cachent pas de l'être. On parle de cul sans ambage, de jouissance, de fantasme, de bandaison, et surtout on appelle un chat un chat.

Les 31 tous petits textes érotiques de Fellacia Dessert, aux noms aussi évocateurs que "Une main dans la poche", "Prendre un petit coup", "Niqué par surprise", ou encore "Mouiller sa culotte" sont suivis d'une nouvelle plus longue, La Salle de Réveil, par Marjorie Faust, et de Sept Petites Histoires de cul, d'Anne Cécile. 

Un format de lecture fait pour abandonner sa lecture et la reprendre 5 minutes après, mais attention ! Bien qu'hétérosexuelles, ces histoires sont pour une bonne partie assez émoustillantes tout de même, faites attention à ne pas mettre de maillot de bain trop serré.

La première gorgée de sperme, de Fellacia Dessert, aux éd. La Musardine, 8,26 €.

7 juin 2011

{Test#458} Rapports de Force, de Benjamin Schneid

Je viens tout juste de terminer le lecture du roman de Benjamin Schneid, Rapports de Force. J'avais lu et chroniqué un premier de ses écrits, la Tentation. Je n'ai donc pas été très surpris lorsque je suis tombé sur la première scène un peu olé olé du récit.

Car en effet, Benjamin Schneid écrit, très bien il faut l'avouer des romans gays un peu cochons sur les bords. Et comme je l'évoquais déjà à la lecture du premier roman, c'est une sensation assez étrange de lire du porno. Entre intérêt du récit et excitation naissante, c'est une façon assez bizarre de lire.

Synopsis : Alex préfère les amours d'un soir, ce n'est pas vraiment un sentimental. Lukas, un garçon désorienté, s'impose pourtant dans sa vie. Leur complicité évolue rapidement en de véritables rapports de force. Théo partage la vie de Conny dans une relation libre. Le fantasme de celle-ci : avoir deux hommes dans son lit, dont... Théo. Ce dernier finit par chercher conseil auprès de son ami Alex. 

Dans un sens j'ai aimé ce livre, qui ne parle pas que de sexe. Les rapports de force évoqués dans le titre ne sont pas que physiques. D'ailleurs je m'interroge sur le choix de la photo de couverture qui présente un homme, certes super canon, mais apparemment boxeur - sport dont il n'est pas question dans le livre.

Les principaux rapports de force sont dans le mental des protagonistes, qui luttent surtout contre eux-mêmes, se refusant d'admettre tout un tas de vérités. L'un qu'il n'est peut-être pas si hétéro qu'il le prétend. L'autre que ce qu'il recherche est peut-être plus qu'un coup d'un soir, cette dualité à l'intérieur des personnages est plutôt intéressante.

Le récit est bien amené, l'histoire se déroule à Berlin et les portraits des personnages bien déroulés, de sorte qu'on s'y attache plutôt vite, et la lecture n'en est que plus agréable.

Dans tout le roman, les scènes un peu chaudes sont elles-aussi très axées rapports un peu hard, avec chaque fois une notion de dominant, dominé, ce qui n'est somme toute pas pour gâcher le récit... Ça m'a franchement émoustillé plus d'une fois.

Là où je suis assez déçu finalement, c'est par le manque de morale de cette histoire. Ok, cette histoire ne parle pas d'un amour simple et facile, rangé et enviable.

Mais tout de même, entre les cuites complètement destroy que se prennent les personnages principaux, les soirées drogue, et une fin complètement amorale, où le héros se tape le bad-boy une dernière fois avant de se lancer dans une vraie relation (genre le beurre et l'argent du beurre, et le derrière du footballeur), on n'est carrément pas au royaume de Bambi.

Mais enfin cela reste une lecture fraîche, distrayante et qui titille l'imagination... Et pas que. 

Rapports de Force de Benjamin Schneid. Ed.Textes gais. 12,99 €. En vente en librairie également.

3 juin 2011

{Test#454} Les petites histoires viriles de Jeromeuh

Jeromeuh, ça fait un moment que je le lis. Je vous en parlais il y a un peu plus d'un an ici-même. Et c'est rigolo, parce que quand j'ai appris qu'il avait enfin son livre publié, j'ai été vraiment content pour lui. Un peu comme un ami justement récompensé.

Parce que finalement, à force de suivre ses aventures en dessins sur son blog, j'ai un peu l'impression de le connaître, le Jéromeuh (et en plus je l'ai croisé deux fois en chair et en os, nananèreuh). Au fil de ces 96 pages, il nous dévoile avec humour, et surtout autodérision ses Petites histoires viriles.

La couverture, premier contact avec n'importe quel bouquin est super chouette. Simple, efficace, et élégante, avec une partie en mat et l'autre brillante (je peux pas m'empêcher de passer le doigt sur les couvertures comme ça...)

Le style de Jeromeuh, ben je le connaissais déjà, je ne peux donc que vous redire à quel point je le trouve graphique, avec ces personnages stylisés et ses bulles ni rondes, ni carrées.

Là où j'ai plus été déçu, c'est qu'en tant que lecteur régulier de Jéromeuh, je connaissais déjà toutes les planches du bouquin, ou presque. Je m'attendais à plus de trucs inédits.

En revanche, pour avoir laissé traîner le bouquin sur la table basse, je peux vous dire qu'il attire pas mal les copains, qui se marrent bien à la lecture des gags. Ce livre est donc une très bonne découverte pour ceux qui ne connaissent pas encore Jéromeuh. Un cadeau parfait à faire à des amis qui ne connaissent pas, par exemple.

Et pour les autres, c'est toujours l'occas' d'avoir toutes ces planches dans un vrai livre avec des pages qu'on tourne, et qu'on peut sentir. C'est toujours un peu différent...

Les petites histoires viriles de Jéromeuh, chez BD fugue, 12,83 €.
Les dernières planches de Jéromeuh, sur son sitehttp://www.jeromeuh.net/

30 mars 2011

{Test#418} Mon guide pratique pour mieux nager, de Yan Pioline

Ceux qui me lisent régulièrement le savent, je vais depuis quelques mois régulièrement à la piscine... et ça me fait un bien fou. La natation est un sport complet, qui permet de galber le corps en assez peu de temps (les résultats sont visibles plutôt rapidement), sans gonfler comme avec les machines de salles de sport. 

Non seulement ça fait travailler les pectoraux, mais aussi les épaules, corrige les problèmes de dos, et muscle même les jambes. Mais pour bénéficier de tous ces atouts encore faut-il faire les mouvements correctement.


Ce livre de 108 pages est très simplement construit : pour chacune des 4 nages expliquées (brasse, crawl, dos crawlé et papillon), sont répertoriés tous les bons gestes à accomplir, et sur la page de droite les mêmes gestes à éviter, mal exécutés.

Si toutes les explications ne sont pas forcément utiles, en fonction du niveau que vous avez, certaines, sur la respiration, la coordination des mouvements, sont franchement pas mal et m'ont permis d'améliorer mes séances de piscine de manière assez flagrante (récupération active, distance parcourue, temps de pause, etc)

Ce n'est pas vraiment un livre sur lequel je reviendrais très souvent. Une fois les bons réflexes pris, plus besoin d'y revenir, mais les mouvements sont expliqués de manière simple et intuitive. L'ouvrage, par Yan Pioline (maître nageur) est écrit en collaboration avec un kiné et un médecin.


Le bouquin est très illustré, chaque mouvement est décomposé en plusieurs images. Chose assez rigolote, les bons mouvements sont illustrés par des athlètes, beaux et bien foutus (filles comme garçons), dans une belle piscine bleue.

Les mauvais mouvements en revanche sont exécutés par des nageurs apparemment pas pro, bien moins bien foutus et dans une piscine à la couleur pâlichonne improbable. Le moins qu'on puisse dire, c'est que pour ressembler à Benjamin Stasiulis, je vais faire gaffe à faire les mouvements à la perfection.

Mon guide pratique pour mieux nager, de Yan Pioline.
Editions Amphora. 17 €

15 févr. 2011

{Test#391} Le livre des mots, de J.V. Jones

Une collègue m'a passé une trilogie fantasy, dont je ne suis qu'à la fin du premier tome. Mais je ne résiste pas à l'envie de vous en parler dès maintenant. Il s'agit du Livre des mots, de J.V. Jones, dont le premier tome en question est L'enfant de la prophétie.


Synopsis : Simple apprenti boulanger au Château Harwell, fief du souverain des Quatre Royaumes, le jeune Jack mène une triste existence qu'il partage entre cuisson quotidienne des pains et rêves d'aventures. Mais la découverte fortuite de ses pouvoirs magiques latents va le contraindre à quitter en toute hâte le château ; car Baralis, le maléfique chancelier du roi, voit en lui sinon une potentielle menace, du moins un mystère à résoudre. Accompagné de Melliandra, la fille du puissant seigneur Maybor qui s'est enfuie pour éviter un mariage forcé avec l'étrange prince Kylock, le jeune homme va dès lors se retrouver impliqué dans une succession d'événements extraordinaires et tragiques qui le mèneront, peut-être, à inscrire ses pas dans l'antique prophétie de Marod, celle qui jadis évoqua la venue d'un puissant magicien capable de changer la face des Terres connues...


Un peu comme les chroniques de Robin Hobb, L'assassin royal, dont j'avais déjà parlé ici, on nage avec cette trilogie en pleine Heroïc fantasy. La scène se déroule au Moyen-Age, on parle de chevaliers, de châteaux forts, de mercenaires et de labyrinthes sous le château.

Ce genre de livres me plait pour son univers qui nous emporte, comme dans les contes de capes et d'épées. Et c'est un peu comme un grand enfant que je me laisse bercer par les lignes, me rendant souvent compte que je ne suis plus là, mais en train de m'imaginer de véritables scènes d'action.

Les personnages sont étoffés, à peine à la moitié du premier tome on s'y est déjà attaché. L'intrigue est elle aussi très bien nouée. Je regrette peut-être juste quelques répétitions, parfois inutiles, comme le fait que Baralis, le méchant vilain, ait les mains complètement pourries à force de concocter des poisons. Je ne calcule plus le nombre de fois ou il est dit dans le livre qu'il a les doigts qui le font souffrir.

De même, si l'intrigue est complexe et mets un certain temps, tout à fait légitime à se mettre en place, j'ai tout de même trouvé quelques lenteurs dans les actions. Mais le style est très fluide, la traduction est très bonne, et on entre très vite dans l'histoire.

Et pour une fois que je ne commence pas une série de bouquins par le milieu, je peux vous dire que dès ce soir, je m'attaque au deuxième tome.

Le livre des mots. En vente sur Amazon. 24 €

29 déc. 2010

{Test#352} Le livre de Sade, d'Alice Deparis

Pendant quelques semaines, là, juste à droite, vous avez pu répondre à un sondage, dont l'unique question était toute simple : Êtes vous sadique ? Et si j'en crois les résultats, mes chers lecteurs, oui vous êtes de sacrés sadiques.


Pas moins de 61%* d'entre vous se considèrent comme sadiques, occasionnellement (32%*) ou régulièrement (29%*). 24%* d'entre vous en revanche n'êtes pas sadiques, soit vous considérez le sadisme comme une pratique perverse (12%), soit préférez-vous peut-être qu'on vous fasse mal ! (12%*).

Le sadisme, selon Wikipédia est la recherche, souvent liée aux pratiques sexuelles, de plaisir dans la souffrance physique ou morale. Le terme sadisme est en fait un néologisme issu du Marquis de Sade, écrivain et philosophe, qui écrivit surtout depuis sa prison, ayant été en tout enfermé 27 ans.


L'homme dont les vices sont nombreux sera enfermé après plusieurs scandales, comme de fréquenter des bordels, de lacérer des jeunes filles, ou de pratiquer orgies et sodomie. L'incarcération le pousse à imaginer des catalogues de vices, qu'il rassemblera dans plusieurs ouvrages : Les Cent Vingt journées de Sodome, Justine ou les malheurs de la vertu, ou encore La Philosophie dans le Boudoir.

Ce livre, Le livre de Sade est plus une explication de textes qu'un recueil. Et c'est son plus grand défaut. Le livre est thématisé et réparti en 100 leçons, parlant de religion, d'homosexualité, de vices et de vertus, et utilise des tournures de phrases comme "Sade dit que "blablabla" et "blablabla"", ce qui est relativement lourd à lire d'une traite.


L'ouvrage est illustré de tout un tas de reproductions de gravures du 18è siècle, perverses à souhait, qui malheureusement détournent encore plus l'attention de cette lecture un peu indigeste. L'ensemble du livre, d'ailleurs est fait comme un vieux bouquin, avec le papier jauni, et des enluminures.

Je pense qu'il faut plutôt piocher dans ce livre que le lire en entier. Et si jamais le sadisme passe au programme scolaire, ce sera un formidable outil pour rédiger des dissertations, plein de références à l'appui.


Sachez en tous cas que le sondage n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, et que j'essaierais de vous faire des articles du dimanche qui vous plairont, bande de pervers !

Le livre de Sade. Alice Deparis. Editions Desinge et Hugo&Cie. 18 €

* Vous pouvez retrouver les résultats du sondage ici même. Sondage effectué sur 100 votants.
Source Marquis de sade

4 déc. 2010

{Test#331} Comment vivre avec un énorme Pénis de Owen Thomas

Lorsque j'ai vu ce titre de bouquin sur internet il n'y a pas longtemps, je me suis dit qu'il fallait absolument que je le lise. Je me suis donc procuré le petit bouquin rouge aux lettres dorées. Facile à lire, il n'est pas très long.


Pour ce qui est du contenu, c'est une grosse farce. L'auteur, Owen Thomas, tient une blague du début à la fin du livre. C'est rigolo au début, et puis de moins en moins au fil du livre. Les blagues les plus courtes, comme on dit, sont les meilleures. J'avoue tout de même que parfois, l'absurdité des situations est assez drôle.

Mais l'intérêt de ce livre réside surtout en deux autres choses :

La première, c'est de l'offrir. En effet vous pouvez créer des situations assez décalées ou délicates. Offrez ce livre à votre ex et ça fera des histoires. Offrez ce livre à votre mec, en famille, et vous mettrez tout le monde mal à l'aise. Offrez ce livre au mec de votre meilleur(e) ami(e), et c'est la guerre assurée.

La seconde, c'est de le lire. Sortez donc ce livre dans le métro, et amusez-vous du regard mi-gêné, mi-amusé des gens. Sortez le dans le train, quand vous repérez un mec mignon, et vous aurez une longueur d'avance. L'effet est assuré.

Une bonne idée de cadeau, oui, mais plus pour le contenant que le contenu, donc !
Comment vivre avec un énorme Pénis, de Owen Thomas. Editions Blanches. 14,25 €
L'acheter en ligne, à la Fnac, sur Amazon.

4 nov. 2010

{Test#303} Simplement Lui de Vincent Koch

Je viens de terminer Simplement Lui, de Vincent Koch. J'ai globalement bien aimé ce bouquin. Une histoire d'amour, simple et tellement compliquée à la fois, racontée avec les tripes.


4è de couv : Hugues. Mon meilleur ami. Lui et Moi. Moi et Lui. On se connaît. On ne se quitte pas. On ne se quittera pas. Il me connaît par coeur. Il sait ce que j'ai dans la tête. Pas besoin de parler. Parfois. On se comprend. C'est comme ça entre nous. Fusionnel.  
Une nuit, il est venu s'asseoir dans le lit avec moi. Il s'est endormi en parlant avec moi. J'ai rejoint Morphée aussi. Bien après. Au petit matin. 
Au réveil. Nous étions l'un contre l'autre. Les bras de l'un entourant ceux de l'autre. Je l'ai trouvé très beau. Je lui ai dit merci. Et un je t'aime est parti. Seul. Non voulu. C'est vrai que je l'aime. Il est plus qu'un frère. Je n'en ai pas. Plus qu'un père. Le mien n'est jamais là. C'est pas difficile de le remplacer. Il est plus que tout. Il m'a regardé. Sereinement. Il m'a dit : "Je t'aime aussi, petit con. "Il ne l'avait pas mal pris. Il était toujours là. Pas d'ambiguïté. Il a compris mon message. Tant mieux. On s'est dérobé. Décacheté. Avec nos érections matinales. On avait l'air de deux homos. Pas nous. Putain.

Ce qui est chouette dans ce livre, c'est que cette histoire, on la sent vraie. Pas de chichis, pas de romance à deux balles, ni d'envies de trop en faire. On est dans la vraie vie d'un vrai garçon, qui se rend compte au fur et à mesure du temps et des épreuves qu'il est amoureux de son meilleur ami. Qu'il est certainement homo, et qu'il va falloir qu'il deale avec ça pour le restant de sa vie.

On parle d'acceptation, du regard des autres, du coming out, de ces moments où on se cherche, où on ne sait pas très bien où on en est. Tout un tas de situations, de positions dans lesquelles on s'est déjà retrouvés, n'est-ce pas ? Et dans ces cas là, c'est plus facile d'être empathique.

L'ensemble du livre est construit comme un journal intime. D'ailleurs, en tournant la dernière page du dernier chapitre, j'en suis toujours à me demander si ce livre n'est pas le journal intime de Vincent. On entre dans sa tête, son coeur, et c'est écrit avec beaucoup de spontanéité. On est dans l'intimé du jeune homme. Et lui seul ferme la porte quand ça devient trop hot. Quand il le décide. 

Et avec la qualité de ce bouquin - son écriture intuitive et jetée, la proximité que l'on acquiert très vite avec Vincent - vient également son défaut, selon moi.

Je trouve que le style de Vincent est trop scandé. Trop écrit. Avec. Des points. Comme. Si on respirait. Par saccades. Et comme j'entends ce que je lis dans ma tête, lire ce bouquin m'a littéralement fait manquer de souffle. Comme si je venais de courir tout un footing. J'exagère mais l'idée est là, et c'est tout à fait personnel.

Mais dans l'ensemble, c'est une très jolie histoire. Etre amoureux de son meilleur ami, le désirer plus que tout, ça parlera à beaucoup, j'en suis convaincu. C'est simple, mais c'est lui.

Simplement Lui de Vincent Koch. 11,30 € à la Fnac.

19 oct. 2010

{Test#288} Sitcom 2 de Sébastien Monod

Je viens juste de terminer un livre super rafraîchissant. Il s'agit de Sitcom 2, de Sébastien Monod. Comme à mon habitude, je ne fais jamais les choses dans le bon sens, je n'ai pas lu le premier avant de lire le deuxième tome. Mais cette fois, aucun soucis, rien n'est incompréhensible.


4è de couv : Julia, Maxime, Betty et Gaël partagent la même maison à Ménilmontant. Ils sont jeunes, beaux et ils débordent de vitalité. Tous les quatre ont un travail, un toit et assez d'argent pour profiter des jours heureux. Seulement voilà, la vie n'est pas le long fleuve tranquille auquel ils aspirent. Il suffit parfois d'un grain de poussière pour que le mécanisme de ce drôle de manège qu'est l'existence s'emballe et transforme le paradis en enfer. Des beaux-parents qui débarquent afin d'organiser le mariage du fiston, des producteurs de cinéma porteurs de projets extravagants, un soupirant bien trop pressant, une ex qui refait surface... Même les morts s'en mêlent ! Mais le quatuor en a vu d'autres et mettra tout en oeuvre pour avoir son happy end ! 

Tout ce livre est un récit de vie de gens assez simples. Il ne se passe pas de trucs de dingue, pas de meurtres, ni d'extraterrestres, il s'agit juste de trentenaires sympas comme on aimerait en connaître.

Tout tourne autour d'une coloc'. Celle de Betty, la jeune première, qui interprète Paris Hilton dans le film sur sa vie - de Maxime, son copain horloger - de Julia, la jeune Kinésithérapeute - et de Gaël, le journaliste gay à la recherche du Pulitzer.

Chacun est lié aux autres d'une certaine façon. L'une sort avec le frère de l'un. L'autre rencontre l'associé également kiné de Julia, leurs vies sont un imbroglio duquel il faut au départ se dégager, tout en se familiarisant avec tous ces personnages.

Dans ce livre on est souvent ramenés à notre époque, par tout un tas de références : "... s'installer tranquillement dans le canapé avec une bonne soupe devant un épisode de Desperate Housewives" ; "En fait, il s'agit de l'adaptation du best-seller de Loana".

Et quelles références, vous allez me dire. Ok, ce n'est pas un livre hautement culturel, mais c'est un livre qui correspond par beaucoup de points à notre vie de tous les jours. Un livre simple, qui présente des personnages simples, auxquels on s'attache très vite.

Ce que j'aime aussi beaucoup dans les livres, c'est lorsque les indications de lieux sont très précises. Et c'est le cas ici, dans ma ville de toujours, Paris. Que Gaël aille boire un verre à l'Open ou qu'il passe l'après-midi avec Julia dans les coulisses du Grand Rex, c'est vraiment bien de pouvoir mettre des images sur des mots.

Et comme pour La tentation, de Benjamin Schneid, j'ai fait une carte qui recense les lieux du bouquin, pour ceux qui voudraient le lire (qui a dit geek ?)


Pour conclure et résumer, Sitcom 2, c'est un mix entre les Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin, à la française, et Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda, en plus léger ! Rafraîchissant, optimiste et récréatif !

Sitcom 2 de Sébastien Monod, en vente ici, ici, ou .