Des souvenirs ont surgi en moi l'autre jour quand je me promenais dans les couloirs de Gare de Lyon, en repérant l'affiche annonçant le dernier Stephen King. Mr Mercedes.
Toute mon enfance, bercée par les livres-qui-font-peur de Monsieur King. Des heures passées à lire et relire sous la couette avec une lampe de poche ces bouquins, autant de classiques.
Christine, Cujo, Carrie, La ligne verte, Shining, Ça, Misery, Marche ou crève, DreamCatcher, tout autant d'univers macabres et électrisant qui m'ont accompagnés au moment où j'avais mes premiers poils au menton.
Je me suis donc procuré Mr Mercedes, histoire de voir ce que ça donne, quelques années après... et j'ai été déçu.
Pas déçu comme quand tu regardes 10 ans après l'Histoire sans fin... Ce film qui te paraissait magique, géniallissime, incontournable, grandiose, qui est finalement long, un peu culcul et avec des effets spéciaux des années 30.
Non, plutôt déçu comme quand les frites de ton McDo préféré sont pas assez cuites et en plus pas salées.
Parce que Stephen King, avec Mr Mercedes nous fourni un bon livre. Un bon livre fade. Une histoire qui se lit très facilement, qui est plutôt bien ficelée. Un polar comme on en a lu 100. Ça pourrait tout aussi bien être n'importe quel autre écrivain.
Il n'y a qu'à lire le résumé de la page Wikipédia pour vous faire une idée :
Un criminel ayant tué plusieurs personnes en les écrasant avec sa voiture nargue le policier à la retraite qui était chargé de l'affaire.
Emballé c'est pesé. L'officier à la retraite, classique. Le méchant qui a un énorme problème d'Œdipe, classique. Le jeune informaticien gentil qui devient le Watson de notre officier, classique. L'histoire d'amour fugace au milieu du bouquin, classique.
Un classique, vous l'aurez compris. Dont on se serait satisfait chez d'autres. Mais pas chez Mr King.
Mr Mercedes, aux éditions Albin Michel.
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16 mars 2015
13 oct. 2014
#502. Les visages de Jesse Kellerman
Une amie m'a conseillé ce livre il y a un moment. Je l'avais noté sur une liste... et jamais acheté. Jusqu'à il y a quelques semaines, où je l'ai trouvé en format électronique. Et ce livre m'a fait une partie de mon voyage outre-Atlantique.
Lorsqu'Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va pouvoir enfin se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art. Leur mystérieux auteur, Victor Cracke, a disparu corps et âme après avoir vécu reclus près de quarante ans dans un appartement miteux de New York. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c'est le travail d'un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bientôt virer à l'obsession.
Alors déjà, qu'on soit clair, je ne suis pas au top de l'actu. Ce livre est sorti en 2009, premier livre de l'auteur, fils de deux écrivains. Depuis il écrit un livre par an, et la lecture de ce premier m'a donné envie de lire les autres.
L'histoire est donc un polar, et je ne peux pas vous en raconter grand chose sans vous dévoiler des pans de l'histoire. Ce que je peux vous dire en revanche, c'est que j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur. Le personnage principal se place dès le départ en narrateur de l'histoire et nous emmène dans son histoire, sa famille.
Plus qu'un thriller, il s'agit bien d'un roman dont les personnages sont travaillés, leurs personnalités complexes disséquées. On comprend que l'auteur sort de psycho à Harvard. Car dans ce roman on rentre dans une famille, dont les rapports entre homme et femme, père et fils sont tous très compliqués.
Seul bémol, le dénouement se fait trop tôt dans le roman et la fin du livre est donc un complément de détails qui nous aident à comprendre. On est moins dans l'attente, le suspense, l'envie de réouvrir le bouquin toutes les 5 minutes, propres aux polars.
Néanmoins, c'est une très bonne lecture.
Mon coup de cœur sera pour les interludes entre les chapitres, où la narration passe aux autres personnages de l'histoire. L'auteur prend alors une écriture nouvelle pour faire passer des émotions.
Un peu comme un imitateur prend la voix de célébrités pour leur ressembler, ici l'auteur écrit différemment pour entrer dans l'esprit d'une bourgeoise dont l'unique soucis est sa fortune et sa descendance, ou dans la peau d'un attardé pour qui le monde est un univers étrange.
Sources : Jesse Kellerman sur Wikipedia
Ma note : 7,5/10
Ecriture : 3,5/5
Scénario : 4/5
Lorsqu'Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va pouvoir enfin se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art. Leur mystérieux auteur, Victor Cracke, a disparu corps et âme après avoir vécu reclus près de quarante ans dans un appartement miteux de New York. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c'est le travail d'un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bientôt virer à l'obsession.
Alors déjà, qu'on soit clair, je ne suis pas au top de l'actu. Ce livre est sorti en 2009, premier livre de l'auteur, fils de deux écrivains. Depuis il écrit un livre par an, et la lecture de ce premier m'a donné envie de lire les autres.
L'histoire est donc un polar, et je ne peux pas vous en raconter grand chose sans vous dévoiler des pans de l'histoire. Ce que je peux vous dire en revanche, c'est que j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur. Le personnage principal se place dès le départ en narrateur de l'histoire et nous emmène dans son histoire, sa famille.
Plus qu'un thriller, il s'agit bien d'un roman dont les personnages sont travaillés, leurs personnalités complexes disséquées. On comprend que l'auteur sort de psycho à Harvard. Car dans ce roman on rentre dans une famille, dont les rapports entre homme et femme, père et fils sont tous très compliqués.
Seul bémol, le dénouement se fait trop tôt dans le roman et la fin du livre est donc un complément de détails qui nous aident à comprendre. On est moins dans l'attente, le suspense, l'envie de réouvrir le bouquin toutes les 5 minutes, propres aux polars.
Néanmoins, c'est une très bonne lecture.
Mon coup de cœur sera pour les interludes entre les chapitres, où la narration passe aux autres personnages de l'histoire. L'auteur prend alors une écriture nouvelle pour faire passer des émotions.
Un peu comme un imitateur prend la voix de célébrités pour leur ressembler, ici l'auteur écrit différemment pour entrer dans l'esprit d'une bourgeoise dont l'unique soucis est sa fortune et sa descendance, ou dans la peau d'un attardé pour qui le monde est un univers étrange.
Sources : Jesse Kellerman sur Wikipedia
Ma note : 7,5/10
Ecriture : 3,5/5
Scénario : 4/5
29 juin 2010
{Test#180} In Tenebris de Maxime Chattam
Depuis quelques semaines, je lis en pointillé un livre pourtant très bien, comparé au dernier. Il s'agit de In Tenebris de Maxime Chattam. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, et lorsque amenant quelques affaires chez moi, mon mec a installé ses gros bouquins à côté des miens, je n'ai pu m'empêcher de jeter un oeil sur les tranches colorées et de m'interroger sur ce Maxime Chattam qui revenait fréquemment. Presque un peu jaloux, le Fabisounours.
Et puis j'ai commencé ce bouquin, et j'ai compris le béguin de mon mec pour ce sacré Maxime. En voilà un qui sait y faire avec sa plume. Le style est très simple et clair, on ne se perd pas dans les descriptions, pas une fois je me suis dis en terminant un long paragraphe que je n'avais rien compris de ce que je venais de lire, devant du coup tout me retaper. Et maintenant, la 4ème de couverture :
Chaque année, des dizaines de personnes disparaissent à New York dans des circonstances étranges. La plupart d'entre elles ne sont jamais retrouvées. Julia, elle, est découverte vivante, scalpée, entre autres sévices, et prétend s'être enfuie de l'Enfer. On pourrait croire à un acte isolé s'il n'y avait pas ces photos, toutes ces photos...
Jeune détective à Brooklyn, Annabel O'Donnel prend l'enquête en main, aidée par Joshua Brolin, spécialiste des tueurs en série. Quel monstre se cache dans les rues enneigées de la ville ? Et si Julia avait raison ? Et si c'était le diable lui-même ? Ce mystère, ce rituel... Dans une atmosphère apocalyptique, Joshua et Annabel vont bientôt découvrir une porte, un passage... dans les ténèbres.
Tout le livre est construit comme un film. Le rythme, les images, même le début du film, qui est en fait la description pure et simple d'un travelling, tout concoure à nous donner une impression quasiment cinématographique de cette histoire.
C'est peut-être tout bête, mais la façon qu'a l'auteur de décrire comment Annabel se tourne en faisant passer ses tresses d'une épaule sur l'autre, ou le bruit que peut faire un coup de feu sur une tôle, tous ces détails qui semblent si peu importants font de ce récit une histoire dans laquelle notre imaginaire entre à fond, sans pour autant nous assourdir.
Quant à l'histoire, c'est un thriller. Un bon récit policier, avec un méchant tueur en série complètement taré dans sa tête, et un profiler séduisant et doué, une policière triste et blessée, loin d'être bête. Ce livre c'est donc le bon moyen, au lieu de regarder un épisode des experts de se faire un film policier sans la télé, et en plus haletant, parce que c'est vous qui donnez le rythme, si vous voyez ce que je veux dire.
On le trouve ici, là ou encore là.
Et puis j'ai commencé ce bouquin, et j'ai compris le béguin de mon mec pour ce sacré Maxime. En voilà un qui sait y faire avec sa plume. Le style est très simple et clair, on ne se perd pas dans les descriptions, pas une fois je me suis dis en terminant un long paragraphe que je n'avais rien compris de ce que je venais de lire, devant du coup tout me retaper. Et maintenant, la 4ème de couverture :
Chaque année, des dizaines de personnes disparaissent à New York dans des circonstances étranges. La plupart d'entre elles ne sont jamais retrouvées. Julia, elle, est découverte vivante, scalpée, entre autres sévices, et prétend s'être enfuie de l'Enfer. On pourrait croire à un acte isolé s'il n'y avait pas ces photos, toutes ces photos...
Jeune détective à Brooklyn, Annabel O'Donnel prend l'enquête en main, aidée par Joshua Brolin, spécialiste des tueurs en série. Quel monstre se cache dans les rues enneigées de la ville ? Et si Julia avait raison ? Et si c'était le diable lui-même ? Ce mystère, ce rituel... Dans une atmosphère apocalyptique, Joshua et Annabel vont bientôt découvrir une porte, un passage... dans les ténèbres.
Tout le livre est construit comme un film. Le rythme, les images, même le début du film, qui est en fait la description pure et simple d'un travelling, tout concoure à nous donner une impression quasiment cinématographique de cette histoire.
C'est peut-être tout bête, mais la façon qu'a l'auteur de décrire comment Annabel se tourne en faisant passer ses tresses d'une épaule sur l'autre, ou le bruit que peut faire un coup de feu sur une tôle, tous ces détails qui semblent si peu importants font de ce récit une histoire dans laquelle notre imaginaire entre à fond, sans pour autant nous assourdir.
Quant à l'histoire, c'est un thriller. Un bon récit policier, avec un méchant tueur en série complètement taré dans sa tête, et un profiler séduisant et doué, une policière triste et blessée, loin d'être bête. Ce livre c'est donc le bon moyen, au lieu de regarder un épisode des experts de se faire un film policier sans la télé, et en plus haletant, parce que c'est vous qui donnez le rythme, si vous voyez ce que je veux dire.
On le trouve ici, là ou encore là.
4 juin 2010
{Test#161} Les Morts solitaires de Michael Marshall
Vous savez comme je n'aime pas vraiment parler de choses qui ne m'ont pas plu du tout. Je ne vois en général pas grand intérêt à vous dire de ne pas du tout aller voir tel film, ou ne pas lire tel livre. Et bien tout de même, je fais une exception pour que vous ne lisiez pas celui-ci : Les Morts solitaires de Michael Marshall.
Je l'ai entamé pendant ma semaine de vacances, juste après la biographie de Brit Brit. Ce n'était peut-être pas la transition idéale, certes, mais tout de même... Difficile de trouver un côté positif à ce bouquin.
Quatrième de couv' : Un flic abattu à bout portant dans une ruelle de Los Angeles. Une jolie fille supprimée dans une chambre de motel. Une directrice d'hôtel exécutée à Seattle. Un restaurateur assassiné à Portland. Et des dizaines de cadavres amoncelés dans une cabane isolée sur les rives du fleuve Columbia. Autant de victimes qui n'ont rien en commun. Autant de meurtres que rien ne permet de relier entre eux. Mais Ward Hopkins a un secret. Un secret qui remonte à l'enfance, et qui explique ces morts solitaires. S'il n'entend pas connaître le même sort, il n'a d'autre choix que de se mesurer à ceux qui ont détruit sa vie.
L'écriture est lourde. Peut-être cela relève t-il de la traduction qui aura été mal faite, je ne sais pas, mais toujours est-il que dans certains chapitres, la lecture est perturbée par le changement de temps, de sujets, on s'y perd, c'est vraiment pas facile. Les chapitres sont longs et parfois il faut deux pages entières pour comprendre de quoi ou de qui on parle. Ce qui n'aide pas à rentrer dans l'histoire.
Et l'histoire c'est un autre problème, justement. Parce que Michael Marshall a voulu tout faire en un seul bouquin. Du moins c'est l'impression que j'en ai eu. Du complot mondial, au polar classique, en passant par du surnaturel, j'ai eu plus d'une fois pendant ma lecture la nette impression que l'auteur se dispersait.
Les personnages, quant à eux, ne sont pas assez profonds. Leur psychologie n'est pas suffisamment étudiée, et je ne me suis attaché à aucun d'entre eux. Manque de détails, de descriptions, il m'a été difficile de me faire une image d'eux. Alors que je ne suis pas du genre à manquer d'imagination.
A la décharge de l'auteur, ce livre est en fait la suite d'un premier, loué par la presse, l'Homme de Paille. Dans ce cas, peut-être qu'il fallait absolument avoir lu le premier pour comprendre celui-ci. Si c'est le cas, ce dont je doute fortement, c'est bien dommage.
Si malgré tout ça vous avez envie de lire ce bouquin, c'est par là.
Je l'ai entamé pendant ma semaine de vacances, juste après la biographie de Brit Brit. Ce n'était peut-être pas la transition idéale, certes, mais tout de même... Difficile de trouver un côté positif à ce bouquin.
Quatrième de couv' : Un flic abattu à bout portant dans une ruelle de Los Angeles. Une jolie fille supprimée dans une chambre de motel. Une directrice d'hôtel exécutée à Seattle. Un restaurateur assassiné à Portland. Et des dizaines de cadavres amoncelés dans une cabane isolée sur les rives du fleuve Columbia. Autant de victimes qui n'ont rien en commun. Autant de meurtres que rien ne permet de relier entre eux. Mais Ward Hopkins a un secret. Un secret qui remonte à l'enfance, et qui explique ces morts solitaires. S'il n'entend pas connaître le même sort, il n'a d'autre choix que de se mesurer à ceux qui ont détruit sa vie.
L'écriture est lourde. Peut-être cela relève t-il de la traduction qui aura été mal faite, je ne sais pas, mais toujours est-il que dans certains chapitres, la lecture est perturbée par le changement de temps, de sujets, on s'y perd, c'est vraiment pas facile. Les chapitres sont longs et parfois il faut deux pages entières pour comprendre de quoi ou de qui on parle. Ce qui n'aide pas à rentrer dans l'histoire.
Et l'histoire c'est un autre problème, justement. Parce que Michael Marshall a voulu tout faire en un seul bouquin. Du moins c'est l'impression que j'en ai eu. Du complot mondial, au polar classique, en passant par du surnaturel, j'ai eu plus d'une fois pendant ma lecture la nette impression que l'auteur se dispersait.
Les personnages, quant à eux, ne sont pas assez profonds. Leur psychologie n'est pas suffisamment étudiée, et je ne me suis attaché à aucun d'entre eux. Manque de détails, de descriptions, il m'a été difficile de me faire une image d'eux. Alors que je ne suis pas du genre à manquer d'imagination.
A la décharge de l'auteur, ce livre est en fait la suite d'un premier, loué par la presse, l'Homme de Paille. Dans ce cas, peut-être qu'il fallait absolument avoir lu le premier pour comprendre celui-ci. Si c'est le cas, ce dont je doute fortement, c'est bien dommage.
Si malgré tout ça vous avez envie de lire ce bouquin, c'est par là.
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