30 janv. 2015

#533. Passez inaperçu en soirée avec votre masque en carton Wintercroft



J'ai une collègue qui est folle de Etsy. Vous savez, ce site où on peut acheter des milliers de trucs customisés par des particuliers, en mode Do It Yourself. Plein de trucs pas gégé, mais aussi des super trouvailles. Et notamment les masques de Wintercroft.

Très design, ce sont des masques en forme de têtes d'animaux, pour la plupart. Pour 6 €, vous achetez le patron d'un masque à réaliser soi-même, en carton fin. Un peu comme le sapin que j'ai fait à Noël.


Je me suis donc acheté le masque Cerf, parce que c'est cool les cerfs. Mais je sens que d'ici peu je vais me prendre aussi le masque tête de mort pour mon mari, et aussi le masque licorne, bien entendu. *

Muni de mon manuel, des patrons, de carton fin, cutter, ciseaux et scotch transparent, me voici prêt pour construire ce fameux masque. Le pdf m'indique qu'il faut compter environ 5 à 6 heures de travail. Quand même...


Je commence à découper, plier, musique à fond, au top. Trois heures et demi plus tard, un peu excédé, les mains tremblantes à force d'être appuyé sur le cutter, j'ai enfin fini la première partie, consistant à découper toutes les pièces, 22 au total.

Mais il reste encore la deuxième, l'assemblage. Chaque pièce comporte des numéros, de 1 jusque 102, et il s'agit de mettre ensemble les pièces, en collant les numéros identiques ensemble. Un jeu d'enfant... Sauf que c'est pas si simple, et encore une fois très long.


Une heure et demi de plus de scotch dans tous les sens, et me voilà l'heureux propriétaire d'un superbe masque tête de cerf à taille humaine. Je n'en suis pas peu fier, c'est vrai que ça claque. Il m'aura bien fallu 5 heures tout pile, sans manger, avec juste du café à profusion pour y arriver à bout.

Bon après, il faut trouver l'occasion de le porter, et il faut avouer que c'est pas des plus easy à transporter ou à porter dans une soirée... Mais je suis sûr que je vais trouver. Et fort de mon expérience, j'ai même envie de le reconstruire une deuxième fois, avec un papier un peu ouf, genre irisé ou tout doré, pour en faire un masque encore plus dingue !


Et le petit plus, il peut aussi servir de déco à la maison, collé contre un mur.

Le site Wintercroft, ou sur Etsy

* Pour ceux qui ne le savent pas je suis fan de licornes. Et vous avez le droit de m'offrir plein de cadeaux licornes. 

28 janv. 2015

#532. Les stars au théâtre Saint-George

La semaine dernière un pote me propose d'aller au théâtre. Ok. Je ne regarde pas trop ce qu'on va voir, ni où c'est, et c'est à la dernière minute que je m'excite à trouver l'adresse et tout le bordel. Il n'est pas encore là... Je l'attends au café d'en face.

Armé d'un Perrier rondelle, je vois débarquer un car, certainement directement depuis la maison de retraite de Bonneuil-le-bon, empli de têtes blanches et de déambulateurs dans le même bar, commandant des chocolats chauds à foison. La connexion se fait dans mon esprit. Et Whaaaaat ? Qu'est ce que c'est que cette pièce ?


Le site du théâtre Saint-Georges m'apprend :
De : Neil Simon
Mise en scène : Pierre Laville
Avec : Benjamin Boyer, Bérangère Gallot, Daniel Prévost, Jacques Balutin

Willie Clark (Daniel Prévost) et Ted Lewis (Jacques Balutin), un des plus célèbres duos d’humoristes que l’Amérique ait connus, ont triomphé pendant de longues années. Plus leurs succès grandissait, plus ils se détestaient… Onze ans plus tard, une grande chaîne de télévision souhaite réunir ce duo mythique… Il faudra gérer les humeurs de ces deux égos

Daniel Prévost. Jacques Balutin. Me voici replongé des années en arrière aux temps de soupers avec mes parents, Benny Hill sur FR3. Bon, ne faisons pas mauvais gré. Nous entrons.


La salle. Moyenne d'âge : 102 ans et demi. Mais elle est comble. Le parterre, les corbeilles, l'orchestre. Tout est plein. Chose assez rare.

Le spectacle commence. Daniel Prévost sur la scène. Premiers applaudissements. Jacques Balutin entre en scène, seconds applaudissements. Et chacun y va de son commentaire pendant toute la pièce. Parce qu'une personne âgée, ça commente.

"Ah ben il arrive pas à ouvrir la porte, tiens..." ; "Oulala 4 cuillères de sucre dans son thé, ça fait beaucoup" ; "Qu'est-ce qu'il a dit ?"


Sans compter notre voisine, qui sort de son sac un demi-kilo de chouquettes qu'elle s'encaisse avec délectation avant de s'endormir profondément, ronflements gratuits. Ou celle juste devant, qui se tourne vers son mari à chaque blague, riant encore plus fort quand lui aussi ri.

Vous comprendrez que pour nous, le spectacle était autant dans la salle que sur la scène. Ceci dit, les décors sont très bien, les moyens beaucoup plus important que sur Deux garçons, la mer que j'ai vu il y a quelques jours.

Et les deux têtes d'affiches, malgré quelques cafouillages dans le texte pour Daniel Prévost, sont de très bons comédiens qui incarnent parfaitement leurs personnages dans cette pièce que j'aurais trouvé au final divertissante mais pas démente.

Ceci dit, c'est à mon avis un cadeau parfait à faire à mamie ou papi pour son anniversaire.

Les stars, au théâtre Saint-Georges. Jusqu'au 30 avril 2015.
Réservation ici. 1ère catégorie : 49€. 2ème catégorie : 39€. 3ème catégorie : 19€

© Photos Billetreduc

26 janv. 2015

#531. Lomography, Fisheye, et pellicules (Série photos vintage #3)

Après avoir testé le Polaroïd culte, et l'appli Printic, entrons dans le vif du sujet de la photo vintage avec la lomographie. Très bobo depuis quelques années, cette technique qui est à la base une marque, repose sur le fait de ne surtout pas faire de numérique.

Les photos, pour être lomo doivent donc être argentiques, et souvent prises avec des vieux appareils appareils, dénichés sur ebay ou autre, ou des rééditions d'anciens appareil, comme le super célèbre Diana +.



J'ai testé un micro appareil, le Fisheye Baby 110, qui comme son nom l'indique est vraiment tout petit, et en plus d'être argentique présente un objectif fisheye, c'est à dire un angle de champs très grand et distordu sur ses côtés.

L'appareil en lui-même ne coûte pas grand chose, c'est presque un jouet. On le trouve pour 35 € sur le site Lomography.com. Ce qui coûte plus cher, c'est la pellicule, d'un format spécial, le 110 que l'on trouve sur différents sites entre 7 et 10 €.


Le développent de ce format de pellicule un peu spécial ne se fait pas partout. Dans les boutiques officielles Lomographie, c'est un forfait de 13€, avec développement, tirage et numérisation envoyée par mail. Il faut compter deux semaines, car le développement est confié au siège.

Ou alors on peut aller par exemple à la boutique Kodak Nation qui s'occupe également de ce type de développements. Je m'en suis tiré pour 15€ les 24 photos.


Sur l'appareil en lui-même, un cache (qu'il ne faut pas oublier d'enlever, sinon c'est con). Un bouton pour faire la photo, et une molette pour rembobiner la pellicule, ce qui n'est pas sans nous rappeler le vieux jetable.

La seule autre option réside dans autre un petit bouton N / B qui permet de faire une exposition courte (N) ou à durée que l'on détermine (B). Plus on reste appuyé sur le bouton, plus on expose la pellicule. Ce qui permet déjà de faire des effets sympa.


Si l'on rajoute le fait qu'on peut ne pas rembobiner et faire une nouvelle photo par dessus la première, ou superposée en partie à la précédente (si l'on rembobine à moitié), on se rend vite compte que la Lomo à proprement parler, c'est le domaine de l'expérimentation.

On teste des trucs, on essaie de faire une belle photo, sans trop pouvoir cadrer, ou bien se rendre compte de ce qui va se passer... Et c'est bien ça qui est magique !


C'est bien pour : emmener en voyage. Ça ne remplace pas le numérique, mais avec une pellicule choisie, ça peut vraiment faire de belles cartes postales. C'est bien aussi de temps en temps pour tester des choses, à une période où vous vous sentez une âme d'artiste.
C'est bof pour : Tous les jours évidemment pour le coût, les soirées arrosées où vous risquer de ne pas trop réfléchir à l'effet escompté... quoi que le hasard fait parfois bien les choses.


Retrouvez mes autres articles de la série Photos Vintage : 
### Le Polaroïd
### L'appli Printic
### Fisheye et Lomo

23 janv. 2015

#530. DimUltimate - Un boxer futuriste ET agréable


Dim a lancé un nouveau boxer il y a peu, le Dim Ultimate. Un énième dans le domaine du sous-vêtement, me dire-vous. Sauf peut-être les fans de slips, mais ça, c'est une autre histoire.

Mais quand j'ai vu la pub à la télé, le premier truc que je me suis dit c'est qu'il ne ressemblait pas aux autres. Jugez-en par vous-même :


Tout l'avant du sous-vêtement est strié, un peu comme une toile d'araignée. Il s'agit de fils de silicone, collés sur le boxer. "Un niveau de maintien jamais atteint, une tenue infaillible, un effet seconde peau, un confort ultime". Non mais donnez m'en une douzaine !

Et bien figurez-vous que pour de vrai, ce boxer est vraiment très agréable. Il ne sert pas, colle à la peau sans être étouffant (tu vois ce que je veux dire, je le sais). Le système sans couture en fait un boxer qu'on oublie complètement.


Mais j'en avais d'autres déjà sans couture, ce n'est pas nouveau. Leur défaut réside dans le fait que le maintien n'est pas tip-top. Et alors avoir le paquet qui se trimballe, ça je déteste.

Et là, alors qu'au départ on se dit que ça fait un peu ornemental, ces jolies petites striures ; une décoration masculine un peu sportswear, et bien en fait non : le maintien est vraiment bien assuré. Merci Spiderman du slip


Bilan : j'en veux donc en effet une douzaine !

Sauf que ça me coûterait un petit moins de 150 €. Parce que oui, le lot de deux boxer Dim Ultimate coûte quand même 24,90 €. Le confort ultime pour les bijoux de famille a un prix...


21 janv. 2015

#529. The Smell of us, de Larry Clark

Cela fait quelques semaines que j'ai repéré que le dernier Larry Clark sortait au ciné. J'étais donc impatient de voir ce que donnait The Smell of us.


D'une parce que c'est un Larry Clark, et que Kenpark m'avait vraiment marqué pendant mon adolescence. De l'autre parce que c'est un film qu'il a tourné à Paris, en français.

Et bien figurez-vous que ce n'était pas si simple que ça de le voir. Déjà mon mk2 (Bibliothèque) ne le diffusait pas dimanche (ou bien c'était plein...). Ni UGC, toute la chaîne non plus, carrément... On ne le trouve en fait, à Paris, que dans deux Gaumont et quatre mk2...


Le film est interdit aux moins de 16 ans, dure 87 minutes. Il met en scène des adolescents (jeunes débutants, castés dans la rue), issus des beaux quartiers, skateurs au Trocadéro. Une jeunesse qui se consume par tous les bouts, en plein désarroi, et face à la drogue, l'alcool, la prostitution, la machinalisation du sexe, l'auto-destruction. Un programme très gai.

Première chose qui frappe : ce film possède une bande originale de folie. Pas un moment ne se passe sans musique et ce n'est pas moins de 21 titres au générique, du très bon jazz (ainsi que des images d'archives jazzy) et du très bon rock & roll.


Le film est construit presque comme un reportage. Comme un témoin muet d'actions qui se déroulent l'une après l'autre. La narration est faite par une suite d'images qui sont souvent très descriptives. Longs plans en travelling sur des corps dénudés, plans séquences longs. C'est une mise en scène très à la Larry Clark qui finalement, peut être un peu également son propre défaut : c'est effectivement parfois très long.

Le réalisateur se met en scène dans son propre film, deux fois. La première comme clodo, bien connu des skateurs, l'autre comme fétichiste des pieds, client de Math (Lucas Ionesco), escort boy. Et cela m'amène à mon prochain point : ce film est sans filtre.


Le sexe est sale, les fétichistes se dévoilent crûment, le clodo se pisse dessus, on voit des fesses, des bites, des chattes, des couilles... Rien n'est caché sans pour autant être porno, ni érotique. Là encore, c'est plus une impression de réalité qu'on observe.

Et dans ce contexte, chaque élément de scénario devient quasi réel pour nous spectateurs. Preuve en est : il se passe quelque chose d'un peu choquant à un moment du film. Toute la salle surprise, a poussé un petit cri de stupéfaction. Parce que ce film est bien trop réel.

Je n'ai pas été bouleversé par ce film. Je n'ai pas été conquis au point d'en sortir vraiment ravi. Mais j'y pense encore, quelques jours après. Et je crois que c'est là le but de ce film. Je ne saurais vous conseiller absolument d'aller le voir. Mais si vous hésitez, alors n'hésitez plus. Vous devez vous faire votre avis.

19 janv. 2015

#528. J'ai testé Printic (Série photos vintage #2)

Je continue cette semaine ma série sur les photos vintage avec un moyen pratique pour les fainéants de faire du vintage avec rien du tout : j'ai testé l'appli Printic.

Surfant sur la vague Instagram, et toutes ces photos que l'on fait à tout bout de champs, souvent carrées, souvent avec des effets de lumière, souvent avec des cadres noirs ou blancs, des sites et applis ont émergé, proposant d'imprimer nos merveilleux clichés.


En gros on transforme notre numérique en photo imprimée, comme avant. On peut citer l'application Polagram, ou le site Polabox, et il y en a d'autres. J'ai testé Printic, et je vous avoue que c'est parce qu'en bon enfant de pub, j'ai vu la réclame à la TV.

L'appli est gratuite (manquerait plus que ça) et en revanche super simple d'utilisation. Elle propose de réaliser un poster, mozaïque de photos, pour 24,90€ ou encore des albums de 20 pages pour le même prix ; un calendrier pour 14,90 € ou une boîte de 50 photos pour 19,90 €. Un peu moins cher que ses concurrents, donc.


C'est cette boîte que j'ai choisi. Il suffit de vous connecter aux comptes d'où vous voulez chopper vos photos à tirer, Facebook, Instagram, Twitter, etc, puis les sélectionner.

On peut ensuite régler la couleur (6 choix possibles) du contour de chaque photo, ainsi que rajouter des légendes, leur couleur et leur typo (3 gros basiques au choix), et recadrer ou orienter si besoin.


Il ne reste plus ensuite qu'à entrer les coordonnées bancaires et le tour est joué. Livré quelques jours plus tard, dans une petite boîte super mignonne (ça fait bien si c'est un cadeau), j'étais Ra-vi !

C'est bien pour : ceux qui n'aiment pas avoir 36 appareils, ou qui sont des inconditionnels du smartphone, mais qui aimeraient bien sortir quelques photos, à offrir ou à garder. Le +, c'est qu'on peut choisir des photos d'événements différents pour en faire un seul album.
C'est bof pour : rien de très original ici, ni de surprise. Les photos sont telles qu'on les connait déjà. Pas de côté artistique, pas d'imprévisible, c'est pas vraiment vintage, mais ça en a l'air.


L'appli Printic, sur Itunes ou GooglePlay, gratuit.

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